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()  -  02/12/19  -  Féministe convaincue», Lauriane Savoy cherche à comprendre comment certaines Églises protestantes ont ouvert le pastorat aux femmes au XXe siècle. Pour Lauriane,  la question de la place des femmes dans le christianisme remonte à l'enfance. « J'ai grandi auprès d'un père catholique et d'une mère protestante réformée. Enfant, j'allais beaucoup au culte, mais aussi à la messe. Très tôt, j'ai trouvé incompréhensible et injuste qu'un prêtre ne puisse être qu'un homme», raconte la jeune femme de 34 ans,

Pour aborder ce sujet, Lauriane Savoy a choisi de croiser les approches: théologie, histoire mais aussi études de genre, qui s'intéressent aux constructions du féminin et du masculin. « J'essaie d'apporter les études de genre en théologie et la théologie aux études de genre, explique-t-elle. Cela m'oblige à écrire de manière compréhensible sans jargon, afin de pouvoir être lue des deux côtés.» (La Croix, 33)

 

22/11/19  -  Suzanne Aubert, pionnière en Nouvelle-Zélande française, partie évangéliser les Maoris, est l'une de ces «héroïnes de Dieu» (1) qui, du XVW au XIXe siècle, partirent conquérir les nouveaux mondes. A l'insu de ses parents qui voulaient la marier, Suzanne Aubert (1853-1926) se découvre une vocation missionnaire et décide, à 25 ans, de suivre l'évêque d'Océanie. Après des mois de navigation, elle débarque à Auckland où elle rejoint quelques prêtres et religieuses qui travaillent au développement du catholicisme en Nouvelle-Zélande. Elle devient Sœur Mary-Joseph et se voit chargée d'enseigner l'italien, le chant et la broderie aux filles des colons.

Bientôt, Suzanne fait la connaissance de Peata, Maorie convertie au catholicisme, qui lui fait découvrir le bush et les tribus. En 1862, les deux femmes fondent la congrégation de la Sainte-Famille en vue de scolariser les jeunes filles maories et métisses. Mais en 1870, après la faillite du diocèse de Wilmington, la congrégation est dissoute et la supérieure priée de rentrer à Lyon. « Je suis venue ici pour les Maoris, je ferai ce qui me plaît!», répond Suzanne, qui s'installe près d'une mission française de la baie d'Hawke. Là, elle rédige un dictionnaire anglais-maori et apprend à soigner avec les plantes. En 1883, elle crée le tiers-ordre de Marie, puis s'installe dans une ferme sur le fleuve Whanganui où elle accueille des enfants blancs abandonnés. Pour faire vivre son orphelinat, la religieuse commercialise les potions de «Mother Aubert ». Hélas, elle doit arrêter ses ventes à la suite de plaintes. Mère Mary-Joseph fonde alors les filles de Notre-Dame de la Compassion, dont le charisme est de « compatir à toutes les souffrances». Après avoir lancé les soupes populaires, elle crée un hôpital pour handicapés, une crèche et un nouvel orphelinat.

Les dons affluent. Mais la puissance et l'autonomie de Mère Aubert dérangent les autorités ecclésiales. Si bien qu'à 78 ans, elle part pour Rome en appeler au pape Benoît XV: celui-ci approuvera ses constitutions et publiera un décret de louange. Lors de ses funérailles en 1926, une foule immense suit sa dépouille. En 2006, l'archevêque de Wellington introduit sa cause de béatification. Et en 2016, le pape François la déclare vénérable. (La Croix, p27)

 

20/11/19  -  L'archevêque de Rennes Mgr Pierre d'Omellas recevra, le 20/11, le prix annuel de l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), lors d'une soirée au Collège des Bernardins à Paris. Pour la première fois de l'histoire de l'Amitié judéo-chrétienne de France née après-guerre pour travailler au rapprochement des chrétiens et des juifs, le prix annuel de l'association sera remis à un évêque. (La Croix, p19)

 

18/11/19  - La religion, le masculin et le féminin : Exégètes et théologiennes féministes ont permis ces cinquante dernières années d'élargir le regard sur Dieu en mettant en lumière des  traits féminins longtemps occultés par une lecture essentiellement masculine des textes.

