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()  -  28/11/19  -  Téléconsultation.  Medadom prend le virage. La société a créé trois centres de santé dans lesquels des généralistes réservent des plages horaires de téléconsultations pour des patients sans médecin traitant.  La société Medadom, spécialisée dans la« commande» d'un médecin pour une visite à domicile, a pris le tournant de la téléconsultation. La start-up opère depuis janvier un changement de cible progressif. Elle a d'abord acheté son concurrent Docadom (lancé la même année en 2017) en milieu d'année et absorbé ses 30 médecins généralistes puis a diversifié ses activités.« Nous faisons encore quelques visites à domicile pour les médecins qui le souhaitent, mais notre cœur de métier est la consultation à distance dans le cadre des soins non programmés»,

   L'activité se concentre en Île-de-France. La société a équipé plus d’une cinquantaine de pharmacies de « borne de téléconsultation » dotées d'objets connectés (ex: stéthoscope, dermatoscope, otoscope) pour accueillir des patients. Lorsqu'un patient se présente dans l'une de ces pharmacies, c'est un médecin généraliste francilien salarié et exerçant dans un centre de santé à quelques kilomètres qui le prend en charge par visioconférence. La société se positionne dans le parcours de soins coordonné tel que défini dans l'avenant à la convention, qui a inscrit la téléconsultation dans le droit commun du remboursement de la Sécurité sociale.

   Medadom projette d'ouvrir 12 autres centres de santé, un dans chaque région, dans le courant de l'année. Chartres et Orléans sont les prochaines villes sur la liste. La société ambitionne d'équiper 200 pharmacies avant la fin de l'année, 2 000 en 2020. (www.lequotidiendumedecin.fr, p10)

 

14/11/19  -  Inquiets pour l’avenir. Les soignants de l’hôpital public manifestent ce jeudi 14 novembre pour réclamer plus de moyens. Malgré la dégradation des conditions de travail et l’attrait du secteur privé, la nouvelle génération de médecins, très attachée au modèle public, s’accroche tant bien que mal.

Quand on demande à Thomas ce que l’hôpital public représente pour lui, les paroles coulent en flot continu. Ce sont des mots d’amour d’abord : « L’hôpital public, c’est notre maison », résume ce psychiatre de 34 ans, en poste dans un établissement parisien. « C’est là qu’on a été formé, là qu’on trouve les meilleurs spécialistes. On y est très attaché. » Puis des mots inquiets : « Aujourd’hui, le système ne tient plus que par la bonne volonté de gens prêts à faire toujours plus avec de moins en moins. » Jusqu’à quand ?
   Soigner tout le monde, le mieux possible : c’est ce qui a poussé Sarah à s’engager dans de longues études. Désormais cheffe de clinique en pédiatrie, elle ne voit plus « comment continuer à offrir les meilleurs soins ». « Depuis des années, on travaille avec moins de lits, moins d’infirmiers, moins de médecins, mais on a trop tiré sur la corde. Ça va lâcher », craint cette jeune Parisienne. En quelques années, elle a vu son métier devenir « multitâche » afin de pallier « le manque de personnel à tous les niveaux ». « Je suis médecin, mais aussi brancardière, aide-soignante, infirmière, secrétaire à l’occasion… », énumère-t-elle.  (
la-croix.com/)

-  14/11/19  -  Ils ou elles sont généralistes et accueillent les migrants dans leurs files actives, salariés ou bénévoles d'associations locales ou nationales, PU-PH et chefs de service, retraités ou libéraux qui rejoignent des réseaux; parfois traités de complices des passeurs et traduits devant les juridictions, les médecins des étrangers ont en commun d'être des militants du serment d'Hippocrate. Ils racontent une médecine exigeante. 66 C'est devenu un délit de soigner. « Je me suis fait  traiter de militante et de menteuse devant le tribunal administratif, simplement pour faire mon métier de médecin. Ces insultes sont ma légion  d'honneur! » (www.lequotidiendumedecin.fr, p2)

-  08/11/19  -  Accès aux soins des migrants : l'Ordre des médecins et plusieurs syndicats s'opposent au délai de carence de 3 mois. (lequotidiendumedecin.fr)

 

04/11/19  -  100 000 praticiens« parallèles» (Extraits) Parce qu'ils ne trouvent pas de réponse auprès de la médecine conventionnelle, certains patients se tournent vers des médecines alternatives, dépourvues de références scientifiques. Une tendance qui peut avoir des conséquences dramatiques sur leur santé.  Traitements miraculeux, pseudothérapies fantaisistes, faux thérapeutes. ... Le domaine de la santé apparaît comme un terrain favorable à certaines dérives  sectaires.« 40 % des cas d'emprise mentale concernent le domaine de la santé. Un- -exemple,  une offre de stages« jeune et randonnée » qui « coûtent très chers et sont réalisés sans aucune surveillance médicale».

