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()  -  16/04/19  -  Notre-Dame: déferlement de cléricalisme. Le dramatique incendie de Notre-Dame à peine maîtrisé, nous assistons à un déferlement - prévisible - de cléricalisme. Le Monde va jusqu’à titrer, sur 4 colonnes : « La cathédrale a résisté aux nazis, elle ne va pas nous lâcher maintenant » ! Drôle de façon de réécrire l'histoire. (https://blogs.mediapart.fr/michel-pinault/blog/160419/notre-dame-deferlement-de-clericalisme)

 

12/03/19  -  Le Bouddha historique, le Gautama Bouddha, on parle de lui parce qu’il y a un certain nombre de monuments, de textes anciens, qui expliquent que quelque chose s’est passé à un moment important dans la civilisation humaine. Karl Jaspers l’appelle « Achsenzeit », la période axiale, il prétend (même si son hypothèse a été très contestée) qu’entre le VIIIème siècle avant notre ère et le IIème siècle avant notre ère, en différents points du globe, a eu lieu un renversement de perspectives religieuses et philosophiques et qui se marque en Inde par l’apparition du Bouddha…Ce renversement c’est l’idée que nous passons d’un monde saturé par le religieux à un monde où l’homme a à sa disposition un nombre de choses à faire, où tout n’est plus dirigé par les dieux, où l’homme a une libération à accomplir, en Inde c’est le Bouddha qui en sera le messager. Marc Ballanfat  -  Le sociologue Max Weber dit du bouddhisme qu’il n’est ni un art ni une religion mais un art religieux. C’est une manière de vivre religieuse mais qui ne signifie pas nécessairement qu’on vit dans un monde où les dieux sont présents puisque précisément le bouddhisme ancien, le bouddhisme du Bouddha, n’a pas besoin des dieux, il est agnostique…Marc Ballanfat (https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/bouddhisme-24-qui-etait-bouddha#xtor=EPR-2-[LaLettre12032019])

 

09/03/19  -  Le cardinal Philippe Barbarin condamné pour non-dénonciation d'abus sexuels.  Un historien pense que l'Eglise se retrouve confrontée aux limites de son modèle de pouvoir masculin et aux conséquences de son absence d'ouverture face aux évolutions sociétales et aux revendications individuelles.

   L'Eglise n'a certes pas le monopole de la violence pédophile. Celle-ci existe dans toutes les institutions où des adultes sont en position de pouvoir à l'égard d'enfants, et d'abord au sein des familles. Mais la pédophilie est d'abord une violence masculine, et la prêtrise est réservée aux hommes. A la différence des jeunes filles, les jeunes garçons sont confiés de préférence à des prêtres, parce que la plénitude de l'autorité se transmet d'homme à homme.   
   Cet événement s’inscrit dans une histoire longue. Après la Révolution française, l'Eglise s'était installée dans une position
de refus du monde moderne. Les choses ont paru changer lors du concile Vatican II (1962-1965), qui a fait le choix d'une ouverture à la modernité, avant que la porte ne se referme sous les pontificats de Jean-Paul II et Benoît XVI. Ce faisant, l'Eglise s'est privée des outils, mais aussi des hommes et des femmes, qui lui auraient permis de penser le terrain à partir duquel se réorganisait notre vie commune: celui des droits des individus, de l'émancipation des corps, de la démocratisation de la sphère intime. Or, ce terrain est devenu central pour nos sociétés. C'est celui-là même qui nous rend si attentifs aux violences contre les enfants, contre les femmes et les minorités. L'Eglise paie aujourd'hui le prix de son refus de comprendre ce qui changeait dans nos sociétés.

   Cela dit, la crise n'est pas spécifiquement française. Elle affecte l'Eglise entière et n'épargne aucun continent. Elle est, d'une certaine manière, la première crise« globale» de l'histoire du catholicisme. Le pape François n'est pas un progressiste, mais il a compris que l'Eglise devait changer. La crise pédophile, se double maintenant d'accusations de viols de religieuses. Il est assez facile de créer un consensus pour lutter contre les violences sexuelles. Mais si cette lutte conduit à mettre en cause la structuration masculine du pouvoir ecclésial, les choses se compliquent. D'où les choix de François: il met les évêques devant leurs responsabilités, il compte sur les catholicités locales pour contourner le centre qui lui résiste. (Le Monde, p11)

