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=  4ème trimestre 2016: 28/11  -  La surveillance de masse tend à se généraliser. Après la France et l’Allemagne, le Royaume-Uni vient d’adopter ce 17/11 une loi musclée sur le renseignement. « La surveillance la plus extrême de l’histoire des démocraties occidentales. » Ce texte impose notamment aux opérateurs de stocker l’historique de navigation des internautes britanniques pendant 12 mois, afin qu’il puisse être consulté par les services, qui sont aussi désormais autorisés à pirater des ordinateurs, des téléphones et des réseaux. En 2015, la France (1) a également adopté une nouvelle loi sur le renseignement, dont l’une des dispositions les plus contestées, les fameuses « boites noires » consiste à imposer aux fournisseurs d’accès à Internet de détecter en temps réel ou quasi réel les personnes qui ont une activité en ligne typique de celle des terroristes. Un dispositif qui implique l’analyse des données de navigation de tous les Français, dans le but de repérer quelques individus (Morgane Tual, Le Monde Eco, p1 et 8)
De son côté l’Allemagne a élargi, en octobre, le champ de la surveillance du BND,… et donné son accord à l’utilisation d’un logiciel espion qui permet de dérober des informations sur une machine. Du côté des Etats-Unis, la victoire de Donald Trump a suscité des inquiétudes : « Voilà pourquoi il ne faut pas construire des outils de surveillance secrets et tout-puissants…Vous ne savez jamais quel gars finira par avoir les clés". Edward Snowden commentait : « Il faut réfléchir non pas à comment on se protège de Trump, mais comment protéger le droit de tous, partout ».
(1) : « Le dirigisme a perdu ses dernières pudeurs en s’élargissant aux libertés individuelles : La loi renseignement a installé une surveillance généralisée sur nos métadonnées via des algorithmes secret-défense, tandis que l’état-d ’urgence est prolongé, semble-t-il, ad infinitum. Le méga fichier des données personnelles est venu parachever cette œuvre liberticide, transformant la France en un Etat policier où les contre-pouvoirs judiciaires ont été considérablement affaiblis. » (Gaspard Koenig, 08/12, Le Point, p 48)

Pas de télévision avant l’âge de 3 ans. La revue « Psychological Médecine  » rappelle l’impact particulièrement dramatique d’une exposition des tout-petits à la télévision sur leur vie sociale à l’adolescence : Augmentation du risque de développer des comportements de victimisation, d’isolation sociale, violents et antisociaux à l’âge de 13 ans. Selon le Dr Tisseron « En regardant la télévision, ces enfants ne se constituent pas en acteurs du monde, c’est-à-dire quelqu’un qui fait arriver les choses, mais en spectateur du monde, c’est-à-dire un individu à qui il arrive des choses, y compris des choses qui peuvent lui arriver : Ca, c’est la victimisation. »  Une trop forte exposition à la télévision au plus jeune âge, même de façon passive, peut avoir également un impact sur les résultats scolaires ultérieurs. (« 3-6-9-12 : Apprivoiser les écrans et grandir » Ed. Eres, 10€).

Méditation et neurosciences. « Dans le cadre d’une visite à Strasbourg, le Dalaï Lama a dialogué avec plusieurs universitaires, strasbourgeois. Enseignée aux étudiants en médecine, mais aussi proposée aux patients de certaines services, la méditation basée sur la pleine conscience se décline à la Faculté de médecine et au CHU de Strasbourg : Les techniques les plus modernes permettent de mieux évaluer les effets de cet héritage millénaire. Les débats ont « confronté » les technologies occidentales à la sagesse orientale : Appréciant ce « partage », le Dalaï Lama observe par ailleurs, l’intérêt croissant de l’Ouest pour des thèmes qu’il a longtemps délaissés, comme l’état de conscience et le passage de la vie à la mort, au contraire largement étudiés par l’Orient. Les neurosciences permettent désormais de mesurer concrètement, les effets positifs de la méditation sur certaines activités cérébrales, mais aussi son rôle face au vieillissement cognitif. « Analyser une situation triste ou tragique par la méditation, c’est la surmonter et réduire l’anxiété inutile » a-t-il dit en s’accordant, avec les médecins, sur les effets bénéfiques d’une « régulation du cerveau »…Le Pr Jean Sibilia a introduit des programmes de méditation par la pleine conscience dans son service de rhumatologie. Depuis 2012, un diplôme universitaire de médecine, méditation et neuroscience, est proposé. Depuis cette année, les étudiants en 3ème année peuvent suivre un module optionnel de méditation. Les patientes atteintes de cancer du sein peuvent aussi s’initier à la méditation tout en suivant leur chimiothérapie. »

