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  ZERO  pesticide …  ou  presque
Infos récentes

()  -   09/02/19  -  Paul François, association « Phyto-victimes », est en procès contre MONSANTO. « Un paysan contre Monsanto » Fayard, 2017. Bien que les pesticides sont responsables de plusieurs pathologies, les politiques nient (Pas de preuves dit Agnès Buzyn !) ou sont en retard (déni de responsabilité) .( M, le magazine du Monde, p13)

-  06/02/19  -  "Comme pour le reste de la biodiversité, les oiseaux et les insectes volants, le déclin de nos abeilles s’accélère. Nous pressons les pouvoirs publics de sortir notre agriculture de sa dépendance aux pesticides. Les abeilles et autres pollinisateurs ne sont pas assez protégés face aux produits phytosanitaires: pour y remédier, l'Anses propose mardi de durcir la législation et de mieux évaluer les risques pesant sur ces insectes indispensables à l'agriculture. (https://www.linfodurable.fr/environnement/lanses-recommande-de-durcir-la-legislation-pour-mieux-proteger-les-abeilles-9398) - 

-  16/01/19  -  L'Agence européenne des produits chimiques (Echa) a ajouté, mardi 15 janvier, six nouvelles substances à la liste des substances extrêmement préoccupantes (SVHC), qui en compte maintenant 197.Les substances   -  concernées sont les suivantes : 2,2-bis(4'-hydroxyphenyl)-4-methylpentane,   -  Benzo[k]fluorantène, Fluoranthène, Phenanthrène, Pyrène et 3-benzylidène camphor. Cette dernière substance est classée en raison de ses propriétés de perturbateur endocrinien (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Echa-6-substances-liste-preoccupantes-32708.php4#xtor=ES-6)

 

-  15/01/19  -  Glyphosate ; les autorités sanitaires ont plagié Monsanto. « il est clair que l’adoption par le BfR, sans recul critique, d’informations biaisées, incorrectes ou incomplètes fournies par les fabricants [de glyphosate] a influencé la base même de son évaluation » de la dangerosité du produit controversé. Or, c’est sur la foi de cette évaluation préliminaire que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et les experts des Etats membres ont conclu que le glyphosate ne posait pas de danger cancérogène, ouvrant ainsi la voie à sa réautorisation en Europe. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait, au contraire, conclu au caractère « cancérogène probable » du glyphosate.( https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/15/glyphosate-l-expertise-de-l-ue-minee-par-le-plagiat_5409233_3244.html)

 

15/01/19  -  Kamikatsu, commune japonaise comptant 1600 habitants, s’est lancée pour défi en 2003 d’atteindre un taux de réduction des déchets de 100 % en 2020 (pour les Jeux Olympiques d’été à Tokyo). (https://www.linfodurable.fr/environnement/japon-kamikatsu-ville-pionniere-du-zero-dechet-8971)

 

-  02/01/19  -  La vente de produits phytopharmaceutiques "de synthèse chimique" est désormais interdite aux utilisateurs non professionnels (voir la liste du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation). Depuis le 1er janvier 2017, ceux-ci étaient vendus sous clef, avec un conseil personnalisé. Demeurent autorisés les produits de biocontrôle, ceux à faible risque et ceux autorisés en agriculture biologique dès lors que leur autorisation de mise sur le marché comporte la mention EAJ ("emploi autorisé dans les jardins").
L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME)
précise que ces pesticides chimiques sont dangereux pour la santé humaine : "Leur toxicité pour l’homme peut être grave en cas d’absorption accidentelle, d’inhalation forte ou de contact avec la peau. Mais aussi en cas d’ingestion régulière de résidus de pesticides dans l’alimentation ou l’eau de boisson." Ils seraient également capables "d’endommager le système immunitaire ou de perturber les régulations hormonales, soupçonnés d’accroître le taux de certains cancers (sein, prostate) et de réduire la fécondité masculine". Sans compter qu'ils polluent les eaux, l'air, et perturbent les milieux naturels, ajoute l'Agence. 
L'utilisation des pesticides dans les espaces publics est quant à elle prohibée depuis le 1er janvier 2017. L'organisation
Générations Futures précise toutefois que l'agriculture totalise à elle seule 90 % des utilisations de pesticides, le reste se partageant - jusqu'à ces interdictions - entre 8 % pour les espaces verts et 2 % dans les jardins.
Quelles alternatives ? Pour jardiner au naturel et notamment lutter contre les mauvaises herbes, l'ADEME suggère - dans sa brochure "Moins de produits toxiques" - de pailler le sol avec les déchets du jardin, de faire une tonte haute des gazons, de semer des "engrais verts" sur les parcelles non cultivées du potager comme des plantes à croissance rapide (phacélie par exemple), d'utiliser de l'eau bouillante sur les terrasses ou les allées ou encore de désherber à l'aide d'une binette ou d'un sarcloir. Elle propose également d'utiliser des variétés horticoles ou potagères résistantes pour lutter contre les maladies. Et pour éviter les ravageurs, de "favoriser la présence de prédateurs naturels" en installant des nichoirs pour les hirondelles ou des tas de bois pour les crapauds et les hérissons par exemple, ainsi que de créer des associations de plantes qui repousseront les insectes indésirables. Le savon noir peut pour sa part remplacer les insecticides.(https://www.linfodurable.fr/environnement/terminee-la-vente-de-pesticides-chimiques-aux-jardiniers-amateurs-8810)

