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 OPINIONS                   

()  -  04/04/19  -  Intervention de Pablo Servigne, chercheur indépendant, à l’occasion de la Déclaration de rébellion contre l’anéantissement du vivant. Cet événement a été organisé par l’organisation de désobéissance civile Extinction Rébellion, le 24 mars 2019 à la Place de la Bourse à Paris.

« Alors on va pas la faire longue, vous connaissez tous les chiffres. En fait il y a une incompatibilité radicale entre notre système économique et politique, et la biosphère. L’un ou l’autre doit mourir. Si on continue la trajectoire, s’est grillé et tout peut dégénérer dans ce qu’on pourrait appeler un effondrement, mais si de l’autre côté, on laisse les énergies fossiles dans les sous-sols, c’est de toute façon la fin du monde tel que nous le connaissons, et quelle que soit l’alternative, en fait c’est pour nous, c’est pour les générations présentes, c’est pas pour les générations futures, et on est pris dans les paradoxes. On vit un temps où les enfants sont plus adultes que certains adultes. On vit un temps où il faut détruire notre mode de vie (SUITE de la page d’accueil) pour rester en vie. On vit un temps où il faut arriver à croire à la force des communs quand on se prend la force publique dans la figure. On vit un temps où il faut prendre le temps de réfléchir, et de délibérer dans l’urgence, alors personnellement j’ai peur, et j’ai jamais cherché à faire peur, mais il est temps de se rendre compte que ce ne sont pas les discours qui font peur, ce sont les faits, ce sont les catastrophes. Comment vous voulez informer votre voisin d’immeuble qu’il y a le feu sans parler du feu ? …et c’est normal d’avoir peur. La peur, elle permet d’alerter, mais elle ne permet pas vraiment de passer à l’action, mais elle a une qualité la peur, c’est qu’elle montre le chemin du courage, et le courage, étymologiquement parlant, ça vient du cœur. On a besoin d’aller dans le cœur. La peur appelle le courage, il ne faut pas attendre l’espoir. Il faut passer à l’action. Et c’est ensemble dans l’action que viendra l’espoir. A propos de la peur d’ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais elle est en train de changer de camp. Et j’aime bien réciter Greta Thunberg, la jeune Greta qui disait à Davos : “Je ne veux pas de votre espoir, je veux que vous que vous paniquiez, et là on est sur le bon chemin.
   En fait, il est aussi normal de ressentir de la colère et de la tristesse. Quand on ressent de l’injustice, quand on perd ce à quoi on tient, la tristesse et la peine sont importantes, elles sont à la hauteur de l’amour que l’on porte, et que l’on portait aux choses qui disparaissent. Que ce soit les oiseaux, les poissons, les écosystèmes, des humains, peu importe.
Et maintenant il est temps aussi de pleurer. Il est temps d’aller au fond, de toucher le fond, de toucher le désespoir. Ce désespoir qui anime beaucoup de jeunes en ce moment dans les rues, et on en a besoin pour pouvoir aller de l’avant, pour pouvoir tourner la page, la tristesse et la peine, les larmes, ça sert à tourner la page. Et pour aller de l’avant, c’est aussi aller vers la joie, vers l’excitation, et aussi vers la rage. La rage d’être ensemble et de construire. La rage de vivre ensemble cette tragédie, et c’est dans l’adversité que se soudent les groupes, et que les fraternités naissent, et si vous le croyez pas, allez demander aux vétérans de guerre, et comme le dit le rappeur Kery James : “C’est pas avec les larmes que tu éteins l’incendie”.
  
