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PLUS  ANCIENNES  INFOS  d’ ECOLOGIE

INFOS  PRECEDENTES  ECO

08/11  -  Les plantes envoient de la lumière aux racines pour «voir» le sol . La lumière est réfléchie vers le bas de la tige et à travers les racines par des récepteurs appelés phytochromes.  Le processus est similaire à la façon dont les câbles de fibre optique transmettent les signaux lumineux .vidéo. On a détecté les propriétés réfléchissantes des phytochromes-qui activent des protéines qui favorisent la croissance en mettant une source de lumière à la tige et un capteur au niveau des racines.
21/11  -  Fin de la COP  22, ce 18/11 à Marrakech, au Maroc., avec l’heureuse implication des acteurs non-gouvernementaux, des villes, et des entreprises. Mais les états, sont seuls à pouvoir fixer le cadre réglementaire pour respecter les objectifs. L’accord de Paris ratifié n’est pas pour autant acquis : « le droit international est un système d’adhésion. La ratification, si elle est un signal politique fort, n’empêche pas l’inaction » (Laurence Tubiana).
Les 197 délégations ont validé le principe d’une finalisation de ces discussions en novembre 2018, lors de la Cop 24 attribuée à la Pologne. La COP 23 sera accueillie à Bonn, en Allemagne. (Le Monde  -  Planète)
Novembre 2016. JUSTICE  CLIMATIQUE. Le CESE : Du fait de leur pouvoir d’achat plus élevé, les catégories sociales les plus riches émettent plus de gaz à effet de serre que les plus pauvres. Une situation d’autant plus injuste que ces derniers sont plus exposés aux effets du changement climatique….Pour réduire cette fracture le CESE propose par ex pour le financement de l’isolation des logements que les mesures de lutte soient prises en priorité au bénéfice des classes les plus modestes. Le Conseil plaide également pour un partage des coûts entre collectivités riches et pauvres.  Enfin, il propose que l’Etat modifie en profondeur les règles d’évaluation socio-économique de ses projets d’infrastructures. En l’état actuel, le calcul de la valeur d’un aménagement favorise le bénéfice immédiat au détriment des impacts lointains pouvant affecter le bien-être des générations futures. (Loïc Chauveau, Science et Avenir, p129 )
Huile de palme : Exploitation d’enfants et travail forcé en Indonésie
« 
L’huile de palme est un gros business. Pour agrandir leurs exploitations et alimenter leurs affaires florissantes, les industriels massacrent les forêts tropicales. Des sociétés d’investissement participent au boom du secteur par leur soutien financier, révèle la branche américaine de l'organisation Amis de la Terre. Dans un rapport, elle dénonce notamment les activités du groupe BlackRock (New York). En septembre 2015, BlackRock a investi 640 millions d’euros dans l’industrie de l’huile de palme. Au moins 9 groupes, tous acteurs majeurs du secteur de la palme, ont bénéficié de cet argent : Boon, Siew Group, Felda Global Ventures, Genting Group, Harita Group, IJM Group, IOI Group, Jardine Matheson Holdings, QL Resources Group et Wilmar International. En comptant les parts de BlackRock dans Unilever, on atteint la somme de 7 milliards d’euros. Unilever, qui possède les marques Dove, Knorr et Amora, est l’un des plus gros utilisateurs d’huile de palme avec 1,5 millions de tonnes par an.