-  18/12/18  -  Oui, la France exporte de l’atrazine vers les pays en développement. Et elle n’est pas le seul pays européen à le faire. Un herbicide dont la commercialisation et l’utilisation sont interdites en France et dans toute l’Union européenne depuis 2003. L’information a été dévoilée par l’ONG suisse Public Eye en mai 2017. L’organisme avait alors alerté le grand public sur l’exportation suisses d’atrazine. Le Monde a de son côté dévoilé les mêmes pratiques pour la France : «Depuis le mois de janvier, la France a autorisé l’exportation de sept cargaisons d’atrazine vers la Chine, la Suisse, le Pakistan, le Soudan, l’Ukraine et l’Azerbaïdjan», (https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/18/la-france-exporte-t-elle-un-herbicide-interdit-dans-l-ue-vers-les-pays-en-voie-de-developpement_1697722)

-  10/12/18  -  Les agriculteurs protestent contre les mesures encadrant les pesticides. La FNSEA et les JA contestent deux mesures : la hausse de la redevance pour pollutions diffuses qui s'applique aux produits phytosanitaires en fonction de leur degré de toxicité et la séparation du conseil et de la vente de produits phytosanitaires. Ils dénoncent un "agri-bashing", "une stigmatisation" dont ils estiment faire l'objet notamment pour leur usage de pesticides.— Plusieurs ONG environnementales (WWF, Générations Futures, LPO, Aspas, FNH, etc.) fustigent une instrumentalisation par la FNSEA du mouvement social des gilets jaunes afin de faire pression sur le gouvernement pour retirer ces mesures. "Ces deux mesures visent à réduire l'utilisation des pesticides et à financer la conversion de l'agriculture française vers l'agro-écologie (…). Si le gouvernement cédait, ce serait un signal incompréhensible car cela ne répondrait à aucune demande des Français. Au contraire, cela se retournerait contre leur santé", (https://www.actu-environnement.com/ae/news/fnsea-protestation-mesures-pesticides-chantage-wwf-generations-futures-32558.php4#xtor=ES-6)

 

22/11/18  -  L'Etat a lancé jeudi un site déclaratif où les agriculteurs qui "sortent" du glyphosate pourront partager leurs pratiques alternatives et encourager les autres, a indiqué l'Elysée. https://partenaire.palpix.com/www/delivery/lg.php?bannerid=2984&campaignid=1564&zoneid=91&loc=https%3A%2F%2Fwww.linfodurable.fr%2Fenvironnement%2Fun-site-lance-par-letat-pour-pousser-les-agriculteurs-sortir-du-glyphosate-7569&cb=a79c761061Ce site constitue la "start-up d'Etat" post-glyphosate promise par Emmanuel Macron le 9 octobre pour aider les agriculteurs à se passer de ce désherbant, a expliqué l'Elysée. Il vise également à fédérer dans les départements les agriculteurs qui ont besoin d'un accompagnement, a précisé l'Elysée. (https://www.linfodurable.fr/environnement/un-site-lance-par-letat-pour-pousser-les-agriculteurs-sortir-du-glyphosate-7569)

-  20/11/18 -  L'association Générations Futures dévoile ce 20 novembre son palmarès des départements français achetant le plus de pesticides, et attire particulièrement l'attention sur les départements "les plus dépendants à l'usage du glyphosate".  Les lauréats en 2017 pour les ventes de glyphosate sont le Vaucluse, puis La Réunion, la Martinique, la Gironde et l'Aube.

