(17/02/20  -  Fondement de la relation médecin patient, Le consentement éclairé fait-il encore sens?

Sanctuarisé dans la loi Kouchner de 2002, le consentement libre et éclairé du patient ne cesse d'être questionné dans ses modalités et sa réalité-même.

Enquête : « En dépit des nouveaux droits du patient affirmés dans la loi Kouchner de 2002, ( .. ) il existe toujours des lois vagues, non écrites, qui obligent ceux qui fréquentent les hôpitaux à jouer un certain rôle au sens  théâtral ». La description du soin, comme une comédie où chacun est tenu à un rôle, porte en elle une charge contre le consentement. (…)

   L'asymétrie entre soignant et patient- ne serait-ce que dans des soins programmés, hors particulière vulnérabilité (troubles psychiatriques, vieillesse, enfance, inconscience) -est-elle dépassable? Permet-elle l'expression d'un « consentement libre et éclairé » rétractable à tout moment, tel que le

prévoit la loi du 4 mars 2002? 
    Le Pr Didier Sicard en doute. « Le consentement ne laisse guère de place au débat, regrette-t-il. Trop souvent, la présentation du soignant revient à dire : voici pourquoi vous allez dire oui. Le refus est perçu comme le signe d'une incompréhension ou d'une révolte». L'ex-président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) préférerait un choix entre deux propositions compréhensibles, « où oui et non seraient tout aussi plausibles», explique-t-il au « Quotidien ». Et-de questionner l'humanité d'un consentement lorsqu'aucune alternative n'est possible: « Il y a quelque chose de déraisonnable à demander à un malade de répondre à une question à laquelle il ne peut répondre. Non seulement il n'est pas autonome, mais il est en même temps prisonnier de la réponse à laquelle on le convie», estime-t-il.

   Du juridico-médico-légal à l'éthique La majorité des interlocuteurs sollicités par le« Quotidien» salue néanmoins la loi de 2002 ... Et les efforts des médecins pour mieux informer les patients. La pression de la judiciarisation n'y est pas pour rien. Dès 1997, la justice charge le médecin d'apporter la preuve qu'il a bien informé son patient.« Le manquement au devoir d'information, susceptible d'entraîner une condamnation pour perte de chance et/ou préjudice moral est régulièrement invoqué par les avocats ... Surtout lorsqu'il n'y a pas eu de faute technique»,

   Au-delà de l'obligation médico-légale, les initiatives se développent pour que le consentement témoigne d'une relation éthique entre le médecin et le patient, toujours singulière. (…)

   Si « tout dire» est l'idéal, dans les faits, « nous tâchons de nous adapter à ce que le patient veut savoir. .. qui  n'est pas toujours identique à ce qu'il demande», « Tout dire d'un coup n'est pas toujours bienfaisant» « La sidération peut brouiller la communication. Les mots sont lourds. Il peut être utile d'informer à deux voix, en plusieurs temps» Orienter vers d'autres patients peut aussi nourrir la réflexion du malade de l'expérience de ceux qui l'ont vécu.    Les associations sont aussi de plus en plus impliquées dans la rédaction des livrets des sociétés savantes, dont l'usage fait l'objet d'une réflexion critique. « Les documents sont une aide à la décision. Pas question de dire : allez voir ma secrétaire qui vous remettra un document à signer», résume le Pr Coudane.

   En cas de refus d'un soin, l'information peut être délivrée par un autre professionnel. « Si une personne a la pleine possession de ses moyens, il faut respecter ses choix, même quand la situation est grave»,

   Décision partagée. Du côté des patients, l'on valorise la décision partagée. « Il ne s'agit plus d'amener le patient à faire sienne la décision médicale; les valeurs du patient, ses préférences, sont mises en regard des données de la médecine fondée sur les preuves»,

 « Cela revient parfois à accepter qu'un patient choisisse ce qu'il considère comme essentiel à la qualité de sa vie, plutôt que de prolonger une survie». Les médecins ne l'ignorent pas. « Nous essayons de ne pas projeter notre monde de croyances et de valeurs dans la façon dont nous présentons l'information», dit la Dr Sophie Crozier.

   Sur le chemin de cet idéal, demeurent des obstacles. Le temps humain. Et l'imprévisible singularité de chacun. C'est ainsi que Mme G., cinquantaine dynamique, atteinte depuis sa naissance d'une luxation congénitale de la hanche entraînant une importante invalidité, accepte une intervention chirurgicale. Malgré un résultat technique excellent, elle en vient à s'automutiler pour retrouver un handicap perdu. « Toucher à une partie de son corps, c'est toucher à son être même», commente le philosophe médecin Michel Caillol. » Coline Garré   (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n°9809, p7)

 

 

10/02/20  -  L’auto-prescription d'analyses en forte croissance. Un groupement de laboratoires de biologie médicale relève une hausse de 33 % des demandes d'analyses sans ordonnance (DSO) entre 2018 et 2019. Un mouvement de fond et une demande sociétale qu'il faut accompagner et encadrer.

   Environ 20 % de ces requêtes sans ordonnance ont été« régularisées plus tard» par le patient.

