LE  LOGEMENT

Ci-dessus  -    L’HUMANITAIRE -   LE LOGEMENT

 LES PAGES DU SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

14/02/20  -  Le mal-logement par la Fondation Abbé Pierre.

Selon son dernier rapport, 4 millions de personnes souffrent de mal-logement ou d'absence de logement personnel. Au total près de 15 millions de personnes sont touchées par la crise du logement.

Plus de 140 000 personnes sans domicile, 900 000 personnes sans logement personnel, hébergés chez des tiers. Plus

de 900 000 pe31/03/20  -  Un géant de l’industrie minière a battu, menacé et détruit la maison d’une grand-mère courageuse au Pérou pour la forcer à quitter sa ter16/06/20  -  Une étude médico-économique s'est penchée sur la question des erreurs médicamenteuses outre-manche. • Chaque année, il y aurait plus de 237 millions d'erreurs médicamenteuses (EM) en Angleterre. Bien qu'évitables, elles se retrouvent à l'origine de la perte de 1700 vies et d'un coût supplémentaire pour le système de santé de 98 millions de livres (109 millions d'euros), voire selon les pires scénarios, 22 300 décès et 1,6 milliard de livres (1,78 milliard d'euros) selon une étude publiée dans« BMJ Quality &Safety».

Les chercheurs de l'Université de Manchester se sont appuyés, pour établir leurs estimations, sur les prévalences des EM dans les soins primaires, secondaires et à domicile jusqu'en octobre 2018 et sur les ressources de santé qui y sont associées.

    Les erreurs médica
menteuses surviennent à toutes les étapes de la prise en charge: 54 % lors de l'administration, 21 % lors de la prescription, 16 % au cours de la dispensation, 7 % pendant le monitoring.

Les taux d'erreurs sont les plus forts dans le contexte du domicile (42 %). (…)

Selon les chercheurs, trois EM sur quatre (72 %) sont mineures. Une erreur sur quatre (26 % ) est à l'origine

de dommages modérés. Et seulement  2 % provoquent de sérieuses complications. Ces dernières surviennent dans un tiers des cas dans la prescription, en première ligne.

Quant aux médicaments à l' origine d'erreurs nécessitant une hospitalisation, les chercheurs identifient

les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les anticoagulants, les antiépileptiques, les corticostéroïdes

inhalés, et certains glycosides cardiaques ou bêtabloquants. La plupart des décès (80 %) sont liés à des hémorragies intestinales causées par les AINS, de l'aspirine ou la warfarine.

 (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9841, p6)

re.29/05/20  -  « Pétain, Macron, l'Egalité

   Cet ex-ministre de Hollande, pour qui il fallait à la France des jeunes qui veuillent devenir milliardaires*, a

forcément un problème avec le difficile concept d'égalité. Il vient de le montrer à nouveau, assez comiquement, ce 10 Mai, en honorant celles et ceux qui ont lutté pour l'abolition de l'esclavage. Il met Égalité, comme il se doit, entre Liberté, et Fraternité, mais il l'assortit de deux compléments de sa façon, à la faveur d'une syntaxe particulièrement tortillée : « Leur exemple, toujours, nous inspire, nous oblige. A plus de liberté, ici et dans le monde. A plus d'égalité, indissociable de la liberté, des chances et des droits. A plus de fraternité enfin car. » Je poursuis donc ici, sur l'égalité des chances, une réflexion que notre T.C. a bien voulu accueillir l'année dernière, après que notre inspecteur d'académie nous avait lui aussi servi cette tarte à la crème.

   C'est grave : notre Président déshonore le principe d'égalité en faisant comme si les notions de chances et de droits, en relevaient au même titre. Mais Droits, au pluriel, est une notion purement qualitative : c'est en raison de sa qualité de personne humaine que l'individu en a certains à la naissance (art. 1 de la Déclaration de 1789). L'égalité qui s'y rapporte n'a rien d'une grandeur mesurable, elle consiste à ce que les droits soient les mêmes pour toutes les personnes qui en relèvent (art. 6: la loi est la même pour tous). Et c'est bien pourquoi l'individu peut alléguer ses droits pour se défendre, seul ou dans le sein d'un collectif.

