()  -  20/10/19  -  Colloque ANM : deux jours pour faire vivre la citoyenneté des personnes accompagnée : 14-15/11/19  -  Une trentaine d’intervenants partageront leurs recherches, leurs expériences mobilisatrices et motivantes au service de la qualité de vie S’approprier les approches non médicamenteuses pour améliorer la citoyenneté, les solidarités des personnes en situation de handicap quel que soit leur âge

   Appréhender différentes techniques et réflexions en faveur de l’évolution des lieux de soin en lieux de vie/lieux d’envies, inclusifs  -  Améliorer les connaissances en neurosciences, en management, en environnement du cadre de vie pour des solutions inclusives  -  Comprendre les fondamentaux des projets et expériences inclusives  -  Améliorer les pratiques quotidiennes pour éviter les situations à risque de maltraitances et favoriser la bientraitance  -  des personnes fragilisées comme de la qualité de vie au travail des professionnels. (http://colloque-anm.fr/)

 

07/03/19  -  "Grande vieillesse" et violences institutionnelles. La maltraitance des personnes âgées, dans les établissements où elles résident, est malheureusement, on le sait, un phénomène récurrent, et les signalements augmentent chaque année. Comment expliquer ces agissements très violents ?

   La psychanalyste Claude Halmos revient ici sur l'origine souvent pathologique de ces agissements d'une très

grande violence. « Les actes de ce type, qui relèvent de la pathologie, posent le problème du recrutement. Quand on recrute du personnel pour s’occuper de personnes en état de faiblesse (de malades, d’enfants, ou de personnes âgées), il faudrait être très rigoureux. Choisir des personnes capables d’empathie, et de patience, et qui ne soient ni sujettes à la violence, ni susceptibles d’abus de faiblesse.

    Le problème de fond (qui n’excuse en rien la maltraitance, qui est inexcusable) est que, dans ces établissements, on trouve, face à face, deux souffrances psychologiques qui se font écho. Celle des personnes très âgées, qui doivent faire le deuil de ce qu’elles étaient auparavant et supporter la dégradation, progressive et sans retour, de leurs capacités physiques, et parfois de leurs facultés mentales ; et l’angoisse - trop sous-estimée - que cette dégradation suscite toujours. Et, face à cette souffrance, celle du personnel, dont le travail est pénible, mais aussi particulièrement angoissant. Et, paradoxalement, pour les mêmes raisons. Parce qu’il est angoissant de travailler avec des personnes

dont l’état ne va pas s’améliorer. Surtout lorsque l’on sait que, inéluctablement, on souffrira soi-même un jour de ce dont elles souffrent.

Ce face à face avec un état qu’ils redoutent pour eux-mêmes peut conduire des soignants à déraper. Et, sans aller jusqu’à la maltraitance, à faire preuve, par exemple d’un autoritarisme qui leur permet, en affirmant leur puissance, d’exorciser la peur que leur inspire l’impuissance des personnes dont ils ont la charge.

    Il faudrait que les établissements comprennent les problèmes psychologiques spécifiques de leurs personnels, et les prennent en charge. En leur donnant la possibilité d’un travail en équipe, pour exprimer et élaborer leurs difficultés.

Mais il faudrait aussi que la société réfléchisse à la vie qu’elle entend offrir aux personnes qui ont atteint l’âge de la très grande vieillesse. Parce que, à l’heure actuelle, tout se passe comme si, en ne considérant que leurs manques, on leur déniait le statut de personnes à part entière. Cette vision déshumanisée pèse lourdement sur leur prise en charge, et peut expliquer qu’elles soient plus souvent maltraitées, dans les institutions, que les malades ou les enfants. (https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-dans-ma-tete/c-est-dans-ma-tete-grande-vieillesse-et-violences-institutionnelles_3192439.html)

 

