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(13/02/20  -  La Belgique, nouvel eldorado des soignants Français ?

Depuis des mois toutes les professions de l'hôpital public tentent d'alerter le ministère de la santé sur la mise en danger de leurs soins. Au coeur de cette crise : la pénurie de personnels qui fuient des conditions de travail trop difficiles. Dans le Nord, certains infirmiers préfèrent même aller travailler chez leurs voisins belges... 
Xavier n’envisage pas de quitter la France définitivement mais chaque jour, ce Lillois abandonne sa patrie pour la Belgique… Depuis un an et demi, il travaille dans un service de gastro-entérologie d'un hôpital privé belge, où il gagne 1850 euros net d’impôt par mois. En Belgique, le salaire des infirmiers est en moyenne 40% plus élevé qu’en France. (
allodocteurs.fr)

 

 

07/02/20  -  Quand volent les blouses de la colère

La rencontre de Philippe Martinez avec les salariés de l'hôpital a été l'occasion de rappeler la lutte des salariés de ce secteur. Ici comme au niveau national, les agents hospitaliers sont dans l'action depuis des mois, pourtant le gouvernement reste sourd à toutes les revendications.« La vision gouvernementale de la politique de santé est purement financière. On doit toujours faire plus avec moins de moyens. C'est devenu intolérable», explique un délégué. Les salariés sont ici aussi dans la bataille sur les retraites:« Certains touchent moins que le SMIC. Nous avons des collègues qui vivent dans leur voiture! Alors avec la retraite à points, nous serons dans la misère.» La se(rétaire de la CGT de l'hôpital de Thuir complète:« nous subissons une pression managériale agressive, avec des mutations arbitraires. A Thuir comme à Perpignan, les salariés sont dans une situation d'épuisement sans précédent. »

Philippe Marti nez approuve et analyse : « La vraie puissance d'un pays se trouve dans sa capacité à éduquer et soigner sa population. En France, ces deux secteurs sont dans les salaires les plus bas. Dans le secteur hospitalier, la nature du métier est particulière car le «produit,, traité, ce sont des êtres humains, et la souffrance au travail est multipliée par dix. Quand les plus grands professeurs de médecine démissionnent, c'est dire combien le malaise est grand. En fait, c'est tout le système social qui est attaqué. Pourtant, la Sécu, ce ne sont pas des impôts mais des cotisations sociales qui appartiennent à ceux qui travaillent. »

À la suite de quoi, les salariés réunis dans le hall de l'hôpital ont jeté leurs blouses pour réaffirmer leur colère et leur volonté d'obtenir les moyens financiers et humains de faire correctement leur travail. (http://letc.fr/, le Travailleur Catalan, n°3820, p3)

 

-  06/02/20  -  « Système de santé : rien ne va plus ...

Je partage de très longue date les idées du Dr Laboureau dans ce « Quotidien du Médecin ». («Internat, une réforme consternante», Le QdM du 13/01/20). Rien ne va plus. L’Étudiant a une vie triste. L’externe n'existe plus, et sa fonction de responsable est annihilée, l'interne n'a plus la connaissance magistrale d'un concours de haut niveau, envié de toutes les catégories; les patrons n'assument plus leurs fonctions pédagogiques et ne font plus de disciples passionnés; ils ne font même plus école, et sans école, plus de vrais élèves; l’enseignement est mort. La clinique s’efface pour la paraclinique et la haute technicité alors qu'elle doit toujours diriger celles-ci. Les équipes hospitalières ne sont plus soudées, car trop soucieuses de problèmes de présence, d'absence, de planning. Les surveillantes estiment qu'elles n'ont plus à suivre la visite et la qualité du service a baissé, hormis la prévention nosocomiale qui est un vrai plus de nos rares acquisitions.

Pauvre France ... Qu'ont-ils fait de toi? Ne parlons pas d'une réforme bâclée de la PACES (première année commune aux études de santé) déjà critiquée à peine sortie ... » Dr Philippe Zucchelli, Rhumatologue, Marseille (13)  -  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, courrier des lecteurs, p9)

 

30/01/20  -  Paroles de malades : Qui se fie à l'expérience patient?

La réforme Ma Santé 2022 prévoit de tenir compte de l'expérience patient - introduite en 2002 par la loi sur les droits des malades - via des indicateurs mesurant vécu et ressenti. Malgré des progrès, cette  dynamique ne paraît pourtant guère prioritaire dans les établissements de santé, révèle le baromètre BVA pour l'institut français de l'expérience patient (IFEP). Seuls 54 % des professionnels du secteur santé et 11 % du grand public en ont déjà entendu parler. Tout au plus, cette connaissance est-elle meilleure dans le secteur privé non lucratif que dans le public ou les cliniques. Mais dans l'ensemble, rien ou presque n'a été fait dans 60 % des hôpitaux. Et quand des initiatives sont prises, elles se limitent souvent à l'annonce d'une stratégie« expérience patient» et au recueil de données. Les actions concrètes restent rares. (www.lequotidiendumedecin.fr, Le journal, p1)

 

27/01/20  -  L'intérêt de la chronothérapie dans le domaine de l'hypertension artérielle (HTA) gagne progressivement du terrain, notamment chez les patients hypertendus traités, souvent à haut risque cardiovasculaire, et dont la baisse de la pression artérielle nocturne est faible.

