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(08/06/20  -  Être athée en monde musulman

   Qu’ils vivent au Caire ou dans des gouvernorats ruraux, de plus en plus de jeunes Égyptiens s’éloignent de la religion. Claire Planes
Les printemps arabes l’ont montré : les sociétés du Moyen-Orient et du Maghreb bougent et la modernité y fait son œuvre. Le rapport compliqué avec « l’Occident » et la force des traditions culturelles rendent ces évolutions peu visibles. Il n’empêche, l’athéisme – plus précisément l’irréligiosité – est un phénomène bien réel dans le monde musulman. Reportage en Égypte.

Mohamed est un habitué du café El Horreya. Avec ses tables de guingois, son sol collant caressé par le balai d’un vieil Égyptien en galabeya et sa pénétrante odeur de tabac, l’établissement est le dernier du centre du Caire à servir de l’alcool.

Dissimulés de la rue par des cloisons, les clients viennent y savourer le plaisir de la transgression – sous la forme d’une bière locale –, bien conscients que leur refuge ne sera pas éternel : l’an dernier, la sécurité a tardé à lui renouveler sa licence, l’obligeant à garder porte close durant plusieurs semaines. Parmi les clients, certains se diraient athées. Peut-être Mohamed, jeune ingénieur de 26 ans. Mais pas Adel, son ami, qui vient de le rejoindre autour d’un verre (1).

En Égypte, ne pas croire en Dieu oblige à « classer ses connaissances en ”cercles’’ », explique Mohamed, passé maître en la matière : d’un côté, les athées, agnostiques ou sceptiques, avec lesquels il peut échanger des plaisanteries sur la religion – « les plus drôles » –, de l’autre, l’immense majorité de ses connaissances, avec lesquelles il évite le sujet.

   L’athéisme, un secret bien gardé en Égypte

Adel ? Il fait partie d’une catégorie spéciale à ses yeux : celle des musulmans « ouverts », qui connaissent ses opinions sur la foi sans s’en offusquer. Interrogé sur cette tolérance peu commune, l’intéressé en délimite toutefois le périmètre : « Mohamed a le droit de croire ou de ne pas croire tant que cela reste discret et qu’il ne met pas en cause les fondements de la société ou de l’identité égyptienne. Un athée qui garde ses convictions me dérange moins qu’une féministe ou un militant homosexuel. »

L’athéisme est l’un des secrets les mieux gardés au pays des pyramides. Pas de statistiques officielles, ni d’étude universitaire. Seulement des rumeurs, peut-être exagérées, que diffusent les responsables religieux pour effrayer leurs ouailles : deux, voire trois millions, les chiffres ont circulé dans la presse, sans preuves. En 2014, le ministère de la jeunesse et celui des affaires religieuses ont annoncé « une campagne pour sauver les jeunes de l’athéisme », signe – peut-être – d’un début de prise de conscience…(…)  (La Croix.com)

-  06/06/20  -  « POSTULANTE CULOTTÉE.

   Le 25 mai, Anne Soupa théologienne a osé quelque chose qui ne se fait pas. Cette écrivaine de 73 ans s'est portée candidate au siège d'archevêque de Lyon, vacant depuis la démission du cardinal Philippe Barbarin, en mars. Une double transgression. D'abord parce que dans l'Église catholique on ne peut être - officiellement - candidat à cette fonction : c'est le pape qui vous choisit, en s'appuyant, ou non, sur la« terna », la liste confidentielle de trois noms envoyée par le nonce, « l'ambassadeur» du Saint-Siège. Ensuite, parce qu'on ne peut être évêque que si l'on est prêtre, donc si l'on est un homme.

   CATHOLIQUE FÉMINISTE.

Ce monopole masculin sur les fonctions de gouvernement au sein de l'Église, quasiment toutes conditionnées à l'ordination, c'est justement ce que dénonce Anne Soupa, et avec elle d'autres femmes - et quelques hommes - depuis plusieurs années. Avec la journaliste Christine Pedotti elle avait fondé, en  2008, le Comité de la jupe en réponse à une remarque qui leur était restée en travers de la gorge, « Ce

qui est plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées, Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête », avait confié le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France d'alors, également archevêque de Paris » (…) (https://www.lemonde.fr/, le magazine M.

 

25/03/20  -  «Allumons des lumières pour manifester notre fraternité»

   Nous voici entres dans le temps du confinement. Confinement ne veut pas dire renoncement. Dans cette lutte acharnée contre le Covid-19, la grande communauté des soignants (médecins, infirmiers, aides-soignants, chercheurs ... ) mène un combat sans merci pour juguler la maladie. Nous leur devons une profonde reconnaissance. Je propose donc que nous le fassions avec nos modestes moyens et je vous invite tous, chaque soir à 20 h a déposer sur votre fenêtre un cierge, un lumignon, toute forme de lumière pour manifester à tous les soignants notre attachement et notre soutien fraternel. Nous n'oublions pas non plus les malades, défunts, familles et proches et nous associons ces lumières d'espoir à nos prières pour eux. Ce jusqu'à la fin des consignes de confinement. Mgr Norbert Turini Evêque de Perpignan-Elne. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1234, p2)

 

15/02/20  -  Blasphème.  Que l'on croie en Dieu ou pas, qu'importe, on est bien forcé d'admettre que « ses » livres parfois ne manquent pas d'humour. Prenez la Bible, par exemple. On y raconte, dès la Genèse, l'histoire de procréations divinement assistées qui offrent à des nonagénaires stériles la possibilité de devenir parents. On y narre aussi les pérégrinations d'un peuple qui va mettre plus de quarante ans à traverser a peine quelques km. de désert. On y rencontre un homme, Moïse, choisi pour porter la parole de Dieu auprès des hommes et qui vit avec un étrange handicap: il est bègue! Parmi tous les candidats éligibles au porte-parolat divin, l'Eternel s'est donc choisi le seul qui souffre d'un problème d'élocution. L'effet comique est garanti.