Créateur, juge, maître, héraut, guerrier. ..Les représentations véhiculées surtout par le christianisme, mais aussi dans une certaine mesure par le judaïsme, ont imprimé dans nos imaginaires les traits d'un Dieu essentiellement masculin. (…) D'où vient cette prédominance masculine? Dans la genèse du monothéisme, le Dieu d'Israël ne s'est pas imposé du - jour au lendemain. Pendant plusieurs siècles, le peuple hébreu, immergé au milieu des cultures polythéistes du Proche-Orient antique, partage avec elles des croyances en plusieurs dieux et déesses. « Après l'exil du peuple hébreu, l'idée d'un Dieu unique s'impose peu à peu, mais on a continué de parler de Yahvé au masculin. D'autant que le pouvoir sacerdotal restait aux mains des hommes.»
   Allah, au masculin. Le dogme fondamental de l'islam est un monothéisme strict opposé à toute conception anthropomorphe de Dieu. Toutefois bien des passages du Coran recourent, pour parler de lui ou s'adresser à lui, au langage des activités ou des sentiments humains. En arabe comme en français, il n'y a pas de cas dit neutre,

et le masculin l'emporte grammaticalement. Ainsi le nom Allah est de genre masculin. (La Croix publie un dossier sur les femmes et la religion)

 

16/11/19  -  VATICAN, LA FIN D'UN MONDE d'Henri Tincq Cerf, 250 p., 20 €.

-  Depuis trois ans, l'Eglise catholique affronte une tourmente sans précédent depuis celle de la Réforme, il y a cinq cents ans. Elle est causée par la chronique ininterrompue des violences sexuelles commises en son sein par des prêtres et des religieux sur des laïques, notamment mineurs, et des femmes, y compris religieuses. Devant les croyants effarés, pas un mois ne passe sans qu'un évêque démissionne, qu'un cardinal soit défroqué, un autre  condamné ou un nonce accusé. C'est le paroxysme d'une crise commencée il y a plus de vingt ans. Depuis, au fil des années, en Irlande, en Australie, en Belgique, aux Etats-Unis, en Allemagne, maintenant en France, on recense les victimes et leurs agresseurs. Des générations de catholiques formées dans le sillage de l'ouverture à la société contemporaine du concile Vatican II (1962-1965), qui ont souvent vibré au pontificat de Jean Paul II, sont aujourd'hui pétrifiées par l'émergence de cette impitoyable réalité. Ces catholiques se demandent comment tout cela a pu se produire et se perpétuer pendant des décennies dans le secret des paroisses et des institutions. Lorsque, de surcroît, leur profession de journaliste les a conduits à suivre l'actualité religieuse, le questionnement redouble. Qu'ont-ils

manqué? Où se sont-ils trompés? Où les a-t-on trompés?

   Henri Tincq, qui a couvert les religions pendant des décennies à La Croix, puis au Monde, aborde avec franchise ces questions dans un livre né du « dépit et [de] la révolte devant /'amoralité et la corruption d'une partie au moins des élites catholiques». Son livre, et c'est sa force, est indissociablement personnel et professionnel. Il procède à une triple remise en cause: celle du journaliste et de son travail, celle du pape Jean Paul II et celle des principes qui structurent depuis des siècles l'Eglise catholique, au premier rang desquels une organisation du pouvoir « patriarcal » et  centralisée, dont les femmes sont exclues, le célibat des prêtres et une prétention à dicter la discipline des corps. (…)

   « Comment ne pas succomber à la générosité d'un Maciel, (prêtre mexicain dont le Vatican connaissait pourtant les agissements hautement déviants depuis les années 1950) qui se promenait avec des liasses de dollars dans les poches, soutenait le syndicat Solidamosc en Pologne?», interroge crûment Henri Tincq, nourrissant le dossier d'accusation qui, immanquablement, conduira un jour à réévaluer le pontificat de celui qu'à sa mort les fidèles de la place Saint-Pierre voulaient faire« santo subito».

   Dans cet océan d'aveuglement et de dissimulation, seul Joseph Ratzinger, posté aux premières loges des turpitudes à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a compris l'ampleur du désastre et tenté d'agir. En 2001, il  arrache à Jean Paul II un décret obligeant les évêques à faire remonter à Rome les affaires les plus graves de leur diocèse, dont les violences sexuelles. Mais, devenu pape, il ne parvient pas à prendre le dessus sur les partisans de l'immobilisme et finit par partir. François, son successeur, ne prendra lui-même conscience de l'ampleur du phénomène qu'en 2018, non sans avoir résisté à une vérité si sordide.

