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() -  31/10/19  -  Le soufisme, la danse de l’âme. Le soufisme est la quintessence de ce qu’est l’islam, une spiritualité. Il est depuis son origine un mouvement qui crée un lien intime entre l’âme immortelle et le divin. L’entreprise d’une vie est celle de prendre soin de cette âme qui doit absorber lumière et vérité avant de poursuivre sa route...
Dès le début, le soufisme a été un mouvement qui a tenté de mettre en valeur l’idée que l’âme est immortelle et que le travail d’une vie c’est l’entreprise de prendre soin de son âme pour que dans la mort, quand elle va retourner dans l’immortalité, elle soit capable d’absorber un maximum de lumière et de vérité. Ce travail de l’âme a des points communs avec la philosophie grecque, la philosophie comme exercice spirituel, qui est lié à la notion de la mort. La singularité du soufisme c’est qu’il sort du ventre de l’islam et par conséquent va mettre en avant le rapport direct et sans intermédiaire entre l’âme et Dieu.
Leili Anvar  (franceculture.fr)

 

-   29/08/19  -  Histoire d’une âme, de Thérèse de Lisieux. Cerf Lexio. « C’est un petit livre que j’ai découvert par hasard, en furetant sur Internet à la recherche d’ouvrages sur la spiritualité. Histoire d’une âme : le titre a attiré mon attention, tant il correspondait à l’objet de ma recherche. (…) Je l’ai lu. J’ai été bouleversé. Bouleversé, à l’image d’une maison qu’on met sens dessus dessous. Par le ton, d’abord, ce ton léger et insouciant pour évoquer l’intime de l’intime, pour dire ce qui touche au plus profond de soi avec les mots simples de l’enfant. (la-croix.com/)

 

04/08/19  -  Comment expliquer l’attrait pour la méditation ?

   Comment ne pas se laisser miner par les angoisses du quotidien ? Comment se ­libérer de la pression sociale pour respirer à nouveau ? En se donnant comme objectif d’être plus attentif à soi, aux autres et au monde tout en réduisant l’épuisement mental, la méditation séduit sans cesse davantage. Elle est aujourd’hui partout : cours, stages et même applications mobiles lui sont consacrés. Pour les uns, elle permet de se détacher de la quête du gain ou de l’impératif de compétitivité ; pour les autres, elle contribue à détourner l’attention des causes structurelles et sociales à la racine des sentiments négatifs. La diffusion de cette pratique pourrait aussi être interprétée comme une continuité de la logique néolibérale à laquelle elle semblait initialement apporter une solution.

La série de six entretiens et tribunes que nous avons publiés offre une pluralité de points de vue sur la méditation. Si vous avez manqué un épisode ou toute la série, les voici rassemblés.

1/ Fabrice Midal : « Plus on dit aux gens “Soyez zen”, plus on les rend malheureux » Fondateur de l’Ecole occidentale de méditation, le philosophe explique comment cette pratique peut aider à se reconnecter au monde pour mieux affronter nos difficultés.
2/ Yasmine Liénard : « La méditation m’a appris que le mal-être ne se guérit pas avec la tête mais avec le corps » La psychiatre nous explique comment et pourquoi elle a introduit la méditation dans son traitement des patients, même s’il « n’est pas simple de convaincre les confrères du bien-fondé d’une telle méthode ».
3/ Noa Berger et Myrtille Picaud : « Vertu de la méditation ou tyrannie du bien-être ? »

Les sociologues Noa Berger et Myrtille Picaud pensent que, si le besoin de « lâcher prise » révèle un point de rupture des sociétés néolibérales, celles-ci ont su récupérer la pratique pour en faire un « marché » de l’émotion.

4/ Alexandre Jollien : « Méditer, c’est se délester de cette insatiable quête d’un gain »

Pour le philosophe, la méditation ne doit pas être envisagée comme « une sorte d’orthopédie mentale », une « recette miracle pour se réconcilier avec ses imperfections ».

5/ Antonio Pele : « L’engouement pour la méditation est une réponse aux exigences toujours plus aiguës du capitalisme »  (Voir plus bas)

Professeur de droit et de libertés publiques à l’Université pontificale catholique de Rio de Janeiro et adepte de la méditation, Antonio Pele voit dans l’engouement pour cette pratique une réponse à l’accélération du néolibéralisme.

6/ Kahina Bahloul : « La méditation soufie nous réunit, femmes et hommes, dans la même fraternité »

Islamologue et première femme imame en France, Kahina Bahloul, elle-même soufie, explique comment la pratique méditative du soufisme dans l’islam, où femmes et hommes prient côte à côte, abolit les considérations de genre.

(https://www.lemonde.fr/festival/article/2019/08/04/comment-expliquer-l-attrait-pour-la-meditation-retrouvez-les-six-episodes-de-notre-serie_5496529_4415198.html?xtor=EPR-33280931-[alert]-20190804-[article])

 

03/08/19  -  La Méditation – (Extraits) Antonio Pele constate une synchronie entre l'engouement pour des techniques comme le yoga ou la méditation et le développement d'un capitalisme de plus en plus exigeant.

On assiste à une sorte de captation de ces techniques pour les recycler au service de l'efficacité et de modes de productivité toujours plus contraints. Des entreprises comme Google créent des centres de méditation pour que leurs employés puissent être plus concentrés dans leurs activités.