01/10/18  -  La concertation sur la réforme de la dépendance s'ouvre ce lundi, en vue d'une loi sur l'autonomie en 2019. La Mutualité française a calculé le reste à charge financier actuel pour les personnes âgées dépendantes.
Neuf à dix milliards d'euros par an. C'est l'investissement qui sera probablement nécessaire pour assumer le coût de la dépendance, a estimé 
Emmanuel Macron en juin, lors du congrès de la Mutualité française . Il s'était alors engagé à faire voter « avant la fin de l'année 2019 » une loi en vue de « construire un nouveau risque », à côté des risques maladie, vieillesse, accidents du travail et famille, couverts par la Sécurité sociale.
La concertation s'ouvre ce lundi et doit se clore avant le 31 décembre. Le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, Dominique Libault, qui va piloter l'ensemble, présentera les dix groupes de travail et le calendrier en présence de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.
Hébergement et aide à la vie quotidienne

A l'issue du discours présidentiel, la Fédération nationale de la mutualité française a immédiatement embrayé, car elle voit dans ce futur nouveau risque une prolongation naturelle de son activité assurantielle. Elle publie ce lundi une étude sur les restes à charge des Français âgés qui perdent leur autonomie, soit 1,3 million de personnes aujourd'hui.

Si les frais de santé sont plutôt bien pris en charge, l'hébergement en établissement et l'aide à la vie quotidienne pèchent. En moyenne, on entre en établissement médicalisé (Ehpad) autour de 85 ans. Un homme y survit deux ans, une femme deux ans et neuf mois. Or cela coûte en moyenne 2.500 euros par mois. Les personnes âgées peuvent toucher une allocation personnalisée d'autonomie (APA), voire une aide sociale à l'hébergement (ASH) - que beaucoup ne demandent pas car elle est récupérable sur la succession. En dépit de ces protections, 2.000 euros restent à leur charge, chaque mois.

Résultat, pour trois ans en établissement, il faut débourser 89.100 euros, dont 72.000 à ses frais. Si l'on y reste cinq ans, ce qui risque de devenir de plus en plus fréquent avec les progrès médicaux, l'addition totale est de 185.800 euros, dont 153.100 euros pour le locataire... Un montant qui dépasse de près de 47.000 euros le niveau de vie médian des retraités, souligne l'étude.
Quand ils parviennent à rester à leur domicile, les aînés dépendants ont eux aussi des restes à charge qui mangent l'intégralité de leurs revenus. En perte d'autonomie sévère, on a besoin d'une « présence responsable » à plein temps, ce qui coûte en moyenne 4.750 euros par mois (16 heures par jour au SMIC). Les personnes dépendantes ayant 1.000 euros de revenus mensuels doivent débourser entre 2.500 et 2.600 euros, après les aides sociales. Une bonne pension est une sécurité, puisqu'à 4.000 euros de revenus... le reste à charge tombe... à 4.000 euros. Il ne reste plus rien.
De moins en moins d'aidants

La réalité est heureusement souvent plus douce pour les personnes qui se maintiennent à domicile. Car la famille, les amis, leur tiennent compagnie, les véhiculent, leur font les courses, les aident financièrement. Grâce à l'intervention à domicile de ces aidants, le reste à charge tombe à moins de 120 euros par mois pour les dépendances les plus sévères, et disparaît quasiment pour les autres. Hélas, le nombre d'aidants est appelé à diminuer, car le nombre d'enfants par couple chute alors que la population vieillit.

En parallèle, souligne la Mutualité, le niveau de vie des retraités, supérieur à celui des actifs, va devenir nettement inférieur dans les trente-quarante prochaines années. Il faudra donc trouver des relais de financement, et structurer l'accompagnement du grand âge. Solveig Godeluck   ( https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0302322957119-ce-que-coute-la-dependance-aux-personnes-agees-2209739.php)  (https://twitter.com/Solwii)

 

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Et surtout, prenez bien soin de vous !

