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()  -  23/05/20  -  Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955), un père jésuite français, est connu tout à la fois pour le développement d’une théologie originale et pour avoir poursuivi une carrière éminente de géologue et de paléontologue ; il était en particulier spécialiste reconnu des origines de l’homme. Homme de foi et homme de science, il présente une vision audacieuse de l’Évolution qui réconcilie foi et raison et qui dépasse la signification, trop restreinte à son sens, que lui confère Darwin. Teilhard laissera derrière lui une œuvre abondante, livres, lettres et articles qui ne sera publiée qu’après son décès en 1955 en raison d’un interdit prononcé par ses supérieurs religieux, et auquel il s’est toujours tenu. Sa vision chrétienne de l’évolution, articulée dans un langage pas toujours aisé à saisir, irradiera cependant la vie de l’Église, notamment lors du Concile Vatican II, et trouvera une reconnaissance tardive chez le pape Jean-Paul II et ses successeurs.

Avec Un sens à ma vie, un petit ouvrage publié en 2019, les trois auteurs, Chantal Amouroux, Jacqueline Barthes et Dominica Behaghel, présentent la pensée de Chardin en une langue claire, élégante et précise qui vise à rendre accessible la pensée de Teilhard à un large public ; aussi, dans ce but didactique, fournissent-elles au lecteur un dictionnaire « français-Teilhard » en annexe de leur ouvrage.          (Suite de la page d’Accueil)

   Les auteurs présentent leur ouvrage en huit petits chapitres, tous organisés de la même manière : un résumé d’une page, un développement et enfin des citations de Teilhard en rapport avec le thème abordé dans le chapitre.

Le titre de leur livre, Un sens à ma vie, emmène d’entrée de jeu le lecteur dans la pensée de Teilhard car sens ici signifie non seulement signification mais aussi direction. En effet, Teilhard s’appuiera sur la théorie du Big Bang [1] et décrira un univers non pas figé mais en évolution. Loin de réduire l’Évolution à une sélection naturelle, Teilhard la décrit comme le processus, fondamental et irréversible, par lequel l’Esprit se dévoile dans la Matière. Avec l’apparition de l’Homme sur terre, l’Évolution devient conscience car si l’animal sait, seul l’Homme sait qu’il sait.

   Si l’approche développée par Teilhard, selon ses propres mots, de christifier l’Évolution est originale en soi, celle qui consiste à y inclure les éléments proprement chrétiens que sont l’Eucharistie, le péché originel, la mort et la Résurrection le sont davantage encore. Plus qu’une simple inclusion et même d’une réconciliation avec la science, c’est là que Teilhard voit le sens même de l’Évolution, qui est de mener l’Homme à un point oméga [2] et de le réconcilier avec le Christ ressuscité. Soulignons aussi toute la valeur qu’il octroie à la femme et plus encore au mystère féminin, dont les trois auteurs sont à la fois les témoins et l’expression.
   De son vivant, les supérieurs de Teilhard l’ont tenu pour suspect de panthéisme et, méfiants, l’ont frappé d’un interdit de publication. Mais l’histoire de l’Église résonne souvent de ces paroles qui donnent du fruit par-delà la mort, à telle enseigne qu’on peut y voir une marque de la communion des saints. La pensée de Teilhard est désormais d’une brulante actualité, non seulement pour traiter des rapports à la foi mais aussi des rapports à la Création (écologie) et aux autres religions (œcuménisme).
   Alors qu’on commémore ces jours-ci le cinquième anniversaire de la parution de l’encyclique
Laudato si, Un sens à ma vie arrive donc à point nommé pour permettre à un large public de se familiariser avec la pensée d’un homme visionnaire et, surtout, de s’en nourrir au sein de l’Église comme en dehors.
  
[1] On doit cette théorie de l’origine de l’univers à un prêtre belge, le chanoine Lemaître (1894-1966), professeur à l’Université catholique de Louvain.  [2] Ce concept de point oméga s’appuie du verset 13 du chapitre XIII du livre de l’Apocalypse : Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.  Chantal Amouroux, Jacqueline Barthes, Dominica Behaghel, Un sens à ma vie – avec Pierre Teilhard de Chardin, Chronique Sociale, 185 p.  -  www.teilhard.fr (https://blogs.letemps.ch/dominique-de-la-barre/un-sens-a-ma-vie-avec-teilhard-de-chardin/ )  

20/02/20  -  L’Éthiopie, terre de toutes les spiritualités. Le reporter-photographe Jean-Christophe Huet, qui a sillonné l’Éthiopie à la recherche des formes de spiritualités qui façonnent le pays, expose ses clichés au château du Val Fleury, à Gif-sur-Yvette, du mardi 25 février au dimanche 5 avril.
   « Les habitants ont la foi chevillée au cœur et au corps, et ils en tirent une force

incroyable », Pour son exposition, Jean-Christophe Huet a choisi de partager une centaine de clichés répartis autour des quatre grandes croyances qui se partagent l’Éthiopie : le christianisme, l’islam, le rastafarisme (1) et la « foi en l’humanité ». Au cœur de ses photographies, des femmes, des hommes, des instants de vie et parfois même des édifices qui incarnent la foi, quelle que soit la forme qu’elle prend. 