D’autres sociétés et banques ont des actions dans l’industrie de l’huile de palme, ainsi que des groupes agroalimentaires et des entreprises du secteur chimique, grands consommateurs de cette huile polyvalente. Implanter un hectare de palmeraie en Indonésie coûte environ 3 000 euros. Avec les 640 millions investis par BlackRock, 200 000 hectares de forêt ont été rasés pour des monocultures. L’essor du marché de la palme est alarmant. En Indonésie, premier producteur mondial, la surface cultivée doit atteindre 26 millions d’hectares en 2025. Les orang-outangs, gravement menacés d’extinction, perdent leurs derniers territoires. Au profit des plantations, les terres des indigènes sont détruites et leurs droits sont violés.  Signez la pétition pour exhorter les investisseurs à cesser tout financement de l’huile de palme ! »

03/12  -  CLIMAT (notes)  « La pensée économique dominante empêche de prendre à bras-le-corps la question du réchauffement » dit Antonin Pottier  « Comment les économistes réchauffent la planète » seuil, 18€. A propos des problèmes environnementaux, le discours de l’économie suggère qu’ils peuvent se régler simplement si leurs effets sont intégrés dans les prix, lesquels prix sont à la base des décisions des agents économiques. Il suffirait que les comportements défavorables à l’environnement deviennent plus coûteux que les comportements  vertueux. Des outils intellectuels économiques insuffisants et inadaptés qui s’affrontent à la science. Les économistes croient que les marchés sont infaillibles. Ignorant la réalité même du réchauffement, jusqu’à engendrer le climato-scepticisme (voir « Les Marchands de doute » de Naomi Oreskes - Le pommier, 2012)
Par ailleurs, on a voulu appliquer la pensée économique à la lutte contre le réchauffement. Les marchés de
quotas d’émissions de carbone ont bloqué la coopération entre les Etats, incapables de s’entendre sur la répartition des quotas. De même pour l’impact recherché sur le PIB. Le PIB, très imparfait parce qu’il ne reflète pas la distribution de la richesse produite continue à être utilisé comme variable à maximiser par les économistes.  Des études disent qu’à peine 1% du PIB mondial serait perdu pour un réchauffement de 2°. Certains de conclure qu’il n’y a pas de péril. Les écologues ne font pas le même constat !
Dans la vision du monde portée par le discours économique dominant,
la technique fait croître le PIB. La dégradation de l’environnement n’est pas un problème sérieux, parce que le facteur majeur du changement serait la technique, non le climat ou l’environnement. Mais aussi parce que la croissance du PIB donne un surplus de ressources permettant d’améliorer les conditions de vie qui se seraient dégradées. Dans le monde économique, aucune baisse de qualité de vie n’est irréparable : On peut toujours remplacer un élément de la nature et ses « services » par des équivalents manufacturés, compenser une perte par plus de services et de biens. De toute façon, on suppose toujours que la croissance se poursuivra ! (Le Monde, Entretien, p 6)
10/12/2016   -   pics de pollution   -  Corinne Lepage : "Les pics de pollution ne sont que la partie visible de l'iceberg" L'ancienne ministre de l'Environnement et présidente du rassemblement citoyen Cap21 est l'invitée du Soir 3. Elle est à l'origine de la première loi sur la qualité de l'air, votée en 1996. Elle estime que ces épisodes d'alerte ponctuels ne doivent pas faire oublier que la problématique de la pollution aux particules fines sur les grandes villes est une préoccupation constante. Selon elle, les mesures de circulation alternée ne servent qu'à réduire de façon superficielle le niveau de pollution.
La pollution atmosphérique est
la troisième cause de mortalité en France, tuant près de 48 000 personnes par an (10 fois + que les morts des accidents de la route) et réduisant en moyenne de 15 mois l'espérance de vie des habitants des villes de plus de 100 000 habitants. Pour Corinne Lepage, il faut en priorité bannir le diesel, reprochant à l'industrie automobile de n'avoir pas fait les efforts pour s'adapter à la situation. L’Etat dissuade de + en + l’usage du tabac, réglemente avec force la circulation routière, mais tarde à s’occuper sérieusement de la pollution, et du droit de chacun à respirer un air pur
On ne peut pas continuer à mourir de respirer, disent  Cyril Dion et Mélanie Laurent (« 