Voir : ( Méditation : Quand les enfants trouvent la sérénité)
MÉMOIRE  -  (Notes) Les impulsions énergétiques révèlent un nouvel état de mémoire possible !
« Les chercheurs en mémoire ont fait briller la lumière dans un limbe cognitif. Une nouvelle mémoire - le nom d'une personne que vous venez de rencontrer, par exemple - est conservée pendant des secondes dans la mémoire dite de travail, car les neurones de votre cerveau continuent de tirer. Si la personne est importante pour vous, le nom sera entré plus de quelques jours dans votre mémoire à long terme, conservés par des connexions neuronales permanentes altérées. Mais où va-t-il pendant les heures intermédiaires, quand il a quitté votre mémoire de travail standard et n'est pas encore intégré dans la mémoire à long terme? 
Pour comprendre cela, une équipe de recherche ressuscite les souvenirs de ces limbes. Leurs observations révèlent une nouvelle forme de mémoire de travail, qu'ils attribuent à la mémoire à long terme, qui existe sans une activité neurale élevée. Conformément à d'autres travaux récents, l'étude suggère que l'information peut être tenue en quelque sorte entre les synapses qui relient les neurones, même après que la mémoire de travail classique a disparu.
L'étude ne dit pas comment les synapses ou d'autres fonctionnalités neuronales peuvent contenir ce deuxième niveau de mémoire de travail, ou combien d'informations, il peut stocker.
 Ce nouvel état de la mémoire pourrait avoir un éventail d'implications pratiques, d'aider les étudiants à apprendre plus efficacement pour aider les personnes atteintes de troubles neurologiques liés à la mémoire tels que l'amnésie, l'épilepsie et la schizophrénie.
«C'est une première étape dans la compréhension de la façon dont nous apportons des choses à l'esprit» «C'est vraiment une découverte fondamentale - c'est comme la matière noire de la mémoire», dit Geoffrey Woodman, un neurologiste cognitif à l'Université Vanderbilt à Nashville » (Science, 01/12)

