()  -  23/02/20  -  Bénévolat, Ie plus court chemin vers Ie bonheur. II permet en tout cas d’aider les autres tout en s’aidant soi-même.

   Quelque part en banlieue parisienne, Catherine, une retraitée de 72 ans; assure gratuitement, tous les mercredis après-midi, un cours de soutien scolaire auprès d'une fillette dont les parents ne parlent pas bien français. Une manière pour cette ancienne enseignante de continuer à transmettre son savoir et de garder le contact avec la jeunesse.« Vu mon âge, je ne vois pas très bien où je pourrais trouver des cours rémunérés, et puis c'est toujours une joie de voir mon élève faire des progrès.» · 1

   Le cours lui donne aussi l'occasion de partager un moment agréable avec la maman, qui l'accueille à chaque fois avec une tasse de café au lait, des gâteaux et des beignets au curry. Du gagnant-gagnant selon des chercheurs anglais des universités de Southampton et Birmingham, qui, en 2016, jugeaient des bienfaits du volontariat, activité favorable au bien-être des plus dévoués.

« Aider les autres, c'est aussi en tirer des bénéfices», confirme Tanguy Châtel. Ce sociologue, qui a mené plusieurs études sur le sujet, est bénévole dans une unité de soins palliatifs et une association culturelle. « La charité du bon samaritain, issue de notre culture chrétienne occidentale, est aujourd’hui perçue comme une aumône condescendante. Elle a été remplacée par le concept de solidarité, plus acceptable socialement.» En période de

crise, si les dons diminuent - moins 6 % selon France Générosités, au premier semestre 2018 - , le bénévolat, aussi bien caritatif que culturel ou sportif, décolle.

Qu'ils donnent des petits cours, rendent visite à des malades ou distribuent des repas chauds, les volontaires bénéficient le plus souvent d'un cadre associatif qui leur permet de se réunir pendant les formations, à la veille de Noël ou autour d'une galette des Rois.

   Si, comme Catherine, la majorité des 20 millions de bénévoles français ont atteint l'âge de la retraite - 31 % des plus de 65 ans auraient goûté aux joies de l'effort gratuit, selon le rapport 2019 de France Bénévolat-, les moins de 35 ans se porteraient de plus en plus candidats - passant de 16 % en 2010 à 22 % l'an dernier. Le plus souvent en résistance au règne du chacun pour soi. « Gilets jaunes», grèves contre la réforme des retraites, migrants installés sur la bretelle du périphérique, près de la porte d’Aubervilliers

... Tous ces événements ont fini par déclencher chez Christophe, 34 ans, l'envie de s'engager auprès des plus démunis. «Je me rends compte que mon côté gaucho s'est embourgeoisé. On se pose souvent la question : "Que fait l'Etat pour moi?" Mais moi, qu'est-ce que je fais pour les autres? Je ne veux pas me donner bonne conscience, mais une conscience, tout simplement. »

A l’Armée du salut, à Paris. « Lorsqu'on sélectionne nos bénévoles, un psychologue s'assure de leur non-pathologie, Car les personnes mal en point ou qui veulent sauver le monde n'ont pas forcément la distance pour aider les autres.»

 « Il faut dire que, avec la réglementation en vigueur, les associations bénévoles sont obligées de se professionnaliser pour être crédibles et durer. Ce n'est pas qu'un tissu de bonnes œuvres »,

La majorité des bénévoles veulent palper les fruits de leurs efforts.
   Valérie assure que le bénévolat participe à son équilibre personnel. Deux nuits par mois, cette enseignante de 55 ans, mère de trois enfants, quitte son quotidien pour se rendre dans un local tenu secret, à Nancy, où elle répond aux appels d'anonymes en détresse et desserre les angoisses nocturnes. «
C'est mon jardin secret», confie-t-elle en souriant, se rappelant ses premiers jours de formation à S.O.S Amitié:

Depuis sept ans, elle écoute les deuils, les ruptures, les maladies, les solitudes de celles et ceux qui composent le 09 72 39 40 50. « D'ordinaire, laisser la parole à l'autre ne fait plus partie de notre société ... Ici, on n'est pas là pour conseiller, mais pour écouter une personne qui nous offre un passage de sa vie. Pour moi, c'est un cadeau.»
-  Engagement à durée variable : Dans les associations, 29 % des bénévoles s'investissent «à une période précise de l'année ou à l'occasion d'un événement, quelques heures ou quelques jours par an, et pas tout au long de l'année». Les plus jeunes sont les plus concernés par cet engagement intermittent, selon l'étude de France Bénévolat/ IFOP2019.

Parmi les personnes qui ont répondu à cette enquête, 62 % ne sont pas - ou plus - bénévoles. Parmi ceux qui ont abandonné, un sur quatre reconnaît un sentiment de déception par rapport aux résultats obtenus. Pas de quoi désespérer pour autant : seuls 15 % d'entre eux n'envisagent plus du tout de donner du temps à une association. » Maroussia Dubreuil. (Extraits)   https://www.lemonde.fr, le journal, l’Epoque, p5)

 

29/01/20  -  Comment trouver l'équilibre au sein de la triade soignant/soigné/famille ?  En juin 2014, Manon Strelezki, alors étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers de l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille – Hôpital Nord (promotion 2011-2014) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « La triade, une relation pansée à trois ». Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions. (infirmiers.com)  -   Voir aussi : (agevillagepro.com)

 

27/11/19  -  Association nationale Jeunes aidants ensemble (Jade). Sa présidente Françoise Ellien, psychologue clinicienne, a cofondé, en 2014, avec la réalisatrice Isabelle Brocard, un atelier cinémarépit pour les enfants et adolescents âgés de 8 à 20 ans. Tel.: 07.67.29.67.39. ou contact@jeunes-aidants.com.