Demain ») (Le Monde, Débats, 12/12, p28) mais cela suppose de transformer notre modèle de société. Ils citent Copenhague où 75% des habitants se déplacent à pied, à vélo et en transport en commun. Cela suppose de construire des pistes cyclables, des voies piétonnes et des transports en commun confortables et peu chers, et pourquoi pas gratuits. N’oublions pas que la pollution de l’air coûte aujourd’hui 101 milliards d’€ par an à la société. On peut démultiplier le covoiturage (Karos) (Une étude montre que nous pourrions réduire de 80% le nombre de véhicules tout en gardant la même mobilité) et développer les stations de recharge pour les véhicules électriques. L’agriculture biologique permet de réduire les pesticides et les engrais, donc moins d’azote dans l’air, qui se combinent avec les particules fines en un cocktail terrible. Acheter local pour réduire les longues livraisons du bout du monde. On peut évidemment installer la circulation alternée, les péages à l’entrée des villes ; réduire les trajets par le télétravail…Désormais nous savons l’ampleur de la pollution et de ses conséquences, alors au travail, en pensant les uns aux autres. (Voir Respire, Association Nationale pour la Prévention et l'Amélioration de la Qualité de l'Air
12/12/2016  : (Notes) Hausse de la concentration de méthane dans l'atmosphère (Publication de ce jour des travaux de 83 chercheurs de plus de 50 institutions réparties dans 15 pays»). Ce gaz s'accumule vingt fois plus vite qu'au début des années 2000. La hausse de 2014 et 2015, est difficile à expliquer pour  les scientifiques « Cela peut être d’origine naturelle, mais si elle se prolongeait au-delà de 3 ou 4 ans, cela signifierait forcément un lien avec l’homme. »  -  Le méthane est un gaz très important à effet de serre (qui bloque la chaleur à la surface de la Terre). Après le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) contribue pour quelque 20% au réchauffement en cours. A quantité égale il est 28 fois plus "réchauffant" que le CO2. Toutefois, il persiste moins longtemps dans l'air (environ dix ans, contre une centaine d'années pour le CO2). « Contenir le réchauffement sous 2°C  deviendra de plus en plus difficile à tenir si l'on ne réduit pas les émissions de méthane fortement et rapidement » 

Simples notes

de lecture


23/12  -  Le rire dans tous ses éclats ! Alain Vaillant anatomise le rire d’Aristote à Dany Boon et en embrasse la prodigieuse diversité. Il y a donc quelque chose à ajouter, sur un sujet si rebattu ? En effet, le rire est terriblement à la mode. Depuis l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo, c’est même un devoir patriotique d’honorer le rire français, devenu l’emblème des droits de l’homme et de la République - D’un côté, on valorise systématiquement le rire : pour les philosophes, l’ironie prouve l’intelligence ; pour les spécialistes de littérature, le comique confine à la poésie ; en art, on lui consacre désormais des expositions et il a ses créateurs stars . Mais cet enthousiasme collectif ne réussit qu’à faire oublier le rire lui-même, cet étrange phénomène, à la fois physique et psychique, qui secoue le corps et lui apporte le bien-être organique. Le rire témoigne de cette capacité qu’a l’homme, face à des situations potentiellement dangereuses, de décider qu’il n’a rien à craindre : il relâche son attention pour se laisser aller à l’hilarité. C’est à la fois simple et essentiel.
 
-  (  Bonnes nouvelles de 2016 : L’avion solaire Solar Impulse boucle son  tour du monde  -  Accord historique contre l'un des pires gaz à effet de serre les HFC voté par 200 pays réunis au Rwanda  -  Essor de l'économie collaborative, plus de 270 plateformes collaboratives se développent dans l'Hexagone. (par ex. Blablacar ou Leboncoin)  -  Le Burkina dit stop au coton OGM de Monsanto.. et fait une super récolte)

1er trimestre 2017 :
02/01  -  ELNE -  Ateliers sur l’environnement chez les primaires
. L’école Françoise-Dolto accueillait Théo Degache pour sensibiliser des classes de CM2, (CE2/CM1) et (CM1 et CM2). Le partenariat est triple : la société ÉcoCO2, le Sydeel (Syndicat énergie électrique du département), et la commune ont développé ce projet avec l’aval de la directrice de l’école et la collaboration des enseignantes. Au total, 6 classes étaient concernées. Trois ateliers par classe ont informé les jeunes sur les différentes manières d’économiser l’eau et les énergies, avec une méthodologie pédagogique faite de vidéos, de planches supports couleurs, de fiches questions réponses, et de débat  oral. Pour les enseignantes qui assistent aux ateliers, il s’agit de poursuivre un travail de sensibilisation déjà engagé. Les élèves se sont montrés impatients, intéressés et participatifs. Théo, l’animateur fait vivre ces ateliers depuis deux ans dans le département, et témoigne de bons retours des enseignants comme des élèves. (L’Indep  p 11.)
