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La pollution atmosphérique
Qualité de l’air

Qualité de l’air
La qualité de l’air est probablement l’une des premières inquiétudes sanitaire et environnementale de ce nouveau siècle. Les médias en parlent de plus en plus. Et pour cause. Nous en respirons environ 15000 litres par jour. Il y a donc bien des raisons de se soucier de ce qui passe par notre bouche et notre nez pour aller directement dans notre machine à respirer, les poumons. La qualité de l’air, on pourrait dire que c’est son niveau de propreté. Pour le connaître, il faut savoir ce qui s’y passe. Pour savoir ce qui s’y passe, ils y a des gens qui observent, mesurent, modélisent, informent et prennent des décisions en fonction de tout ça et des normes qui ont été décidées. (https://www.respire-asso.org/tout-savoir-sur-la-pollution-de-lair/)


pics de pollution   -  Corinne Lepage : "Les pics de pollution ne sont que la partie visible de l'iceberg" L'ancienne ministre de l'Environnement et présidente du rassemblement citoyen Cap21 est l'invitée du Soir 3. Elle est à l'origine de la première loi sur la qualité de l'air, votée en 1996. Elle estime que ces épisodes d'alerte ponctuels ne doivent pas faire oublier que la problématique de la pollution aux particules fines sur les grandes villes est une préoccupation constante. Selon elle, les mesures de circulation alternée ne servent qu'à réduire de façon superficielle le niveau de pollution.
La pollution atmosphérique est
la troisième cause de mortalité en France, tuant près de 48 000 personnes par an (10 fois + que les morts des accidents de la route) et réduisant en moyenne de 15 mois l'espérance de vie des habitants des villes de plus de 100 000 habitants. Pour Corinne Lepage, il faut en priorité bannir le diesel, reprochant à l'industrie automobile de n'avoir pas fait les efforts pour s'adapter à la situation. L’Etat dissuade de + en + l’usage du tabac, réglemente avec force la circulation routière, mais tarde à s’occuper sérieusement de la pollution, et du droit de chacun à respirer un air pur
On ne peut pas continuer à mourir de respirer, disent  Cyril Dion et Mélanie Laurent (« Demain ») (Le Monde, Débats, 12/12, p28) mais cela suppose de transformer notre modèle de société. Ils citent Copenhague où 75% des habitants se déplacent à pied, à vélo et en transport en commun. Cela suppose de construire des pistes cyclables, des voies piétonnes et des transports en commun confortables et peu chers, et pourquoi pas gratuits. N’oublions pas que la pollution de l’air coûte aujourd’hui 101 milliards d’€ par an à la société. On peut démultiplier le covoiturage (Karos) (Une étude montre que nous pourrions réduire de 80% le nombre de véhicules tout en gardant la même mobilité) et développer les stations de recharge pour les véhicules électriques. L’agriculture biologique permet de réduire les pesticides et les engrais, donc moins d’azote dans l’air, qui se combinent avec les particules fines en un cocktail terrible. Acheter local pour réduire les longues livraisons du bout du monde. On peut évidemment installer la circulation alternée, les péages à l’entrée des villes ; réduire les trajets par le télétravail…Désormais nous savons l’ampleur de la pollution et de ses conséquences, alors au travail, en pensant les uns aux autres. (Voir Respire, Association Nationale pour la Prévention et l'Amélioration de la Qualité de l'Air)

 

() 28/12/19  -  La facture de la pollution de l'air. Les tradeurs ont maintenant une bonne raison de se tourner vers les investissements verts: la pollution de l'air entraînerait une baisse des cours boursiers. La publication, en 2016, d'une étude par le Bureau national de recherche économique (NBER), installé aux Etats-Unis, montre qu'il existe une corrélation entre la concentration en particules fines dans l'atmosphère et le comportement des investisseurs.