   Tandis que Chances, c'est une notion essentiellement quantitative. Les chances, synonyme parfait de probabilité, c'est, pour une population donnée, et pour une place donnée dans la hiérarchie sociale, le pourcentage de ses membres qui accèdent à cette place. C'est pourquoi la sociologie ne connaît, des chances, que leur inégalité, inséparable de la société de classes. Elle montre qu'elles ne peuvent pas être les mêmes pour tous. L'égalité des droits est un pilier de la démocratie, celle des chances est une chimère démagogique.

   La faveur de cette expression remonte à la Révolution Nationale de Pétain ... où elle était tout à fait à sa place, sur les ruines du Front populaire, comme médicament contre les aspirations à la justice sociale. Qu'elle ait été banalisée par la suite, au point d'être brandie impunément aussi bien par Chirac que par Hollande, ne la dédouane pas de cette origine infâmante. Cela montre seulement ses vertus de poudre aux yeux, compatibles avec le sens commun de nos contemporains, que le couple quantité/qualité n'empêche pas de dormir. » J.P.Kaminker

(* Interview de Macron paru dans Les Echos, 6.1.2005, toujours lisible sur la toile en mai 2020.

** J.P. Kaminker : « Gésier de chevreuil ? », Le Travailleur catalan, 6.4.2019

*** Onzième des seize Principes de la Révolution nationale formulés par Pétain lui-même:« L'Etat demande aux citoyens l'égalité des sacrifices: il leur assure, en retour, l'égalité des chances. ». A rapprocher de l'étrange formulation choisie par Macron quand il est allé rendre hommage aux maquisards tombés sur le Plateau des Glières : L'égalité, la vraie, la nôtre, est bien de mesurer la valeur des hommes à ce qu'ils peuvent sacrifier à une cause qui les dépasse. L'ancrage pétainiste de la pensée de Macron reste à étudier.) Courrier des lecteurs (http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, le journal, n° 3836, p4)


Mais elle 20/05/20  -  Des chercheurs de l’université de Rice, au Texas, ont mis au point, à l’aide d’une feuille artificielle, un système capable de transformer l’eau et l’énergie solaire en hydrogène. Une avancée significative en matière de production d’énergie durable.
Dans le détail, la feuille artificielle est composée d’électrodes catalytiques et des cellules solaires en pérovskite. Au contact de la lumière du soleil, ces dernières se mettent à produire de l’électricité, permettant ainsi de faire circuler le courant vers des catalyseurs. C’est grâce à ce processus que l’eau va ensuite être divisée entre oxygène et 
hydrogène. Une fois tout ce chemin parcouru, ne reste plus qu’à récupérer les bulles d’hydrogène qui remontent à la surface. (.linfodurable.fr)

20/05/20  -  Des chercheurs de l’université de Rice, au Texas, ont mis au point, à l’aide d’une feuille artificielle, un système capable de transformer l’eau et l’énergie solaire en hydrogène. Une avancée significative en matière de production d’énergie durable.
Dans le détail, la feuille artificielle est composée d’électrodes catalytiques et des cellules solaires en pérovskite. Au contact de la lumière du soleil, ces dernières se mettent à produire de l’électricité, permettant ainsi de faire circuler le courant vers des catalyseurs. C’est grâce à ce processus que l’eau va ensuite être divisée entre oxygène et 
hydrogène. Une fois tout ce chemin parcouru, ne reste plus qu’à récupérer les bulles d’hydrogène qui remontent à la surface. (.linfodurable.fr)

ne recule pas Newmont Mining voulait expulser Máxima de ses terres pour pouvoir construire une mine géante, et polluante. Mais elle a dit non.
   Newmont a alors usé de tous les sales coups pour faire reculer Máxima : ils ont envoyé des agents de sécurité privée pour l’intimider et faire irruption chez elle, et détruire un19/05/20  -  Nouvelle pathologie des soignants, « l'épuisement du COVID » ?

   Dans un article publié par le BMJ, les Drs Claire Gerada et Caroline Walker (Londres, Grande Bretagne)

abordent le sujet de l'après COVID pour les médecins. L’épidémie est qualifiée d’événement « incommensurable» qui a obligé les soignants à intégrer un « nouveau monde» avec une impossibilité

désormais de« retour à la normale». Si l'impact du COVID ne sera pas le même pour tous la vie de ·

certains sera, pour une durée indéterminée, rythmée par la« fatigue pandémique ». Et plus encore pour

ceux qui ont eux aussi à faire face à leur propre infection.

