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LE GRAND AGE
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« Les Vieux » de Jacques BREL : (Ecoutez

(- 16/01/20  -  Accompagner une fin de vie à domicile. (Intéressant pour le médecin  le patient, et son entourage)

   Entre technique et éthique La mise en examen d'un généraliste pour avoir administré du midazolam à des patients en fin de vie a mis en lumière la délicate prise en charge de la fin de vie à domicile. Au-delà des défis matériels bien réels se posent aussi des questions éthiques spécifiques au domicile.

L’affaire du Dr Jean Méheut-Ferron pourrait être de celles qui font bouger le cadre de la fin de vie en France. En particulier à domicile, où la majorité des Français déclarent vouloir mourir, quand seulement un quart y décède vraiment.

Le Dr reconnaît avoir prescrit et fourni du midazolam à ses patients souffrant d'affections lourdes pour apaiser leurs souffrances. Sa femme, l'anesthésiste qui a prélevé des ampoules de midazolam dans la clinique où elle exerce, est mise en examen pour complicité et abus de confiance. Les marques de soutien ne se sont pas fait attendre. Le président de l'Union régionale des médecins libéraux de Normandie écrit fin 2019 à la ministre de la Santé Agnès Buzyn, avant que le Syndicat des médecins libéraux (SML) n'en appelle à des états généraux de la fin de vie et que la Fédération des médecins de France (FMF) lance une pétition signée par un millier de médecins qui reconnaissent avoir« au cours de leur vie professionnelle, accompagné des patients enfin de vie pour les aider à partir dignement sans souffrance, parfois au prix d'entorses aux règlements encours».

   Plaidoyer pour prescrire le midazolam en ville

Au cœur de cette défense organisée, se situe la question du midazolam. Essentiellement prescrit et administré à l'hôpital, y  compris dans le cadre d'une hospitalisation à domicile (HAD), ce sédatif est en théorie rétrocédable en ville depuis 2004 pour la prise en charge de la douleur chronique rebelle et des soins palliatifs. Mais dans les faits, rares sont les généralistes qui y recourent. Les libéraux demandent instamment aux autorités de renégocier les conditions de prescription de ce médicament en ville. « Il faut cesser de limiter le champ de prescription des généralistes», D'autant que« certains territoires ne sont pas couverts par l'HAD », « L’Hypnovel en soins primaires peut être utile», Plus largement, l'affaire interroge sur l'applicabilité de la loi Claeys Leonetti de 2016 hors institution.« Finir sa vie à domicile et notamment, pouvoir bénéficier d'une sédation profonde et continue jusqu'au décès, est un droit inscrit dans la loi, or cette promesse est de facto impossible à honorer », s'offusque Emmanuel Hirsch, professeur d'Éthique médicale à  l'université Paris-Saclay.

   Quelle collégialité à domicile?

La mise en œuvre de cette loi doit passer, au-delà de la résolution des problèmes techniques que sont la disponibilité des produits et la surveillance d'un patient sédaté, par une réflexion sur la décision médicale à domicile. Sa spécificité tient, analyse le Pr Hirsch, au fait que le généraliste connaît l'histoire de la personne et se place dans la continuité d'un soin. Que le malade peut oser lui demander ce qu'il ne demandera pas à un inconnu. Que le médecin est plus isolé qu'à l'hôpital pour organiser une procédure collégiale, imposée avant toute décision de sédation profonde et continue, tandis que la relation avec les proches est plus complexe. Il y a souvent un après avec la famille, note l’éthicien. « La démarche collégiale définie dans la loi de 2016 doit être adaptée à l'exercice au domicile, considère le Dr Olivier Mermet, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP). Il peut ne pas y avoir unité de temps et de lieu dans le dialogue entre tous les acteurs». Le deuxième avis médical peut être assuré par un médecin de réseau de soins palliatifs ou d'hospitalisation à domicile, selon les territoires, ou même un confrère du secteur, propose le généraliste. Les conclusions de ces échanges doivent être notées dans le dossier médical, précise-t-il.

Les acteurs du domicile aspirent à mieux anticiper les derniers moments, afin de garantir le respect des volontés du patient. « Nous devrions réfléchir à une consultation réservée à la.fin de vie entre le médecin traitant et le patient», suggère le Dr Vermesch
   Pour une éthique de la confiance au quotidien Au-delà de la fin de vie, le soin à domicile confronte médecins et patients à des problématiques éthiques concrètes et quotidiennes.

L'arrivée d'un lit médicalisé à domicile fait souvent l'objet de négociations, décrit la Dr Lisadie Fournier, médecin coordonnateur au sein de l'HAD de l'AP-HP. Des refus de soin peuvent se faire jour. La relation avec  des proches épuisés est délicate, l'insalubrité d'un logement peut heurter. « Nous devons concilier l'idéal du soignant et la volonté du patient, tenir un équilibre en protection et intrusion », résume-t-elle.