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Simples notes

de lecture

12/12  -  « Revenu de base ou salaire juste ? »  (piketty.blog.lemonde.fr)
« Le débat sur le revenu de base a au moins un mérite : celui de rappeler qu’il existe un certain consensus en France sur le fait que chacun doit disposer d’un revenu minimum. Les désaccords existent sur le montant : 530 euros par mois actuellement pour le RSA accordé aux personnes seules sans enfant, somme que certains trouvent suffisante, et que d’autres voudraient porter à 800 euros.  Mais chacun à droite et à gauche semble s’accorder sur l’existence d’un revenu minimum autour de ce niveau, en France comme d’ailleurs dans de nombreux pays européens. Aux Etats-Unis, les pauvres sans enfant doivent se contenter de bons alimentaires (les « food stamps »), et l’Etat social prend souvent la figure de l’Etat tutélaire voire carcéral. Il faut se féliciter de ce consensus, et en même temps on ne peut pas s’en contenter.
Le problème du débat sur le revenu de base, c’est qu’il passe le plus souvent à côté des vrais enjeux, et exprime à dire vrai une conception au rabais de la justice sociale. La question de la justice ne s’arrête pas à 530 euros ou 800 euros par mois. Si nous voulons vivre dans une société juste, alors il faut formuler des objectifs plus ambitieux, concernant l’ensemble de la répartition des revenus et de la propriété, et par là même la répartition du pouvoir et des opportunités.
Notre ambition doit être celle d’une société fondée sur la juste rémunération du travail, autrement dit le salaire juste, et pas simplement le revenu de base. Pour aller vers le salaire juste, il faut repenser tout un ensemble d’institutions et de politiques complémentaires les unes des autres : les services publics, et notamment l’éducation ; le droit du travail et des organisations ; le système fiscal. (SUITE )
22/12  -  « France culture : Et si on partageait la culture avec les migrants ?
Contrairement aux discours politiques et aux sous-entendus médiatiques, des milliers de citoyens organisent bénévolement chaque jour l'accueil culturel des migrants. Lecture en bibliothèque, visites de musées, concerts, cinéma, théâtre, et autres, ce mouvement de fond échappe à tous les radars.
La question des migrants fait partie de l'identité française
C'est ce qui ressort d'un rapport commandé il y a un an par le ministère de la Culture pour évaluer l'accueil culturel et l'intégration des migrants en France. L'état des lieux mené par l'ex directeur du Musée de l'immigration de Paris Luc Greson montre la spécificité française dans ce domaine. Contrairement à l'Allemagne où les pouvoirs publics ont depuis 2 ans encouragé et financé de multiples initiatives artistiques et culturelles en faveur des migrants, en France, ce sont les bénévoles et les artistes qui s'engagent de leur propre chef.  « La France est le pays d'Europe avec le plus de mariages mixtes français et étrangers. Nous avons une tradition d'accueil de plus de deux siècles qui est très ancrée chez nous contrairement à ce qu'en disent les politiques et les média. Le métissage est en marche ! » Luc Greson, auteur du rapport ministériel sur l'intégration culturelle
Raphaël est un passionné de théâtre. Il a monté avec
l'Association Autre Monde un atelier d'expression théâtrale
Plus qu'un accueil, des échanges culturels.  Ce type d'initiatives foisonne à la mesure du besoin toujours plus grand d'engagement de citoyens français en faveur de ces exilés. (…) Mais l'idée de toutes ces initiatives culturelles ce n'est certainement pas d'imposer la bonne culture française aux migrants. L'idée c'est l'échange et c'est surtout ça qui séduit les artistes et particulièrement les musiciens. Spontanément, de très nombreux projets en faveur des migrants sont donc sortis des formations de musique classiques françaises. L'orchestre de chambre de Paris, par exemple, porte un projet de récolte de chansons de migrants. Grâce à l'association Autre Monde, les musiciens entendent et recueillent les chants de demandeurs d'asiles et de réfugiés. Le tout se retrouvera dans une création pour orchestre et chœur présenté le 4 mai prochain au Musée de l'Immigration à Paris.  D'ici là, les élections présidentielles françaises battront leur plein alors les citoyens et artistes engagés dans l'échange culturel avec les migrants rêvent parfois d'entendre des discours politiques encourageants ou même des promesses de moyens publics... sans trop y croire. Par Cécile de Kervasdoué »
23/12  -  Qu’est-ce qu’un cerveau amoureux ?
   L’Amour  y déclenche un milliard de petits séismes chimiques qui font suite à l'activation de certaines zones dans notre cerveau.... Lucy Vincent et Serge Stoléru nous expliquent les raisons biologiques de cet attachement irraisonné, « de cette folie qui dure 3 ans ! »   L’amour, émotion suprême, est une "constellation de comportements, de cognitions et d’émotions associés au désir de nouer ou maintenir une relation proche avec une personne spécifique.". Avec, parmi ces constellations, une impression d'énergie décuplée, la "focalisation de l'attention sur une personne unique, à laquelle on pense sans arrêt, à qui tout nous ramène", une dépendance émotionnelle, et un désir d'union émotionnelle et physique,
   Mais cet état d’euphorie, cette attraction ressentie pour l’autre, est le fruit d'un savant cocktail chimique, et ces processus complexes du ressenti amoureux sont les mêmes pour tous, et font appel à notre part animale: "
Nous sommes des êtres humains mais nous sommes des animaux aussi. Notre cerveau humain a une sorte de cerveau de singe en dessous qui garde beaucoup de comportements et beaucoup de réflexes qui sont liés à notre vie sauvage."    De quelle manière l'amour romantique naît, s'installe et perdure dans nos cerveaux d'anciens hominidés ? "Pendant qu’on est dans cette phase d’amour le cerveau est différent. ==> (SUITE)
29/12  -  Néandertal  -  Depuis quelques décennies, un portrait de plus en plus précis de Néandertal se dessine. En séquençant l'ADN retrouvé dans les restes fossiles par exemple, c'est de précieuses informations sur la vie sociale néandertalienne et les caractéristiques de l'espèce qui nous ont été révélées. Elles nous permettent d'avoir un regard plus exact sur l'homo neanderthalensis, loin des clichés associés à "l'homme préhistorique". Surtout, il est possible que Néandertal, européen, ait croisé Sapiens venu d'Afrique et que, plutôt qu'un ancêtre, il soit en réalité notre cousin. Reste-t-il quelque chose de néandertalien en nous ? Comment interpréter les restes archéologiques, véritables trésors dans la compréhension de l'espèce humaine ? Où en est aujourd'hui la recherche scientifique à propos de la connaissance de Néandertal ? La paléoanthropologue Silvana Condemi, grande spécialiste de la question qui signe Néandertal, mon frère coécrit avec François Savatier, nous fera entrevoir la vie passionnante de ces hommes. France culture .
 (Bonnes nouvelles de 2016 : -  L’extrême pauvreté connaît un recul historique. -  Colombie : 01/12, un accord de paix, entre les Farc et le président colombien,  approuvé par  le Congrès. -  Les « cafés suspendus » : l’acheteur achète plus et le surplus gardé par le commerçant est offert à un inconnu dans le besoin. )