   Quels sont les déterminants de cet épuisement? Tous les soignants n'ont pas vécu l'épidémie de la même façon: certains ont« été au front», d'autres ont« perdu leur activité programmée au profit des COVIDs », des équipes ont été redéployées (rhumatologues en réanimation, en particulier dans

les équipes de soins de passage de la position dorsale à la position ventrale) ... Mais tous ont connu

deux faits fédérateurs bien que délétères: le recours, du réveil au coucher, aux réseaux sociaux pour

tenter d'en apprendre plus sur la maladie et sa prise en charge, et la pression de l'absence des pathologies

habituelles («Où sont passés les infarctus? Les AVC? Et Les cancers?»).

   Pour les Drs Gerada et Walker, si la fatigue physique est certaine, elle s'accompagne d'une irritabilité

(souvent liée à un sentiment d'incompréhension par les non-soignants) et d'une certaine désorientation

(après avoir enchaîné des jours de travail répétitifs sans même avoir de notion des jours et des dates). Ces signes pourraient s'amenuiser avec le temps si des échéances étaient prévues avec certitude dans l'avenir. Or, si en début d'épidémie, l'idée d'avoir à« courir un marathon» était acceptée par tous, désormais, c'est la perspective d' « enchaîner des marathons» qui est redoutée: il va falloir « vivre avec le virus»,« rattraper les pathologies dont la prise en charge a été retardée par l'épidémie» « repartir avec un service de santé

bancal qui n'aura été sous la lumière que le temps d'une parenthèse».

 (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9834, p7)

e grande partie de sa maison.

Mais Máxima n’abandonne pas. Elle s’est battue contre Newmont devant la justice -- et elle a gagné. Le problème c'est que la bataille juridique traîne encore.
   La ferme de Máxima est au sommet d’un versant de montagne au Pérou, proche de Laguna Azul, un lagon qui fournit en eau propre les villages situés plus bas.
Elle est à peine à 10 km de la plus grande mine à ciel ouvert d’Amérique Latine, la mine Yanacocha, appartenant à la compagnie Newmont des États-Unis.

La mine Yanacocha a contaminé les cours d’eau avec du plomb et du cadmium. Et pourtant, depuis des années, Newmont a mis tous les moyens pour construire une mine d’or à l’endroit même où se trouve la ferme de Máxima -- et transformer un merveilleux paysage en un désert stérile et toxique.

Máxima et sa famille ont 20 ans de travail sur ces terres. Leurs cultures et élevages leurs donnent presque tout ce dont ils ont besoin. Voilà pourquoi elle s’est battue pendant des années pour rester chez elle -- et aussi la raison pour laquelle Newmont enrage et fulmine de la voir entraver ses plans de plusieurs millions de dollars. 

Máxima est devenue une leader locale, porte-parole de toutes les personnes affectées par l’industrie minière dans la région. Elle a même remporté un prix environnemental prestigieux.

Mais sans un afflux rapide de dons du monde entier, Máxima risque finalement de plier face aux tactiques judiciaires vicieuses de Newmont. Oui, je peux donner 1 € pour aider Máxima à payer ses dépenses judiciaires et défendre sa maison. (Amelia Meister, SumOfUs us@sumofus.org)

rsonnes en surpeuplement, entassés dans des deux pièces. Plus de 200 000 en habitat mobile. Et près de trois millions vivent dans des conditions « d'inconfort », de vétusté dramatique, sans chauffage.

Des chiffres qui n'ont cessé d'augmenter sur dix ans. Le rapport de la Fondation Abbé Pierre souligne que les dépenses de chauffage pèsent moitié plus que les dép25/02/20  -  Cyrille, agriculteur, 30 ans, 20 vaches, du lait, du beurre, des dettes**

de Rodolphe Marconi. Le portrait intime d’un jeune éleveur laitier condamné à la faillite et qui accepte son sort avec résignation.