Il existe, en effet, des arguments de plus en plus nombreux soutenant le fait que l'administration le soir d'au moins une molécule anti hypertensive, et éventuellement d'une faible dose d'aspirine, puisse améliorer le contrôle de la pression de nuit, restaurer le profil jour/nuit et réduire le niveau de risque.

Étant donné les connaissances émergentes selon lesquelles le rythme circadien existe dans chaque cellule et dans tous les systèmes d'organes, les avantages possibles de la chronothérapie dans de nombreuses maladies chroniques suscitent un intérêt toujours croissant. Il existe une variation de la pression artérielle sur 24 heures bien documentée avec une poussée matinale qui peut contribuer à l'augmentation des événements cardiovasculaires observée le matin. (…)
 Des études expérimentales, visant à déterminer les mécanismes par lesquels la chronothérapie est bénéfique, pourraient aider à la conception de nouvelles molécules et à la mise en place de directives pour une administration à des horaires précis. (
www.lequotidiendumedecin.fr, Le journal, p10)

 

23/01/20  - Ce que peut la psychiatrie ·face à la radicalisation.  Si les médecins ne sauraient mettre quiconque hors d'état de nuire, ils peuvent aider à déminer les amalgames entre folie et crime et à comprendre des processus psychiques.    En 2016, l'inquiétude générale portait sur le départ des adolescents et des jeunes adultes en Syrie. Aujourd'hui, la France se préoccupe davantage des revenants, des sortants de prison, ou encore des loups solitaires.

   Déminer les amalgames : Quel est le lien entre radicalisation et troubles mentaux? .«Les auditions font apparaître un fort consensus sur le fait que la radicalisation n'est pas un trouble mental et ne peut être majoritairement rattachée à une pathologie psychiatrique spécifique» (SUITE)

 

- 16/01/20  -  Accompagner une fin de vie à domicile.    Entre technique et éthique La mise en examen d'un généraliste pour avoir administré du midazolam à des patients en fin de vie a mis en lumière la délicate prise en charge de la fin de vie à domicile. Au-delà des défis matériels bien réels se posent aussi des questions éthiques spécifiques au domicile. (SUITE)

 

14/01/20  -  1 200 médecins hospitaliers démissionnent de leur fonction d’encadrement Selon eux, il manque 600 millions d’euros aux 200 millions supplémentaires débloqués pour 2020 par le gouvernement en faveur de l’hôpital public.(lemonde.fr)

13/01/20  -  Des médecins montent au créneau et unissent leurs voix dans la lutte contre le réchauffement climatique. Leur nom? Doctors for XR.    À Londres, au printemps 2019, Extinction Rebellion, plus souvent nommé par son diminutif XR, défraie alors la chronique en organisant ses premiers blocages ( de routes, d’aéroport et d'institutions politiques).

Ces militants écologiques d'un nouveau genre, qui prônent la désobéissance civile non violente, mènent des actions spectaculaires pour rappeler aux gouvernements l'urgence d'agir face aux dérèglements climatiques. (SUITE)

 

11/01/20  -  Pour un accès généralisé a des soins palliatifs de qualité à domicile.

Un tiers seulement des patients qui en auraient besoin bénéficient de la prise en charge par une équipe de soins palliatifs. La loi de 2016 est mal appliquée, explique cette spécialiste de la fin de vie.
-  Un médecin de Normandie, le docteur Jean MéheutFerron, est actuellement mis en examen et suspendu pour avoir, dans des conditions sur lesquelles la justice se penche, utilisé du midazolam à domicile, pour des patients en fin de vie  -. Cette enquête est l'occasion d'un débat plus large sur les conditions de la fin de vie et de l'accompagnement à domicile. La sédation à domicile est-elle vraiment toujours possible?

   La sédation vise, sinon toujours à faire disparaître, du moins à atténuer une situation insupportable pour un patient par une diminution de la vigilance pouvant aller jusqu'à la perte de conscience. Elle peut être transitoire ou continue, légère ou profonde. Le médicament le plus souvent utilisé est le rnidazolam (Hypnovel). C'est un médicament hospitalier dont la délivrance à domicile en soins palliatifs est possible mais compliquée. Il peut apaiser les plus grandes détresses en quelques minutes, qu'elles soient physiques (étouffement, hémorragie ... ) ou psychiques (angoisse massive, attaque de panique ... ). Sa très brève durée d'action, quelques minutes, lui confère une grande maniabilité qui permet d'adapter finement le niveau de conscience du patient et de passer en quelques instants d'un état de crise à un apaisement spectaculaire. Médecin en soins palliatifs depuis vingt ans, c'est le médicament qui me permet de  promettre à un patient d'être là auprès de lui jusqu'au bout sans avoir ensuite la tentation de me sauver en courant car il est parfois bien difficile de rester dans la chambre d'un patient qui peine à respirer...(…) (Le Monde.fr, Le journal, Idées, p28)  (et Véronique Fournier, présidente du centre N. des soins palliatifs et de la fin de vie, France, p10)

 

 

 

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Humour…  « Comme il remplace avantageusement le kiné,  le psy,
et même le conjoint,  je prescris souvent le chien »    (
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