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-   L’EAU   -  Pollution de l’eau

-  La pollution de l'eau par l'Homme peut prendre diverses formes. Découvrez ici une page complète dédiée à ce problème, qui évoque aussi les solutions pour y remédier. (futura-sciences.com/ )

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()   03/11/19  -  Les poissons sont aussi victimes des insecticides << tueurs d'abeilles >> Une étude dans la revue «Science» montre que le recours aux néonicotinoïdes dans les rizières a provoqué l'effondrement d'une pêcherie.  Autorisés dans les années 1990 par toutes les grandes agences réglementaires de la planète, les néonicotinoïdes sont devenus.en quelques années les insecticides les plus utilisés en agriculture. Un quart de siècle plus tard, les études se succèdent qui documentent l'ampleur des dégâts environnementaux, souvent irréversibles, qu'ils ont provoqués.

Des chercheurs nippons montrent que l'introduction des néonicotinoïdes peut précipiter l'effondrement abrupt de pêcheries lacustres, en fragilisant l'écosystème aquatique. Les chiffres sont impressionnants. Dans le lac Shinji, l'introduction du premier néonicotinoïdes (l'imidaclopride) a signifié pour les pêcheurs un effondrement radical des captures ·de deux espèces : + de 90% de baisse pour le wakasagi, et + de 75 % pour l'anguille japonaise. La réponse de l'écosystème à l'introduction de l'imidaclopride a été« importante et incroyablement rapide». Les arthropodes aquatiques se sont effondrés dès la première année,

rapidement suivis par les espèces de poissons qui s'en nourrissent. »

   Des effets observés aussi aux Pays-Bas en 2014 : non pour les poissons, mais pour les oiseaux. Dans les zones où les eaux de surface affichent des taux d'imidaclopride supérieur à vingt milliardièmes de gramme par litre, les populations des passereaux insectivores déclinent en moyenne de 3,5 % par an. Soit, en deux décennies, une réduction de moitié du nombre d'oiseaux. (https://www.lemonde.fr, p10)

23/10/19  -   « 10 % de nos déchets vont finir en mer » La goélette Tara, a fait escale à Banyuls-sur-Mer. Le navire est au cœur d'un périple consacré à la pollution. « En Arctique, Tara a montré pour la première fois que le plastique est partout, y compris dans des endroits qu'on pensait préservés. 80 % du plastique trouvé dans les océans viendrait de la terre. « On laisse traîner un filet en surface derrière le bateau, tous les jours. On remonte les fleuves et on prélève en amont et en aval des grosses villes». Des prélèvements sur les berges sont aussi réalisés. Résultat : près de 60 % des plastiques seraient déjà fragmentés dans les fleuves, avec des dimensions inférieures à 5 mn Les fragments transportent des microorganismes dont des espèces invasives et des bactéries nocives pour les animaux. Certains pourraient biodégrader le plastique, mais, selon Jean-François Ghiglione, à vitesse trop lente pour constituer une solution. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p32)

19/07/19  - Une étude de l’Acro révèle la présence de tritium dans l’eau potable en France : Mercredi 17 juillet, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest (Acro) a publié une carte exclusive de la contamination radioactive de l’eau potable en France métropolitaine. L’eau potable de 268 communes, correspondant à 6,4 millions de personnes, contient du tritium, dans des concentrations qui ne dépassent toutefois pas le critère de qualité fixé par les autorités sanitaires.
Relire l’article publié à ce sujet :
"Des composés radioactifs sont présents dans l’eau potable de 268 communes françaises", publié le 19 juillet. Extrait : " Pour l’Acro, « le tritium est un lanceur d’alerte », qui doit attirer l’attention vers d’autres probables rejets radioactifs. « En cas d’accident grave sur une des centrales nucléaires sur la Seine, la Vienne ou la Loire, il n’y aura pas que le tritium rejeté et ce sont des millions de personnes qui risquent d’être privées d’eau potable », s’inquiète l’association".http://www.acro.eu.org/carteeaupotable/index.html#7/44.312/5.251

