(29/01/20  -  Comment trouver l'équilibre au sein de la triade soignant/soigné/famille ?  En juin 2014, Manon Strelezki, alors étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers de l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille – Hôpital Nord (promotion 2011-2014) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « La triade, une relation pansée à trois ». Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions. (infirmiers.com)  -   Voir aussi : (agevillagepro.com)

 

27/11/19  -  Association nationale Jeunes aidants ensemble (Jade). Sa présidente Françoise Ellien, psychologue clinicienne, a cofondé, en 2014, avec la réalisatrice Isabelle Brocard, un atelier cinémarépit pour les enfants et adolescents âgés de 8 à 20 ans. Tel.: 07.67.29.67.39. ou contact@jeunes-aidants.com.

Cet atelier se déroule, chaque année, en deux temps, deux fois six jours, durant les vacances scolaires de la Toussaint et d'hiver, au domaine de Chamarande (Essonne). L'hébergement est gratuit. Une équipe peut remplacer le jeune aidant auprès de ses parents le temps de l'atelier. Une projection finale et publique des travaux aura lieu dans un cinéma de Ris-Orangis (Essonne) en mai 2020. Sur YouTube et sur le site de l'association, on peut visionner les films réalisés par les jeunes des sessions précédentes: https://jeunesaidants.com/les-:films/

Les ateliers cinéma-répit.Jade se développent aussi dans d'autres régions: Hauts-de-France, Occitanie et Paca. Association française des aidants: aidants.fr

   Étudier sans être pénalisé : Le plan gouvernemental « Agir pour les aidants » présenté le 23 octobre, comporte plusieurs mesures sur l'aménagement des rythmes d'études, les conditions d'assiduité et d'examens pour éviter aux jeunes aidants d'être pénalisés au cours de leur scolarité. Une expérimentation de sensibilisation des personnels de l'éducation nationale sera lancée, l'an prochain, dans les collèges et lycées d'Île-de-France et d'Occitanie, afin de repérer et d'orienter les jeunes aidants. (La Croix, p13 à 15)  (Suites ci-dessous)

27/11/19  - «  Avec l’accord de leurs parents, le plus souvent encouragés par ces derniers, ces jeunes gens sont venus participer à l'atelier cinémarépit, fondé par l'association nationale Jeunes aidants ensemble, Jade (1). À la faveur de deux sessions de six jours animées par des professionnels, les jeunes apprennent à écrire un scénario, utiliser une caméra, monter un court métrage. Ils y trouvent un moyen d'expression, seuls ou à plusieurs. Ce temps de répit leur permet de s'extraire de leur quotidien, d'alléger la pression, de se rencontrer entre pairs. De prendre un peu de recul par rapport à leur vie, leur famille. De s'amuser aussi: courir dans le parc, jouer aux cartes, partager des repas, comme n'importe quel ado.

   Dans une salle très calme, Lou et Sara s'appliquent à dessiner, colorier et découper plusieurs petits éléments en papier (objets, décors et personnages), qui serviront à la réalisation de leur film d'animation. Un chien, une table, un meuble de rangement symbolisent les différentes tâches dont Lou s'occupe à la maison. Sa mère est atteinte d'un cancer depuis plus de deux ans. « Je gère le linge, je fais les courses, je promène le chien, je sors la poubelle, je range les chaussures de toute la famille dans des bacs ... »  Le travail théâtral permet la prise de distance, la représentation, la projection dans l'avenir », explique Laure Grisinger, dramaturge et metteuse en scène.

   Dans le parc, le jour baisse. Avec Léo, l'un des animateurs, quelques ados entament une partie de Uno. D'autres remontent dans leur chambre. C'est le moment où ils peuvent appeler leurs proches. En fin de journée, une psychologue est disponible pour parler en tête à tête avec ceux qui le souhaitent. « On ouvre la parole par le biais des créations. Et des questions se formalisent », indique la psychologue Hélène Virlogeux. «À la maison, ces jeunes sont dans l'action, le soutien. Ils ne s'autorisent pas à parler à l'école. Ils n'ont pas la possibilité d'exprimer leurs problèmes d'adolescent. Ici, on leur donne l'occasion de verbaliser, de sublimer ce qu'ils vivent. Ils ne se sentent pas seuls et, surtout, ils n'ont pas l'impression d'être jugés par leurs copains», poursuit-elle.

Pour la plupart de ces adolescents, aider l'un de leurs proches est naturel. « Les courts métrages qu'ils réalisent ne parlent que d'amour», confirme Isabelle Brocard. (La Croix, p14)

 

27/11/19  -  « Dans les relations entre les jeunes aidants  leurs parents, un équilibre doit être trouvé pour préserver la place de chacun.

 Comment les liens avec le parent malade évoluent lorsque l'enfant est en situation d'aidant ? Aurélie Untas: Tout dépend des relations familiales au départ.

   Il faut différencier les familles où les enfants ont toujours connu leurs parents avec un problème de santé, de celles où les enfants ont connu leurs parents en bonne santé avant que la maladie ne survienne. Dans ce cas, son apparition est un choc, et les relations antérieures peuvent faciliter (ou non) les rapports qui s'instaurent après·. Entrer dans cette aide peut rapprocher les parents et les enfants, leur permettre de partager plus de choses, parfois d'établir un lien fusionnel. L'effet est positif si l'aide apportée par l'enfant est reconnue par le parent, l'environnement familial.

À l'inverse, si l'aide n'est pas reconnue, si elle est perçue comme normale ou si elle n'est pas attendue du reste de la fratrie, l'enfant peut éprouver des sentiments d'injustice, de frustration, de tristesse. Il peut se sentir isolé, se refermer sur lui-même, ne plus investir la sphère scolaire. Cela peut créer des tensions familiales, des relations conflictuelles jusqu'à l'âge adulte.

