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 02/10  -  La commémoration, ce lundi, du premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne a été marquée par des échauffourées entre la police et certains manifestants. Tout avait commencé dans une ambiance familiale et détendue. A 18h30, place de Catalogne, les manifestants indépendantistes s'étaient réunis en nombre. Ils étaient 180 000 selon la police. Tous suivaient une tête de cortège d'anonymes qui acheminaient les urnes interdites du référendum de l'année dernière face aux portes du Parlement catalan.
Parmi les manifestants, Francisco Martinez voulait transmettre un message de paix : « 
Pour se souvenir de la lutte de tout un peuple, uni, peu importe son parti, et nous sommes venus aussi réclamer la libération des prisonniers politiques. »
Mais une fois arrivés devant la Chambre catalane, l'ambiance s'est tendue. Une partie de manifestants, visages masqués, a commencé
à siffler le président catalan, présent à la cérémonie et à scander « le peuple ordonne et le gouvernement obéit ». Quelques instants après la fin de l'hommage, plusieurs centaines d'entre eux ont violemment affrontés la police aux portes du Parlement catalan. Pour Adria Alsina, le président catalan Quim Torra est irresponsable : « Quand un président veut faire en même temps l'activiste et le président, ça ne marche pas. »
Plus tôt dans la matinée, Quim Torra avait incité les manifestants à « 
continuer la pression de la rue » mais il avait été copieusement sifflé par la foule qui lui reproche de ne pas braver l'autorité de l'Etat espagnol.
Le 1er octobre 2017, les indépendantistes catalans étaient parvenus à organiser un référendum, strictement interdit par Madrid et marqué par des violences de la police nationale venue empêcher le vote, dont les images avaient fait le tour du monde. Selon les organisateurs de ce vote déclaré illégal,
2,3 millions d'électeurs, sur un total de 5,5 millions, y avaient participé et 90 % avaient dit « oui » à une république catalane indépendante. (http://www.rfi.fr/europe/20181002-catalogne-anniversaire-referendum-tourne-affrontement)
02/10  -  Marquée par les actions coup de poing des militants les plus radicaux et des échauffourées avec la police, la commémoration du premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne interdit par Madrid a souligné lundi les divisions au sein du camp indépendantiste.
A l'issue de la manifestation ayant rassemblé quelque 180.000 personnes dans les rues de Barcelone pour réclamer l'instauration d'une république indépendante en Catalogne, des échauffourées ont éclaté entre les indépendantistes radicaux et les forces de l'ordre régionales, contrôlées par l'exécutif catalan du séparatiste Quim Torra.
Des centaines de manifestants ont renversé peu après 21h00 locales (19h00 GMT) les barrières protégeant l'entrée du parlement régional. Certains militants radicaux, le visage masqué, ont tenté de faire des barricades avec des poubelles renversées et lancé des pierres sur les Mossos d'Esquadra qui ont répliqué en chargeant.

Ces tensions et les actions coup de poing menées tout au long de la journée ont souligné les divisions entre la base du camp séparatiste et le gouvernement régional.

"Nous sommes déçus car le peuple pousse tant qu'il peut et même plus, et ils (les politiciens) ne répondent pas", a déclaré à l'AFP Francesc Serra, un jardinier de 43 ans.

Quim Torra a assisté à la manifestation mais a été copieusement sifflé par la foule qui lui reproche de ne pas braver l'autorité de l'État espagnol. "Le peuple commande. Gouvernement, désobéis !", lui ont lancé les manifestants, tandis qu'une femme lui a crié: "Abandonnez la soumission à l'État espagnol (...) ou démissionnez".

Routes et voies de TGV coupées : Plus tôt dans la journée, les Comités de défense de la République (CDR), groupes séparatistes radicaux, ont coupé un temps certains axes névralgiques de la ville.

À Gérone, à 100 kilomètres au nord-est de Barcelone, des centaines de membres des CDR, le visage masqué, avaient bloqué les voies de chemin de fer, interrompant temporairement la circulation du train à grande vitesse reliant Figueras à Barcelone.

Les autoroutes A7, en direction de Valence, et A2, en direction de Madrid, ont elles aussi été bloquées. Les militants des CDR ont également enlevé le drapeau espagnol du siège du gouvernement catalan à Gérone.

Samedi, des militants radicaux avaient déjà affronté la police régionale à Barcelone dans des heurts qui ont fait une trentaine de blessés.

Malgré les critiques à son encontre, Quim Torra a salué lundi l'action des CDR "qui font bien de mettre la pression".

"Tout a commencé le 1er octobre et tout nous ramène au 1er octobre. C'est le moment où nous avons décidé collectivement et démocratiquement notre autodétermination, ce qui est la plus grande chose qu'un peuple puisse faire quand il est libre", a poursuivi Torra.

Le 1er octobre 2017, les indépendantistes catalans étaient parvenus à organiser un référendum, strictement interdit par Madrid et marqué par des violences de la police nationale venue empêcher le vote, dont les images avaient fait le tour du monde.