   Les agriculteurs sont devenus une espèce quasiment en voie de disparition – moins de 4 % de la population active – et leurs difficultés matière à de poignantes et belles histoires dont les cinéastes se sont récemment emparés. Avec succès puisque Au nom de la terre d’Edouard Bergeon a rassemblé, l’année dernière, près de 2 millions de spectateurs, tout comme avant lui Petit paysan, d’Hubert Charruel avait créé la surprise. Une nostalgie pour un monde en voie d’extinction que l’on retrouve dans les nombreux documentaires réalisés sur le sujet depuis la série des Profils paysans, de Raymond Depardon.

   En s’attachant au pas de Cyrille, petit éleveur laitier du Puy-de-Dôme, dont l’exploitation, trop petite aux regards des normes actuelles, semble dès le départ condamnée, le réalisateur Rodolphe Marconi a opté pour la chronique intime. Pendant plusieurs mois, il a filmé le quotidien de ce jeune homme de 30 ans faire d’interminables journées de travail, depuis le lever aux aurores pour traire ses vaches jusqu’aux longues soirées en solitaire, en passant par ses extras le midi comme serveur dans un restaurant ou ses virées au marché deux fois par semaine pour vendre son beurre en baratte.

   Cyrille est au fond un anachronisme, la survivance d’un type d’agriculture aujourd’hui définitivement condamnée. À ce titre, le documentaire montre parfaitement l’engrenage fatal dans lequel il est pris. Un emprunt pour construire des bâtiments aux normes, plusieurs vaches mortes le premier hiver et un élevage devenu trop petit pour que la laiterie locale lui achète sa production. Pendant ce temps-là, les factures, elles, s’accumulent et le jeune homme n’a pas d’autre choix que de placer son exploitation en faillite. (la-croix.com)

enses de carburant dans le budget des Français et pointe la mauvaise performance énergétique du parc de logements. En conséquence les Français sont 44 % de plus qu'en 2006 à se priver de chauffage. Le candidat Macron avait dit en avoir pris conscience et avait qu'un objectif de rénovation de 1,5 million de passoires ». Et encore uniquement celles appartenant à des « propriétaires modestes », sans mentionner celles occupées par des locataires.

   Le logement social

Pour mettre en œuvre le plan Logement, il serait nécessaire d'offrir plus de logements abordables. Or, en 2017, le gouvernement a annoncé une ponction inédite sur les bailleurs sociaux avec la réduction du loyer de solidarité (RLS). Conséquence, l'autofinancement des bailleurs sociaux, qui était de de 2,2 milliards d'euros en 2016, passera à 720 mil lions à partir de 2020. La Caisse des dépôts elle-même envisage une baisse continue de 38 % des logements HLM à partir de 2020 : 100 000 logements en 2020, puis 63 000 entre 2027 et 2055, bien loin de l'objectif annuel (jamais atteint) de 150 000 fixé lors du précédent quinquennat. « La RLS risque de forc »er le monde HLM à chercher un nouveau modèle de financement», autrement dit à trouver des bailleurs privés. C'est déjà le cas en Allemagne où il n'y a plus de bailleurs sociaux. Ce qui a conduit Angela Merkel à débloquer 5, 7 milliards d'euros en septembre dernier pour construire 1, 5 million de logements sociaux en quatre ans.

   Démographie

Le rapport concentre son étude sur l'augmentation du nombre de ménages seuls. Ils représentent désormais 35 % de l'ensemble des ménages. Trois évolutions démographiques l'expliquent : le report par les jeunes de l'engagement dans la vie active et de couple, les ruptures conjugales plus fréquentes et le vieillissement de la population. Or « l'augmentation de la part des petits logements (T1 et T2) dans le parc est beaucoup plus lente ». Ce sont donc les « solos » qui sont confrontés à une pénurie de logements plus forte.

   Faire autrement

Pour la fondation Abbé Pierre il est possible de faire autrement. En mettant en place une fiscalité plus redistributive, une taxe sur l'immobilier de luxe, un plan d'éradication de l'habitat indigne, une garantie universelle des loyers et l'encadrement des loyers. En attendant, le chiffre des expulsions locatives avec le concours de la force publique est passé de 6000 en 2004 à 16 500 en 2019.  -  (http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, n° 3821, p10)