Si ces enfants et adolescents ont besoin d'être reconnus, il faut toutefois être vigilant à ce qu'ils ne soient pas stigmatisés, notamment à l'école. Il est important d'aider les parents à trouver de l'aide à l'extérieur, pour éviter -de faire peser une charge trop lourde sur l'enfant, mais aussi permettre à l'enfant de s'autoriser à dire non, qu'il n'a pas envie d'aider. Cela peut surprendre le parent, mais aussi permettre à la famille de s'ajuster et d'envisager d'autres solutions. Enfin, la relation entre l'enfant et l'autre parent, celui qui n'est pas malade, est importante. Un soutien, la possibilité d'échanger sont essentiels pour le bien-être de l'enfant.

Le parent malade ou affaibli reste-t-il pleinement parent?

   Le parent malade ou affaibli continue d'être une figure de référence pour l'enfant. Il est important qu'il reste une figure de sécurité, de confiance, d'attachement. Même alité, le parent peut rester le garant attentif au développement

et à l'épanouissement de son enfant. Il est là pour le soutenir moralement, exercer son autorité parentale, lui dire de faire ses devoirs, etc. Le fait de voir son parent diminué physiquement peut avoir un impact émotionnel sur l'enfant. Il va peut-être moins oser lui parler de ses difficultés. Tout est une question d'équilibre dans la relation.

Un espace psychique préservé permet à l'enfant de garder cette figure parentale. Cet équilibre peut être plus difficile à trouver lorsque le parent est atteint de troubles mentaux, avec un risque parfois plus important de « parentification».

De quoi s'agit-il?     Ce concept psychologique est utilisé pour désigner une situation dans laquelle un enfant se voit confier un rôle d'adulte, qui n'est pas adapté à son stade de développement, soit en raison de la surcharge de l'aide demandée, soit en raison de la nature de l'aide, lorsque celle-ci concerne des soins intimes ou liés à la maladie (faire la toilette, un pansement, une injection ... ). Les recherches ont montré que ces situations avaient des effets négatifs. Etre jeune aidant peut également avoir des effets positifs sur la maturité du jeune, un sentiment de fierté

d'accomplissement, et le renforcement des liens avec le proche aidé.

Recueilli par France Lebreton  (La Croix, p15)

 

27/11/19  -  repères : Le profil des jeunes aidants. La France compterait environ 500 000 jeunes aidants, soit un par classe, qui apportent une aide régulière à un parent malade ou handicapé.

60 % des jeunes aidants soutiennent leur mère malade.

Dans plus de 60 % des cas, il s'agit de maladies graves comme le cancer.

73 % d'entre eux aident au moins une heure par jour en semaine; 36 % plus de deux heures par jour. 61 % apportent

un soutien moral, 51 % gèrent certains aspects de la maison, 43 % s'occupent des aspects médicaux, 20 % s'occupent de l'intimité de la personne aidée. (Source: Ipsos pour Norvatis, 2017) (La Croix, p14)

 

20/10/19  -  Colloque ANM : deux jours pour faire vivre la citoyenneté des personnes accompagnée : 14-15/11/19  -  Une trentaine d’intervenants partageront leurs recherches, leurs expériences mobilisatrices et motivantes au service de la qualité de vie S’approprier les approches non médicamenteuses pour améliorer la citoyenneté, les solidarités des personnes en situation de handicap quel que soit leur âge

   Appréhender différentes techniques et réflexions en faveur de l’évolution des lieux de soin en lieux de vie/lieux d’envies, inclusifs  -  Améliorer les connaissances en neurosciences, en management, en environnement du cadre de vie pour des solutions inclusives  -  Comprendre les fondamentaux des projets et expériences inclusives  -  Améliorer les pratiques quotidiennes pour éviter les situations à risque de maltraitances et favoriser la bientraitance  -  des personnes fragilisées comme de la qualité de vie au travail des professionnels. (http://colloque-anm.fr/)

 

07/03/19  -  "Grande vieillesse" et violences institutionnelles. La maltraitance des personnes âgées, dans les établissements où elles résident, est malheureusement, on le sait, un phénomène récurrent, et les signalements augmentent chaque année. Comment expliquer ces agissements très violents ?    La psychanalyste Claude Halmos revient ici sur l'origine souvent pathologique de ces agissements d'une très

grande violence. « Les actes de ce type, qui relèvent de la pathologie, posent le problème du recrutement. Quand on recrute du personnel pour s’occuper de personnes en état de faiblesse (de malades, d’enfants, ou de personnes âgées), il faudrait être très rigoureux. Choisir des personnes capables d’empathie, et de patience, et qui ne soient ni sujettes à la violence, ni susceptibles d’abus de faiblesse.

    Le problème de fond (qui n’excuse en rien la maltraitance, qui est inexcusable) est que, dans ces établissements, on trouve, face à face, deux souffrances psychologiques qui se font écho. Celle des personnes très âgées, qui doivent faire le deuil de ce qu’elles étaient auparavant et supporter la dégradation, progressive et sans retour, de leurs capacités physiques, et parfois de leurs facultés mentales ; et l’angoisse - trop sous-estimée - que cette dégradation suscite toujours. Et, face à cette souffrance, celle du personnel, dont le travail est pénible, mais aussi particulièrement angoissant. Et, paradoxalement, pour les mêmes raisons. Parce qu’il est angoissant de travailler avec des personnes dont l’état ne va pas s’améliorer. Surtout lorsque l’on sait que, inéluctablement, on souffrira soi-même un jour de ce dont elles souffrent.

    (https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-dans-ma-tete/c-est-dans-ma-tete-grande-vieillesse-et-violences-institutionnelles_3192439.html)

 

 

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