Facile à dire ! Cette petite phrase, les proches aidants disent l’entendre souvent ! Par des intervenants professionnels essentiellement, qu’ils soient du monde sanitaire ou médico-social, à l’issue d’une hospitalisation du proche malade, ou bien encore au moment du départ des soignants venant prodiguer de l’aide ou des soins à domicile…
Lorsque l’on en parle avec les professionnels, ils disent que leur temps est compté, qu’ils ne peuvent s’attarder pour prendre en compte la situation de l’aidant, et qu’en outre, ils ne sont pas formés, malgré leur souci de bien faire ; mais ce qui est sûr et certain, c’est que l’aidant fatigué ou débordé par la situation ne va pas savoir par quel bout prendre cette injonction à « prendre soin de soi ».

La santé des aidants en question : Ce que nous savons et qui est confirmé par des études récentes*, c’est que des proches aidants, pour certains d’en eux, sont lourdement mis à contribution et qu’au fil du temps, cela peut entrainer des problèmes de santé dont les plus fréquents sont la fatigue, un épuisement physique ou psychique et un isolement social auxquels se rajoutent pour une bonne moitié des personnes interrogées lors d’un enquête réalisée il y a trois ans des problèmes de sommeil, de douleurs physiques,  ou pour un quart, une prise médicamenteuse augmentée.
Si l’on prend la définition de la santé de l’OMS, elle se caractérise par «
un état complet de bien-être physique, mental et social et ne se réduit pas à une absence de maladie ou d’infirmités ».
Autant dire que nous sommes loin du compte, surtout lorsque les aidants veulent tenir le coup, coûte que coûte, qu’ils s’interdisent d’aller mal, dans un contexte où il se sentent abandonnés par leur entourage qui se raréfie et auquel ils n’osent pas avoir recours.
Alors ils subissent la course du temps, celui qu’il leur est compté, celui qu’ils n’ont plus, celui qui se transforme en mauvais temps, qui prend tant de temps à réparer et à inverser !
Inverser en reprenant la définition de l’OMS, en prenant le risque de proposer aux proches aidants de prendre le temps de veiller à leur bien-être, de pouvoir le revendiquer, et de regagner des points pour se sentir en forme, tout en conciliant les fonctions d’aidant avec les autres domaines de leur vie : vie familiale et amicale, loisirs, activités physiques, activités professionnelles…
Améliorer la santé de l'aidant... et de l'aidé
Et pourtant, un proche aidant, en bonne ou meilleure santé sera aussi un aidant qui améliorera la santé du proche qu’il aide et qui peut aussi se sentir accablé ou responsable de la fatigue qu’il occasionne ; il suffit de leur demander !
Et souvent, ils disent qu’ils n’en demandent pas tant, et que le recours à des intervenants professionnels permettrait de retrouver un meilleur équilibre, à condition d’en trouver sur le territoire  parfois démuni de solutions utiles aux personnes aidée, souffrant de maladies parfois invalidantes, à tous les âges de la vie ; mais les situations sont tellement différentes les unes des autres que l’on ne peut pas faire de généralités…
Et pourtant, l’addition de ces singularités génère des points communs :
-    Le défaut d’information utile à laquelle ils peuvent prétendre pour pouvoir prendre les bonnes décisions pour eux-mêmes et leur proche, -    Les problèmes de santé nécessitant le recours à des médecins formés, notamment la consultation dite « longue » prévue à cet effet, -    La difficulté de trouver des temps de répit pour se poser et se reposer ou pour vaquer à ses occupations personnelles, -    La difficulté de concilier vie personnelle et professionnelle.

Accompagner les aidants dans leur prendre soin.
Face à ces constats, il nous incombe de développer une société qui prenne soin des aidants, ou qui les accompagne dans leur prendre soin. Surtout en ne pensant pas à leur place, ne les assignant pas à aider, en écoutant leur parole, en reconnaissant leur place, leur juste place. En les accompagnant dans leurs capacités à agir afin qu’ils déterminent pour eux-mêmes ce qu’ils peuvent et ce qu’ils veulent. Facile à dire ?

 

LES  AIDANTS
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