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LES LANGUES :  Arabe, Catalane, Française


()   L’ARABE
04/10/19  -  L'enseignement de la langue arabe* malmené dans les P.-O.

École. Les syndicats réagissent concernant la diminution des heures consacrées à /'enseignements de la langue arabe. C'est incompréhensible ! » peste !e professeur Abdelillah , évoquant le recul et I ’avenir fragilisé de la filière dans le département. (Au lycée Arago et au collège La Garrigole, une filière bilingue fonctionne). Acteur et artisan depuis 2004 de la mise en place d'un « cursus » linguistique arabe, avec des enseignements à Arago (presque 18h avec des groupes de niveau en seconde, première et terminale), à l'université et au lycée Maillol, il subit depuis la rentrée 2019 une réduction d'horaires (ramené à 12h au lycée Arago), dégradant la qualité de l'enseignement au lycée et à mettre en danger la filière bilingue à la Garrigole. « Et pourtant la demande ne cesse de grandir » ajoute-t-il.

Un enseignement utile et nécessaire, dans le cadre laïque et républicain

Chacun comprendra l'intérêt, pour les élèves, de consolider ou d'apprendre cette langue dans un cadre commun.

« Apprendre la langue, c'est aussi découvrir l'histoire, la géographie, la culture, les écrits, la poésie de pays et de peuples. C'est comprendre et s'ouvrir» rappelle monsieur Abdelillah. « Heureusement, les jeunes comprennent que les langues ne peuvent être réduites au rôle de marqueur identitaire, et qu'elles sont une clé de la réussite, un passeport pour la mobilité » écrit-il dans son document. Les syndicats présents ne disent pas autre chose. Ils soutiennent la démarche du professeur.

Marc Moliner, de la FSU précise : « L'enseignement de l'arabe laïque et public, on le défend. ici, ça ne repose que sur un seul collègue. Et il y a de la demande. Nous aurons besoin d'heures et d'enseignants à l'avenir, pour organiser les parcours, du CM! (Rousseau et D'alembert) au lycée. Il faut que ce soit sérieux et pérenne. Nous devons titulariser le collègue, remettre les heures nécessaires et recruter pour l'avenir ». Marc Anglaret, de Solidaires approuve : « Nous assistons à trois aberrations : pédagogique (groupes trop hétérogènes) ; statutaire : il est professeur et son statut est mis à mal , et politique : la laïcité va être affaiblie et les jeunes iront apprendre à la mosquée ». Des actions devraient suivre. Michel Marc  - 

*Rentrée 2017 en France: 567 élèves en école primaire, 11174 élèves en collèges et lycées (hors Mayotte), soit 1 élève sur 1000 au primaire et 2 sur 1000 au collège (bien moins que le russe ou le chinois). En 2018, trois postes ont été ouverts à l'agrégation et quatre au CAPES. L'arabe est la cinquième langue la plus parlée au monde.

 

LA CATALANE
23/10/19  -  Omnium cultural, « œuvre pour le développement de l'apprentissage de la langue catalane et du développement du catalan » a affirmé sa présidente Montserrat Planes-Biosca. « Omnium, a poursuivi Pere Manzanares, développe la formation à la langue pour les adultes dans 21 municipalités, des cours de catalan. Soit 37 classes avec des niveaux différents et un public divers : des retraités qui veulent retrouver leurs racines, des gens d'ici qui veulent reprendre le catalan, des gens venus de l'extérieur et veulent s'intégrer, par curiosité aussi, enfin des gens qui veulent apprendre pour suivre leurs enfants élèves de classes de catalan. La nouveauté cette année, ce sont des gens qui veulent apprendre le catalan pour leur travail. On a commencé à donner des cours pour les professionnels et les entreprises » La rentrée a été marquée par l'arrivée de nouveaux partenaires avec la Brasserie Milles le principal mécène de ['Omnium : l'USAP et Cinémaginaire. « Nous voulons diffuser plus de films en catalan sous-titré en français. C'est de plus un vecteur d'apprentissage pour les gens qui assistent aux cours». (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p6) 
25/09/19  -  Pour le CAPES de catalan J'ai appris tout récemment, avec stupeur, la décision du Ministère de l'Education nationale de ne pas ouvrir le CAPES de catalan pour la session 2020, seule langue impactée par ce choix! Décision tout à fait surprenante puisqu'elle intervient quelques jours après le lancement. de l'Office Public de la Langue Catalane ! En effet, ce concours existant depuis 27 ans a toujours été ouvert depuis 1992. Les besoins en enseignants de catalan sont avérés puisqu'une dizaine de collèges de notre département ne disposent toujours pas de professeur de catalan et ce, malgré les demandes des familles. L'annonce tardive de la non-ouverture du concours met donc en difficulté les études universitaires et les formations de catalan à l'Université de Perpignan. L'année universitaire a déjà repris et les étudiants de master MEEF qui avaient prévu de passer le CAPES de catalan se retrouvent donc dans une impasse. Il faut ajouter que cette décision est d'autant plus incompréhensible que les collectivités de la région catalane avec l'Université et l'Etat ont, le 4 septembre dernier, mis en œuvre officiellement le GIP Office Public de la Langue Catalane (OPLC) dont l'objet est précisément la promotion de la langue catalane. A cet effet, dès le 11 septembre 2019, j'ai sollicité le Ministre de l'Education nationale, Monsieur Blanquer, afin de lui exposer les attentes de très nombreuses personnes impliquées par ce choix et lui rappeler l'impact de cette décision pour notre département. Cette décision confirme, une fois de plus, l'abandon de notre territoire par nos instances parisiennes. François Calvet, Sénateur des P.O. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p2)

11/09/19  -  L’Office Public de la langue catalane peut débuter son activité. L'OPLC a pour principales missions la conception et la mise en œuvre d'une politique linguistique publique et concertée, le développement d'actions de diffusion de la langue et de la culture catalane ainsi que la mobilisation de moyens financiers pour développer la structure et son activité. Le plan d'actions 2019 a également été validé. Il comprend notamment la structuration de l'OPLC (recrutements, aménagement des locaux, structuration adrninistrative) et la conception du programme d'animations, de rencontres et d'activités pour l'année à venir. Pour mener à bien ses missions, le groupement disposera d'un budget, à son démarrage et sur douze mois d'activité, de 367 000 €, financé à parité par l'Etat la Région et le Département à hauteur de 100 000 €, ainsi que 37 000 € de l'Université de Perpignan, 25 000 € de la Ville de Perpignan, et 5 000 € du SIOCCAT.