   La crise actuelle, qui plonge ses racines sous les précédents pontificats, a laissé, selon l'auteur, une institution

ecclésiale« pourrie jusqu'à la tête»,« rongée jusqu'à l'os, déprimée, dévastée». Y survivra-t-elle? Henri Tincq évoque la thèse défendue ici ou là, selon laquelle il y aurait du Mikhail Gorbatchev dans le pape François, à savoir un gouvernant qui accompagne la mort d'un système vermoulu en en faisant tomber les dernières protections devenues inopérantes mais qui doit laisser à ses successeurs le soin d'en bâtir un autre. S'il évoque comme pistes de réformes des «demandes qui ne sont pas nouvelles» mais qui « reviennent avec la puissance d'un tsunami», on pressent cependant qu'il n'est pas certain qu'elles puissent advenir. (CÉCILE CHAMBRAUD, dans  https://www.lemonde.fr/, p29)

08/11/19  -  Laïcité à géométrie variable. La polémique sur le voile n'a cessé de faire la Une des médias. Élus et politiciens de droite, extrême ou non, membres du gouvernement, ministre de l'Education nationale en tête, y ont été de leur couplet pour dénoncer le port de cet attribut vestimentaire. Au nom de la laïcité bien sûr!

Mais laïcité à géométrie variable car jamais il n'a été question du voile porté par les religieuses chrétiennes. Laïcité très vite oubliée lorsqu'à la veille de la commémoration de l'armistice de 1918, nombre de municipalités, républicaines semble-t-il intègrent au sein des cérémonies officielle; des

offices religieux. (http://www.letc.fr/, p3)

31/10/19  -  Le soufisme, la danse de l’âme. Le soufisme est la quintessence de ce qu’est l’islam, une spiritualité. Il est depuis son origine un mouvement qui crée un lien intime entre l’âme immortelle et le divin. L’entreprise d’une vie est celle de prendre soin de cette âme qui doit absorber lumière et vérité avant de poursuivre sa route… Dès le début, le soufisme a été un mouvement qui a tenté de mettre en valeur l’idée que l’âme est immortelle et que le travail d’une vie c’est l’entreprise de prendre soin de son âme pour que dans la mort, quand elle va retourner dans l’immortalité, elle soit capable d’absorber un maximum de lumière et de vérité. Ce travail de l’âme a des points communs avec la philosophie grecque, la philosophie comme exercice spirituel, qui est lié à la notion de la mort. La singularité du soufisme c’est qu’il sort du ventre de l’islam et par conséquent va mettre en avant le rapport direct et sans intermédiaire entre l’âme et Dieu. Leili Anvar  (franceculture.fr)

 

26/10/19  -  Diaconat féminin. Un synode d’évêques catholiques propose de permettre l’ordination d’hommes mariés

L’assemblée des évêques catholiques sur l’Amazonie a transmis samedi ses propositions au pape, parmi lesquelles figure également le diaconat féminin. (lemonde.fr)

 

06/09/19  -  Le professeur Chems Eddine Chitour de Ecole Polytechnique Alger nous parle du temps. Les haltes temporelles dans les civilisations et religions.  (agoravox.fr/)

 

-  04/09/19  -  Mort du cardinal Roger Etchegaray, le Basque universel. Le diocèse de Bayonne a annoncé mercredi 4 septembre le décès du cardinal français, à 96 ans. Il alliait à des qualités de discrétion un goût pour les marges, pour les « frontières », que Jean-Paul II sut utiliser pour en faire son émissaire sur tous les points de fracture du monde. Toujours attentif à l’Église de France, il plaidait pour un catholicisme ouvert, dans la tradition du concile Vatican II. (la-croix.com/)

 

20/08/19  -  « La vraie surprise, c’est d’être changé par l’autre » Entretien avec, le père François Noiret, jésuite, missionnaire à Madagascar, qui a expérimenté la différence culturelle et ses surprises. (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/vraie-surprise-cest-detre-change-lautre-2019-08-20-1201041961)

 

26/07/19  -  Pour les évêques d’Afrique, le défi des nouvelles spiritualités des Églises du Réveil et des courants dits ésotériques. « Nous voyons nos fidèles goûter à toutes les sauces spirituelles », « dans certaines paroisses de nos diocèses, dans les conseils paroissiaux et même dans certains organismes diocésains, de personnes appartenant à la franc-maçonnerie, à la Rose-Croix ou s’adonnant à la sorcellerie ». « Nos chrétiens sont tentés par la facilité que proposent ces Églises évangéliques, qui promettent l’accès aux biens matériels et une forme de christianisme léger délesté de souffrance, avec une insistance sur les miracles »  (https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/eveques-dAfrique-defi-nouvelles-spiritualites-2019-07-26-1201037695

 

 

 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX


Pierre Simon, marquis de Laplace (1749-1827)   :  A Napoléon qui, après avoir lu son « Exposition du système du monde »,
lui demanda « Et Dieu dans tout ça? », Laplace répondit « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

 OPINIONS DIVERSES  SUR  LA  RELIGION
« Ce n’est pas la vie éternelle qui compte, c’est l’éternelle vitalité » Nietzsche

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