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Airbnb, le prédateur
                                                        
Airbnb  vampirise les logements au détriment des habitants locaux.

(-  06/06/20  -  La maire de Paris, Anne Hidalgo veut remettre des logements Airbnb sur le marché locatif de longue durée. « Je suis heureuse que ce modèle prédateur (…) ait montré ses limites (AFP)  (https://www.lemonde.fr/, le journal, p13)     

 

08/03/20  -  Airbnb. « Le logement social profite de la vague Airbnb. Le marché de la commercialité, liée au changement d'usage des locaux, bénéficie aux bailleurs sociaux qui utilisent cette manne pour investir

   Les bailleurs sociaux facilitent le développement d'Airbnb et participent à la spéculation immobilière en vendant des droits de .commercialité », accusait, le 31 janvier, Danielle Simonnet, des Insoumis, lors du débat entre candidats à la Mairie de Paris organisé par la Fondation Abbé Pierre sur la politique du logement.

   Une critique réitérée depuis. Mme Simonnet évoque le marché étroit mais lucratif des droits de commercialité liés aux changements d'usage des locaux commerciaux parisiens, dont les bailleurs sociaux sont, en effet, les premiers bénéficiaires... mais pour créer du logement social, voire très social.

   Dans un but de protection du logement, la Ville de Paris et d'autres ont mis en place un régime d'autorisation préalable à toute transformation de logements en bureaux, hôtel, commerce voire location touristique de courte durée. Pour obtenir l'autorisation de changement d'usage, les demandeurs doivent compenser les mètres carrés perdus de logement en en créant ailleurs. Ainsi, 1 mètre carré de bureau créé dans un ancien logement doit être compensé par mètre carré  d'habitation, voire 2 m2, dans les secteurs dits « de compensation renforcée» définis par chaque ville.

   Un marché de la compensation << Les deux opérations, conversion et compensation, doivent être concomitantes, et la compensation doit être totalement ou partiellement réalisée dans le même arrondissement voire, s'il s'agit de location touristique, dans le même quartier», prévient Jean-Philippe Duchêne, gérant de la société Wise Dôme, l'un des six intermédiaires spécialisés de la capitale.

   De ces règles est né un marché de la compensation qui profite aux constructeurs, donc aux bailleurs sociaux: à l'occasion de leurs chantiers de transformation en logements sociaux, ils peuvent vendre la commercialité des logements créés à ceux qui, dans le même quartier et le même temps, se livrent à l'opération inverse. A Paris, le prix de ce droit de commercialité -varie de 400 à 5 000 euros le mètre carré.

   De 2010 à 2019, 612 opérations de ce type ont donné lieu à la cession de la commercialité de 142 000 m2 de logements recréés. 53 % sont le fait des bailleurs sociaux. La Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) est le principal animateur de ce marché. Entre 2008 et 2019, elle a cédé 44 000 m2 de droit de commercialité au prix moyen unitaire de 1560 euros, ce qui lui a rapporté 68,9 millions d'euros.

   « Oui, les organismes HLM récupèrent ces droits, mais ils sont immédiatement réinvestis dans le  logement social», plaide Stéphane Dauphin, directeur général de Paris Habitat qui a, lui, entre 2014 et 2019, réalisé 73 cessions de ce type, soit un total de 11000 mètres carrés, générant une recette de 19,2 millions d'euros. «Cela nous a permis de disposer de fonds propres pour construire 900 logements sociaux », se félicite M. Dauphin.

   Seule une petite partie de ces droits (9 % des mètres carrés et 4 % des recettes) compensait la création de locations touristiques qui, à la RIVP, représentait 8 % des droits cédés. Au final, le bilan de la compensation de commercialité, à Paris, est favorable à l'habitation avec un solde positif de 38 000 m2 , soit environ 880 logements de plus pour les Parisiens ». ISABELLE REY-LEFEBVRE. (https://www.lemonde.fr/, le journal,  n°23384, p15)

 

20/02/20  -  Nous demandons l'interdiction de AIRBNB qui détournent les logements au détriment des habitants locaux..

-  PARIS : Mobilisons-nous, demandons l’interdiction de Airbnb à Paris ! Et dans toute la France.

Officiellement, Airbnb propose à la location plus de 60 000 logements à Paris qui sont ainsi soustraits au parc classique de la location longue durée et entraînent une concurrence jugée déloyale par les professionnels de l’hôtellerie. Parmi ces logements, plus de 30 000 sont loués toute l'année sur Airbnb. Ainsi, plus d’un logement sur deux qui se libère à Paris, est vampirisé par Airbnb.
Ces locations touristiques ont fait perdre à Paris autant de logements existants qu’elle n’a gagné de logements construits ces 5 dernières années, maintenant ainsi une crise permanente d’accès au logement pour des milliers de familles parisiennes. (
http://stopairbnb.ouimob.org/)

20/02/20  - Interpellons les candidats à l'élection municipale. Demandons l'interdiction de AIRBNB qui vampirise les logements au détriment des habitants locaux. L’Ubérisation de l'habitat frappe d'abord les pauvres. Airbnb chasse les citadins les moins solvables des centres villes vers la périphérie. Le logement n’est pas un bien comme un autre.

12/01/19  -  « Le processus progressif d' « ubérisation » qui, à ses débuts proposait une simple application permettant de commander des chauffeurs privés haut de gamme dans quelques grandes villes s'est généralisé à tous les secteurs.

