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Airbnb, le prédateur
                                                        
Airbnb  vampirise les logements au détriment des habitants locaux.

()  -  20/02/20  -  Nous demandons l'interdiction de AIRBNB qui détournent les logements au détriment des habitants locaux..

PARIS : Mobilisons-nous, demandons l’interdiction de Airbnb à Paris ! Et dans toute la France.

Officiellement, Airbnb propose à la location plus de 60 000 logements à Paris qui sont ainsi soustraits au parc classique de la location longue durée et entraînent une concurrence jugée déloyale par les professionnels de l’hôtellerie.
Parmi ces logements, plus de 30 000 sont loués toute l'année sur Airbnb.
Ainsi, plus d’un logement sur deux qui se libère à Paris, est vampirisé par Airbnb.
Ces locations touristiques ont fait perdre à Paris autant de logements existants qu’elle n’a gagné de logements construits ces 5 dernières années, maintenant ainsi une crise permanente d’accès au logement pour des milliers de familles parisiennes. (
http://stopairbnb.ouimob.org/)

 

20/02/20  - Interpellons les candidats à l'élection municipale. Demandons l'interdiction de AIRBNB qui vampirise les logements au détriment des habitants locaux. L’Ubérisation de l'habitat frappe d'abord les pauvres. Airbnb chasse les citadins les moins solvables des centres villes vers la périphérie. Le logement n’est pas un bien comme un autre.

12/01/19  -  « Le processus progressif d' « ubérisation » qui, à ses débuts proposait une simple application permettant de commander des chauffeurs privés haut de gamme dans quelques grandes villes s'est généralisé à tous les secteurs.

   Airbnb est à la location saisonnière ce qu'Ùber est au transport privé en voiture. Cette plate-forme et ses semblables sont une illustration supplémentaire de ces rentabilités urbaines qui viennent bouleverser les rapports sociaux dans la ville et au-delà. Grâce à ces places de marche, des particuliers peuvent louer une chambre ou leur appartement à d'autres particuliers. La lucrativité de ce type de location a poussé de  nombreux petits investisseurs à acheter des appartements, jusque-là occupés par des habitants à plein temps, pour les proposer à des touristes.

   Nous distinguons bien ici les propriétaires occupant leur résidence principale, qui proposent occasionnellement leur bien à la location  saisonnière, de ceux qui dédient exclusivement leur acquisition à la location de courte durée. Ce sont bien les activités de ces derniers qui, regardées de manière  systémique, ont des conséquences néfastes sur le droit à la ville.

   Dans les villes métropolitaines, les plus prisées par les loueurs, la construction de logements est soumise à de fortes contraintes, compte tenu de la raréfaction du foncier disponible. Par conséquent, chaque  logement « confisqué » au parc des résidences principales au profit de la location saisonnière participe à accroître la tension sur un marché déjà saturé.

   Entre 2016 et 2019, le nombre d'offres de logements entiers (par opposition aux chambres) proposées sur Airbnb a augmenté de 70 % à Paris, et de 159 % à Bordeaux. Si les réglementations votées par les municipalités (Suite de la page d’Accueil) concernées ont eu pour effet de limiter cette hausse à compter de 2018, les offres demeurent toujours ·plus nombreuses.

   La loi de l'offre et de la demande a pour conséquence d'augmenter les prix du foncier et des loyers et de dresser des barrières financières infranchissables pour un nombre croissant de ménages. Les premières victimes de l' « airbnbisation » des villes sont donc les plus précaires ou les moins solvables, mais aussi les classes moyennes.

   A Bordeaux, par exemple, où le prix moyen constaté à l'achat est de 4500 €/m, un ménage qui  envisagerait d'acquérir, à l'approche d'un heureux événement, un logement de 75 m2 doit percevoir plus de 5 000 € pour espérer obtenir un prêt immobilier, ce qui le placerait dans un tel cas parmi les 20 % des foyers les plus riches. Il faut d'ailleurs ajouter que la plupart des villes concernées sont déficitaires en matière de logement social. Si la gentrification et les discriminations au logement préexistaient à Airbnb, le phénomène de la location saisonnière a précipité le départ ou exclut l'arrivée de certaines populations.

   «Apartheid Inversé »

Mais où trouvent-elles asile? Les premières vagues de gentrification ont peuplé la périphérie des villes métropolitaines, dans lesquelles les classes moyennes peuvent encore aujourd'hui trouver refuge. Mais l'essor de la location saisonnière contribue à reléguer les plus pauvres à la périphérie de la périphérie. C'est ce que montre Anaïs Collet dans son ouvrage Rester bourgeois. Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction (La Découverte, 2015).

   L'atterrissage en milieu rural peut s'avérer hautement problématique. En effet, le processus de relégation et de ghettoïsation des populations les plus fragiles non plus à la périphérie, mais dans cette troisième zone où l'Etat est de moins en moins présent, ajoute de la pauvreté à la pauvreté.

C'est à la fois défi majeur pour ces petites communes d'accueil sans moyens qui deviennent, malgré elles, des « trappes à pauvreté» et un facteur d'isolement de ces néoruraux pauvres.

   Si, pendant longtemps, la recherche d'un pavillon et d'un jardin permettait de considérer que . l'éloignement des centres urbains était choisi par les populations concernées, il faut admettre que cet éloignement est désormais de plus en plus subi. Il entraîne un mal-être nourrissant une colère plus large, dont on a pu constater l'expression ces derniers mois.