22/01/19 -  Les questions sur le déversement des eaux usées en milieu naturel abondent sur FluksAqua, la plateforme en ligne qui réunit 50.000 exploitants de l'eau et de l'assainissement. Et pour cause : suivre les déversements d'eaux usées dans le milieu naturel est un enjeu de santé publique doublé d'une obligation légale, depuis l'arrêté du 21 juillet 2015. Le forum FluksAqua permet notamment de décrypter les dispositions régissant l'auto-surveillance des agglomérations d'assainissement. (https://www.actu-environnement.com/ae/pdt/fluksaqua-solution-deversement-milieu-naturel-eaux-usees-963.php4#xtor=ES-6)

15/01/19  -  Glyphosate ; les autorités sanitaires ont plagié Monsanto. « il est clair que l’adoption par le BfR, sans recul critique, d’informations biaisées, incorrectes ou incomplètes fournies par les fabricants [de glyphosate] a influencé la base même de son évaluation » de la dangerosité du produit controversé. Or, c’est sur la foi de cette évaluation préliminaire que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et les experts des Etats membres ont conclu que le glyphosate ne posait pas de danger cancérogène, ouvrant ainsi la voie à sa réautorisation en Europe. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait, au contraire, conclu au caractère « cancérogène probable » du glyphosate.( https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/15/glyphosate-l-expertise-de-l-ue-minee-par-le-plagiat_5409233_3244.html)

-  20/07/18  -  Si vous voulez suivre la qualité de nos rivières, que l’on sait quasiment toutes contaminées soit par les pesticides soit par les nitrates,  une application a été développée par les Agences de l’eau et Agence française pour la biodiversité (ex-ONEMA) en 2013 : « Qualité rivières« . Cette application gratuite permet aux détenteurs de smartphone de connaître la santé des rivières et la qualité des cours d’eau de France métropolitaine. (https://www.consoglobe.com/suivre-la-qualite-de-nos-rivieres-cg)
Des témoins de la qualité des cours d’eau : éphémères ; diatomées ; etc.

 


Ci-dessus,   NATURE  -   POLLUTION DE L’EAU

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-  L’EAU
( 07/02/20  -  La bataille de l'eau. Un des éléments fondamentaux de la vie sur terre, l'eau, va-t-il devenir demain un enjeu aussi important que le pétrole aujourd'hui ? La réponse est sans hésitation : oui. Le réchauffement climatique transforme de plus en plus rapidement les rapports de l'homme avec l'eau. Déjà, plusieurs régions du monde (Afrique, Moyen Orient, Chine, Australie) sont confrontées à une baisse sensible de leurs réserves en eau.         L'agriculture intensive, la désertification, le gaspillage engendré par les industries minières, l'assèchement des nappes phréatiques, font que la détresse hydrique s'étend toujours plus vite sur la planète. L'eau est aussi devenue un enjeu géopolitique et devient une arme dans de nombreux conflits. Le détournement et la captation des eaux du Jourdain par Israël détruit l'agriculture des pays riverains et particulièrement l'approvisionnement des populations en Cisjordanie et à Gaza. Des milliers de paysans palestiniens ont dû quitter leurs terres, faute de pouvoir irriguer leurs cultures. Il en est de même avec la Turquie qui détourne les eaux du Tigre et de !'Euphrate, asséchant du même coup des milliers d'hectares en Irak et au nord-est de la Syrie.
   Les puissances occidentales ne sont pas en reste. Alors qu'elles pillent systématiquement les ressources minières de l'Afrique, elles laissent des millions de gens privés d'eau dans les régions les plus désertiques de ce continent. Les derniers incendies monstres en Australie ont montré comment l'assèchement des cours d'eau dans le sud du pays, conséquence de l'agriculture et de l'élevage intensifs, pouvaient avoir des conséquences catastrophiques.