Il est grand temps maintenant de s’organiser, bien sûr il est trop tard pour beaucoup de choses, mais il est toujours temps de s’y mettre, et quand on détruit ta maison, quand on blesse, ou on tue tes frères et tes sœurs, tu ne te laisses pas faire, tu te rebelles. Nous sommes en guerre. Et l’ennemi est partout. Il est aussi bien au G7, dans les multinationales, dans l’administration, mais il est aussi dans les foyers, et il est en nous. Il est en nous. Et le courage, c’est d’aller combattre ces individus, et ses structures toxiques pour la société et pour la planète, mais le courage, c’est aussi d’aller trouver et affronter nos propres ombres. Et la lâcheté, c’est de ne pas les voir, de les mettre sous le tapis, de se réfugier derrière les autres, ou derrière le système. La lâcheté, c’est de mettre le profit avant la vie, la journée au boulot et le soir d’aller embrasser ses enfants. La lâcheté, c’est de déclarer comme le faisait un PDG d’une entreprise d’assurance : “Nous n’assurerons pas un monde à +4 degrés.” Mais dit papa, pourquoi les anciens n’ont pas assuré? Nous vivons les dernières fenêtres d’action climatique. Il est déjà beaucoup trop tard pour certaines espèces. Pour des populations d’être vivants qui sont là, qui nous regardent, qui tiennent à nous. Nous avons des liens très forts avec eux. Ils nous attendent et ils nous écoutent. Nous sommes la dernière génération à choisir de s’autodétruire ou pas. Et tous ces mouvements, ces marches pour le climat,  ces Gilets Jaunes, ou même nous, Extinction Rebellion, tout ça c’est pas prêt de s’arrêter! Ça peut converger, ça peut converger, et ça ne doit pas s’arrêter. Bien sûr on nous fera porter le chapeau. On va nous criminaliser, et nous devons nous former. Nous devons rester ensemble, intelligents, sensibles, soudés, et à l’écoute. Nous sommes un mouvement de légitime défense, et comme le dit Paul Hawken, un activiste américain : “Nous sommes le système immunitaire de Gaïa qui se réveille. Derrière nous, il y a une longue tradition de désobéissance civile. Nous ne sommes pas les premiers, mais nous serons peut-être les derniers ». Merci. » (https://www.pressenza.com/fr/2019/04/intervention-de-pablo-servigne-chercheur-independant-a-loccasion-de-la-declaration-de-rebellion-contre-laneantissement-du-vivant/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+pressenza%2FAFhJ+%28Nouvelles+de+Pressenza+IPA+en+fran%C3%A7ais%29)

13/03/19  -  « En insérant au milieu de la tribune un titre "le droit international n'autorise pas l'indépendance de la Catalogne", le Monde présente comme une vérité juridique le point de vue controversé publié le 2 octobre 2017 par le juriste franco-espagnol Jacobo Rios Rodriguez (signé deux fois par le même maître de conférence en droit public de l'Université de Perpignan) : celui-ci place l'indivisibilité des Etats-Nations au-dessus du droit à l'autodétermination, subordonné à l'acceptation de l'Etat central.

   Il suffit de regarder l'évolution de la carte des Etats en Europe depuis 1848 pour constater que bien des découpages et des annexions se sont faits sans être préalablement autorisés par le droit international et sans l'aval des Etats amputés.
   Pour ma part je considère dangereux pour un monde plus juste les illusions des indépendantismes souverainistes mais les dirigeants et institutions hypercentralistes des grands Etats Nations comme l'Espagne ont transformé des autonomistes modérés et pro-européens en indépendantistes là où il fallait avancer dans une démocratie de plus en plus fédéraliste partant des quartiers urbains et des pays ruraux en passant par des régions non régentées par leurs métropoles et qui n'auraient pas moins de poids dans les institutions européennes que les petits Etats en capacité aujourd'hui de bloquer des décisions nécessitant l'unanimité des Etats Nations ; il faut transcender les frontières étatiques actuelles qui entravent les personnalités collectives linguistiques et culturelles, (...) Joan-Loís Escafit – Besièrs (La Semaine du Roussillon, Courrier des Lecteurs, p2)

 

-  21/02/19  -  « Le président de la République a justement dénoncé une résurgence de l’antisémitisme « inédite depuis la seconde guerre mondiale » Il a annoncé la mise en œuvre prochaine par la France de la définition de l’antisémitisme à laquelle œuvre l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. Cette définition implique des dispositions qui définissent comme « antisémite » le fait de tenir collectivement les personnes de confession juive pour responsables des actions de l’Etat d’Israël ou le fait de nier le droit à l’autodétermination des juifs. Une telle acception de la notion d’antisémitisme avait été endossée en décembre par la France avec ses partenaires européens. M. Macron a répété que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ». (On verra quelle interprétation sera faite de cette loi concernant les justes critiques que l’on peut faire au gouvernement d’Israël à propos de sa politique vis-à-vis des Palestiniens). (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/20/macron-attendu-au-diner-du-crif-pour-des-decisions-fortes-contre-l-antisemitisme_5425991_3224.html)