Les problématiques peuvent surgir dès le seuil du domicile.« Le chez soi n'est pas une chambre d'hôpital neutre. C'est un lieu chargé d'histoire, d'affect, de culture, de religion ...Parfois, la confrontation naît d'une demande d'ôter ses chaussures», explique la Dr Fournier. « Nous attendons des soignants du savoir être, de l'écoute et de l'échange, pour nouer une relation de confiance», témoigne Anne-Sophie Parisot, avocate spécialisée en droit du handicap, elle-même en situation de handicap. Car la vulnérabilité est partout: dans les soins qui doivent être individualisés, dans l'impossibilité de choisir les horaires de passage des intervenants, voire, les intervenants eux-mêmes, dans le fait d'être constamment l'objet d'un regard ou de n'avoir aucun interlocuteur vers qui se tourner en cas de problème. « L’exigence de confidentialité est bien rentrée dans les mœurs, mais le respect de la personne dans sa globalité est parfois oublié», regrette-t-elle. Comment cette éthique du quotidien s'acquiert-elle? « Mon groupe de parole ? Mes camarades du cabinet», répond le Dr Hamon, qui met aussi en avant son expérience. Les espaces éthiques régionaux, eux, s'intéressent de plus en plus au domicile, comme celui de Bretagne, au sein duquel s'est créé en 2017 Ethidom, un groupe de réflexion pluridisciplinaire dédié au domicile; celui d’Ile-de-France, qui a rédigé une charte spécifique en 2016; ou celui d'Occitanie, qui vient de publier tin guide sur l'éthique de la reconnaissance du proche aidant. Mais ces espaces restent méconnus des professionnels libéraux. Comme s'il restait à inventer des lieux de dialogue où patients, soignants quel que soit leur statut, aidants, et services puissent discuter. Coline Garré 

      Vers un encadrement du midazolam en ville.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué que ses services travailleront prochainement à « encadrer, sécuriser et garantir l'accès des patients en ambulatoire, aux spécialités prescrites hors AMM utilisées dans la sédation profonde et continue».

Ces travaux« seront articulés avec la finalisation de la recommandation de bonne pratique de la Haute Autorité de santé sur la prise en charge médicamenteuse en situation palliative», à venir, et avec le nouveau plan de développement des soins palliatifs et de l'accompagnement des patients en fin de vie, qui succédera au précédent plan national 2015-2018. (https://www.lequotidiendumedecin.fr/, p9)  Voir aussi : (Le Monde.fr, Le journal du 11/01/20, Idées, p28)

 

 

31/10/19  - Une mort sans impact dans un cimetière écologique.  Depuis le mois d’août, le cimetière parisien d’Ivry abrite une parcelle de terre dite "écologique" où les enterrements sont pratiqués de sorte à ce que les défunts laissent derrière eux l'impact le plus faible possible sur la planète.
Selon
une étude publiée en 2017 par la mairie de Paris, mettre un mort en terre contribue au relâchement de plus de 869 kg d'équivalent CO2, soit 3,6 fois plus que lors d'une crémation. C'est presque autant qu'un aller-retour Paris/New York. 

À Ivry, le bilan carbone de ces enterrements écologiques doit être le plus faible possible : objectif 100 % biodégradable. On n'y trouve donc aucune pierre tombale, et les cercueils - faits de bois ou de carton de provenance locale et sans vernis - sont inhumés en pleine terre, exemptés de caveau.

De plus, avant tout enterrement, les familles des défunts signent une charte d'engagement spécifiant notamment qu'aucune intervention de thanatopraxie n'a été pratiquée sur la dépouille. Ce processus de conservation et de préparation du corps avant l'enterrement nécessite une dizaine de litres en moyenne de produits aseptiques et stérilisants qui libèrent des dioxines lors de la crémation, ou s'infiltrent et polluent les sols et les eaux lors du processus de décomposition.  

Enfin, le défunt doit être vêtu de vêtements en fibres naturelles. (.linfodurable.fr)

15/07/19  -  Et si vous deveniez un arbre après votre mort ? Simple tendance ou réelle nécessité ? Depuis quelques années, l’idée de devenir un arbre après sa mort semble accueillir de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : la crémation et l’inhumation, les deux seuls rites funéraires autorisés en France, ne sont pas sans conséquence sur l’environnement. (https://www.linfodurable.fr/environnement/et-si-vous-deveniez-un-arbre-apres-votre-mort-12585)

 

11/07/19  -  6 % seulement des personnes dépendantes en Europe seraient en mesure de couvrir leurs dépenses de perte d’autonomie grâce à leur seul revenu (notamment leur pension de retraite).

 « L’impossibilité de faire face à ces dépenses n’est pas réduite à la partie la plus démunie de la population européenne mais à environ la moitié de la population », relève-t-il, concluant qu’« il n’y aura pas d’échappatoire à une forme de mutualisation ou de socialisation du risque dépendance ». (la-croix.com/)

 

 

Ci-dessus  - Les HUMAINS - LES ANCIENS  2

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Les différents régimes de protection
-  Le mandat de protection future est un contrat qui permet d’organiser à l’avance sa propre protection, en choisissant la personnes qui en sera chargée.  -  L’habilitation familiale permet à un proche de solliciter l’autorisation du juge pour représenter une personne qui ne peut pas manifester sa volonté. -  La sauvegarde de justice est une mesure de protection juridique de courte durée qui permet à un majeur d’être représenté pour certains actes. -  La curatelle est une mesure judiciaire destinée à protéger un majeur qui, sans être hors d’état d’agir lui-même, a besoin d’être conseillé ou contrôlé dans certains actes de la vie civile. -  La tutelle est une mesure judiciaire destinée à protéger un majeur et/ou tout ou partie de son patrimoine s’il n’est plus en état de veiller sur ses propres intérêts. Un tuteur le représente dans les actes de la vie civile. (La Croix, 08/10/2018, p3)