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(15/02/20  -  L'allemand dégenré fait polémique. Publié en. Décembre 2019, le document a pour titre Guide pour une langue sensible à la question du genre dans la cité hanséatique de Lübeck. Sur douze pages, il détaille les nouvelles règles qu'il est conseillé d'appliquer dans les documents édités par une municipalité qui « veut parler à tous, femmes, hommes ou personne qui se définissent ni comme femmes ni comme hommes», ainsi que l'écrivent, dans l'avant-propos, le maire social-démocrate de cette ville du nord de !'.Allemagne, Jan Lindenau (SPD), et sa déléguée chargée des questions d'égalité, Elke Sasse.

   Ces règles peuvent se regrouper en cinq catégories principales. 1. Systématisation de l'écriture inclusive au moyen du « double point» . 2. Utilisation de périphrases «dégenrées» comme «une personne employée» au lieu de «un-e employé-e»). 3. Emploi de « notions neutres» 4. Bannissement des formules « Cher monsieur, Chère madame» en début de lettre au profit des seuls prénom et nom. 5. Abrogation d'expressions imagées véhiculant des «clichés » Sans surprise, ces nouvelles règles ont fait bondir. (…)

   Les batailles linguistiques en faveur de l'égalité des sexes sont une histoire ancienne outre-Rhin. Avant la France, dès les années 1990, !'.Allemagne s'est familiarisée avec les-subtilités de l'écriture inclusive et l'usage du féminin à côté du masculin, comme dans l'expression « Bürgerinnen und Bürger» ( « citayennes et citoyens»), que même les élus les plus réactionnaires ont fini par intégrer.

   Récemment, le débat a été relancé avec l'adoption, fin 2018, d'une loi reconnaissant l'existence d'un « troisième sexe». S'inspirant de ce texte, qui aux catégories « masculin » et « féminin » en ajoute une troisième («divers») sur les certificats de naissance et les documents administratifs, une poignée de municipalités allemandes ont décidé de publier des « recommandations » pour inciter leurs services à utiliser une langue «dégenrée».

THOMAS WIEDER -  (https://www.lemonde.fr/, le journal n°23359, p31)

 

 

-  (30/01/20)  -  la Trans-identité n'est plus considérée comme une pathologie psychique. Transexués, trans ou intergenre, bi, tri ou a-genre, MtoF (male to female}, FtoM ... la Trans identité bouleverse les catégories traditionnelles. Alors que la 11è version de la Classification internationale des maladies (CIM) sort l'incongruence de genre des troubles mentaux pour la classer dans le chapitre sur la santé sexuelle, les psychiatres ont repensé leur rôle au congrès de !'Encéphale, le 22/01.    Cette « dépathologisation » s'inscrit dans un mouvement de fond. « On est passé d'une approche biomédicale à l'écoute d'une plainte, la dysphorie »

      Face à une demande de transition, avec ou sans réassignation hormonale et/ou chirurgicale, « le psychiatre doit poser un pronostic: évaluer les ressources et les fragilités de la personne pour adapter le parcours à sa singularité»,

   Chez les personnes avec un vécu d'incongruence de genre, les quelques études existantes démontrent une prévalence accrue de troubles dépressifs caractérisés (qui concerneraient plus de la moitié d'entre elles dans leur vie), de troubles anxieux (5 à 36 %), troubles liés à l'usage de substance psychoactives (15 à 29 %), stress post-traumatique (40 %), troubles dissociatifs (30 %), troubles du comportement  alimentaire, ou de conduites d’automutilation. Il n'existe en revanche pas de données en faveur d'une augmentation des troubles de la personnalité, psychotiques ou bipolaires, souligne le Dr Souiller.

   La surmortalité par suicide serait 19 fois plus importante chez les personnes présentant une dysphorie de genre qu'en population générale. Plus de la moitié d’entre-elles auraient des idées suicidaires, et 29 à 48 % auraient fait une tentative de suicide au cours de leur vie.

   Et d'avancer, comme hypothèse explicative, le stress des minorités de genre : ce concept propose des facteurs de risque à prendre en compte, extérieurs (violences subies multiformes, y compris dans l'intimité, harcèlement, discrimination dans l'accès aux soins) comme intérieurs (intériorisation, stratégie de dissimulation).

   Les médecins doivent aussi avoir en tête la co-occurrence entre troubles du spectre autistique (TSA) et dysphorie de genre, de plus en plus explorée. « il y aurait entre 4 à 17 fois plus de traits autistiques chez les trans qu'en population générale, ce qui impose d’adapter la prise en charge», considère le Dr Souiller.

   A contrario, les facteurs protecteurs à valoriser sont le soutien relationnel (famille, amis, communauté) et la possibilité d'une transition et l'accès à la réassignation hormonochirurgicale. Inventer des prises en charge. Au-delà du dépistage et du pronostic, l'accompagnement des personnes trans ne manque pas de questionner une médecine fondée sur la binarité homme/femme. « La diversité des identités au sein de la minorité trans est très grande, les demandes médicales sont très variables, or il n'y a pas de parcours de soins».