Si certaines de ces pratiques thérapeutiques alternatives apparaissent inoffensives, d'autres deviennent sectaires dès lors qu'elles essaient de faire adhérer le patient à une croyance, à un nouveau mode de pensée.« Il y a alors un endoctrinement, une sujétion psychologique qui conduit petit à petit à rompre avec la médecine conventionnelle, puis avec sa famille et son environnement»,

Les cibles de ces pseudo-thérapeutes sont souvent les plus vulnérables et les moins informés. « Les gourous exploitent la peur de la maladie et recourent à la pensée magique»,

Les médecins ont un rôle à jouer auprès de leurs patients. « Le patient n'attend plus seulement un traitement. n veut comprendre et être compris. S'il ne trouve pas de réponse, il se tournera vers ceux qui la lui donneront. Les médecins doivent ainsi permettre  aux patients de faire des choix en connaissance de cause. Ils doivent faire en sorte que les patients prennent la meilleure décision pour eux-mêmes quand on leur a présenté l'ensemble des options»,

(www.lequotidiendumedecin.fr, p6)

 

01/11/19  -  Un praticien sur deux en souffrance morale ou physique : Contraintes budgétaires, rapport au patient et impact des nouvelles technologies dans le colloque singulier ... Une majorité de médecins sont pessimistes sur l'avenir de la profession, Les professionnels de santé aiment leur métier mais ...mais 64,5 % des médecins interrogés ne recommanderaient pas à un proche de devenir soignant, 80,4 % des infirmiers et 75,6 % des aides-soignants font le même constat.

Le moral n'est donc pas au beau fixe chez les professionnels de santé. 56,5 % des médecins se disent en souffrance physique et/ou morale, de même que 69,1 % des infirmiers et 79,7 % des aides-soignants. Le regard des professionnels de santé sur l'avenir est particulièrement sombre : neuf sur dix (86,6 %) estiment que l'exercice ne va pas s'améliorer dans les dix années à venir. Les infirmiers sont les plus pessimistes (90,8 %), suivis des aides-soignants (86 %) et des médecins (75,3 %). Un professionnel sur deux (49,1 %) se méfie des retombées de la téléconsultation, de l'intelligence artificielle ou de la robotique sur l'exercice professionnel.

En revanche, chez les optimistes (13,4 %), la relation patient-praticien sera positive : 49 % jugent que l' expertise du patient sur sa pathologie apportera un plus. (Extraits de www.lequotidiendumedecin.fr, p 4)


31/10/19  -  Refus de CMU-C et d’ACS. Une enquête réalisée par le Défenseur des droits révèle que les patients bénéficiaires de la CMU-C et de l'aide à la complémentaire santé (ACS) se voient plus souvent refuser des soins par les psychiatres, gynécologues et dentistes libéraux que les autres.

Alors que la patiente de référence obtient un rendez-vous avec succès dans 70 % des cas, la personne bénéficiaire d'une aide enregistre un taux de succès réduit à 58 %.  Plus d'un cabinet sur dix a refusé de recevoir les personnes du fait qu'elles sont bénéficiaires d'une de ces deux aides : 9 % des chirurgiens-dentistes, 11 % des gynécologues et 15 % des psychiatres. Ce comportement discriminatoire est prohibé par le code de santé publique.

La CMU-C et l'ACS comptent sept millions de bénéficiaires. Les deux dispositifs doivent fusionner ce 1er novembre en complémentaire santé solidaire. (www.lequotidiendumedecin.fr, p4)

 

28/10/19 -  L’Exécutif envisage de réviser certaines conditions d'accès à l'Aide médicale d'État (AME) et d'ajuster le périmètre du panier de soins.

Lors de son discours devant les députés sur la politique migratoire, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a certes défendu fermement le principe de l'.AME « pour des raisons humanitaires et des impératifs de santé publique». Elle a recadré au passage les propos du délégué général de LREM, Stanislas Guerini, qui affirmait que l’AME permettait par exemple de financer des prothèses mammaires. Pour autant, la ministre ne ferme plus la porte à une réforme. «]'étudierai toutes les propositions de la mission en cours», a indiqué Agnès Buzyn.