 

04/03/19  -  « La polygamie est une «injustice» pour les femmes et elle n'est pas la norme dans l'islam. » a dit !e cheikh Ahmed Al Tayeb a la tête de l'université sunnite du Caire (Égypte), grand imam d'Al-Azhar, principale institution de l'islam sunnite basée au Caire. Déclarations du cheikh soulignant « la nécessité d'un renouvellement en ce qui concerne les questions relatives à la femme».« Les femmes représentent la moitié de la société, si l'on ne prend pas soin d'elles, c'est comme si l'on marchait sur un seul pied », « ceux qui disent que le mariage doit être polygame ont tout faux».

Selon lui, la polygamie est le résultat « d'une incompréhension du Coran et de la tradition du Prophète». Il  recommande, pour bien comprendre la question, « une lecture entière» du verset 129 de la sourate 4, qui évoque la multiplicité des épouses. Ainsi, l'imam d'Al-Azhar a aussi rappelé que la possibilité « de prendre une deuxième, une troisième ou une quatrième épouse» est restreinte « par des conditions d'équité». Selon le Coran,« s'il n’y a pas équité, il est interdit d'avoir de multiples épouses», a-t-il expliqué. Ses propos ont provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux en Égypte. Claire Lesegretain. (La Croix, Religion, p11)

 

07/01/19  -  Circoncision : La presque totalité répond à des demandes d'ordre religieux. Aujourd'hui, selon l'OMS, 6 millions d'hommes sont circoncis, soit un tiers de la population mondiale masculine. Le taux de circoncision en France est de 14 % dans la population masculine, 70 % sont pratiquées dans le privé, 80 % avant l'âge de18 ans, essentiellement de 2 à 4ans. Différentes études ont montré que la circoncision permettait de prévenir les MST. Il y aurait dix fois moins d'infections urinaires chez les circoncis. Le respect de bonnes pratiques doit permettre d'éviter les complications immédiates (hémorragie pénienne, infections cutanées, nécrose du gland, amputation partielle ou totale) ou tardives (dermite ammoniacale, sténose du méat urétral, mauvaise cicatrisation, troubles sexuels ou encore psychologiques) « Hors hôpital, le risque augmente lors des circoncisions rituelles; le taux de complications est de l'ordre de 35 à 48 % », Elle nécessite le consentement des deux parents et de l'enfant, s'il est en âge de donner son avis. (Le Quotidien du médecin, 13)

 

-  10/12/18  -  La religion est-elle soluble dans le populisme?  Christian Delahaye dans son« Alliance contre nature» • « Il y a comme un air de famille dans tous les mouvements populistes et le retour du religieux a incontestablement partie liée avec cette recrudescence. L'évolution post-conciliaire de celleci ces quarante dernières années n'est pas pour rien dans la dérive identitaire de nombre de fidèles. Le populisme en serait en quelque sorte la résultante funeste. Il rêve d'une Église ouvrant portes et fenêtres sur le monde et déplore une Église réduite en nombre et en âme, repliée sur elle-même, recroquevillée sur la régulation de« l'existence intime» et de« la vie personnelle des gens »; la Manif pour tous jouant pour elle « les mai 1968 1 conservateurs. » (« Le Quotidien du Médecin » p23)

 

-  29/11/18  -  La révolution silencieuse des « sans-religion » Guillaume Cuchet : « Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement », Le Seuil, 2018. Ce qui était au départ dans les enquêtes une simple catégorie statistique négative permettant de monter à 100 dans les additions de cultes déclarés, doublée d’une étiquette sociale un peu infamante, est devenu ces dernières années un véritable concept sociologique, à mesure que le groupe s’étoffait et que la position se dépénalisait dans les esprits. Le phénomène n’est pas totalement nouveau et s’inscrit dans le prolongement de toute une tradition « libre penseuse », spiritualiste et matérialiste, qui a connu son apogée en France entre 1880 et 1930.

La nouveauté est que ces « nones » constituent désormais un groupe majoritaire parmi les jeunes Européens. En France, parmi les 16-29 ans, 23 % se considèrent comme catholiques, 2 % protestants, 10 % musulmans et 64 % sans religion, ce dernier taux situant le pays au-dessus de la moyenne européenne (55 %) mais pas dans le pool de tête, qui est plutôt constitué de pays jadis considérés comme protestants (comme la Suède) ou ayant appartenu au bloc communiste (comme l’Estonie ou la République tchèque).