-  21/01/19  -  Oxfam : « Les inégalités entre riches et pauvres sont un choix politique » Quand les multinationales et les grandes fortunes ne payent pas leur juste part d’impôt, elles privent les États de ressources pour financer les services publics essentiels, comme la santé ou l’éducation. Les gouvernements doivent agir contre les inégalités avec des mesures de justice fiscale. (http://m0.libe.com/pointer/2019/01/20/RAPPORT_Davos_Oxfam_210119.pdf)

 

 

-  01/01/19  -  « Nous devons remettre en cause certains dogmes du capitalisme mondial »   Face à la montée des populismes, Olivier Blanchard, l’ancien chef économiste du FMI et économiste au Peterson Institute à Washington propose de remettre à plat la liberté totale du commerce international et la libre circulation intégrale des capitaux. À ses yeux, il existe aussi beaucoup de leviers d’action au plan national, que ce soit la prime d’activité ou les politiques d’éducation ou de formation professionnelle.
==  La Croix : Les régimes populistes se multiplient partout dans le monde, ainsi que les protestations sociales type gilets jaunes en France… Sommes-nous toujours en train de payer la facture de la crise financière de 2008 et de ses séquelles, avec un fossé accru entre les plus modestes, tandis que les plus riches ont préservé leurs intérêts ? Faut-il ainsi y voir une « trahison des élites » ?

Olivier Blanchard (O.B.) : Il y a certainement des comportements égoïstes, des gens très riches qui veulent conserver leurs avantages et des entreprises qui font en sorte de payer le moins d’impôts possible. Mais je ne pense pas qu’il y ait une « trahison des élites » comme on l’entend parfois. Au niveau politique, la plupart des élus et responsables essaient de faire ce qu’ils estiment être bénéfique pour la population.  Mais les problèmes à résoudre sont très complexes et les contraintes très nombreuses. Il est donc très difficile d’y apporter les bonnes réponses, et les bonnes réponses sont souvent difficiles à vendre. Par exemple, il est évident qu’une hausse du smic serait désirable du point de vue de la redistribution des revenus, mais on sait qu’à un certain point, cela va détruire des emplois. Le bon équilibre entre salaire minimum et prime d’activité est difficile à trouver.  De même, il est souhaitable de redistribuer davantage, mais dans un pays où le poids de l’État dépasse déjà la moitié du PIB, on atteint les limites de l’exercice. Si on veut plus de redistribution, il faut trouver de l’argent quelque part. (…)  (https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Nous-devons-remettre-cause-certains-dogmes-capitalisme-mondial-2018-12-19-1200990540)

 

 

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-  07/04/2015  A propos de la mort du sénateur Jean Germain :  Le 22/11/1936, Léon Blum déclara aux obsèques de Roger Salengro :
"Il n'y a pas d'antidote contre le poison de la calomnie. Une fois versé, il continue d'agir quoiqu'on fasse dans le cerveau des indifférents, des hommes de la rue comme dans le cœur de la victime. Il pervertit l'opinion, car depuis que s'est propagée, chez nous, la presse de scandale, vous sentez se développer dans l'opinion un goût du scandale. Tous les traits infamants sont soigneusement recueillis et avidement colportés. On juge superflu de vérifier, de contrôler, en dépit de l'absurdité parfois criante. On écoute et on répète sans se rendre compte que la curiosité et le bavardage touchent de bien près à la médisance, que la médisance touche de bien près à la calomnie et que celui qui publie ainsi la calomnie devient un complice involontaire du calomniateur"
- On peut ajouter peut-être que la médisance réduit une personne à un aspect particulier parce que l’on n’aime pas celui-ci, comme si on était soi-même irréprochable, et que cet aspect est  censé résumer la totalité de cette personne !