   La méditation consiste par l'observation de ses sensations et de ses émotions, à créer un espace de liberté qui conduit à moins réagir, par l'envie ou l'aversion, aux événements. Elle permet d'apprendre à mieux se connaître, à avoir conscience que le bonheur est accessible maintenant et pas dans une vie future ou passée, ou dans la dépendance au travail. En la réduisant à une source de concentration dans le cadre professionnel, on en reste à la première phase, nécessaire pour commencer à méditer, mais partielle.

   Ces techniques sont millénaires et leur pratique existe dans de nombreuses religions: on les trouve dans le  (SUITE de la page d’Accueil)  bouddhisme, l'islam avec le soufisme, le christianisme avec Ignace de Loyola ... Dans la philosophie classique, Epicure, Marc Aurèle ou Sénèque.   Il y a beaucoup d'aspects positifs dan$ la pratique de la méditation, notamment dans son rapport au temps ou dans les relations qu'elle nous aide à construire avec les autres.

   Mais elle peut aussi conduire à accepter le monde tel qu'il est, à s'adapter à cette accélération et aux inégalités qui se creusent, sans vouloir les remettre en cause. Elle peut induire chez certaines personnes l'idée que c'est en se changeant soi-même que l'on va changer le monde. C'est en quelque sorte une façon de faire le jeu du capitalisme, ou en tout cas de ne pas le remettre en cause. Ce n'est pas en méditant qu'on va résoudre les inégalités dans le monde ou lutter contre le réchauffement climatique. De tels changements réclament un engagement politique.

   Le capitalisme est entré dans une phase néolibérale depuis les années 1980. Michel Foucault a montré que le néolibéralisme 'ne se définit pas seulement par la primauté du marché, la privatisation ou un moindre Etat, mais qu'il se fonde aussi sur l'idée que l'humain devient «entrepreneur de soi», il doit gérer ses dettes, ses aptitudes, son employabilité, mais aussi ses émotions, ses compétences et sa conscience.

L'idée de capital humain suggère que l'individu ne peut se résumer à son rôle économique de travailleur dans la société, et que l'autorité publique, l'Etat, doit investir massivement pour son bien-être, notamment par l'éducation. Mais elle nous renvoie aussi à une dimension plus 'individuelle. Nous disposons d'aptitudes innées et acquises qu'il faudrait apprendre à gérer pour mieux s'adapter aux exigences de la société

... L'idée centrale, c'est que, lorsque cela va mal, rien ne sert de changer la société ou de remettre en cause le système, mieux vaut se changer soi-même.

   On constate néanmoins que ces pratiques ouvrent aussi à une plus grande liberté vis-à-vis de la société de consommation. La méditation peut-elle être une porte d'entrée à des engagements plus politiques?

l Toutes les « technologies de soi» restent en effet, au fond, des pratiques de résistance.

Apprendre à méditer, c'est mettre une certaine distance vis-à-vis de l'acte de consommer ou de l'idée

de compétitivité, en cultivant l'empathie avec les êtres humains. La méditation peut aussi transformer notre relation à la nature, la conscience de notre responsabilité vis-à-vis des autres êtres vivants et du fait que l'humain n'est pas plus important que les autres.

Dans leur diffusion aujourd'hui, on peut donc aussi voir le germe d'un changement, les prémices d'une société différente, plus égalitaire et respectueuse de l'environnement.

Des expériences d'autres modes de vie se mettent en place, et le défi consiste à allier la méditation et le politique. Et, aujourd'hui, il me semble que l'on préfère sauver le capitalisme au détriment du monde. Tout n'est peut-être pas joué si l'on continue à inventer de nouveaux rapports à soi et aux autres. •

(Le Monde, p20)  -  (Voir l’étude du POINT du 19/05/2016, n° 2280, entre autres p64… « le gadget managérial »

 

29/07/19  -  Pourquoi il faut lire les grands textes arabes. Dans leurs expressions culturelles métissées, littéraires, musicales, traditionnelles ou contemporaines, les arabes témoignent d’une historicité, d’une inventivité, d’une originalité captivantes. L'écrivain Abdelwahab Meddeb nous invite à la rencontre de cette histoire et de cette créativité. (https://www.franceculture.fr/conferences/universite-bretagne-loire/la-double-genealogie-de-lecriture-litteraire-au-maghreb#xtor=EPR-2-[LaLettre29072019])

 

TAIZÉ : 22 AU 25 AOÛT Rencontres islamo-chrétiennes. > Aux fondements de la communauté de Taizé créée par frère Roger, l'œcuménisme. Depuis plusieurs années, le village bourguignon s'est ouvert à l'interreligieux et organise chaque été ses rencontres islamo-chrétiennes pour la jeunesse. 300 chrétiens, musulmans et non-croyants se retrouvent durant trois jours pour échanger sur leur foi et sur leur vie. Interventions, ateliers, groupes d'échanges, prière, musique. (+ D'INFOS  -  Inscription : www.taize fr)

 

20/05/19  -  50 ans de Siloisme dans les Parcs d’Etude et de Réflexion de Punta de Vacas, situé au pied du Mont Aconcagua, dans la Cordillère des Andes. http://silo.net/.  -  (https://www.pressenza.com/fr/2019/05/4-de-mayo-2019-50-ans-de-siloisme/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+pressenza%2FAFhJ+%28Nouvelles+de+Pressenza+IPA+en+fran%C3%A7ais%29)

 

01/04/19  -  Harry et Franz d’Alexandre Najjar, publié aux éditions Plon, a reçu le prix dans la catégorie roman. Il narre la rencontre entre Harry Baur (acteurs français) et l’abbé Franz Stock (aumônier allemand)  (https://www.booksquad.fr/alexandre-najjar-remporte-le-prix-spiritualites-daujourdhui-du-roman/)

 

 

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