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(28/04/20  -  « Le collectif Je t’Aide a pour mission d’accompagner et d’accélérer la reconnaissance des aidant.e.s. En ce sens, et alors que le rôle des aidant.e.s est devenu beaucoup plus compliqué depuis le début du confinement, le collectif monte au créneau pour réclamer plus de moyens et ainsi venir en aide aux millions de personnes qui accompagnent un proche en perte d’autonomie. 
   Fermeture des structures d’accueil, renvoi des patient.e.s de l’hôpital à leur domicile, baisse, voire arrêt de l’activité des aides à domicile… les aidants se trouvent aujourd’hui dans une situation délicate, avec de moins en moins de soutien et souvent sans les équipements nécessaires. 
  
Une situation dangereuse pour l’aidant et le proche accompagné
   “Les aidant.e.s nous partagent quotidiennement leurs SOS : angoisse, épuisement, sous-équipement (masques, gants…) faisant courir un risque grave à leur proche aidé, présence (vigilance) continue et indispensable (permanente), etc. Malheureusement, ils. elles demeurent les grands oublié.e.s de cette crise sanitaire” alerte le collectif Je t’Aide. 
   Afin de faire face à cette situation délicate, le collectif relaie les besoins des aidants et réclame par le biais d’un communiqué : 
(Suite de la page d’Accueil) - 

    Une mise en place immédiate du Plan Agir pour les aidants, lancé par le Gouvernement fin 2019

    Des masques et des gants, tout comme les soignant.e.s et les intervenant.e.s à domicile : les aidant.e.s remplissent les mêmes fonctions 

    Un plan de sauvegarde de l’activité des associations locales de soutien aux aidant.e.s, qui sont souvent les seuls soutiens locaux pour les aidant.e.s, et dont l’existence est pour beaucoup menacée par la pandémie: fermetures, réduction de personnel, difficultés financières alors qu’elles pallient aux manquements de l’Etat. 

    Une dérogation de confinement spécifique et mentionnant le mot “aidant.e”, ouvrant à des plages horaires de sortie plus large pour rendre visite à des proches aidé.e.s souvent éloigné.e.s géographiquement.
  
Consulter le communiqué du collectif Je t’Aide   -  Consulter les 21 demandes adressées au Gouvernement en juin 2019
   Par ailleurs, dans la perspective d’une sortie de crise et afin d’estimer l’impact de celle-ci sur les aidant.e.s, le collectif appelle les personnes qui accompagnent un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou souffrant d’une maladie chronique à participer à un questionnaire.
   Les résultats de ce questionnaire auront vocation à mettre en évidence le rôle, la contribution et les difficultés des proches aidant.e.s lors de cette crise sanitaire du Covid-19.
Participer au questionnaire du collectif Je t’Aide » -  Guillaume Vonthron  (agevillage.com)

26/03/20  -  Covid-19 : comment affronter les fins de vie en Ehpad ? Veillées numériques.
Des fins de vie en isolement, face auxquelles proches et professionnels sont totalement démunis.
Si les visites restent possibles en Ehpad sur dérogation (selon l’état de santé du résident mais aussi celui de ses proches), d’autres accompagnements peuvent aussi être mis en œuvre. (…)

   Le regard du Dr Véronique Lefebvre des Noettes :

Restent que ces veillées numériques constituent aujourd’hui un moyen de mieux accompagner les personnes en fin de vie et leurs proches, et méritent d’être déployées, afin de « maintenir le lien quoi qu’il en coûte », affirme le Dr Véronique Lefebvre des Noettes, psychiatre de la personne âgée à l’AP-HP et , docteure en philosophie pratique et éthique médicale (Upem).
   « La fin de la vie est un moment si particulier qu’il nous affecte que nous soyons soignants, familles ou proche aidant. Qu’en est-il pour nos personnes âgées souvent polypathologiques, ayant de troubles cognitifs ne permettant plus leur maintien au domicile ?
   Confinées  depuis déjà trois  semaines dans certains Ehpad, sans possibilité d’être visitées,  au soir de leurs vies ne vont-elles pas mourir seules dans le souci  paradoxal de les protéger du virus et de la mort ? Maintenir du lien quoiqu’il en coute, par l’envoie de mails, de texto, de messages en vidéo conférences maintenir de la vie aussi au travers des animations quand elles sont encore possibles, de l’écoute musicale, des petites sorties dans le jardin de l’Ehpad, du cinéma, et aussi ce que j’appellerais le bruit de fond du rythme institutionnel avec ses rituels,  du lever au coucher, des moments de repas,  de partages mêmes en petits groupe et en respectant les consignes barrières sont tout à fait possible à organiser.
   Le maintien des repères spatio-temporels et des  personnels soignants sont essentiels dans le quotidien. Mais la fin de la vie n’est pas la fin de vie, et les soignants admirables dans leur mission souvent seuls au front sans autres protections que leur bouclier humain et éthique, ils répondent  présent et savent distiller, malgré le manque de masque parfois ou de gants, encore le geste qui apaise, la parole qui soutien, le lien d’humanité pour veiller sur ce souffle qui s’éteint.
   Car nous nous souvenons de cette phrase de Paul Ricœur * « C’est peut-être là l’épreuve suprême de la sollicitude, que l’inégalité de puissance vienne à être compensée par une authentique réciprocité dans l’échange, laquelle, à l’heure de l’agonie, se réfugie dans le murmure partagé des voix ou l’étreinte débile de mains qui se serrent ». Le Covid-19 ne va pas assécher et déshumaniser ces moments ultimes. Même avec masques et gants, je sais que nous répondrons présents.
   Mais certaines familles seront privées des gestes, des rituels cultuels qui permettent de se retrouver vivants, autour de la personne disparue pour la faire vivre encore dans nos cœurs et dans les souvenirs partagés. Car les règles hygiénistes incontournables doivent être respectées, pour préserver les vivants, alors il faudra penser de nouveaux rituels, une cellule d’écoute psychologique téléphonique avant le décès et après celui-ci. Que des émotions puissent s’échanger. C’est ce que nous avons mis en place dans mon hôpital gériatrique et cela apaise et fonctionne très bien. » (
agevillagepro.com)