   Les auteurs de cette étude, expliquent qu'à New York, la pollution de l'air a des effets sur les fonctions cognitives et les changements d'humeur qui « réduisent la tolérance au risque». Entre janvier 2010 et novembre 2014, ils ont constaté que l'indice des cinq cents plus grandes entreprises cotées à Wall Street enregistrait des performances moins importantes lorsque la qualité de l'air se dégradait dans un rayon de 600 mètres autour de la Bourse de New York, là où se concentrent de nombreux influenceurs sur les marchés. Les chercheurs ont toutefois plus de difficultés à établir un lien de causalité entre les deux. D'autres travaux ont montré qu'un investisseur de mauvaise humeur avait tendance à freiner ses activités sur les marchés financiers, et qu'une piètre météo favorisait au contraire la frénésie boursière.

Pertes de rendement.  Alors que de nombreux scientifiques s'intéressent aux conséquences de la pollution de l'air sur la santé, des économistes veulent mesurer son impact sur la productivité et la performance. « En général, la recherche montre que, pour un certain nombre de tâches, la performance diminue davantage pendant les jours de pollution, les cueilleurs de pêches en cueillent moins. Les arbitres de baseball sont moins bons à repérer les fautes. Les employés des centres d'appel prennent moins d'appels».

   Dans une autre étude, publiée en 2016, des économistes de l’OCDE montrent que la pollution de l’air entraîne une baisse de la productivité du travail, une augmentation des dépenses de santé et des pertes de rendement agricole. Les journées de travail perdues entrainent un recul de la productivité, et les concentrations élevées de polluants, en particulier d'ozone, diminueraient les rendements des cultures. L'OCDE évalue les coûts sur la santé à 176 milliards de dollars (152 milliards d'euros) dans le monde en 2060, contre 21 milliards de dollars en 2015. A l'échelle mondiale, la pollution de l'air devrait entraîner une baisse du PIB de 0,1 %, un chiffre qui varie toutefois en fonction des pays.
(
Le Monde, Le journal, p10)  (CD : Le travail selon le Capital !)

 

Ci-dessus,   NATURE  -   POLLUTION DE L’AIR   :  Infos

 LE SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

Pollution atmosphérique  (Ci-dessus l’image de couverture du livre « La contamination du monde » Une histoire des pollutions à l'âge industriel

(12/05/20  - Contre la « pandémie de pollution de l’air »
 
Le développement durable, enjeu sanitaire de l’après-crise. La fin de la crise ? Mais quelle crise? Les enjeux environnementaux ont été mis en évidence par la pandémie. Et la baisse spectaculaire de la pollution qui en a résulté pousse désormais à s'interroger sur les conditions d'une reprise plus respectueuse pour la planète. Un peu partout sur le continent, la qualité de l'air s'est améliorée. Les concentrations de dioxyde d'azote (NO2) ont chuté de 54 % à Paris et d'environ 45 % à Madrid, Milan et Rome du 13 mars au 13 avril, selon !'.Agence spatiale européenne.

   11000 vies pourraient ainsi avoir été épargnées en Europe pendant cette période dont 1230 en France a aussi calculé fin avril une étude du Centre de recherche sur l'énergie et l'air. Selon le CREA, les concentrations de dioxyde d'azote (NO2) et des particules fines PM2,5 ont diminué respectivement de 37 % et 10 % en Europe. Et cette amélioration pourrait aussi éviter 6 000 nouveaux cas d'asthme chez les enfants et 1900 passages aux urgences pour des crises d'asthme. 

   Les conséquences sanitaires globales de la dégradation de la qualité de l'air sont de plus en plus documentées. Des travaux récents en attestent. La pollution atmosphérique réduirait l'espérance de vie dans le monde de près de trois ans en moyenne, et provoque 8,8 millions de décès prématurés par an, selon l'Institut Max Planck (Mayence, Allemagne). La pollution de l'air tue 19 fois plus de personnes chaque année que le paludisme, neuf fois plus que le VIH, et près de trois fois plus que l'alcool... .« Nos résultats montrent qu'il existe une "pandémie de pollution de l'air"»

   Dans ce contexte, la question de l'après crise agite les décideurs, industriels (Medef, Organisation patronale) et défenseurs de l’environnement (Haut conseil pour le climat : la reprise doit être « verte, pas grise».) Paul Bretagne : Extraits  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9832, p8)

21/04/20  -  Le confinement a entraîné une forte réduction de la pollution de l'air en Île-de-France, du dioxyde d'azote et du CO2, mais moindre pour les particules fines, a fait savoir mardi Airparif, alors que la pollution de l'air est soupçonnée d'aggraver l'épidémie de coronavirus.