   Airbnb est à la location saisonnière ce qu'Ùber est au transport privé en voiture. Cette plate-forme et ses semblables sont une illustration supplémentaire de ces rentabilités urbaines qui viennent bouleverser les rapports sociaux dans la ville et au-delà. Grâce à ces places de marche, des particuliers peuvent louer une chambre ou leur appartement à d'autres particuliers. La lucrativité de ce type de location a poussé de  nombreux petits investisseurs à acheter des appartements, jusque-là occupés par des habitants à plein temps, pour les proposer à des touristes.

   Nous distinguons bien ici les propriétaires occupant leur résidence principale, qui proposent occasionnellement leur bien à la location  saisonnière, de ceux qui dédient exclusivement leur acquisition à la location de courte durée. Ce sont bien les activités de ces derniers qui, regardées de manière  systémique, ont des conséquences néfastes sur le droit à la ville.

   Dans les villes métropolitaines, les plus prisées par les loueurs, la construction de logements est soumise à de fortes contraintes, compte tenu de la raréfaction du foncier disponible. Par conséquent, chaque  logement « confisqué » au parc des résidences principales au profit de la location saisonnière participe à accroître la tension sur un marché déjà saturé.

   Entre 2016 et 2019, le nombre d'offres de logements entiers (par opposition aux chambres) proposées sur Airbnb a augmenté de 70 % à Paris, et de 159 % à Bordeaux. Si les réglementations votées par les municipalités (Suite de la page d’Accueil) concernées ont eu pour effet de limiter cette hausse à compter de 2018, les offres demeurent toujours ·plus nombreuses.

   La loi de l'offre et de la demande a pour conséquence d'augmenter les prix du foncier et des loyers et de dresser des barrières financières infranchissables pour un nombre croissant de ménages. Les premières victimes de l' « airbnbisation » des villes sont donc les plus précaires ou les moins solvables, mais aussi les classes moyennes.

   A Bordeaux, par exemple, où le prix moyen constaté à l'achat est de 4500 €/m, un ménage qui  envisagerait d'acquérir, à l'approche d'un heureux événement, un logement de 75 m2 doit percevoir plus de 5 000 € pour espérer obtenir un prêt immobilier, ce qui le placerait dans un tel cas parmi les 20 % des foyers les plus riches. Il faut d'ailleurs ajouter que la plupart des villes concernées sont déficitaires en matière de logement social. Si la gentrification et les discriminations au logement préexistaient à Airbnb, le phénomène de la location saisonnière a précipité le départ ou exclut l'arrivée de certaines populations.

   «Apartheid Inversé » Mais où trouvent-elles asile? Les premières vagues de gentrification ont peuplé la périphérie des villes métropolitaines, dans lesquelles les classes moyennes peuvent encore aujourd'hui trouver refuge. Mais l'essor de la location saisonnière contribue à reléguer les plus pauvres à la périphérie de la périphérie. C'est ce que montre Anaïs Collet dans son ouvrage Rester bourgeois. Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction (La Découverte, 2015).

   L'atterrissage en milieu rural peut s'avérer hautement problématique. En effet, le processus de relégation et de ghettoïsation des populations les plus fragiles non plus à la périphérie, mais dans cette troisième zone où l'Etat est de moins en moins présent, ajoute de la pauvreté à la pauvreté.

C'est à la fois défi majeur pour ces petites communes d'accueil sans moyens qui deviennent, malgré elles, des « trappes à pauvreté» et un facteur d'isolement de ces néoruraux pauvres.

   Si, pendant longtemps, la recherche d'un pavillon et d'un jardin permettait de considérer que . l'éloignement des centres urbains était choisi par les populations concernées, il faut admettre que cet éloignement est désormais de plus en plus subi. Il entraîne un mal-être nourrissant une colère plus large, dont on a pu constater l'expression ces derniers mois.

   Pour reprendre les propos des sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, l'apartheid ne vient pas des quartiers populaires, mais des quartiers les plus riches, concentrant sur des espaces choisis leurs richesses matérielles et sociales; d'où l'expression d' « apartheid inversé».

   Dans ce contexte, on peut se demander si le logement doit toujours être considéré comme un bien comme un autre. Quand il n'autorise, dans certains territoires, le maintien que des seuls 20 % les plus riches, peut-on en user indifféremment? En présence d'un phénomène dont les chiffres laissent à penser qu'il est structurel, et compte tenu de sa responsabilité dans la crise sociale actuelle, il y a tout lieu d'affirmer la distinction entre droit de propriété et droit d'usage. Il appartient à l'Etat de retirer une part de liberté aux possédants afin d'en redonner à celles et ceux que le système juge aujourd'hui moins solvables. Face à l' « innovation technologique » des plates-formes comme Airbnb, il appartient aux politiques  publiques de se montrer tout aussi novatrices au service d'un « droit à la ville» réinventé. » Johanna Dagom codirectrice des « Cahiers de la LCD. Lutte contre les discriminations», et Matthieu Rouveyre,  fondateur de l'Observatoire Airbnb. -  (https://www.lemonde.fr/, le journal n°23330, p28)

 

-  PERPIGNAN : L’Immobilier en souffre aussi disent les agents immobiliers.

« Airbnb a tout changé, il y a des investisseurs qui cherchent de grandes surfaces à découper pour de la colocation ou du Airbnb. »

« Dans l'ancien, Il y a beaucoup d'investisseurs qui cherchent de petits appartements pour les étudiants et un peu plus grand pour louer avec Airbnb. Les loyers ne baissent pas, ils évoluent autour de 9 ,50 €/m2 »  (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n°1229, p13)

 

 

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 Airbnb  :  Ce n’est pas parce que la loi est de son côté que tout est permis, et obligatoirement bon et bien. Ce n’est qu’un compromis très négatif pour tous ceux qui cherchent à se loger et dont s’emparent les financiers et les peu scrupuleux! Si le peuple avait la parole ?...

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