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(16/05/20  -  Gard : l’association AIDES appelle à la mobilisation virtuelle contre l’homophobie ce dimanche. Pour la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie ce dimanche 17 mai, l’association AIDES organise dand le Gard une action de sensibilisation virtuelle via les réseaux sociaux. Elle lance un appel aux militants et sympathisants pour collecter photos et vidéos. (france3-regions.francetvinfo.fr)


-   23/04/20  -  Confinés, les militants pour le climat poursuivent le combat en ligne

   Privés de marches, de grève de l'école ou d'actions de désobéissance civile avec le confinement, les jeunes militants et nouveaux activistes pour le climat ne baissent pas les bras et poursuivent leurs actions en ligne ou localement.

Galvanisés par l'exemple de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot en France ou partisans de la désobéissance civile comme Extinction Rebellion, des centaines de milliers de citoyens sont descendus dans la rue depuis plus d'un an et demi.

Mi-mars, des marches ou des grèves étaient encore prévues au Portugal, au Brésil, au Danemark, au Nigeria et en France. Mais l'épidémie de coronavirus a tout arrêté. "Nous avons décidé d'annuler ou de repousser nos grandes marches", "c'était ce qu'il fallait faire", a commenté Greta Thunberg mercredi, lors d'un débat en ligne. "Pendant une crise, vous devez mettre les choses de côté et faire ce qui est le mieux pour la société", a poursuivi l'adolescente de 17 ans, en parlant du confinement qui a touché jusqu'à la moitié de l'humanité.

Pour autant, "nous n'avons pas cessé d'agir, même dans cette situation", explique à l'AFP Vanessa Nakate, jeune activiste ougandaise. La grève de l'école se poursuit en ligne, les jeunes postant des photos d'eux avec pancartes et slogans chaque vendredi sur les réseaux sociaux. Le mouvement "Fridays for Future" organise des débats sur sa chaîne Youtube avec de jeunes activistes et des vidéos explicatives sur les enjeux climatiques.

Ce vendredi, des militants, scientifiques, artistes interviendront pendant 20 heures d'affilée en ligne sur fridaysforfuture.org/fff24.

Extinction Rebellion, qui s'est fait connaître en bloquant les centres de Londres et de Paris, a aussi renoncé provisoirement aux actions de désobéissance civile pour réclamer une action plus forte des gouvernements face au réchauffement.

Le mouvement, né au Royaume-Uni, a lancé une campagne en ligne, #LoveandRageinTimesOfCorona - "amour et rage au temps du corona" - où des militants de plus de 65 pays partagent leurs expériences pendant le confinement. À La Haye, des militants ont déposé des centaines de paires de chaussures sur une place, avec des messages, pour manifester symboliquement.
  
Grève en ligne et formation 
En France, les mouvements citoyen Alternatiba et d'actions non violentes ANV-COP21, proposent des formations, des conférences sur les dérèglements climatiques et les alternatives possibles, ou relayent des actions locales de solidarité.

En Suisse, Fridays for Future s'est adapté, comme ailleurs. Début mars, avant même le confinement, "la coordination, soit une cinquantaine de personnes, a décidé de ne plus se voir", raconte à l'AFP Layla Outemzabet, apprentie ébéniste. Des réunions en ligne sont organisées, mais "c'est clairement moins efficace", reconnaît cette militante de 21 ans. "Ça nous a demandé d'être plus créatifs et créatives." Leur travail, avec plus de temps disponible, a débouché sur la pétition "Des soins, pas des dividendes", des formations en ligne ou la participation d'une centaine de militants à une journée d'aide à des agriculteurs aux champs.

La militante espère que des tendances apparues pendant le confinement, comme consommer plus local, disposer de plus de temps pour soi, vont amener des gens à réfléchir "au temps de travail" ou aux liens entre agriculture, climat et souveraineté alimentaire. "Peut-être que nos revendications sembleront moins utopistes", espère-t-elle.

Pour Greta Thunberg, le confinement constitue un bon moment pour "s'informer": "plus vous en savez sur le sujet, plus vous serez capables d'agir dans le bon sens", estime-t-elle. Même de chez soi, "vous devez vous faire entendre, sinon quelqu'un d'autre le fera", encourage la Suédoise. "Il ne faut pas que les gens oublient qu'avant cette crise, il y en avait une autre", abonde Vanessa Nakate.

Quand le confinement sera levé, "il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident : que nous n'avons pas d'avenir si nous détruisons l'environnement qui nous soutient", les a encouragés mercredi le pape François à l'occasion de la 50e journée mondiale de la Terre.

Avec AFP.

 

  09/11/19  -  MOBILISATION de cette génération à qui on a volé ses droits sociaux et ses droits dans le monde du travail les plus élémentaires. Celle qui a vu convertir la Méditerranée en un cimetière, et dont la vie sera pire que celle de ses pères et mères. Celle qui dit: "assez''.

   Dernier fait notable, la répression n'entraîne pas une baisse de la mobilisation. « C'est même souvent le contraire. Bien sûr, les "gilets jaunes" ont fini par s'épuiser; mais au bout de combien de temps, et de combien de répression violente? Et il est vrai qu'en Turquie, on est aujourd'hui bien loin du mouvement de révolte de Gezi de 2013; mais il a fallu des purges massives et une persécution judiciaire pour casser les mobilisations.

» Dans beaucoup de pays, on a même plutôt l'impression que l'indignation croît, ajoute-t-il, « à mesure que les gens prennent conscience que la violence d'Etat suggère une hypocrisie des sociétés dites "démocratiques", mais si peu soucieuses des libertés».