Il a été acté que le groupement de l'OPLC serait présidé par Carole Delga, présidente de la Région, associée à Hermeline Malherbe, présidente déléguée, présidente du Département. Monsieur le préfet des Pyrénées-Orientales en sera le 1er vice-président et Annabelle Brunet, représentante de la Ville de Perpignan, sa 2° vice-présidente. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p6)

02/08/19  -  A la suite de cet article : https://www.franceinter.fr/histoire/connaissez-vous-les-langues-regionales-de-france#xtor=EPR-5-[Meilleur02082019] Madame PORTET a voulu préciser ::
« Il ne faudrait pas aller aussi vite avec la chronologie historique du catalan. Le catalan est né du bas-latin que parlaient les "colons" romains dans leur conquête et l'occupation des territoires de ce qui est aujourd'hui l'Empordà et l'ancien comté de Roussillon (y compris le Conflent et le Vallespir). C'est après qu'il s'est étendu dans les autres contrées: la Cerdagne et l'Andorre (où on a parlé basque jusqu'au VIII° siècle). Et, comme toutes les langues "romanes", et plus encore que les autres, il doit à peu près tout au latin et rien à des "hispanismes"! (Qu'est-ce que c'est que ces "suppositions" et surtout;: affirmations sans fondement puisque l'espagnol est une langue "ibéro-romane"!) Actuellement, il est vrai que, avec le fort cosmopolitisme de Barcelone, et l'apport important, dans le commerce, de ceux qu'ils appellent "les hispanistes" (les Sud-Américains de langue espagnole), et qui parlent, à Barcelona, un catalan "obligé", ce catalan-là n'est plus que de l'espagnol "traduit" en catalan et, malgré Pompeu FABRA et son catalan "grammaticalement" reconstitué, le catalan parlé dans la rue à Barcelona, n'est plus que de l'espagnol "traduit" (de jeunes barcelonaises stagiaires d'enseignement primaire en catalan que j'ai eues quelque temps près de moi, non seulement le reconnaissaient, mais le disaient ouvertement)  -     Reprenons le cours historique de la langue:  A Barcelona, "occupée" par les Arabes jusqu'en 801 (=prise de Barcelona par Louis le Pieux, 3° fils de Charlemagne, puis reprise quelque temps pour quelques années plus tard, le catalan ne s'y était installé que progressivement, ainsi que dans les terres de l'Ouest (LLeida).    Et, avec la conquête romaine (aux temps déjà de Rome en puissance) sur le littoral méditerranéen jusqu'à Valencia et Alicante, le catalan s'y est développé plus tôt qu'à Barcelona, puis avec les conquêtes de Jaume 1 el Conqueridor, XIII° siècle (fils de Marie de Montpellier, et qui était entouré de nobles septimans, le catalan, à Valence, s'est "métissé" de quelques mots occitans...    Finalement, le catalan le plus authentique, né en tout premier, est le catalan dit roussillonnais (et commun avec l'empourdanais jusqu'à  Gérone)   Aux Baléares, occupée longtemps par les Arabes, puis à Mallorca par les Anglais, ce sont les Roussillonnais qui y ont apporté leur catalan après le départ des Anglais. Quant a L'Alguer, le sarde n'a jamais été exclu et le catalan n'y est guère parlé que dans la capitale: Alguer.
   En France, le roussillonnais a été parlé, dans les villages, jusque il y a cinquante ans et continue à survivre, et fort bien, dans les activités littéraires.    Mais la France est la seule, en Europe, à s'entêter, par jacobinisme, à refuser de signer la charte des langues dites régionales…. 
Renada PORTET

 

-  LA FRANCAISE
-  21/10/19  - 
Dans son discours inaugural devant l'.Académie française, la philosophe et philologue Barbara Cassin, s'est élevée contre une défense de notre langue seulement soutenue par notre nationalisme. Elle souhaite que chacun d'entre nous parle bien les langues étrangères qu'il connaît. Elle réclame « une Europe résistante qui refuse de s'en tenir à cette langue de communication qu'est le global English » « Nous refusons, ajoute-t-elle, que nos langues (européennes) deviennent des dialectes». C'est une nouvelle défense du français. Elle ne doit pas être chauvine, mais positive, elle ne doit pas exclure les langues concurrentes et principalement l'anglais qui est devenu, admettons-le, un langage international hors pair. A travers la défense du français, Barbara Cassin nous propose, sans jamais le dire, une autre forme de communication entre les peuples. En effet, en restant très exigeant sur le respect de la grammaire et du vocabulaire, on élèvera le débat, on sera moins enclin à se fâcher, on sera plus incité à verser dans la subtilité. L’académicienne nous invite donc à sortir de notre coquille linguistique. Il n'y a pas que le français et les élèves du secondaire doivent s'engager dans l'acquisition d'au moins deux autres langues. Imaginez le bonheur de celui qui lit Shakespeare dans le texte ou Umberto Eco en italien.  (www.lequotidiendumedecin.fr , p16)