Cette montée des « nones » dans les pays européens mais aussi, plus récemment, aux États-Unis (où ils représentent désormais 20 à 25 % de la population, contre 5 % il y a 20 ans), est un événement majeur, plus important, à certains égards, que celle de l’islam qui retient toute l’attention des chercheurs, même s’il ne pose pas les mêmes problèmes.  Combien de « nones », par exemple, parmi les 500 000 lecteurs des Trois amis en quête de sagesse (Mathieu Ricard, Christophe André, Alexandre Jollien) paru en 2016 ou les ouvrages de Frédéric Lenoir ? (https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/revolution-silencieuse-sans-religion-2018-11-29-1200986310)

 

-  20/10/18  -  A propos des abus dans l’Eglise que l’on explique par une sorte de cléricalisme, un cardinal a fait une mise en garde contre les abus spirituels. « Nous sommes victimes d'une tradition selon laquelle le prêtre est le chef, c’est lui qui dirige la communauté, mais c’est surtout celui qui a un pouvoir sur les consciences, a-t-il déclaré. Cela, c’est le point très délicat. Car le pouvoir sur les consciences doit toujours respecter la liberté de la personne. » Le pape François avait condamné ensemble abus sexuels, abus de pouvoir et abus de conscience. Le cléricalisme, « favorisé par les prêtres ou par les laïcs » est une attitude qui « annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple ». L’éducation à la liberté intérieure ou de conscience est en effet un des éléments qui reviennent souvent dans le synode des jeunes, où la notion d’« accompagnement spirituel » est largement préférée à celle de « direction spirituelle ». (http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/le-responsable-du-clerge-dans-l-eglise-condamne-les-abus-spirituels-20-10-2018-93825_16.php)

 

-  18/10/18  -  (Dieu créateur ?)  -   Stephen Hawking avait une affinité particulière – comme beaucoup de physiciens – pour la théorie du Big Bang : l’idée selon laquelle toute la matière, l’énergie, l’espace (et donc le temps), auraient émergé il y a près de 14 milliards d’années. L’Univers aurait ensuite évolué en respectant des lois naturelles immuables. Ainsi la gravité, la relativité ou encore la physique quantique, entre autres, expliqueraient tout ce qui s’est passé, ce qui se passe et ce qui se passera dans l’Univers. Mais si celui-ci évolue ainsi de manière autonome en suivant une série de lois naturelles fixes, ne pourrait-on pas se demander si une origine divine aurait dans ce cas pu définir des conditions initiales afin que l’Univers puisse ensuite évoluer selon ces règles établies ?

Le physicien se réfère ici à la mécanique quantique, cette science étrange et fascinante qui explique le comportement des particules subatomiques. Dans ce monde de l’infiniment petit, il n’est pas rare que des particules subatomiques telles que des protons et des électrons apparaissent de nulle part, puis disparaissent pour apparaître ailleurs. Si l’on part du principe que l’Univers « est né » d’une singularité de la taille d’une particule, alors il est probable que celle-ci se soit comporté de la même manière pendant le Big Bang, pensait Hawking. Pour ce qui est du terme « naître », le Big Bang ne semble pas être le début, mais plutôt la ligne d’horizon au-delà de laquelle on ne voit plus rien. Mais une origine divine – entendez par là quelque chose qui nous échappe – aurait-elle alors pu être à l’initiative de cette singularité ? Stephen Hawking pensait encore une fois que non. Il prend ici exemple sur la physique des trous noirs. Ceux-ci, comme l’Univers avant le Big Bang, se condensent en une singularité. En d’autres termes, au fond d’un trou noir se trouve un point de singularité où le temps n’existe plus. Ainsi, à la question de savoir ce qu’il s’est passé avant le Big Bang, Hawking répondait : il n’y avait pas de temps avant le Big Bang. « Brèves réponses à de grandes questions » (https://sciencepost.fr/2018/10/stephen-hawking-ne-croyait-pas-en-dieu/)

 

 

 

 

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Pierre Simon, marquis de Laplace (1749-1827)   :  A Napoléon qui, après avoir lu son « Exposition du système du monde »,
lui demanda « Et Dieu dans tout ça? », Laplace répondit « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

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