Et on pourrait multiplier les exemples. Certes, on objectera, à raison, que la loi biblique ne prête pas à rire, loin de là. Elle punit et sanctionne, lapide et condamne, de la femme adultère au fils rebelle, de  l'homosexuel au profanateur, en passant, bien sûr, par le blasphémateur.

Et celui-là vit aujourd'hui son moment « warholien ». Il surgit dans le débat national et fait l'objet de toutes les attentions. La polémique autour du droit sacré au « blasphème» en terre de laïcité fait soudain de la loi religieuse son anti-modèle, le référent d'un monde ancien que l'on a su (grâce à Dieu?) quitter. C'est d'ailleurs précisément en ces termes que la garde des sceaux l'énonce, quand elle réaffirme -et c'est heureux - dans une tribune publiée dans Le Monde daté 9-10 février, ce qui devrait aller de soi en République: le droit de se moquer de toute croyance et le devoir de protéger tout croyant ou non-croyant, sa légitimité et sa pleine sécurité.

Et Nicole Belloubet l'affirme ainsi: « Nous ne sommes plus au temps de Moïse, où le blasphémateur devait mourir lapidé par la communauté.» Mais la référence est-elle pertinente? Puisqu'on nous parle d'un temps que les moins de 3 000 ans ne peuvent pas connaître, peut-être n'est-il pas inutile de clarifier le contexte et l'interprétation des versets convoques, et dire ce que l'exégèse traditionnelle a su faire de cette« loi de Moïse», qu'on évoque soudain comme un anti-modèle républicain. (…)

Blasphémer, pour les commentateurs de la Bible, héritiers de Moïse et de sa loi, c'est imaginer que Dieu attend que l'on venge son honneur ou qu'on lui offre du pain frais. C'est croire que l'Eternel, ses prophètes ou ses envoyés seraient si vulnérables et susceptibles qu'ils auraient besoin qu'on prenne leur défense. Le blasphémateur, en voulant venger son Dieu si grand, le rend précisément tout petit et sans envergure. Et c'est de cela que Moïse ·aurait souhaité se débarrasser. ·La force de la laïcité dans sa non-reconnaissance du blasphème ne dit pas l'inverse de cela. Elle arrive en fait à des conclusions similaires à partir d'un principe radicalement différent.

Là où Moïse dit que Dieu n'a pas besoin d'être défendu, la laïcité dit' que ceux qui se moquent de Dieu doivent être défendus en toutes circonstances, tout autant que ceux qui le louent, ou s'en remettent à lui. L'affaire Mila semble soudain ressusciter un peu cette histoire et interroge: qui, de cette jeune fille à la provocation adolescente, ou de ceux qui la menacent de mort, est en train de « blasphémer»? Quel Dieu se vexerait d'être ainsi malmené?

Pas celui de Moïse, me semble-t-il...sauf s'il a perdu son sens de l'humour.

Lutter contre l'obscurantisme, dans notre République comme au sein de nos traditions religieuses,, passe par une capacité à rire de nous-mêmes et même parfois de nos croyances et de Dieu qui, s'il existe, à mieux à faire que de s'en offusquer » Delphine Horvllleur est rabbin de l'association cultuelle Le Judaïsme en mouvement. -  (https://www.lemonde.fr/, le journal n°23360, p30)

 

09/02/20  -  Abus sexuels dans l'Eglise: La commission Sauvé organise des réunions pour convaincre les personnes agressées de témoigner     LES ÉTAPES DU TÉMOIGNAGE : La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise catholique a mis un numéro de téléphone (0l-80-52-33-55) à la disposition des personnes qui voudraient témoigner d'un abus commis depuis 1950 sur un mineur ou sur un adulte rendu vulnérable notamment par une relation de hiérarchie, d'autorité, d'accompagnement spirituel ou d'emprise. Elles peuvent aussi écrire à victimes@ciase.fr ou par courrier. Les appels sont traités par une cellule mise en place avec la fédération France Victimes. L'appelant est écouté et, si nécessaire, aidé pour trouver de l'aide psychologique, sociale et faire valoir ses droits. 4 500 personnes ont ainsi pris contact depuis le premier appel à témoignages en juin 2019. (https://www.lemonde.fr/, le journal, p11)

 

02/12/19  -  Féministe convaincue», Lauriane Savoy cherche à comprendre comment certaines Églises protestantes ont ouvert le pastorat aux femmes au XXe siècle. Pour Lauriane,  la question de la place des femmes dans le christianisme remonte à l'enfance. « J'ai grandi auprès d'un père catholique et d'une mère protestante réformée. Enfant, j'allais beaucoup au culte, mais aussi à la messe. Très tôt, j'ai trouvé incompréhensible et injuste qu'un prêtre ne puisse être qu'un homme», raconte la jeune femme de 34 ans,

Pour aborder ce sujet, Lauriane Savoy a choisi de croiser les approches: théologie, histoire mais aussi études de genre, qui s'intéressent aux constructions du féminin et du masculin. « J'essaie d'apporter les études de genre en théologie et la théologie aux études de genre, explique-t-elle. Cela m'oblige à écrire de manière compréhensible sans jargon, afin de pouvoir être lue des deux côtés.» (La Croix, 33)

 

 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
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Pierre Simon, marquis de Laplace (1749-1827)   :  A Napoléon qui, après avoir lu son « Exposition du système du monde »,
lui demanda « Et Dieu dans tout ça? », Laplace répondit « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

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« Ce n’est pas la vie éternelle qui compte, c’est l’éternelle vitalité » Nietzsche

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