Et maintenant? Si nous assistons bien à un changement d'époque, l'avenir des insurrections sociales et leurs conséquences paraissent bien incertains. « On est dans un moment où l'on ne comprend pas comment ces mouvements des rues pourront se transformer ou transformer la politique de leur pays.

C'est une question que tout le monde essaie de résoudre»,  Même s'il n’y a pas encore de résultats politiques concrets, ils ont toutefois créé une atmosphère de solidarité chez les gens, un esprit de refus de certaines choses aussi. Ce qui en fait des mouvements très contagieux et susceptibles de ressurgir à tout moment. Il y a une inclinaison à l'engagement, et ça, c'est positif. »
=     Le nombre de nouveaux
mouvements de contestation visant à réaliser des transitions politiques a quasi doublé entre les décennies 1990-1999 et 2000-2009. Entre 2010 et 2015, il y a eu autant de nouveaux mouvements qu'entre 2000 et 2009. Selon le Centre national sur les conflits non violents, il existe bien une forte croissance de ces soulèvements.

   Freedom House observe les droits politiques et les libertés civiles de chaque pays. Selon cette ONG, la démocratie est en déclin depuis treize années consécutives. Il y a plus de gouvernements autoritaires dans le monde qu'il y a dix ans, et de nombreuses démocraties régressent.

   Bilan humain : Les dernières protestations ont fait 270 morts parmi les manifestants à Bagdad, plus de 250 au Soudan, 20 à  Santiago, - cinq peuvent être imputées aux forces de l'ordre. A Hongkong, un manifestant est mort lors d’une chute. (https://www.lemonde.fr/ , p25)

 

  30/10/19  -  Des gens qui descendent dans la rue sur tous les continents pour exiger un système humanisé.  (pressenza.com)

 

29/10/19  - Depuis 6h30 ce matin, des activistes de Greenpeace bloquent la raffinerie de la Mède, près de Marseille. Leur objectif ? Dénoncer la déforestation importée.  L’équivalent d’un terrain de football de forêt est détruit toutes les 25 secondes en Indonésie. Pourquoi ? Pour produire des quantités industrielles d’huile de palme et faire rouler les voitures. En effet, environ trois quarts de l’huile de palme importée en France terminent dans les agrocarburants. Cette huile de palme, majoritairement produite en Asie du Sud-Est, engendre une déforestation massive.  Emmanuel Macron prétend protéger les forêts et la biodiversité, mais « en même temps » il autorise Total à ouvrir une raffinerie d’agrocarburants à La Mède, près de Marseille, pour y importer jusqu’à 650 000 tonnes d’huile de palme par an. C’est un désastre pour les forêts, pour le climat, pour nous tous et toutes. (greenpeace.fr)

 -  27/10/19  -  Liban, Chili, Hong Kong, Soudan… Pourquoi le monde est-il en train de se soulever ?

Une flambée d'insurrections embrase la planète depuis plusieurs mois. Le moteur commun de ces soulèvements est la dénonciation des inégalités économiques et sociales ainsi que la perte de contrôle démocratique. Entretien avec Mathilde Larrère, historienne des révolutions.

Notre monde est-il en ébullition ? Depuis plusieurs mois, de nombreux conflits sociaux traversent les continents, du Hirak en Algérie à la fronde à Hong Kong en passant par les "gilets jaunes" en France. La planète connaît des révoltes populaires dont les points communs sont la dénonciation des inégalités, la demande de démocratie et le rejet des élites.

L'étincelle qui déclenche la colère peut sembler dérisoire, comme la hausse du prix des tickets de métro au Chili ou la taxe sur les appels via des messageries comme WhatsApp au Liban, mais elle est révélatrice d'un malaise plus profond. Pour comprendre ces soulèvements au regard de l'histoire, franceinfo a interrogé Mathilde Larrère, maîtresse de conférences à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, spécialiste des mouvements révolutionnaires au XIXe siècle. Elle est l'autrice d'Il était une fois les révolutions (Editions du Détour).

   Franceinfo : Peut-on dire qu'il existe un "climat insurrectionnel" dans le monde en ce moment ?

Mathilde Larrère : Il y a des explosions insurrectionnelles dans différents points du monde et cette simultanéité crée un climat insurrectionnel. D’autant plus que chaque insurrection fait référence aux autres et que dans chacune, les contestataires cultivent les similitudes et les symboles communs. Par exemple, lorsqu'on regarde les graffitis sur les murs, on voit clairement que les révoltes font référence les unes aux autres. J'ai vu une photo d'un graffiti à Malmö, en Suède – qui n'est pourtant pas un lieu de contestation – faire référence en caractères latins et arabes à ce qu'il se passe au Chili, au Liban, en Irak ou à Hong Kong.

On est dans ce qu'on appelle la "citation révolutionnaire", qui est du registre de la solidarité internationale, où on fait référence aux autres pays en lutte. Apprendre à Beyrouth que le peuple se soulève au Chili, puis au Chili qu'il se lève en Equateur rend aussi la contestation légitime. Et on se dit qu'elle est possible puisque d'autres le font. (…)    (francetvinfo.fr)

Ci-dessus  -    DIVERS -  LINKY, l’escroquerie d’Etat et autres protestations

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MANIFESTATIONS
Tant qu’elles sont autorisées !  Non, je ne rigole pas !
Les plus pacifiques sont gazées!