      Une telle diversité appelle donc plus que jamais à une pluridisciplinarité des accompagnements, croisant les approches anthropologiques, sociales et éthiques. Les psychiatres demandent fa remise à jour des recommandations de la Haute Autorité de santé et des parcours de soins respectueux de l'autonomie des personnes. Coline Garré (www.lequotidiendumedecin.fr, Le journal n° 9804, p6)

 

 

02/12/19  -  Pansexuel ! Peut-on aimer quelqu'un sans se préoccuper de son genre, de son sexe? Jusqu'à récemment, encore, cette idée était disqualifiée au nom de la sacro-sainte altérité (laquelle ne prenait qu'une forme: celle des organes génitaux, au · détriment de l'âge, de la culture ou du milieu social). ·

Aujourd'hui, la légitimité de la catégorisation strictement génitale du monde a du plomb dans l'aile. D'où la montée en puissance des pansexuels, qui désirent et tombent amoureux d'êtres humains hommes, femmes, trans, intersexes ou androgynes. Sans distinction. Pour eux, les catégories homme ou femme sont hors sujet. C'est ce qui les différencie des bisexuels. Cette tendance, trop récente pour figurer dans les statistiques officielles, compte quelques célèbres fers de lance: Christine and the Queens, Miley Cyrus, Sia, ou encore Janelle Monae. Plutôt des chanteuses, donc . Et plutôt des femmes. Sans doute parce que les femmes ont plus intérêt que les hommes à balancer le genre aux orties.

   Quoi qu'il en soit, cette proclamation d'un désir indistinct génère une certaine suspicion. Aimer hors genre serait la marque, soit d'une naïveté juvénile (Peter Pan, coincé dans le monde asexué de l'enfance), soit d'un esprit pervers, incarné par le dieu Pan (mi-homme mi- bouc, accompagné de ses délicieux satyres). Sans surprise, le christianisme a vite associé Pan à la figure du démon. Sommes-nous prêts, aujourd'hui, à dé diaboliser la pansexualité?

A voir. Car Pan n'est pas seulement le dieu des troupeaux. Il est aussi celui de la foule, et des foules qui deviennent folles. C'est de là que vient le mot« panique». Pansexuels, panique morale: pour trouver l'origine des maux, ne jamais négliger l'origine des mots. (https://www.lemonde.fr/, L’Epoque, p5)

 

26/11/19  -  Le documentaire « Homothérapies, conversion forcée » diffusé ce  26 novembre sur Arte, est à la fois important et dérangeant: il met un coup de projecteur sur des pratiques abusives qui se poursuivent depuis une quarantaine d'années et il interroge la conception que chaque chrétien a de l'homosexualité. Menée en France, en Allemagne, en Suisse, aux États-Unis et en Pologne, l'enquête s'intéresse aux« thérapies » visant à« convertir» les personnes homosexuelles à l'hétérosexualité ou, à défaut, les amener à choisir la continence.

Non exempt de parti pris, ce documentaire fait s'exprimer longuement des responsables américains de ces «thérapies»: Andrew Comiskey, fondateur en 1980 de l'association évangélique Desert Stream Living Waters; l'évangélique Richard Cohen; et Alan Chambers, qui a dirigé Exodus International pendant vingt ans et qui admet désormais «l'absurdité» de vouloir« guérir» l'homosexualité. Il donne surtout à entendre les témoignages douloureux de quelques adultes, issus de milieux évangéliques ou catholiques conservateurs, qui assument aujourd'hui leur homosexualité mais qui regrettent d'avoir tant souffert de honte du fait de leur orientation sexuelle. (La Croix, p19)

 

23/10/19  -  En cette rentrée 2019, alors que les travaux de révision des lois de bioéthique n’en finissent pas de commencer, alors que les opposant·e·s à la PMA pour toutes, descendant·e·s légitimes des opposant·e·s au mariage pour tou·te·s, fourbissent leurs armes et leurs slogans pour un automne de mobilisation, France Inter s’engage aux côtés de la communauté LGBTQI+ avec son nouveau podcast natif Intérieur Queer. (.franceinter.fr)

 

23/10/19  -  Dans les quartiers, il est parfois impossible de faire son coming out... Sofiane, 21 ans nous raconte son expérience. VIDEO  -   (france.tv)

 

16/09/19  -  Homophobie. La Ligue de football professionnel, les représentants des supporters et les associations de lutte contre l’homophobie se sont réunis pour trouver une solution, et permettre la reprise du championnat de France de football, après que plusieurs rencontres ont été interrompues en raison de chants ou de banderoles homophobes.

Mais le débat demeure, qui consiste à discuter ce qui caractérise une insulte homophobe, certains arguant que ces injures ont perdu leur sens à force d’être employées, devenant des banalités détachées de leur étymologie. 

Pour le philosophe Didier Eribon, auteur d’une Réflexion sur la question gay (Fayard, 1999 ; nouvelle éd. Flammarion, 2012), au contraire, l’injure homophobe est bien une structure d’assujettissement. « L’insulte est un verdict, écrit-il. À la fois arraisonnement et dépossession », toujours personnelle et collective, elle fonctionne comme une action, qui réifie celui qui en est la cible : « La “nomination” produit une prise de conscience de soi-même comme un “autre” que les autres transforment en “objet” ». (…)  (Philosophie magazine webmaster@philomag.com)

 

 

HOMOSEXUALITE  et  HOMOPHOBIE                 

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