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 OPINIONS                   

(23/01/20  - Ce que peut la psychiatrie ·face à la radicalisation.  Si les médecins ne sauraient mettre quiconque hors d'état de nuire, ils peuvent aider à déminer les amalgames entre folie et crime et à comprendre des processus psychiques.    En 2016, l'inquiétude générale portait sur le départ des adolescents et des jeunes adultes en Syrie. Aujourd'hui, la France se préoccupe davantage des revenants, des sortants de prison, ou encore des loups solitaires.

   Déminer les amalgames : Quel est le lien entre radicalisation et troubles mentaux?

.«Les auditions font apparaître un fort consensus sur le fait que la radicalisation n'est pas un trouble mental et ne peut être majoritairement rattachée à une pathologie psychiatrique spécifique»

.« Elle est l'apparence que prend le délire, qui se conforme aux hantises du moment, explique le Pr Bot bol. Même quand certains tiennent des propos à connotation religieuse, cela ne s'inscrit pas dans un processus de radicalisation (.. .) ll y a des gens qui peuvent passer à l'acte en criant Allahou Akbar sans être djihadistes ». La pathologie peut désinhiber le patient, mais elle altère aussi le rapport à la réalité ... rendant peu probable l'association de malfaiteurs à visée terroriste.

Les troubles mentaux non généralisés (dépression, troubles de la personnalité, de la conduite, troubles anxieux, TDAH) se retrouvent, eux, chez les radicalisés de tout niveau. Mais comme un facteur de risque parmi d'autres.

   Que faire? Plus largement, les psychiatres réfutent tout rôle dans la prévention d'une éventuelle criminalité. Ils dénoncent d’ailleurs la création du fichier hospyweb, qui permet aux autorités de consulter des données à caractère personnel de patients suivis en soins sans consentement et de les croiser avec le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). « Ce n'est pas chez ces patients qu'on trouvera des fichés S », s'insurge le Pr Botbol.

L’analyse de la littérature laisse penser que ceux qui ont le plus de risque de passer à l'acte ne sont pas les plus idéologisés, mais plutôt des jeunes défavorisés au passif délinquant, en quête d'identification à un groupe.

   Aider à comprendre : En matière d'accompagnement, la FFP considère qu'il faut soigner les troubles mentaux généralisés d'un patient désigné comme radicalisé. Et soutenir les équipes pour que leur intervention ne soit pas perturbée par des considérations sécuritaires.

En dehors de ces pathologies, la psychiatrie peut intervenir dans les programmes de suivi des personnes, mais à la marge, aux côtés d'autres interventions éducatives, sociologiques, familiales ...

Enfin, la FFP considère que la psychiatrie a un rôle crucial pour aider à comprendre les processus psychopathologiques de la radicalisation, ou « ce qui se passe dans la tête d'une personne radicalisée»: réparation des difficultés de l'adolescence, problématiques identitaires, déséquilibre entre besoins narcissiques et réponses de l'environnement, déficit d'empathie (d'un point de vue cognitif). Sans oublier qu' « aucun de ces processus n'est spécifique à la radicalisation», qui doit être aussi éclairée par l'anthropologie et la sociologie. Coline Garré  - (www.lequotidiendumedecin.fr, le journal, p6)

 

 

30/11/19  -  « Les perspectives catastrophistes peuvent être de vrais aiguillons démocratiques»

   LUC SEMAL a notamment écrit « Face à l'effondrement. Militer â l'ombre des catastrophes » (PUF, 364 pages, 22 euros).

L'idée d'effondrement est présente en écologie politique depuis les années 1970, mais le changement climatique lui donne aujourd'hui une force médiatique inédite. Faut-il s'en réjouir ou le déplorer? Je ne sais pas s'il faut s'en réjouir. Mais, ce qui est sûr, c'est que l'euphémisation générale dans laquelle on baignait auparavant était un vrai problème. L'idée d'une conciliation possible entre croissance et environnement était un discours encore dominant il y a une dizaine d'années, qui a fait perdre beaucoup de temps dans l'élaboration d'un diagnostic plus exact. On est en train de comprendre que les horizons climatique et écologique s'assombrissent très vite et très fort, et c'est une bonne chose. Le retour de balancier, c'est que cette prise de conscience s'accompagne de discours parfois caricaturaux, où des hypothèses sont présentées comme des certitudes. Le terme d' « effondrement » a pour défaut de produire un effet de sidération car il est très monolithique: il écrase la question des rythmes, la question des différences de vulnérabilité et de réactivité des différentes sociétés... Il écrase la complexité des scénarios catastrophe qui peuvent nous attendre.

   Vous préférez parler de catastrophe plutôt que d'effondrement. Pour quelle raison?

«Catastrophe» est un terme qui s'inscrit davantage dans l'histoire de la Terre et de la vie, avec ses moments de rupture et de réorganisation radicale. Je crois vraiment que nous sommes face à une catastrophe à l'échelle des temps géologiques.

