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LE GRAND AGE
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« Les Vieux » de Jacques BREL : (Ecoutez

(28/05/20  -  « Le risque est d'oublier la dignité humaine des personnes âgées et vulnérables »

Interdiction des visites dans les Ehpad, isolement dans les chambres… Certaines mesures de protection des personnes âgées ou vulnérables prises durant la pandémie de Covid-19 posent question. Entretien avec le gériatre Régis Aubry, co-président de la Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie, et Benoît Eyraud, sociologue au Centre Max Weber.

Dès le 11 mars, le droit de visite a été suspendu dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Le 28 mars, de nouvelles directives plus strictes d’isolement des résidents dans leurs chambres furent demandées dans le but de les protéger, avant que les visites ne soient de nouveau autorisées sous conditions le 20 avril. Que pensez-vous de ces décisions ?
Benoît Eyraud
1 : Dès les semaines précédant le confinement, qui a débuté le 17 mars, l’attention s’est concentrée sur l’hôpital. Toute l’inquiétude s’est focalisée sur les capacités sanitaires et la nécessité de protéger la filière de soins. (https://lejournal.cnrs.fr)

 

-  13/05/20  -  « Vieillir. de Bernard REVEL.
  
En ce temps-là, la famille était toute neuve. Elle avait laissé son histoire et ses morts dans d'autres pays.

Chez elle, c'était ici, en ce lieu sans ancêtres, sans tombe, sans vieux. Et moi au milieu, tout petit, j'étais enveloppé de jeunesse. Je voyais bien qu'ailleurs ce n'était pas la même chose. Il y avait des gens étranges dans le quartier.

   Je pinçais mon nez sans discrétion lorsque la grosse Inès qui sentait si mauvais passait près de moi. On riait en imitant la voix chevrotante de madame Barbaza toute rabougrie dans son foulard noir. Et comme on

se moquait de ce pauvre homme lorsqu'il passait sous la fenêtre, la main agitée d'incessants tremblements.
   A la maison, il n'y avait ni cheveux blancs ni rides. Aucun signe de vieillesse. Un jour, il y eut un cercueil dans le couloir. Ma mère, aussi effrayée que nous, nous fit rentrer très vite. Le mort était un voisin du

dessus, un monsieur très âgé que je n'avais jamais vu. Nous avons attendu qu'il ne soit plus là pour ressortir. Ce couloir m'a longtemps fait un peu peur. Quelque chose d'inquiétant le traversait qui ne faisait pas partie de notre monde. Je sentais que cela pouvait nous atteindre.

Etait-ce possible ?
   Mes parents étaient si jeunes. Mon grand-père, quand il chantait « Valencia » en arrosant le jardin, ou quand il revenait des vignes à midi, entouré de ses deux grands fils, semblait hors de portée des atteintes du temps. Il était petit, sec, brun de peau et de poil, visage hilare. Ma grand-mère

adorait qu'on lui brosse les cheveux. Elle s'asseyait près de la porte, à la lumière du jour.« Si tu vois un cheveu blanc, arrache-le», disait-elle à sa fille qui, inlassablement, traçait les longs sillons soyeux. Et moi,

devant cette tante de dix ans soudain absorbée par sa tâche, je dissimulais mal mon impatience de la voir revenir dans notre cercle de jeu. Un petit garçon rêve d'être grand mais il voudrait aussi que rien ne change. Quand il grandit, il met longtemps avant d'admettre qu'autour de lui le temps travaille. Mais tôt ou tard, la réalité le gifle. J'avais une quinzaine d'années. Pour la première fois, je me risque à bicyclette sur les routes et j'arrive à l'improviste chez ma grand-mère. Elle m'accueille chaleureusement, me donne à boire, me coupe des tartines de pain et me regarde manger. Quand j'ai fini, elle se lève, prend une éponge, essuie la table et se rassied. De nombreuses miettes restent sur la toile cirée. Je la regarde. J'ai envie de lui dire que ça ne va pas. Mais soudain ses rides, ses cheveux blancs me frappent et je sens monter une envie de ·pleurer. La vieillesse était entrée dans la famille et cela me faisait de la peine.

   Désormais, autour de moi, je la voyais à l'œuvre. Il y eut des maladies, des forces que j'admirais jadis réduites à peu de chose. Il y eut des corps usés, déformés et, finalement, vaincu .par la mort, inattendue ou à petit feu. Tout cela est bien banal. Un jour, j'ai vu la vieillesse sur le visage de ma mère. On finit par s’habituer à la métamorphose-, de ceux qui furent nos héros invincibles en êtres vulnérables. On peut lire en eux ce que nous deviendrons.

Héros, je le fus à mon tour et, à mon tour j'ai vu un jour la vieillesse dans mon miroir. Quel geste, quelle faiblesse, quel trait de mon visage aura révéà mes enfants la chute du héros? C’est dans l'ordre des choses. Et pourtant, au plus profond de moi, je sens bien que je suis resté le même. Si la perception des autres a changé, si le corps se transforme, le dedans ne bouge pas. Je suis bien placé pour le savoir. Un jour, moi aussi peut-être, lorsque je passerai l’éponge sur la table, je ne verrai plus les miettes de la réalité. Je demande à mes petits-enfants de n'en être point peinés. La vue basse, l'oreille dure, la difficulté de marcher ne sont que les oripeaux de l'être. Je ne l'avais pas compris, jadis, chez ma grand-mère. Elle était toujours la même sous la peau de l'âge. La vieillesse n'est qu'un vêtement qui çhange sans cesse. Cet habit ne fait pas le moi. Car le cœur, tant qu'il bat, ne vieillit pas. Après, ça regarde les autres. » by.revel@wanadoo.fr 
(https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1241, p21)

 

31/03/20  -  Dr Pelloux. « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux, les derniers jours des grands hommes» Avec son regard humaniste, le Dr Patrick Pelloux livre une riche série de chroniques sur les derniers jours de personnalités.