12/01  -  Ensemble, prenons le parti de la solidarité !  15 propositions d'ActionAid-Peuples Solidaires, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Secours Catholique-Caritas France à l’adresse des candidat-e-s en vue des élections présidentielle et législatives de 2017. Nous sommes plus de 7 milliards de femmes et d’hommes sur la planète, chaque jour plus interdépendants et confrontés aux mêmes défis et crises (politique, économique, sociale, écologique), qui se succèdent et s’alimentent entre eux. Face à cette situation, les politiques publiques - aux niveaux français, européen et international – ne sont pas aujourd’hui à la hauteur des enjeux. Les citoyen-ne-s en France et dans le monde, notamment les plus vulnérables, subissent de plein fouet ces crises et sont en attente de vraies réponses. Elles existent. Que ce soit par un juste partage des richesses, par la promotion de la justice climatique et de la souveraineté alimentaire, ou par la protection des droits humains, des choix politiques et stratégiques fondamentaux s’offrent à celles et ceux que nous élirons en 2017. C’est une question de courage, de volonté et de vision.
14/01  -  Langouët (Ille-et-Vilaine) a décidé en 2003 de se passer des énergies fossiles. La commune est en passe d’y parvenir, prouvant que la transition énergétique est possible, même à l’échelle d’une ville sans technicien ni moyens financiers mirobolants. Aujourd’hui, la production photovoltaïque de la ville compense largement l’électricité consommée par les services communaux de ce bourg d’environ 600 habitants. « Cela comprend l’éclairage public, la mairie, l’école, le pôle enfance, la bibliothèque, l’église, la salle polyvalente et l’atelier municipal » en 2014, les panneaux de la ville produisaient 116 % de l’électricité consommée. Cette conversion à l’énergie solaire n’est qu’une partie du projet de la commune, déjà connue pour sa cantine bio en service depuis 2003. Les bâtiments de la ville sont également étudiés pour économiser chauffage et électricité. L’école en est un bon exemple : elle a été construite en 2003 selon la norme HQE (haute qualité environnementale), en bois pour mieux retenir la chaleur. Dans les salles de classe et celle de jeu, des puits de lumière rendent quasi-inutiles les néons du plafond. Un tissu spécial, qui laisse passer la lumière, permet d’éviter l’effet loupe de la verrière. Dans les toilettes, des lampes automatiques évitent la surconsommation. Pour le côté pédagogique, un compteur a été installé dans l’une des classes. Il permet aux enfants d’observer en temps réel la production des panneaux du toit.
19/01  -  "Il n'y a pas d'emplois sur une planète morte". Le mouvement altermondialiste lance, avec le Réseau action climat (RAC), les syndicats FSU, Solidaires, la Confédération paysanne, le collectif Roosevelt et la fondation politique Heinrich B.S. France, une campagne pour conjuguer lutte contre le changement climatique et contre le chômage. Selon eux, la transition écologique doit aussi être sociale. La protection du climat pourrait créer 1 million d'emplois si elle est bien organisée. Pour cela, il faut que le changement soit anticipé et accompagné. "Il est urgent que les pouvoirs publics fassent en sorte qu'il n'y ait pas de chômeurs climatiques. Syndicats et associations ont décidés de s'allier pour défendre une transition en douceur et une lutte contre le changement climatique créatrice d'emploi. Les infrastructures sont là ; "y a plus qu'à"… Le collectif donne des pistes pour accélérer les choses. Intéressant. (Actu.Environnement)
24/01  -  FEDERATION POUR LES ESPACES NATURELS ET L’ENVIRONNEMENT  PYRENEES-ORIENTALES Membre de FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT  Siège social : FRENE 66 - 16, rue Petite-la-Réal 66000-Perpignan, Tél. 04 68 34 98 26  Mail : frene66@gmail.com  www.frene66.org 