Cet atelier se déroule, chaque année, en deux temps, deux fois six jours, durant les vacances scolaires de la Toussaint et d'hiver, au domaine de Chamarande (Essonne). L'hébergement est gratuit. Une équipe peut remplacer le jeune aidant auprès de ses parents le temps de l'atelier. Une projection finale et publique des travaux aura lieu dans un cinéma de Ris-Orangis (Essonne) en mai 2020. Sur YouTube et sur le site de l'association, on peut visionner les films réalisés par les jeunes des sessions précédentes: https://jeunesaidants.com/les-:films/

Les ateliers cinéma-répit.Jade se développent aussi dans d'autres régions: Hauts-de-France, Occitanie et Paca. Association française des aidants: aidants.fr

   Étudier sans être pénalisé : Le plan gouvernemental « Agir pour les aidants » présenté le 23 octobre, comporte plusieurs mesures sur l'aménagement des rythmes d'études, les conditions d'assiduité et d'examens pour éviter aux jeunes aidants d'être pénalisés au cours de leur scolarité. Une expérimentation de sensibilisation des personnels de l'éducation nationale sera lancée, l'an prochain, dans les collèges et lycées d'Île-de-France et d'Occitanie, afin de repérer et d'orienter les jeunes aidants. (La Croix, p13 à 15)  (Suites ci-dessous)

27/11/19  - «  Avec l’accord de leurs parents, le plus souvent encouragés par ces derniers, ces jeunes gens sont venus participer à l'atelier cinémarépit, fondé par l'association nationale Jeunes aidants ensemble, Jade (1). À la faveur de deux sessions de six jours animées par des professionnels, les jeunes apprennent à écrire un scénario, utiliser une caméra, monter un court métrage. Ils y trouvent un moyen d'expression, seuls ou à plusieurs. Ce temps de répit leur permet de s'extraire de leur quotidien, d'alléger la pression, de se rencontrer entre pairs. De prendre un peu de recul par rapport à leur vie, leur famille. De s'amuser aussi: courir dans le parc, jouer aux cartes, partager des repas, comme n'importe quel ado.

   Dans une salle très calme, Lou et Sara s'appliquent à dessiner, colorier et découper plusieurs petits éléments en papier (objets, décors et personnages), qui serviront à la réalisation de leur film d'animation. Un chien, une table, un meuble de rangement symbolisent les différentes tâches dont Lou s'occupe à la maison. Sa mère est atteinte d'un cancer depuis plus de deux ans. « Je gère le linge, je fais les courses, je promène le chien, je sors la poubelle, je range les chaussures de toute la famille dans des bacs ... »  Le travail théâtral permet la prise de distance, la représentation, la projection dans l'avenir », explique Laure Grisinger, dramaturge et metteuse en scène.

   Dans le parc, le jour baisse. Avec Léo, l'un des animateurs, quelques ados entament une partie de Uno. D'autres remontent dans leur chambre. C'est le moment où ils peuvent appeler leurs proches. En fin de journée, une psychologue est disponible pour parler en tête à tête avec ceux qui le souhaitent. « On ouvre la parole par le biais des créations. Et des questions se formalisent », indique la psychologue Hélène Virlogeux. «À la maison, ces jeunes sont dans l'action, le soutien. Ils ne s'autorisent pas à parler à l'école. Ils n'ont pas la possibilité d'exprimer leurs problèmes d'adolescent. Ici, on leur donne l'occasion de verbaliser, de sublimer ce qu'ils vivent. Ils ne se sentent pas seuls et, surtout, ils n'ont pas l'impression d'être jugés par leurs copains», poursuit-elle.

Pour la plupart de ces adolescents, aider l'un de leurs proches est naturel. « Les courts métrages qu'ils réalisent ne parlent que d'amour», confirme Isabelle Brocard. (La Croix, p14)

 

27/11/19  -  « Dans les relations entre les jeunes aidants  leurs parents, un équilibre doit être trouvé pour préserver la place de chacun.

 Comment les liens avec le parent malade évoluent lorsque l'enfant est en situation d'aidant ? Aurélie Untas: Tout dépend des relations familiales au départ.

   Il faut différencier les familles où les enfants ont toujours connu leurs parents avec un problème de santé, de celles où les enfants ont connu leurs parents en bonne santé avant que la maladie ne survienne. Dans ce cas, son apparition est un choc, et les relations antérieures peuvent faciliter (ou non) les rapports qui s'instaurent après·. Entrer dans cette aide peut rapprocher les parents et les enfants, leur permettre de partager plus de choses, parfois d'établir un lien fusionnel. L'effet est positif si l'aide apportée par l'enfant est reconnue par le parent, l'environnement familial.

À l'inverse, si l'aide n'est pas reconnue, si elle est perçue comme normale ou si elle n'est pas attendue du reste de la fratrie, l'enfant peut éprouver des sentiments d'injustice, de frustration, de tristesse. Il peut se sentir isolé, se refermer sur lui-même, ne plus investir la sphère scolaire. Cela peut créer des tensions familiales, des relations conflictuelles jusqu'à l'âge adulte. (…)  (La Croix, p15)

 

 

LES  AIDANTS
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