   Laisser la gestion des ressources en eau à des groupes privés qui ne sont guidés que par la volonté de faire du profit coûte que coûte, c'est, à coup sûr, courir à la catastrophe. Pour la survie de notre planète, il est urgent que les peuples se saisissent de ce problème avant qu'il ne soit trop tard. R.R. (http://letc.fr/, le Travailleur Catalan, n°3820, p6)

 

 

-  11/01/20  -  « AlterAgua » : l’eau doit devenir une priorité face à la menace de pénuries. L’eau est un élément indispensable à la vie, quelle qu’elle soit. Pourtant, comme toute ressource naturelle, elle est loin d’être infinie et en raison de sa surexploitation, près d’un quart de la population mondiale se retrouve aujourd’hui menacée par de graves pénuries. Une crise dont personne ne parle : la question de l’eau reste quasi-absente de la sphère politique et médiatique. C’est pour cette raison que Léa et Grégoire ont décidé de se lancer dans le projet « AlterAgua », dans le but de sensibiliser les citoyens à un problème qui nous concernera tous à moyen terme, bien que l’on ait encore du mal à s’en rendre compte dans les pays occidentaux tant l’abondance nous aveugle. (mrmondialisation.org)

 

 

19/11/19  -  Erik Orsenna, président des Initiatives pour l'avenir des grands fleuves. La question de l'eau vous poursuit depuis toujours. Pourquoi?  Erik Orsenna: Je suis d'abord un navigateur. (…) Mais c'est comme économiste des matières premières que j'ai  appréhendé la question des ressources. Alors que je travaillais sur le coton, au pied de l'Himalaya, et que je m'étonnais de voir un robinet d'eau ouvert, le chef du village a désigné le massif en me disant: « Croyez-vous que l'on va manquer d'eau, ici?» Alors même que le dérèglement climatique bouleverse les équilibres et qu'il faut 10 000 m3 d'eau pour obtenir un hectare de coton ...

J'ai alors décidé de me lancer dans un tour du monde de l'eau, durant deux ans. J'en ai fait un livre dont la conclusion est sans appel: il faut s'attaquer de toutes nos forces à la rareté de l'eau.

Pourquoi cibler votre action sur les fleuves ?  .Parce qu'ils sont à la croisée de nombreux enjeux. Un fleuve, ce n'est pas seulement un chenal de navigation, une source d'eau pour l'agriculture ou un vivier d'espèces végétales et .animales. C'est tout cela à la fois. Et la santé du fleuve conditionne celle des océans. Ainsi, lorsque l'on s'alarme à juste titre de la pollution des mers due au plastique, il faut avant tout s'intéresser à la source de ce fléau, donc aux fleuves, comme le fait d'ailleurs  le navire scientifique Tara. Il faut une approche systémique des problèmes : comment préserver les deltas? Qu'est-ce qu'un bon barrage? Comment lutter contre la pollution au mercure? Etc. En tenant compte de la spécificité de chaque bassin.

Les fleuves, lacs et rivières parlent de nous. Le lac Tibériade et le Jourdain sont au cœur de l'Évangile, et l'on ne comprend rien à l'Inde sans le Gange, la chevelure des divinités hindoues ... Aujourd'hui, tous ces hauts lieux spirituels sont menacés par l'urbanisation, la surexploitation de l'eau ou le dérèglement climatique. Il est urgent de se saisir de cette question.  (1) Auteur de « L'Avenir de l'eau », (Le livre de poche, 480 p., 2010, 7,90 €).    (La Croix, p15)

28/09/19  - Accès sûr et universel à l’eau et à l’assainissement : un défi de gouvernance L’accès à l’eau et à l’assainissement n’est pas seulement un enjeu de financement et de mise en œuvre, mais surtout de gouvernance. La communauté mondiale doit redoubler ses efforts pour assurer ce droit fondamental. L’eau et l’assainissement font l’objet de cibles ambitieuses dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD). Atteindre l’accès universel et sûr à l’eau pour tous d’ici 2030, tout en réduisant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées entrant dans les masses d’eau, exige de tripler les investissements actuels. Toutefois, il ne s’agit pas d’une simple question de financement et de mise en œuvre des investissements, mais bien de la gouvernance de l’eau. (vivafrik.com/)