   Si le christianisme, par son importance historique dans le pays, occupe une grande partie de son travail, le professionnel met un point d’honneur à ouvrir nos esprits à des communautés plus méconnues, des rastafaris qui considèrent l’Éthiopie comme une terre promise, aux adeptes d’Awra Amba, qui estiment que « Dieu n’a pas besoin de maison ». Parmi ses rencontres marquantes, il évoque notamment cette rastafarie autrichienne qui a voyagé jusqu’à la corne de l’Afrique pour fonder le centre Yawenta consacré à la prise en charge des orphelins du Sida, véritable fléau dans le pays. « C’est aussi une façon de déconstruire les idées préconçues que suscitent certaines communautés », explique celui qui consacrera une conférence au rastafarisme le dimanche 22 mars, à 15 heures.

   Dans certains villages, « penser en paix au quotidien » suffit, tandis qu’ailleurs on « célèbre la foi aussi souvent que l’on peut ». Pourtant, sur ces terres, jamais ces croyances ne semblent chercher à s’affronter. On y rencontre des chrétiens sur la route de pèlerinages musulmans, on en croise d’autres qui respectent le shabbat et on entre dans des monastères érigés par des juifs. « Je suis fasciné par la façon dont toutes ces croyances cohabitent et s’influencent les unes les autres, et je voulais le raconter », explique le photographe. (la-croix.com)  

 

18/11/19  -  Un appel pour Tamanrasset. Les Petits Frères de Jésus et les Petites Sœurs du Sacré-Cœur cherchent

des volontaires, religieux ou laïcs, pour renforcer leurs fraternités sur le plateau de l'Assekrem et à Tamanrasset,

dans le Grand Sud algérien. L'appel pourrait séduire des disciples du « frère universel», là où a vécu Charles de Foucauld. Celui-ci s'adresse à «des hommes religieux ou laïcs volontaires, attirés par une vie contemplative» et qui participeraient à l'accueil des visiteurs. Ils souhaiteraient également accueillir à l'Assekrem un prêtre qui« ait le désir d'un temps au désert, de repos et d'études», à la manière du frère. Charles, « dans la prière et l'accueil de tous». Enfin, l'appel s'adresse également

à des femmes, religieuses ou laïques, pour vivre « une présence discrète, contemplative et solidaire » au milieu des habitants de

Tamanrasset.  (La Croix, p19)

 

31/10/19  -  Le soufisme, la danse de l’âme. Le soufisme est la quintessence de ce qu’est l’islam, une spiritualité. Il est depuis son origine un mouvement qui crée un lien intime entre l’âme immortelle et le divin. L’entreprise d’une vie est celle de prendre soin de cette âme qui doit absorber lumière et vérité avant de poursuivre sa route...
Dès le début, le soufisme a été un mouvement qui a tenté de mettre en valeur l’idée que l’âme est immortelle et que le travail d’une vie c’est l’entreprise de prendre soin de son âme pour que dans la mort, quand elle va retourner dans l’immortalité, elle soit capable d’absorber un maximum de lumière et de vérité. Ce travail de l’âme a des points communs avec la philosophie grecque, la philosophie comme exercice spirituel, qui est lié à la notion de la mort. La singularité du soufisme c’est qu’il sort du ventre de l’islam et par conséquent va mettre en avant le rapport direct et sans intermédiaire entre l’âme et Dieu.
Leili Anvar  (franceculture.fr)

 

-   29/08/19  -  Histoire d’une âme, de Thérèse de Lisieux. Cerf Lexio. « C’est un petit livre que j’ai découvert par hasard, en furetant sur Internet à la recherche d’ouvrages sur la spiritualité. Histoire d’une âme : le titre a attiré mon attention, tant il correspondait à l’objet de ma recherche. (…) Je l’ai lu. J’ai été bouleversé. Bouleversé, à l’image d’une maison qu’on met sens dessus dessous. Par le ton, d’abord, ce ton léger et insouciant pour évoquer l’intime de l’intime, pour dire ce qui touche au plus profond de soi avec les mots simples de l’enfant. (la-croix.com/)

 

04/08/19  -  Comment expliquer l’attrait pour la méditation ?

   Comment ne pas se laisser miner par les angoisses du quotidien ? Comment se ­libérer de la pression sociale pour respirer à nouveau ? En se donnant comme objectif d’être plus attentif à soi, aux autres et au monde tout en réduisant l’épuisement mental, la méditation séduit sans cesse davantage. Elle est aujourd’hui partout : cours, stages et même applications mobiles lui sont consacrés. Pour les uns, elle permet de se détacher de la quête du gain ou de l’impératif de compétitivité ; pour les autres, elle contribue à détourner l’attention des causes structurelles et sociales à la racine des sentiments négatifs. La diffusion de cette pratique pourrait aussi être interprétée comme une continuité de la logique néolibérale à laquelle elle semblait initialement apporter une solution.

La série de six entretiens et tribunes que nous avons publiés offre une pluralité de points de vue sur la méditation. Si vous avez manqué un épisode ou toute la série, les voici rassemblés. (…)  (lemonde.fr/)

 

29/07/19  -  Pourquoi il faut lire les grands textes arabes. (https://www.franceculture.fr/conferences/universite-bretagne-loire/la-double-genealogie-de-lecriture-litteraire-au-maghreb#xtor=EPR-2-[LaLettre29072019])

 

 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

   1  -  SPIRITUALITES  « La spiritualité n'est pas une religion. Elle n'est pas non plus un sujet d'étude culturelle sur les croyances des peuples primitifs. La spiritualité est une fonction vivante naturelle de l'être humain. » de Alain Boudet .           ( -2- )

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