   Le sujet est d'autant plus d'actualité que le remboursement de ces examens de biologie médicale à la demande du patient a été introduit à titre expérimental à la faveur du dernier budget de la Sécurité sociale. Ces sollicitations sans ordonnance sont plus fréquentes l'été et concernent davantage les femmes, âgées de 20 à 40 ans. L’analyse la plus demandée dans cette tranche d'âge est le dosage beta HCG, qui permet de confirmer une grossesse.    Quelle est la motivation de ces patients qui prennent en main leurs analyses?  Outre la difficulté d'obtenir un rendez-vous, la demande d'autodiagnostic biologique correspond aussi à une évolution sociétale.

   Ces autoprescriptions sont liées à « l'insatisfaction des patients» et à leurs inquiétudes. Mais elles ne sont

pas pour autant pertinentes.« Il faut faire le parallèle avec ce qui est validé ·scientifiquement. Par exemple le dosage du PSA est contesté pour certaines /tranches d'âge» Il reste que dans l'imaginaire des patients,

« cela est considéré comme un marqueur de bonne santé, au même titre que la tension ou le taux de cholestérol.

Ainsi, 36 % des 200 biologistes interrogés par Biogroup sur l'autoprescription estiment que leur rôle est

d'accepter ces demandes« en les encadrant ». 29 % précisent qu'ils incitent leurs patients à demander l'avis de leur médecin traitant après les résultats de leurs analyses. Et 15 % invitent le patient à consulter le médecin avant de faire un quelconque bilan. (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, p5)

 

27/01/20  -  Les 8 infos à connaître sur le coronavirus (allodocteurs.fr)

 

19/12/19  -  « Quarante pour cent des cancers seraient évitables. Que sous-entend cette affirmation d’ AXEL KAHN:?  Les cancers sont dus à des mutations génétiques. Elles sont le plus souvent aléatoires, mais elles peuvent aussi être provoquées par différents agents, tels que le tabac. On estime que 40 % des cancers liés à ces mutations évitables peuvent être prévenus: c'est un chiffre consensuel au niveau international, qui a été établi à partir d'extrapolations. Quels sont les facteurs de risque avérés? ·
  
95% des cancers évitables pourraient être prévenus en ne fumant pas, en ne buvant pas d'alcool, en faisant du sport et en surveillant son poids. C'est la raison pour laquelle la Ligue, qui ne néglige aucun facteur potentiellement cancérigène, consacre l'essentiel de son action à la lutte contre le tabac et l'alcool.

   Le tabac reste le pourvoyeur numéro 1 de cancers évitables, avec 46 000 décès par cancer an. Il est responsable du cancer du poumon, mais aussi de la gorge, l'estomac, la vessie et du sein notamment. Malheureusement, et c'.est un drame, le nombre de cancers du poumon augmente de 5,3 % par an chez les femmes. Dès 2020, le cancer du poumon pourrait devenir la première cause de mortalité par cancer chez les femmes, devant le cancer du sein.

   L'alcool est à l'origine de 16 000 décès par cancer par an, et il est impliqué notamment dans les cancers de la gorge, ORL, du foie, colorectal et du sein.
   L'obésité est la cause de 3 600 décès par cancer par an
. Elle intervient en particulier dans les cancers du sein, de l'œsophage, colorectal, du pancréas et du foie.

   L'exposition au soleil et les infections virales (papillomavirus, virus d'Epstein Barr et virus de l'hépatite B et C) sont aussi des facteurs de risque reconnus, auxquels s'ajoutent les facteurs environnementaux, bien que tous ne sont pas avérés.

   La mesure préventive de loin la plus efficace contre le cancer, est l'activité physique et le sport. Les promouvoir est donc extrêmement important.

La France est anormalement inefficace dans sa lutte contre l'alcool, pour des raisons que l'on connaît bien, dues à l'importance culturelle et économique de la viticulture dans notre pays. Il y a là un trou noir de la santé publique. Le fait de laisser par ailleurs en accès extrêmement bon marché ces bombes à retardement alcoolisées que sont les bières de 500 ml dont le degré alcoolique est de 10 à 17 ° est inexcusable. « J’ai alerté sur ce sujet fin septembre » (https://www.lequotidiendumedecin.fr/, Le journal, p11)

 

19/12/19  -  La rougeole : Plus de 140 000 décès en 2018, quatre fois plus qu'en 2000  (www.lequotidiendumedecin.fr, p10)

 

 

 

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-  Dossier médical partagé : le numérique au service d'un meilleur suivi médical. Voir la vidéo Comment créer mon dossier médical partagé ? (http://www.agevillage.com/actualite-17701-1-Dossier-medical-partage-le-numerique-au-service-d-un-meilleur-suivi-médical.html)
ETAT DE SANTE : Sur la Chaîne parlementaire, politique et citoyenne, LCP, Elizabeth Martichoux explore chaque mois un thème de santé publique. (http://www.lcp.fr/emissions/etat-de-sante-0)
Base de données publique des médicaments : (http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=68712285&typedoc=N)

FIN DE VIE :
APPELLE VITE

le 15 ! et dites « FIN DE VIE»

SANTE  « Bien-être global de la personne dans son environnement »

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