Mais les théories de l'effondrement, elles, sous-entendent que tout cela va être très brusque, très rapide - ce qui est moins évident et non dénué de risques. En insistant sur cette idée, on prépare en effet la réfutation de l'hypothèse catastrophiste si rien de spectaculaire ne s'est produit d'ici quelques années. C'est ce qui est arrivé dans les années 1970: certains discours ont exagéré l'imminence d'une famine à l'échelle globale, mais celle-ci n'a pas eu lieu et cela a contribué à décrédibiliser - à tort - l'ensemble des approches écologistes dans les années 1980.-J'y ai appris que les perspectives catastrophistes, de manière un peu contre-intuitive, peuvent être des aiguillons démocratiques. Une idée reçue circule beaucoup, qui est que le dérèglement climatique au nom de l'urgence, justifierait de suspendre l'État de droit, la démocratie et ses valeurs. Mon observation des milieux de la décroissance et des «  transition towns » un mouvement social lancé en 2005 par un professeur de permaculture britannique, Rob Hopkins, m’a convaincu  du contraire. un diagnostic lucide quant à l'état du monde peut amener à reposer les termes du débat démocratique, et à exiger une répartition plus équitable des efforts et des contraintes. Entre sobriété heureuse et désastres annoncés, il y a la place pour des démocraties écologiques, post pétrole et post croissance.
  
Vous évoquez dans un futur proche une « mosaïque de transitions en catastrophe». De quoi s'agit-il?

Dans un contexte où les températures vont augmenter et les énergies fossiles se raréfier, on peut prévoir quelques grandes tendances – difficultés d'accès aux ressources, événements météorologiques extrêmes, déplacements de populations. Mais toutes les sociétés n'y seront pas confrontées de la même manière ni au même moment. Nous nous dirigeons plutôt vers une mosaïque de transitions en catastrophe. «Mosaïque», car il y aura une diversité de réactions - plus ou moins démocratiques, plus ou moins autoritaires. « De transitions», parce qu'on va être contraint de sortir d'un modèle productiviste à bout de souffle. « En catastrophe », parce que cela nous placera dans des situations de dilemme: il va nous falloir faire des choix, mais sous forte pression, et avec des moyens en décroissance. On peut juger prioritaire de maintenir un système hospitalier fonctionnel, mais alors il faudra renoncer à d'autres choses - par exemple à l'avion. (Le Monde, p28)

 

07/11/19  -  La plus grave des maladies françaises n'est peut-être ni le chômage ni le pouvoir d'achat. Ce serait plutôt le recul de nos libertés. On voit des juges prendre des décisions iniques, de pseudo-journalistes raconter des bobards, des réseaux sociaux délirants et, last butnotleast, des formes d'ostracisme dictées par le politiquement correct. Tout cela, et c'est le fait le plus alarmant, dans l'indifférence générale.

   La philosophe Sylviane Agacinski, à la ville Mme Lionel Jospin, n'a pas pu donner une conférence à Bordeaux sous le prétexte ahurissant que ses dires n'étaient pas les bienvenus, dans un pays où les gilets jaunes ont ravagé les centres villes parce qu'ils étaient mécontents. Mohamed Sifaoui, excellent connaisseur de l'islam politique, a été privé des cours qu'il donnait à la Sorbonne alors qu'il ne représente qu'un danger, celui d'ouvrir les esprits à une réalité alarmante contre laquelle la société française doit lutter unanimement. Un juge de je ne sais où décide de ne pas appliquer une loi exigeant un plafonnement des indemnités de licenciement. Sans doute estime-t-il (Suite de la page d’accueil)  le texte illégal bien qu'il ait été adopté par le Parlement.

   Personne, à ce jour, n'a cru bon de dénoncer ces faits et encore moins de réclamer avec vigueur leur annulation. Tout se passe comme si des individus qui bénéficient d'une autorité par délégation prononçaient les sentences dictées par leur bon vouloir ou se croyaient les représentants d'une puissance occulte. Ainsi le débat politique, pourtant si houleux, est-il réglé par la pire des formes d'injustice: le déni de liberté adressé à la société française.

   (…) (www.lequotidiendumedecin.fr, p20) Le blog de Richard Liscia

04/06/19  - Michel Serres "Il y a une guerre mondiale entre l'humanité et la nature aujourd'hui" -

. (https://www.franceinter.fr/culture/il-y-a-une-guerre-mondiale-entre-l-humanite-et-la-nature-aujourd-hui-reecoutez-michel-serres)

 

Homosexualité  -  Jiddu Krishnamurti  -  Pierre Rabhi  -  La religion   -  Baruch Spinoza  -  Michel Tarrier  - 

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-  07/04/15  A propos de la mort du sénateur Jean Germain :  Le 22/11/1936, Léon Blum déclara aux obsèques de Roger Salengro : "Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie. Une fois versé, il continue d'agir quoiqu'on fasse dans le cerveau des indifférents, des hommes de la rue comme dans le cœur de la victime. Il pervertit l'opinion, car depuis que s'est propagée, chez nous, la presse de scandale, vous sentez se développer dans l'opinion un goût du scandale. Tous les traits infamants sont soigneusement recueillis et avidement colportés. On juge superflu de vérifier, de contrôler, en dépit de l'absurdité parfois criante. On écoute et on répète sans se rendre compte que la curiosité et le bavardage touchent de bien près à la médisance, que la médisance touche de bien près à la calomnie et que celui qui publie ainsi la calomnie devient un complice involontaire du calomniateur"
- On peut ajouter peut-être que la médisance réduit une personne à un aspect particulier parce que l’on n’aime pas celui-ci, comme si on était soi-même irréprochable, et que cet aspect est censé résumer la totalité de cette personne !