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01/10  -  La concertation sur la réforme de la dépendance s'ouvre ce lundi, en vue d'une loi sur l'autonomie en 2019. La Mutualité française a calculé le reste à charge financier actuel pour les personnes âgées dépendantes.
Neuf à dix milliards d'euros par an. C'est l'investissement qui sera probablement nécessaire pour assumer le coût de la dépendance, a estimé 
Emmanuel Macron en juin, lors du congrès de la Mutualité française . Il s'était alors engagé à faire voter « avant la fin de l'année 2019 » une loi en vue de « construire un nouveau risque », à côté des risques maladie, vieillesse, accidents du travail et famille, couverts par la Sécurité sociale.
La concertation s'ouvre ce lundi et doit se clore avant le 31 décembre. Le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, Dominique Libault, qui va piloter l'ensemble, présentera les dix groupes de travail et le calendrier en présence de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.
Hébergement et aide à la vie quotidienne

A l'issue du discours présidentiel, la Fédération nationale de la mutualité française a immédiatement embrayé, car elle voit dans ce futur nouveau risque une prolongation naturelle de son activité assurantielle. Elle publie ce lundi une étude sur les restes à charge des Français âgés qui perdent leur autonomie, soit 1,3 million de personnes aujourd'hui.

Si les frais de santé sont plutôt bien pris en charge, l'hébergement en établissement et l'aide à la vie quotidienne pèchent. En moyenne, on entre en établissement médicalisé (Ehpad) autour de 85 ans. Un homme y survit deux ans, une femme deux ans et neuf mois. Or cela coûte en moyenne 2.500 euros par mois. Les personnes âgées peuvent toucher une allocation personnalisée d'autonomie (APA), voire une aide sociale à l'hébergement (ASH) - que beaucoup ne demandent pas car elle est récupérable sur la succession. En dépit de ces protections, 2.000 euros restent à leur charge, chaque mois.

Résultat, pour trois ans en établissement, il faut débourser 89.100 euros, dont 72.000 à ses frais. Si l'on y reste cinq ans, ce qui risque de devenir de plus en plus fréquent avec les progrès médicaux, l'addition totale est de 185.800 euros, dont 153.100 euros pour le locataire... Un montant qui dépasse de près de 47.000 euros le niveau de vie médian des retraités, souligne l'étude.
Quand ils parviennent à rester à leur domicile, les aînés dépendants ont eux aussi des restes à charge qui mangent l'intégralité de leurs revenus. En perte d'autonomie sévère, on a besoin d'une « présence responsable » à plein temps, ce qui coûte en moyenne 4.750 euros par mois (16 heures par jour au SMIC). Les personnes dépendantes ayant 1.000 euros de revenus mensuels doivent débourser entre 2.500 et 2.600 euros, après les aides sociales. Une bonne pension est une sécurité, puisqu'à 4.000 euros de revenus... le reste à charge tombe... à 4.000 euros. Il ne reste plus rien.
De moins en moins d'aidants

La réalité est heureusement souvent plus douce pour les personnes qui se maintiennent à domicile. Car la famille, les amis, leur tiennent compagnie, les véhiculent, leur font les courses, les aident financièrement. Grâce à l'intervention à domicile de ces aidants, le reste à charge tombe à moins de 120 euros par mois pour les dépendances les plus sévères, et disparaît quasiment pour les autres. Hélas, le nombre d'aidants est appelé à diminuer, car le nombre d'enfants par couple chute alors que la population vieillit.

En parallèle, souligne la Mutualité, le niveau de vie des retraités, supérieur à celui des actifs, va devenir nettement inférieur dans les trente-quarante prochaines années. Il faudra donc trouver des relais de financement, et structurer l'accompagnement du grand âge. Solveig Godeluck   ( https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0302322957119-ce-que-coute-la-dependance-aux-personnes-agees-2209739.php)  (https://twitter.com/Solwii)

 

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Et surtout, prenez bien soin de vous !

Facile à dire ! Cette petite phrase, les proches aidants disent l’entendre souvent ! Par des intervenants professionnels essentiellement, qu’ils soient du monde sanitaire ou médico-social, à l’issue d’une hospitalisation du proche malade, ou bien encore au moment du départ des soignants venant prodiguer de l’aide ou des soins à domicile…
Lorsque l’on en parle avec les professionnels, ils disent que leur temps est compté, qu’ils ne peuvent s’attarder pour prendre en compte la situation de l’aidant, et qu’en outre, ils ne sont pas formés, malgré leur souci de bien faire ; mais ce qui est sûr et certain, c’est que l’aidant fatigué ou débordé par la situation ne va pas savoir par quel bout prendre cette injonction à « prendre soin de soi ».