2017 Une année à risques pour l’environnement catalan  :  « Pourquoi 2017 est une année à risques ?
  Au niveau national :  - 
mise en œuvre de la petite loi régressive dite Acte II de la loi montagne avec dérégulation de l’urbanisme touristique en station et dérogation sur  la ressource en eau, tentative en cours au Sénat pour anéantir la loi Littoral dans sa limitation du bétonnage côtier, élections avec relance assurée du chantage à l’emploi. Au niveau départemental : -  mise en œuvre des plans locaux d’urbanisme permettant de gaspiller davantage de terres agricoles et naturelles, la liste des communes est longue comme un jour sans pain, citons Le Barcarès, Saint-Estève, Saint-Nazaire, Saint-Cyprien, Collioure, Cerbère etc.   -  projets inutiles et destructeurs de nature : golf de Villeneuve  de la Raho,  3ème quai de Port-Vendres, centrale solaire de Llo, grandes surfaces commerciales un peu partout. L’axe stratégique de la FRENE est connu : STOP à la destruction des terres nourricières et aux dérogations préfectorales de destruction des espèces et milieux protégés.  Cela implique pour la FRENE 66 une totale indépendance financière (aucune subvention) et des recours judiciaires coûteux que les citoyens ne peuvent assumer seuls. »
03/02  -  POLLUTION  « De qui se moque-t-on ? » « Pierre Place, de Perpignan. À l’heure où on exige des habitants de plusieurs villes, et bientôt de nous tous, une vignette automobile payante pour la pollution, qu’en est-il vraiment de l’évolution des transports ? Sachant qu’en Ile-de-France, les poids lourds représentent 5 % du kilométrage, mais 31 % des émissions d’oxydes d’azote, pas de mesure pour eux ? Sont-ils plus ou moins polluants que les « vieilles voitures » interdites aujourd’hui ? Pourquoi ne pas acheminer les marchandises par d’autres moyens (train, fluvial) puisque les possibilités existent ? Nous sommes loin de Paris, mais pas des moyens pour empêcher ça. Par exemple, les deux trains journaliers partant de Perpignan Saint-Charles sont, en ce moment même, arrêtés suite à la volonté d’abandon du fret par la SNCF. Le nouveau chantier conteneur/combiné de Saint-Charles, qui a coûté plusieurs millions d’euros aux contribuables que nous sommes, ne voit quasiment aucun train l’utiliser. ( SUITE ) Le fret passant par Portbou-Cerbère est laissé « aux bons soins » de transporteurs privés qui utilisent des machines diesel sur une ligne électrifiée et personne parmi les élus et décideurs ne dit rien ? Ah si, dix ans plus tard, le port de Port-Vendres va pouvoir (peut-être) avoir les moyens de son développement… sans ferroviaire. Je ne vous parle pas de la LGV sous les Pyrénées dont on aurait pu penser qu’elle serait utilisée pour les marchandises puisqu’elle peut les acheminer. Non, presque rien, mieux vaut donc charger de camions l’autoroute et en prendre plein le nez. 60 % des 120 millions de tonnes du trafic marchandise de la péninsule ibérique passe sous nos yeux et nos narines. Rien qu’en utilisant les infrastructures existantes des deux côtés, on n’en basculerait que 5 à 8 millions de tonnes, ce qui est peu, mais ce serait déjà ça. En plus, on y gagnerait plusieurs centaines d’emplois. La question n’est surtout pas quelle concurrence entre les modes de transports ou entre les territoires ; elle est quel avenir pour nous tous ? Aujourd’hui, où est la volonté politique de changer ça et comment imposer, si nécessaire, cette voie sans services publics forts ? Le coût de ces adaptations ne sera jamais supérieur aux dégâts environnementaux et sur la santé (pour nous tous) qui coûtent des milliards par an. Des milliards, ce gouvernement, comme le précédent, a su en trouver, pour faire des cadeaux fiscaux ou patronaux aux multinationales et aux plus riches. Et là, la seule réponse, c’est une simple vignette Brit’air ? Soyons sérieux. De qui se moque-t-on ? Aux politiques (et libéraux de tous bords) : arrêtez de faire semblant pour protéger des intérêts particuliers. Aux citoyens : agissons ensemble et maintenant pour le bien commun, sinon ils n’hésiteront pas à nous « envoyer la facture ». » (L’Indépendant, p21)