Haut de Page       Accueil

(04/06/20  -  Homosexualité : une loi pour interdire les "thérapies de conversion"

Une députée a déposé un projet de loi pour proscrire les "thérapies" de conversion en France. Les promoteurs de ces pratiques considèrent l’homosexualité comme une maladie et prétendent pouvoir changer l’orientation sexuelle.    

Interdire les "thérapies de conversion". C’est l’objet de la proposition de loi que la députée LREM Laurence Vanceunebrock a déposée le 3 juin. Ces thérapies sont des pratiques qui prétendent transformer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne.
  
Pour le moment, le texte ne possède pas encore de "date d'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale", a-t-elle précisé, à cause d’un "calendrier" parlementaire bouleversé par le coronavirus. "Mais je vais mettre la pression", assure-t-elle, en espérant un examen début 2021. (allodocteurs.fr)

24/04/20  -  Alors que seulement 22% des victimes de LGBT-phobies portent plainte (chiffres de l’Ifop pour la délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT), cette application doit permettre de faciliter le signalement des actes LGBT-phobes quels qu’ils soient : insultes, violences physiques, et violences intrafamiliales. Une fois le signalement effectué, la victime sera orientée vers les interlocuteurs appropriés (police, association...).
L'application est d'abord disponible pour Android sur Google Play et est en cours de validation pour iOS sur l'App Store. Ces violences sont particulièrement inquiétantes en cette période de confinement notamment pour
des jeunes LGBT qui habitent chez leurs parents ou qui ont dû retourner chez eux. Depuis le début du confinement, la fondation Le Refuge, qui accueille et accompagne des jeunes LGBT, est submergée par les appels et notamment les appels d’urgence, cinq fois plus nombreux qu’en temps normal.
  
Des jeunes mis à la porte par leur famille
Au bout du fil, il y a des jeunes en souffrance, qui n’ont nulle part où aller ou qui doivent subir 24h/24 l’homophobie de leurs proches. Certains appellent pour trouver en urgence un hébergement. Le Refuge doit gérer en ce moment un cas par jour de jeune mis à la porte par ses parents en raison de son orientation sexuelle. D’autres ont seulement besoin de parler, d’évacuer la pression. Les bénévoles de la ligne d’écoute passent depuis un mois entre 6 heures et 8 heures par jour au téléphone. Une cellule de crise a aussi été mise en place pour prendre des nouvelles des 280 jeunes qui étaient déjà pris en charge par Le Refuge avant le début du confinement. 90 bénévoles sont spécialement mobilisés pour les écouter, et les aider financièrement en cas de besoin  (francetvinfo.fr)

20/04/20  -  Voyez "Un Chant d’amour" de Jean Genet, et vibrez à la sensuelle image du sexe entre quatre murs. Lucile Commeaux vous propose de partager les délices du seul et unique film de Jean Genet, hautement érotique et étrangement adapté à la situation confinée.

   A n’en pas douter, les mois qui viendront verront fleurir dans les journaux et les librairies pléthore d’études sur le sexe en temps confiné, et sur son évident corollaire : la masturbation. Le sexe tout seul, et ce qu’il met en branle, n’a sans doute jamais été aussi poétique et désirable que dans Un Chant d’amour de Jean Genet. C’est le seul film de son auteur - dont on sait pourtant qu’il a écrit ou tenté d’écrire plusieurs scénarios -, vingt-cinq minutes muettes tournées et montées en 1950, en noir et blanc. On y découvre une galerie d’hommes radicalement confinés en prison, vivant chacun singulièrement avec son sexe sous la contrainte de l’isolement forcé. L’un semble désespérément amoureux de son voisin, et imprime à son visage ultra-expressif des masques d’intense désir et de frustration douloureuse. Un autre danse seul dans le petit espace de sa carrée, mains dans les poches, muscles saillants, hanches souples. Un autre encore prostré sur sa paillasse, exhibe son sexe dans un accès de folie, ou de jeu. Un maton voyeur et inquiétant les observe, dont l’arme est aussi un phallus.
   En 1950 le film n’est pas sorti. Jean Genet a alors quarante ans, il a passé plusieurs années en prison, où il a écrit Notre-Dame des Fleurs, son chef d’œuvre publié en 1943. Il y campe le milieu homosexuel et voyou parisien, avec lequel
Un Chant d’amour partage tout un attirail de motifs érotiques - braguettes gonflées, clopes sensuelles et poches trouées -, et dans lequel il a aussi trouvé ses acteurs, entre autres un danseur de cabaret montmartrois et un jeune coiffeur tunisien, souteneur notoire. Le film circule pendant plus de vingt ans sous le manteau comme un objet pornographique, et dans certains réseaux du cinéma expérimental, de Paris à New York. Jonas Mekas, figure de la cinéphilie underground décédé en 2019, a souvent raconté qu’il fut arrêté et passé à tabac pour avoir tenté de projeter Un Chant d’amour au milieu des années soixante.
   En 1975, le film atterrit dans le circuit du Centre National du Cinéma, qui autorise sa distribution mais l’assortit d’une interdiction aux moins de seize ans.
Un Chant d’amour n’est pas un film pornographique au sens où l’image n’en est pas crue, même si le corps s’exhibe tout à fait et que le sexe masculin en est le point focal absolu, là où doit couler le regard du spectateur à chaque plan : tendu sous la toile d’un pantalon, flasque dans la main, brandi contre un mur épais, tout y est organique et sensuel. Une scène surtout pénètre la mémoire comme un éclat érotique sublime : un homme enfile doucement dans la paroi trouée un fin fétu de paille tiré de sa couche pour souffler à même la bouche de son voisin la fumée d’une cigarette clandestine.
   Le noir et blanc sculpte amoureusement la matière en reliefs profondément désirables - muscles qui saillent et rugosité de la chaux autour. La photographie signée Jean Cocteau et Jacques Natteau envisage le mou et le dur, la contrainte et le désir, le dedans et le dehors, comme des paramètres réversibles.