Sur la carte de ventes des pesticides par département et par hectare de Surface agricole utile (SAU), arrivent en tête le Vaucluse, le Gard et la Gironde. La Lozère serait le département utilisant le moins de pesticides par hectare de SAU. Sur francetvinfo.fr, le président de Générations Futures, François Veillerette, explique : "Les types de culture ont une influence. Dans le Vaucluse il y a la viticulture par exemple. Dans les territoires ultra-marins le climat doit expliquer une utilisation élevée parce qu'avec un climat chaud et humide les herbes peuvent pousser toute l'année. En France métropolitaine c'est une combinaison à la fois du type de culture et d'habitudes professionnelles." (https://www.linfodurable.fr/environnement/les-departements-qui-achetent-le-plus-de-glyphosate-en-france-sont-7474)

-  15/11/18  -  Le glyphosate sera interdit sous trois ans pour la plupart des usages. Les fermes Dephy expérimentent depuis 8 ans les pistes pour réduire leur consommation de phytosanitaires. Elles ont aussi exploré les voies pour se passer de cet herbicide total. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Sortie-glyphosate-fermes-Dephy-32387.php4#xtor=ES-6)

 

05/11/18 -  L’utilisation de pesticides a augmenté de 0,3% en 2017, alors qu’elle aurait dû reculer nettement pour respecter les engagements pris. L’indicateur clé en la matière, le Nodu, le nombre de doses d’unités de pesticides, s’est en effet établie à 94,2 millions. On est loin de l’objectif officiel réaffirmé au printemps : une baisse de 25% des produits phytopharmaceutiques d’ici 2020 et 50% d’ici 2025. 
Le gouvernement explique que
le recours aux produits les plus dangereux aurait baissé de 6% tandis que celui des produits un peu moins dangereux aurait, lui, grimpé de 6%  (page 125). Les produits les plus dangereux sont ceux au potentiel cancérogène, je cite, « avéré », les autres ont un potentiel cancérogène, je cite, « supposé ». Pas très rassurant tout cela. 
En revanche, ce qui est frappant est l’absence de transparence. Les chiffres dont on parle sont camouflés dans des rapports budgétaires (que l’on mettra en ligne sur le site de France Inter,
avec un lien vers les corrections que souhaitait la Direction du Budget en 2017) et encore il faut recoller plusieurs documents pour établir des séries. (https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-eco/l-edito-eco-05-novembre-2018#xtor=EPR-5-[Meilleur05112018])


-  24/10/18  -  Interdire l’usage du glyphosate en France : sa suppression implique de repenser fondamentalement les systèmes de production agricoles, en modifiant les pratiques agronomiques et en imaginant des solutions techniques alternatives aux pesticides de synthèse. Un véritable défi pour un secteur économique fragilisé depuis de nombreuses années. Susceptibles de perturber les systèmes endocriniens à très faibles doses, de combiner leurs impacts sous forme d’ "effets cocktail", d’altérer la biodiversité, d’affecter la santé de celles et ceux qui les utilisent, les pesticides effraient.
 Mais peut-on se passer des pesticides ? De plus en plus d’études souligne la possibilité de nourrir l’Europe en 2050 avec une agriculture n’utilisant ni pesticides ni fertilisants de synthèse, sous réserve d’une modification profonde des régimes alimentaires. Les solutions existent donc sur le papier, mais leur mise en œuvre implique de bouleverser les filières agro-alimentaires, en repensant les systèmes de production autour des principes de l’agro-écologie - ce qui aura forcément un coût - et en faisant évoluer les comportements des consommateurs. Bref, une transition qui s’apparente à une petite révolution… (
https://www.usinenouvelle.com/blogs/julien-fosse/la-fin-des-pesticides-une-nouvelle-revolution-verte.N759939)



 


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