La perspective d'une réforme de l'Aide médicale d'État inquiète le milieu associatif et médical. MG France exhorte les parlementaires à « ne pas remettre en cause !'AME» qui permet« de faire de la prévention et d'éviter que des maladies infectieuses s'aggravent et se répandent».« Les conséquences d'une limitation de ce dispositif seraient dramatiques pour les personnes, la santé publique et les soignants». Fin septembre déjà, un collectif de S0S médecins hospitaliers et libéraux avait signé une tribune dans le« JDD » pour sauvegarder l'.AME dont la limitation serait« une altération inacceptable de l'éthique». Il y a quelques jours encore, dans son rapport sur l'accès aux droits et aux soins en France, Médecins du Monde a déploré« l'extrême politisation» de l’Aide médicale d'État, un dispositif « extrêmement contrôlé». Le Dr Bernard Jomier, sénateur de Paris (apparenté au groupe socialiste et républicain), qui« regrette complètement» la polémique actuelle. « Les propos tenus sur les prothèses mammaires par exemple sont absolument scandaleux», assène l'ancien élu à la mairie de Paris qui plaide pour une intégration de l'.AME dans le régime général.

   Mais de l'autre côté du spectre politique, on réclame des changements. Les Républicains (LR) jugent indispensable la réforme de ce dispositif dans un contexte d'économies.

   Le gouvernement devrait rouvrir le dossier de l'AME en documentant les abus et les fraudes, sur la foi de la mission IGAS/IGF. Il y a une semaine, sur Public Sénat, Agnès Buzyn a reconnu pour la première fois que l'.AME était dans certains cas «dévoyée». « C'est une forme de fraude. Il y a énormément de gens aujourd'hui qui rentrent dans notre pays par des filières avec un visa de tourisme et, au bout de trois mois, ils ont !'Aide médicale d'État et se font soigner gratuitement.»
« 
Oui, il y a des filières, pas nécessairement malveillantes d'ailleurs. Il y a d'un côté l'entraide familiale, lorsqu'une personne travaille en France et fait venir l'oncle ou la tante, avec un diabète, une insuffisance rénale, un cancer, qui ne sont pas bien pris en charge ou pas accessibles financièrement dans le pays d'origine. Mais il y a aussi des filières avec de vrais passeurs, par exemple en Géorgie, avec des individus qui vont  organiser le voyage pour des gens ayant besoin de soins, et prendre des commissions. Des associations organisent également la venue d'enfants pour des séjours chirurgicaux, et des avocats prennent des honoraires pour préparer les dossiers » dit un médecin. (p4)

   Le Dr Olivier Véran, rapporteur LREM du budget de la Sécu, reste prudent en attendant d'y voir plus clair. Il fait valoir qu'il n'y a « pas de données» sur l'existence de telles filières »
=>  Voir ci-dessous le témoignage du
Professeur Frédéric Adnet qui dément toute dérive et plaide aussi pour un élargissement des conditions d’accès.

Repères

Pour qui? Sous sa forme actuelle, l'AME est entrée en vigueur en janvier 2000 et permet aux étrangers en situation irrégulière en France (hors Mayotte) d'accéder à des soins sans avance de frais. Deux conditions sont requises: être sur le territoire français de façon stable depuis plus de trois mois (sauf pour les mineurs) et avoir des ressources ne dépassant pas un certain plafond (8951eurosannuels pour une personne seule, 13 426 euros pour deux personnes).

Quelle couverture? L’AME, valable un an (avec renouvellement non automatique), donne droit à une prise en charge à 100 % des soins médicaux et hospitaliers à tarifs opposables pour le bénéficiaire et les personnes à sa charge (soins médicaux et dentaires, médicaments remboursés à 100 %, 65 % ou 30 %, frais d'analyses, frais d'hospitalisation et d'intervention chirurgicale, frais afférents à certaines vaccinations, frais liés à la contraception, à l'IVG). En revanche les cures thermales, les actes techniques et examens de biologie médicale spécifiques à l'assistance médicale à la procréation, les médicaments à SMR faible remboursés à 15 % sont exclus du dispositif (sauf pour les mineurs). L‘admission à l'AME ne permet d'obtenir ni carte Vitale ni carte européenne d'assurance maladie.

Combien? La dépense au titre de l'.AME (sur le budget de l'État) est de 935 millions d'euros pour 2019. Au total, un peu plus de 310 000 personnes sont bénéficiaires de l'AME.

Enfin, la fraude détectée et stoppée au dispositif s'élève, en 2018, à 542 000 euros soit 0,37 % du montant total des fraudes relevées par l'assurance-maladie.(www.lequotidiendumedecin.fr , p 2 & 4)



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