   On connaît Patrick Pelloux comme bouillonnant président de l'Association des médecins urgentistes de !'rance (AMUF), hospitalier expert habitué des plateaux télé et chroniqueur irrévérencieux (Siné Mensuel après Charlie Hebdo). On le connaît moins comme écrivain passionné d'histoire.

   On lit la vie, et surtout la mort, de Vincent Van Gogh qui tenta de se suicider à plusieurs reprises à une époque ou mettre fin à ses jours était puni. par la loi et ou· la psychiatrie se limitait à l'internement. Se tirant volontairement une balle dans le thorax, le peintre est soigné avec une bobine à induction, « une pratique aussi folle qu'irréaliste et totalement inutile qui consistait à envoyer au patient du courant électrique», écrit l'urgentiste. Et Verlaine, grand adepte du tourisme médical ! Tenon, Broussais, Bichat... « D'une certaine manière, écrit le Dr Pelloux avec malice, !'Assistance publique a contribué aux créations du maître de la poésie.»

   La Commune et les ambulances

La chronique la plus longue est celle qui personnalise la Commune de Paris, racontée par les archives de« l'AP », déjà située Avenue Victoria. On y voit se monter, au plus fort de l'insurrection, ce qu'on appelait des« ambulances», soit une centaine d'hôpitaux de campagne mobiles, placés au plus près des zones de cornbat où exerçaient les médecins et chirurgiens hospitaliers avec le soutien d'ordres religieux pour le relevage et le brancardage des blessés. « Ces ambulances marquent l'invention de l'adaptation d'un système de santé car si les lits de chirurgie dans les hôpitaux étaient fixes, l'AP pouvait multiplier le nombre d'ambulances autant que de besoin»,

   Pour le reste, famine, scorbut, typhoïde, insuffisances cardiaques, tuberculose et alcoolisme sont le lot quotidien des soignants parisiens. Mahomet, Marie-Antoinette, Félix Faure, Frida Kahlo ... La mort est éclectique chez l’écrivain Pelloux. Qui termine 300 pages par celle de son ami Charb, celui qui « n'aurait pas dû mourir à 47 ans» » « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux, les derniers jours des grands hommes», Patrick Pelloux, Robert Laffont, 333 pages, 20 €  -  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9821, p6)

 

24/02/20  - Maltraitance envers les personnes âgées : ce qu'il faut savoir.
 Familiale ou institutionnelle, la maltraitance peut concerner toutes formes de violences et de négligences envers une personne qui n'est pas en mesure de se protéger, en raison de son âge ou de son état physique ou psychique.  
      D’après
la Fédération 3977, la maltraitance envers les personnes âgées de plus de 60 ans a nettement progressée entre 2016 et 2018, avec une hausse constatée de 26 % de dossiers ouverts sur cette période.

      Parmi les actes pouvant être qualifiés de maltraitants, on distingue : 

- Les maltraitances physiques : coups, blessures, mauvaises manipulations. 

- Les maltraitances psychologiques : humiliation, insulte, cruauté mentale, harcèlement, menaces. Selon la Fédération 3977, les maltraitances psychologiques représentaient la forme de maltraitance la plus signalée chez les personnes âgées de 60 ans et plus en 2018 (27 %). 

- Les maltraitances médicales : excès ou privation de soins ou de médicaments, contentions abusives.
- Les maltraitances financières : vols, malversations... 17 % des maltraitances recensées chez les personnes âgées de 60 ans en 2018 étaient considérées comme des maltraitances financières. (…)   (
agevillage.com)

 

- 16/01/20  -  Accompagner une fin de vie à domicile. (Intéressant pour le médecin  le patient, et son entourage)

      Pour une éthique de la confiance au quotidien  -        Vers un encadrement du midazolam en ville. (…)

(https://www.lequotidiendumedecin.fr/, p9)  Voir aussi : (Le Monde.fr, Le journal du 11/01/20, Idées, p28)

 

 

Ci-dessus  - Les HUMAINS - LES ANCIENS  2

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Les différents régimes de protection
-  Le mandat de protection future est un contrat qui permet d’organiser à l’avance sa propre protection, en choisissant la personnes qui en sera chargée.  -  L’habilitation familiale permet à un proche de solliciter l’autorisation du juge pour représenter une personne qui ne peut pas manifester sa volonté. -  La sauvegarde de justice est une mesure de protection juridique de courte durée qui permet à un majeur d’être représenté pour certains actes. -  La curatelle est une mesure judiciaire destinée à protéger un majeur qui, sans être hors d’état d’agir lui-même, a besoin d’être conseillé ou contrôlé dans certains actes de la vie civile. -  La tutelle est une mesure judiciaire destinée à protéger un majeur et/ou tout ou partie de son patrimoine s’il n’est plus en état de veiller sur ses propres intérêts. Un tuteur le représente dans les actes de la vie civile. (La Croix, 08/10/2018, p3)