()   -  19/06/20  -  Coronavirus : une mutation a bien renforcé son pouvoir infectieux

Une mutation du SARS-CoV-2 apparue en mars l’aurait rendu plus facilement transmissible d’humain à humain. Des chercheurs confirment cette hypothèse, déjà émise pour expliquer l’intensité des épidémies en Europe et aux États-Unis.

Une mutation à l’origine d’une deuxième souche plus infectieuse ? Cette hypothèse semble se confirmer pour le SARS-CoV-2, selon la prépublication de chercheurs américains du Département d’immunologie et de microbiologie de l’institut de recherche Scripps en Floride, mise en ligne le 12 juin sur le site bioRxiv. C’est une théorie qui avait d’abord été proposée par d’autres chercheurs américains, travaillant au Los Alamos National Laboratory et à l’université de Duke. Dans une prépublication également mise en ligne sur bioRxiv, ces spécialistes révélaient l’existence de mutations sur les gènes qui définissent la protéine S (pour "spike" ou pic en anglais) du coronavirus. Ces structures se situent à la surface du virus et lui permettent à la fois de s’accrocher à une cellule hôte et d’y pénétrer.
Selon eux, une première souche largement majoritaire en Asie, qui porte la mutation D614, diffère d’une deuxième souche, qui porte la mutation G614. L’apparition de cette deuxième souche concorde avec l’arrivée du virus en Europe. Et celle-ci aurait un plus fort pouvoir infectieux, ce qui explique qu’elle ait rapidement pris le pas sur la première souche
en France, en Italie, au Royaume-Uni puis aux États-Unis, des pays sévèrement touchés par l’épidémie de Covid-19.
    Une infection neuf fois plus efficace
Mais cette première étude comprenait beaucoup de spéculations et méritait d’être corroborée. C’est en bonne voie, grâce à cette nouvelle prépublication qui confirme que la mutation G614 augmente bien la capacité infectieuse du virus et donc sa transmission de personne à personne.
Comment cette équipe de chercheurs en est-elle arrivée à cette conclusion ? Ils ont réalisé des infections de cellules in vitro par des virus synthétiques - ou pseudovirus - porteurs soit de la première mutation D614, soit de la deuxième mutation G614. Résultat : les pseudovirus G614 ont infecté les cellules "avec une efficacité environ neuf fois plus élevée que les pseudovirus D614" notent les chercheurs dans leur étude.
Et ces scientifiques ont fait une deuxième observation : le nombre total de protéines S sur les pseudovirus G614 est supérieur à celui des pseudovirus D614.
Les chercheurs ont ensuite relié ces observations aux données de GenBank, la base mondiale des données génétiques. La deuxième mutation G614 est absente de la base de données en février 2020 puis, dès son apparition, elle augmente rapidement : elle représente 26% des souches de SARS-CoV-2 en mars, 65% en avril pour finalement atteindre 70% en mai.
En connectant tous ces points, les chercheurs obtiennent la preuve que cette mutation confère aux souches du virus qui la possèdent un avantage sur les souches qui ne la possèdent pas, et facilite donc leur transmission.
    Plus de transmissions, mais pas plus de gravité
Mais comment une petite mutation génétique peut-elle avoir un tel impact sur la propagation du virus ? Parce qu’elle modifie la structure même de la protéine S, pic d’accroche du virus, répondent les chercheurs.
En effet, la protéine S est composée de deux structures : S1 et S2. S1 sert à la fixation du virus et S2 à la fusion et à la pénétration du virus dans la cellule à infecter. Et la façon dont S1 et S2 s’accrochent ensemble pour former S détermine l’efficacité de cette protéine. Or, selon cette dernière étude, la mutation G614 stabilise justement la liaison entre les parties S1 et S2, rendant l’ensemble S plus efficace.
Mais pour les chercheurs, une question persiste : "Pourquoi les virus G614, plus stables, semblent être plus transmissibles sans entraîner de différence observable dans la gravité de la maladie ?" Il est possible pour eux, que cette mutation "augmente le risque de transmission d’hôte à hôte" mais que "d’autres facteurs limitent le taux et l’efficacité de la réplication intra-hôte". Autrement dit, cette deuxième souche serait plus contagieuse, mais pas plus sévère. Ce ne sont encore une fois que des spéculations à ce stade de recherche et c’est pourquoi il est, selon les auteurs de l’étude, "justifié d'étudier davantage l'impact de la mutation G614 sur l'évolution de la maladie", notamment sur la gravité et la nature du Covid-19. . (allodocteurs.fr)

16/06/20  -  Une étude médico-économique s'est penchée sur la question des erreurs médicamenteuses outre-manche. • Chaque année, il y aurait plus de 237 millions d'erreurs médicamenteuses (EM) en Angleterre. Bien qu'évitables, elles se retrouvent à l'origine de la perte de 1700 vies et d'un coût supplémentaire pour le système de santé de 98 millions de livres (109 millions d'euros), voire selon les pires scénarios, 22 300 décès et 1,6 milliard de livres (1,78 milliard d'euros) selon une étude publiée dans« BMJ Quality &Safety». Les chercheurs de l'Université de Manchester se sont appuyés, pour établir leurs estimations, sur les prévalences des EM dans les soins primaires, secondaires et à domicile jusqu'en octobre 2018 et sur les ressources de santé qui y sont associées.