   Pour reprendre les propos des sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, l'apartheid ne vient pas des quartiers populaires, mais des quartiers les plus riches, concentrant sur des espaces choisis leurs richesses matérielles et sociales; d'où l'expression d' « apartheid inversé».

   Dans ce contexte, on peut se demander si le logement doit toujours être considéré comme un bien comme un autre. Quand il n'autorise, dans certains territoires, le maintien que des seuls 20 % les plus riches, peut-on en user indifféremment? En présence d'un phénomène dont les chiffres laissent à penser qu'il est structurel, et compte tenu de sa responsabilité dans la crise sociale actuelle, il y a tout lieu d'affirmer la distinction entre droit de propriété et droit d'usage. Il appartient à l'Etat de retirer une part de liberté aux possédants afin d'en redonner à celles et ceux que le système juge aujourd'hui moins solvables.

Face à l' « innovation technologique » des plates-formes comme Airbnb, il appartient aux politiques  publiques de se montrer tout aussi novatrices au service d'un « droit à la ville» réinventé. »

Johanna Dagom codirectrice des « Cahiers de la LCD. Lutte contre les discriminations», et Matthieu Rouveyre,  fondateur de l'Observatoire Airbnb. -  (https://www.lemonde.fr/, le journal n°23330, p28)

 

 

03/12/19  -  Mobilisation contre Airbnb. Le comité des JO Paris2024 a bénéficié de l'appui des hôteliers franciliens pour peser dans la candidature des jeux. Le CIO vient, de par son partenariat avec Airbnb, mépriser l'ensemble de l'hôtellerie française et le travail de l'UMIH, qui dénonce cette économie grise qui contribue à affaiblir nos entreprises et à tuer nos emplois. Les entreprises qui gravitent autour de nous vont également en subir de lourdes conséquences. Nous demandons le soutien de tous les syndicats économiques afin que ce partenariat soit annulé sans délai. L'UMIH66 va lancer la pétition pour le retrait immédiat du partenariat du CIO avec Airbnb. Hervé Montoyo Président de l'UMIH66. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p2)

19/11/19  -  Tourisme – Airbnb sponsor du CIO ! Le géant de la location de logements entre particuliers a annoncé, lundi 18 novembre, qu'il devenait l'un des principaux sponsors du Comité international olympique (CIO) jusqu'en 2028. Ce partenariat,  dont le montant n'a pas été dévoilé, a été annoncé à Londres par le cofondateur de la plateforme Joe Gebbia. La maire de Paris Anne Hidalgo a fait savoir qu'elle avait écrit vendredi au président du CIO pour l'alerter sur les risques d'un tel sponsoring. (la-croix.com  -  p11)

-  02/10/19  - 
« Va voir ton maire» contre Airbnb. Jeudi 26 septembre. Laurent Duc, président national des hôteliers de l'UMIH - Union des métiers et des industries de l'hôtellerie - est intervenu lors du Conseil d ' Administration des Maires des Pyrénées-Orientales le matin avant d'intervenir auprès des hôteliers adhérents de 'UMIH66 l'après-midi. Dans le département, deux problèmes ont été soulevés le para-commercialisme de certaines associations lors  'organisations de soirées ou de buvettes ainsi que la location de meublés touristiques, type Airbnb. Laurent Duc « je suis en guerre contre les meublés touristiques. Dans les P.O ., il y a 6 000 offres de chambres d 'hôtel contre 57 000 offres de meublés touristiques, soit 10 fois plus, avec un prix moyen de 57 € . Certains commencent même à proposer de la restauration. Il faut le faire entendre aux maires, faire appliquer la taxe de séjour et demander un changement de destination de certains logements. Ils doivent passer d'appartement longue durée à location de courte durée. Ce statut permettra de contrôler si les propriétaires sont en règle ou non. C'est un vrai souci de

société. » L'Umih a assigné Airbnb en justice pour concurrence déloyale. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p3)
-  (
Airbnb, une économie de prédation qui rencontre une opposition mondiale...et on s’y précipite pour faire du fric sur le dos des autres.
On transforme les appart en machines à cash sans se soucier des locataires ou propriétaires déjà en place et qui respectent eux les règles du vivre ensemble. -  Si nous ne régulons pas Airbnb, nous n’aurons plus d’habitants dans nos centres villes.)

  05/09/18  -  Raccourci de l’article du 05/09 de l’adjoint à la maire de Paris : « Ian Brossat intensifie son combat contre Airbnb en proposant d’interdire la location des meublés touristiques dans le centre de Paris et la vente de pied-à-terre dans toute la capitale. contre l’explosion des plateformes de location meublée de courte durée dans la capitale. *Airbnb la ville ubérisée, Ian Brossat, Edition la ville brûle, 155 pages. 15 €.(http://www.leparisien.fr/paris-75/ian-brossat-il-faut-interdire-les-locations-airbnb-dans-le-centre-de-paris-05-09-2018-7877826.php)

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 Airbnb  :  Ce n’est pas parce que la loi est de son côté que tout est permis, et obligatoirement bon et bien. Ce n’est qu’un compromis très négatif pour tous ceux qui cherchent à se loger et dont s’emparent les financiers et les peu scrupuleux! Si le peuple avait la parole ?...

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