Selon les organisateurs de ce vote déclaré illégal, 2,3 millions d'électeurs, sur un total de 5,5 millions, y avaient participé et 90 % avaient dit "oui" à une république catalane indépendante.

'Rien à célébrer' pour le gouvernement

Ce référendum fut "un acte illégal, comme l'a dit la justice et qui n'eut aucune conséquence juridique. Le 1er octobre est un jour de triste mémoire, il n'y a rien à célébrer", a réagi la porte-parole du gouvernement socialiste espagnol, Isabel Celaa.

Elle a toutefois jugé que les violences policières lors du référendum avaient "porté gravement atteinte à la réputation de l'Espagne".

Le référendum du 1er octobre 2017 avait été suivi le 27 d'une proclamation d'indépendance unilatérale de la Catalogne par les députés séparatistes au parlement régional.

Le gouvernement espagnol, alors dirigé par le conservateur Mariano Rajoy, avait immédiatement mis la région sous tutelle, dissous le parlement, destitué le gouvernement régional et convoqué de nouvelles élections à l'issue desquelles les indépendantistes ont conservé leur majorité.

Comme l'ancien président Carles Puigdemont, exilé en Belgique, une partie des membres du gouvernement régional se sont enfuis à l'étranger tandis que d'autres ont été incarcérés.

Le procès des dirigeants séparatistes inculpés pour rébellion et qui risquent jusqu'à 25 ans de prison doit s'ouvrir en janvier prochain.

(https://www.lepoint.fr/monde/catalogne-vives-tensions-au-sein-du-camp-independantiste-un-an-apres-le-referendum-02-10-2018-2259474_24.php)
03/10  -  "L'indépendance est en train de reculer" indique François Beaudonnet. Il y a une fracture entre les indépendantistes, avec "d'un côté les partisans d'un dialogue avec Madrid et de l'autre les partisans de l'indépendance par la force" précise l'éditorialiste international de France Télévisions. "Les indépendantistes ont une capacité de mobilisation incroyable". Cependant, au vu des divergences, "l'indépendance n'est pas pour demain" explique François Beaudonnet. (https://actu.orange.fr/monde/catalogne-1-an-apres-le-referendum-francetv-CNT0000016YDX2.html)
07/10  -  LA DETENTION PROVISOIRE DES PRISONNIERS POLITIQUES EST CONTRAIRE AUX DROITS DE L’HOMME. CARME FORCADELL : un symbole de liberté, la honte de l’Espagne. Carme Forcadell, ancienne Présidente du Parlement de Catalogne, une femme honorable, est entourée de criminelles ayant commis des délits graves. (https://blogs.mediapart.fr/stephane-riand/blog/071018/catalogne-carme-forcadell-un-symbole-de-liberte-la-honte-de-l-espagne)
-   28/10  - «  L'ancien président catalan a lancé samedi un nouveau parti depuis la Belgique où il vit en exil. L’ancien président catalan Carles Puigdemont a lancé samedi, depuis son exil en Belgique, un appel pour rassembler les séparatistes derrière lui en fondant un nouveau parti, afin de poursuivre le rêve d’une Catalogne indépendante. Carles Puigdemont et son remplaçant à la tête de la région, Quim Torra, ont choisi cette date anniversaire pour organiser le congrès fondateur de leur nouveau parti. Ils l’ont convoqué dans la ville catalane de Manresa, à quelques kilomètres de la prison de Lledoners où sont détenus des dirigeants indépendantistes, dont l’ancien vice-président de la région, Oriol Junqueras (ERC, Gauche républicaine catalane).
« Il y a un an, nous avions décidé que nous continuerions à lutter, quelles que soient les conditions et circonstances, et que nous nous engagerions à construire un meilleur pays, une République »
, a lancé Carles Puigdemont depuis Bruxelles, pour expliquer la formation de ce nouveau parti.

Dans un discours retransmis sur écran géant, il a fait allusion aux divisions apparues au sein du camp indépendantiste, en assurant qu’il s’agissait d'« avancer unis », plutôt que de se faire « des reproches ».

Mais beaucoup de ses anciens alliés parient désormais sur des positions plus modérées ou pragmatiques et ont déjà refusé de rejoindre cette nouvelle formation baptisée « La Crida » (L’Appel).

Les indépendantistes n’ont pas « fêté » le premier anniversaire de la proclamation de leur « république catalane », le 27 octobre 2017 au parlement catalan, qui ne s’est jamais matérialisée. Neuf de leurs dirigeants se trouvent en prison, en attente de procès pour « rébellion », et encourent jusqu’à 25 ans d’emprisonnement.
ERC s’est récemment allié à l’opposition anti-indépendantiste pour empêcher Carles Puigdemont et trois autres élus de violer une décision judiciaire qui suspend leur mandat de député. Du coup, les indépendantistes ont vu leurs voix réduites de 70 à 65 (sur 135) perdant leur majorité au parlement catalan. Fragilisé, le gouvernement Torra compte cependant tenir au moins jusqu’à la fin du procès de 18 dirigeants indépendantistes, bientôt jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession. » (
https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/catalogne/catalogne-puigdemont-lance-son-parti-un-apres-l-echec-de-la-secession-6041691)

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