    Les erreurs médicamenteuses surviennent à toutes les étapes de la prise en charge: 54 % lors de l'administration, 21 % lors de la prescription, 16 % au cours de la dispensation, 7 % pendant le monitoring. Les taux d'erreurs sont les plus forts dans le contexte du domicile (42 %). (…) Selon les chercheurs, trois EM sur quatre (72 %) sont mineures. Une erreur sur quatre (26 % ) est à l'origine de dommages modérés. Et seulement  2 % provoquent de sérieuses complications. Ces dernières surviennent dans un tiers des cas dans la prescription, en première ligne.

    Quant aux médicaments à l' origine d'erreurs nécessitant une hospitalisation, les chercheurs identifient les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les anticoagulants, les antiépileptiques, les corticostéroïdes inhalés, et certains glycosides cardiaques ou bêtabloquants. La plupart des décès (80 %) sont liés à des hémorragies intestinales causées par les AINS, de l'aspirine ou la warfarine.  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9841, p6)

 

11/06/20  « Nous devons vivre avec le Covid-19, comme nous vivons avec le VIH. L’éradication de ce virus n’est pas réalisable actuellement »

Entretien : Directeur de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, le médecin et microbiologiste belge Peter Piot fut l’un des codécouvreurs du virus Ebola, avant d’être à la tête de l’Onusida (Programme commun des Nations unies sur le VIH-sida), de 1995 à 2008. Récemment nommé conseiller de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour la recherche sur le nouveau coronavirus, il a été lui-même sévèrement touché par le Covid-19. (…)

   Vous évoquiez le reflux de la pandémie. Pourrions-nous en être bientôt débarrassés ?

Nous ne sommes qu’au début de l’épidémie. Il n’y a aucune raison qu’après avoir atteint cette ampleur, elle disparaisse spontanément. Nous n’avons pas encore une immunité de groupe, même en Suède, où la stratégie qui misait là-dessus a échoué. Ce n’est que dans un an ou deux ans que nous pourrons faire le bilan de la riposte qui aura été la plus efficace.

   La situation dans le monde, mais aussi à l’intérieur des frontières nationales est hétérogène…

Cette pandémie est un ensemble de nombreuses épidémies locales. Toutes les régions d’un pays ne sont pas touchées uniformément. L’action doit donc être locale ou régionale. La majorité des pays relâchent les mesures de distanciation physique. Des flambées épidémiques sont probables, mais pas de grande ampleur dans l’immédiat. Nous ne devons pas adopter une approche « bulldozer » et fermer tous les pays, mais cela suppose un niveau d’information en temps réel, très précis et très local, sur l’épidémie, afin de la maîtriser. (…)  (lemonde.fr)

 

-  03/06/20  -  Maladies cardiovasculaires.  Les noix permettraient d'en réduire le risque

Une étude internationale confirme que la consommation de noix permet de réduire le risque de mortalité attribuable aux maladies cardiovasculaires et aux autres pathologies. Peu importe le pays habité, les habitudes de vie ou le régime alimentaire, consommer des noix réduirait le risque de mortalité causée par des maladies carcliovasculaires ou par d'autres pathologies. Voilà la principale conclusion d'une étude internationale publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition par une équipe de chercheurs de l'Université de Laval. L'étude menée auprès de 225 000 personnes de 27 pays vise à déterminer comment les habitudes de vie et les facteurs socio-économiques, cognitifs, environnementaux et génétiques influencent les facteurs prédisposant aux principales maladies chroniques. Pendant le suivi qui a duré presque 10 ans , les chercheurs ont observé 8 662 décès et 5 979 événements cardiovasculaires. Ils ont lié ces données avec la consommation d'amandes, d'arachides, de noix de Grenoble, de noix de cajou, de pistaches, de noisettes, de châtaignes et autres types de noix, rapportée par les participants.

   Plus de 120 g de noix par semaine (…)  (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1244, p17)

 

02/06/20  -  Confinés, près de la moitié des Français ont moins bien dormi (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9837, p6)

 

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DIVERS   (Chiffres, référence, …)  -  Aides sociales en France : 759 milliards d’euros en 2016, soit près du double du budget de l’Etat : 286 milliards d'euros d'aides sociales vont à la vieillesse, 204 à la Santé, 21,9 Mds à la pauvreté. (source : "Le maquis des Aides sociales") (https://www.lasemaineduroussillon.com/2019/01/13/aides-sociales-france-759-milliards/)
-  Dossier médical partagé : le numérique au service d'un meilleur suivi médical. Voir la vidéo Comment créer mon dossier médical partagé ? (http://www.agevillage.com/actualite-17701-1-Dossier-medical-partage-le-numerique-au-service-d-un-meilleur-suivi-médical.html)
ETAT DE SANTE : Sur la Chaîne parlementaire, politique et citoyenne, LCP, Elizabeth Martichoux explore chaque mois un thème de santé publique. (http://www.lcp.fr/emissions/etat-de-sante-0)
Base de données publique des médicaments : (http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=68712285&typedoc=N)

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SANTE 

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-  JUIN  -  COVID19 : Ce que vous devez faire si vous commencez à ressentir des symptômes "suspects" :  Les questions à se poser.
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