Entre le 17 mars et le 6 avril, le dioxyde d'azote, polluant local essentiellement émis par le trafic routier, a diminué de 20 à 35 % selon les semaines. "En bordure d'axe routier, cette diminution peut atteindre jusqu'à 50 % avec des niveaux qui rejoignent les niveaux observés habituellement dans les parcs", selon un communiqué.
   "Du jamais vu en 40 ans de mesure pour Airparif, avec une telle ampleur et autant de stations", souligne l'association de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France. Les émissions de CO2, responsables du changement climatique, reculent aussi, d'environ 30 %, selon le communiqué.
Certains polluants persistent (
linfodurable.fr)

08/04/20  -  Des arrêtés préfectoraux de 25 départements dont les quatre bretons vont permettre de réduire les distances minimum d'épandage de pesticides mises en place pour protéger les riverains des parcelles agricoles. "En pleine crise sanitaire et sans aucune concertation", selon Eau et Rivières de Bretagne qui dénonce une décision "scandaleuse".

Les règles d'épandage de produits phytosanitaires sont donc désormais moins contraignantes : trois mètres pour les céréales ou le maïs, cinq pour l'arboriculture, les petits fruits et les cultures ornementales par exemple. Les distances minimum par rapport aux habitations sont divisées par deux.
Selon Arnaud Clugery, le directeur d'Eau et Rivières de Bretagne, "
on est dans une crise qui devrait nous alerter encore plus or,  la roue tourne et on profite du Covid-19 et du confinement pour dire que la concertation n’est pas possible". (francetvinfo.fr)

 

08/02/20  -  Les enfants exposés au plomb dans les espaces publics.  Les autorités sanitaires appellent à la vigilance face aux poussières extérieures. Les aires de jeux, les squares, les bancs, les trottoirs, les rues ... tous les espaces publics peuvent être recouverts de poussières contaminées au plomb. L’Anses estime qu'elles constituent une « source d'exposition à considérer », particulièrement pour les jeunes enfants, les plus sensibles et les plus susceptibles d'être intoxiqués par contact ou ingestion, en portant leur main à leur bouche.

· Jusqu'ici, la vigilance des autorités face au risque de saturnisme (intoxication au plomb) se dirige essentiellement vers l'habitat insalubre où le plomb se cache dans les vieilles peintures -ou canalisations.

Mais l'incendie de Notre Dame a fait émerger une nouvelle problématique: la question de sa: présence dans l'espace public.

   Lorsque la cathédrale a brûlé, le 15 avril 2019, plus de 450 tonnes de plomb sont parties en fumée en même temps que sa flèche et sa toiture. Des concentrations très importantes ont depuis été retrouvées sur le parvis, mais également dans des squares ou des cours d'écoles, dans plusieurs quartiers du centre de Paris. (…) Depuis son interdiction dans l'essence en 2000 les principales sources <l'émission de plomb dans l'air restent les activités industrielles (incinération des déchets, combustion du charbon, métallurgie). Le plomb peut également se retrouver dans les poussières du fait de l'érosion ou du lessivage d'éléments architecturaux.

   L'.Anses ne quantifie pas cette exposition pour les poussières extérieures. Ce travail reste à faire. L'.ARS a ainsi retenu la valeur de 5 000 g/m2 comme « bruit de fond» parisien. La contamination des poussières dans les espaces publics peut impacter la concentration sanguine en plomb» Le plomb est une substance toxique qui a la particularité de s'accumuler dans l'organisme. Et ses multiples effets (cardiovasculaires, rénaux, retard de croissance, prématurité ... ) peuvent intervenir même à très faible dose. Elle rappelle les gestes de prévention: le lavage fréquent des mains, ou se déchausser pour éviter de ramener des poussières dans son logement. - 
(
https://www.lemonde.fr/, le journal, p14)