23/03/20  -  Covid-19 : conseils et ressources pour les aidants
Que leur proche vive chez lui ou en Ehpad, la crise sanitaire liée au coronavirus est venue bouleverser le quotidien de milliers d’aidants. Comment faire face ? Gros plan sur les initiatives de soutien et les conseils aux aidants.

   Les personnes qui aident une personne âgée vivant à domicile peuvent continuer à se déplacer à condition d’être muni de l’attestation de déplacement dérogatoire (voir notre article).

Pour les aidants qui ne pourraient pas se déplacer en raison de leur état de santé, la Croix Rouge peut prendre le relais.

   L’association vient de lancer une plateforme téléphonique à destination des personnes vulnérables et confinées, qui leur permettra notamment de se faire livrer des produits de première nécessité (denrées alimentaires, produits d’hygiène et d’entretien, médicaments).

   Les personnes âgées isolées peuvent appeler le 09 70 28 30 00, 7 jours sur 7, de 8h à 20h.

Certaines communes se mobilisent aussi pour porter les courses aux plus âgées : des informations à retrouver sur le site internet ou les comptes réseaux sociaux des mairies, ou encore en les appelant.

   France Alzheimer a quant à elle publié une série de conseils pour les aidants, et les enjoint notamment à anticiper au maximum, en veillant à sa propre santé et en prévoyant une solution relais au cas où l’aidant tomberait malade.

   Des solutions de relais qui restent malgré tout limitées. En effet, si le gouvernement a prévu de mobiliser des solutions d’accueil temporaire pour les personnes handicapées, rien ne semble avoir été prévu pour les personnes âgées en la matière.

   « Reste la suppléance à domicile comme le font les associations Bulle d’air ou quelques autres services de répit à domicile. Le mieux doit être de contacter les plateformes de répit. À la condition qu’elles soient ouvertes… », conseille Jean-Jacques Olivin, le directeur du Grath.

Ateliers et conseils par mail ou téléphone. (…)  (agevillage.com)

 

12/03/20  -  « Âge, mais aussi score SOFA et D-dimères Covid-19, des indicateurs précoces de mortalité

Un âge avancé, un score SOFA* élevé ou des D-dimères* supérieurs à 1 μ g/L pourraient permettre d'identifier précocement les patients au mauvais pronostic.

   Dans« The Lancet » des chercheurs ont identifié des facteurs de risque de mortalité à partir de 191 cas confirmés de Covid-19 pris en charge dans deux hôpitaux chinois. « Un âge avancé, des signes de sepsis* à l'admission, des comorbidités* comme l'HTA* ou le diabète et l'utilisation prolongée de la ventilation non invasive sont des facteurs importants de mortalité chez ces patients»

   Parmi les patients, 137 sont rentrés à domicile et 54 sont décédés à l'hôpital. Un âge avancé (dans l'étude, l'âge allant de 18 à 87 ans, en médiane de 56 ans), un score SOFA élevé (ce score permettant le suivi de l’état des patients ayant un sepsis avec défaillance d'organe) ou un taux de D-dimères supérieur à 1 μ g/L à l'admission étaient associés de façon significative au risque de décès à l'hôpital.

   Les survivants étaient âgés en moyenne de 52 ans, les non-survivants de 69 ans. Le score SOFA était respectivement de 1 versus 4,5: La moitié des patients présentaient une comorbidité, principalement une HTA (30 %) et du diabète (19 %). Le sepsis s'est avéré la complication la plus fréquente, suivi de la détresse respiratoire, du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), de l'infarctus du myocarde (IDM) et du choc septique. La moitié des patients décédés ont présenté une infection secondaire.

   Durée de l'excrétion virale*

Les auteurs proposent également une description de la séquence des symptômes. Élément le plus marquant, les scientifiques ont mesuré la durée de l'excrétion virale: en médiane de 20 jours chez les survivants (de 8 à 37 jours) et toujours présente chez les 54 patients décédés. Les auteurs font remarquer que la sévérité de la maladie pourrait allonger la durée d'excrétion virale et que, dans l'étude, deux tiers des patients présentaient une forme grave.

   La fièvre et la toux étaient présentes dès le début, persistant jusqu'au 12è, 13è jour pour la première et jusqu'au 16° jour (non-survivants) et 19° jour (survivants) pour la seconde. En médiane, chez les survivants et les non-survivants, la dyspnée est apparue au sixième jour après le début de la maladie pour une durée de 13 jours, le sepsis neuf jours après, suivis du SDRA (12jours), de l'IDM (15 jours), de l'insuffisance rénale (15 jours) et d'une infection secondaire (17 jours). (…)  (lequotidiendumedecin.fr/)

 

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