Comme dans le théâtre de Genet, comme dans ses romans, le désir est un principe narratif dynamique qui circule sans cesse, et les fantasmes s’emboîtent jusqu’à ignorer la primeur du regard. Lorsque le film s’achève, on ne sait finalement pas qui de ces quelques hommes a fantasmé qui et a profité de qui. Sublime manière d’abolir dans un vertige sensuel les rapports de domination et de retourner les rapports de force, qu’ils soient de classe (maton/détenu) ou de sexe (“mac”/”tante”).
   Mais qu’on ne s’y trompe pas, le film n’est pas un dispositif d’esthète, il est bouleversant dans sa naïveté, et sa gaucherie même. Il y a chez Genet, dans sa manière d’aborder l’histoire d’amour, au cinéma comme dans les livres, une détermination à assumer le lyrisme toc jusqu’au cliché de fille, ainsi de cette couronne de fleurs balancée entre deux lucarnes à l’orée du film. L’auteur comme le cinéaste n’est pas à distance, mais bouche à bouche avec sa propre écriture et ses personnages. C’est toute la singularité de l’énonciation dans
Notre-Dame des Fleurs, dont le télescopage de la fiction avec le présent confiné de l’écriture est un collage sensuel, celui du fantasme pur. Dans ce fonctionnement masturbatoire de la création exulte une vérité profonde, une vérité qui excède celle de la biographie, de l’époque, et du genre. Un Chant d’amour crie le sexe burlesque, magnifique et nécessaire de chambre en chambre, de confiné en confiné, et son écho nous arrive, intact.
Un Chant d'amour, de Jean Genet est disponible sur la plateforme Viméo. (.franceculture.fr)

09/03/20  -  PMA pour toutes.
La  nouvelle loi de bioéthique nécessite de recruter davantage de donneurs, et de faire évoluer les modalités du don.

   C'est en 1884 qu'a eu lieu la première insémination avec donneur (IAD) réussie utilisant du sperme frais. Il a fallu attendre 1960 pour voir apparaître les techniques de cryoconservation de spermatozoïdes. Le Centre d'études et de la conservation des œufs et du sperme (Cecos) a été créé en 1973. Depuis, les techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) se sont développées :.fécondation in vitro, injection intra cytoplasmique, dons d'ovocytes, etc.

   La première loi de bioéthique, de 1994, va connaître prochainement sa troisième révision. Le don de de gamètes sera ouvert à toutes les personnes, quel que soit leur statut marital, élargissant cette possibilité aux femmes célibataires et lesbiennes. Elle autorisera également le double don (sperme et ovocytes), mais pas la réception des ovocytes de la partenaire dans les couples de femmes. Dernière évolution notoire alors que le don était jusqu'ici entièrement anonyme, l’accès aux origines pourrait devenir possible pour les nouveaux donneurs et sur demande avec leur accord pour les précédents.

   Les Cecos seront-ils en mesure de fournir les gamètes suite à ces évolutions? Le gouvernement a estimé que 2 000 femmes supplémentaires auront recours à un don de sperme. Aujourd'hui, 2 000 couples hétérosexuels utilisent cette technique chaque année, ce avec 400 donneurs annuels. Cela supposera d'augmenter le nombre de donneurs ce qui est envisageable en effectuant des campagnes de  sensibilisation des candidats, ciblant les 11 millions d'hommes âgés de 18 à 44 ans. Elle plaide aussi pour la création de centres dédiés au don, afin d'améliorer l'accueil des donneurs et répondre aux interrogations de toutes les personnes impliquées, en coordination avec l'agence de biomédecine. Dr Lydia Marié Scemama, Communication de la Pr Catherine Guillemain, Marseille.  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9815, p9)

 

23/02/20  -  Homophobie: la nouvelle fracture Est-Ouest. (Extraits) Alors que la législation concernant les LGBT progresse dans l'ouest de l'UE, l’Est accentue son hostilité à leur égard. En Pologne, Hongrie, Bulgarie, Roumanie ... la question des LGBT est devenue un cheval de bataille des gouvernements, créant une nouvelle fracture entre l'Est et l'Ouest. Dans plusieurs de ces Etats de l'UE, des alliances anti-LGBT se sont créées entre« illibéraux », mouvements catholiques ou organisations d'extrême droite.

   LEVÉE DE BOUCLIERS

Ces dernières années, la question des LGBT (lesbiennes, gay, bi et trans) suscite une levée de boucliers grandissante dans de nombreux pays de la région. Après la question migratoire, c'est l'autre grand sujet de division entre l'Est et l'Ouest, toujours non résolu seize ans après le début de l'élargissement de l'Union européenne (UE) à l'Est. Pologne, Hongrie, pays baltes, Roumanie, Bulgarie, Croatie ... Dans tous ces pays, la manière dont les LGBT ont été pris pour cible révèle de nombreux points communs. Discours contre « l'idéologie du genre», notification du mariage réservé aux couples hétérosexuels dans la Constitution de ces pays, refus de reconnaître les droits des parents homosexuels... autant de pratiques qui se retrouvent dans plusieurs d'entre eux. .

   DES MOUVEMENTS NÉONAZIS (…)     UN FOSSÉ ENTRE L'EST ET L'OUEST.... (…) »  -  (https://www.lemonde.fr/, le journal n°23366, p14-15)

 

 

HOMOSEXUALITE  et  HOMOPHOBIE                 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

Ci-dessus  -    LES OPINIONS   -  HOMOSEXUALITES

 LES PAGES DU SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page