La santé des aidants en question : Ce que nous savons et qui est confirmé par des études récentes*, c’est que des proches aidants, pour certains d’en eux, sont lourdement mis à contribution et qu’au fil du temps, cela peut entrainer des problèmes de santé dont les plus fréquents sont la fatigue, un épuisement physique ou psychique et un isolement social auxquels se rajoutent pour une bonne moitié des personnes interrogées lors d’un enquête réalisée il y a trois ans des problèmes de sommeil, de douleurs physiques,  ou pour un quart, une prise médicamenteuse augmentée.
Si l’on prend la définition de la santé de l’OMS, elle se caractérise par «
un état complet de bien-être physique, mental et social et ne se réduit pas à une absence de maladie ou d’infirmités ».
Autant dire que nous sommes loin du compte, surtout lorsque les aidants veulent tenir le coup, coûte que coûte, qu’ils s’interdisent d’aller mal, dans un contexte où il se sentent abandonnés par leur entourage qui se raréfie et auquel ils n’osent pas avoir recours.
Alors ils subissent la course du temps, celui qu’il leur est compté, celui qu’ils n’ont plus, celui qui se transforme en mauvais temps, qui prend tant de temps à réparer et à inverser !
Inverser en reprenant la définition de l’OMS, en prenant le risque de proposer aux proches aidants de prendre le temps de veiller à leur bien-être, de pouvoir le revendiquer, et de regagner des points pour se sentir en forme, tout en conciliant les fonctions d’aidant avec les autres domaines de leur vie : vie familiale et amicale, loisirs, activités physiques, activités professionnelles…
Améliorer la santé de l'aidant... et de l'aidé
Et pourtant, un proche aidant, en bonne ou meilleure santé sera aussi un aidant qui améliorera la santé du proche qu’il aide et qui peut aussi se sentir accablé ou responsable de la fatigue qu’il occasionne ; il suffit de leur demander !
Et souvent, ils disent qu’ils n’en demandent pas tant, et que le recours à des intervenants professionnels permettrait de retrouver un meilleur équilibre, à condition d’en trouver sur le territoire  parfois démuni de solutions utiles aux personnes aidée, souffrant de maladies parfois invalidantes, à tous les âges de la vie ; mais les situations sont tellement différentes les unes des autres que l’on ne peut pas faire de généralités…
Et pourtant, l’addition de ces singularités génère des points communs :
-    Le défaut d’information utile à laquelle ils peuvent prétendre pour pouvoir prendre les bonnes décisions pour eux-mêmes et leur proche, -    Les problèmes de santé nécessitant le recours à des médecins formés, notamment la consultation dite « longue » prévue à cet effet, -    La difficulté de trouver des temps de répit pour se poser et se reposer ou pour vaquer à ses occupations personnelles, -    La difficulté de concilier vie personnelle et professionnelle.

Accompagner les aidants dans leur prendre soin.
Face à ces constats, il nous incombe de développer une société qui prenne soin des aidants, ou qui les accompagne dans leur prendre soin. Surtout en ne pensant pas à leur place, ne les assignant pas à aider, en écoutant leur parole, en reconnaissant leur place, leur juste place. En les accompagnant dans leurs capacités à agir afin qu’ils déterminent pour eux-mêmes ce qu’ils peuvent et ce qu’ils veulent. Facile à dire ?

-  Debout en tant qu'aidant, informé, éclairé, formé. Sur près de 11 millions de proches aidants*, plus de 4 millions accompagnent un parent en perte d'autonomie. C'est pour eux que la fondatrice d'Agevillage, Annie de Vivie, a écrit l’ouvrage « J'aide mon parent à vieillir debout. » Editions Chronique Sociale, 184 p. // 12,50 €. Annie de Vivie propose 10 conseils pratiques pour accepter sa situation d’aidant, regarder le vieillissement de son parent en face, prendre soin de soi (pour prendre soin de lui), aménager son logement mais aussi la cité, aider et travailler, se faire aider, trouver du répit, utiliser les techniques qui apaisent, les technologies, protéger son proche (tutelle), affronter sereinement la fin…
Découvrir l'interview radio d'Annie de Vivie par Frédérique Marié de France Info Senior le 22 octobre 2017 (https://www.chroniquesociale.com/index.php?ID=1011992&detailObjID=3006808&detailResults=1012241&dataType=cata&keyWords=de%2520vivieAgevillage)

-  15/10  -  Petit à petit, les droits des aidants s’étendent. Le point sur les dernières avancées.

Le don de jours de congé ouvert aux militaires : Un décret publié mardi 9 octobre au Journal officiel permet aux militaires et aux agents des armées de bénéficier du « don de jours de permissions et de congés de fin de campagne » s’ils aident un proche âgé ou handicapé. Permis dans le privé depuis la loi du 13 février 2018, ce droit devrait être prochainement étendu à tous les agents publics.

Une aide concrète pour les postiers aidants : Le groupe La Poste a signé en septembre un nouvel accord avec les syndicats, pour de nouvelles mesures destinées à faciliter le quotidien des postiers aidants, et notamment : La création d’une autorisation spéciale d’absence de 3 jours par an pour effectuer des démarches administratives et médicales ; L’élargissement des possibilités de télétravail ; Plus de souplesse dans l’organisation des horaires de travail. (http://www.agevillage.com/actualite-17003-1-Bonne-nouvelle--les-droits-des-aidants-progressent...-doucement.html)
-  26/10  -  Dans le Loiret, un Café des aidants apporte un peu de réconfort et d’écoute à des personnes isolées et, bien souvent, surmenées. Car, pour elles, les occasions sont trop rares de pouvoir exprimer leurs difficultés.  (https://www.la-croix.com/Economie/Economie-solidaire/A-lecoute-detresse-aidants-2018-10-26-1200978731?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20181026&utm_campaign=NEWSLETTER__CRX_JOUR_EDITO&PMID=645530d86bdb5cb4ca9307397365780e&_ope=eyJndWlkIjoiNjQ1NTMwZDg2YmRiNWNiNGNhOTMwNzM5NzM2NTc4MGUifQ%3D%3D)

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