DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

()  -  09/06/20  -  Les multinationales de l’agrochimie sont en train de réussir à imposer leur toute puissance en Europe : > pendant tout le confinement, leurs puissants lobbys ont adroitement manœuvré pour démonter une à une toutes les avancées obtenues de haute lutte par la société civile pour mieux protéger les pollinisateurs, l'environnement, notre santé… (1)

> offensive après offensive, en violation totale des principes démocratiques et des droits fondamentaux des individus sur leur santé et leur environnement, ils ont obtenu la protection absolue de leurs petits secrets, et la garantie que personne ne pourra mettre le nez dans leurs affaires sous peine d'être poursuivi en justice – associations et journalistes compris… (2)

> en dépit du déclin alarmant des pollinisateurs, ils essayent une fois de plus d'imposer les textes réglementaires qu'ils ont eux même façonnés pour mesurer les effets de leurs substances chimiques sur les abeilles et les pollinisateurs sauvages - qui seront effectués par les autorités pour décider de leur autorisation sur le marché... (3)

...pour pouvoir vendre davantage de pesticides tueurs d'abeilles sans jamais être inquiétés des conséquences sur les insectes bénéfiques, sur la nature, et sur le maintien des chaînes alimentaires.

C’est une prise de contrôle inacceptable de nos institutions pour servir leurs intérêts financiers à court terme, au détriment de l'équilibre harmonieux de la nature qu'ils s'acharnent à détruire pour mieux vendre leurs services et leurs produits...

Il y a urgence à réagir !

Les scientifiques du monde entier sonnent l'alerte sur la disparition massive et dangereuse des insectes, en Europe et dans le monde : près de 40 % des espèces seraient actuellement en danger critique d'extinction, principalement à cause de l'utilisation massive d'intrants chimiques de synthèse en agriculture. (4)

Les abeilles, mais aussi les syrphes, les papillons, les bourdons et l'ensemble des pollinisateurs domestiques ou sauvages qui assurent depuis des millénaires la reproduction des fruits, des légumes, des plantes médicinales et aromatiques dont nous avons besoin pour nous nourrir et rester en bonne santé, sont très gravement touchés.

Sans ces butineurs acharnés, il deviendrait impossible de produire tomates, courgettes ou pommes en quantité suffisante pour nourrir l'ensemble de la population.  Manger une cerise ou une fraise deviendrait un luxe réservé à une petite élite, tandis que la grande majorité de la population devrait se contenter de céréales et fécules enrichies aux vitamines de synthèse, aux additifs chimiques et aux exhausteurs de goût.

Doit-on attendre d'en arriver là pour que les citoyens réagissent enfin pour défendre leurs droits, bafoués depuis des décennies par quelques entreprises ultra-puissantes ?

Alors même que le déclin des abeilles et de tous les pollinisateurs est confirmé par les scientifiques, l'industrie est en train de manœuvrer auprès des institutions européennes pour obtenir carte blanche pour commercialiser encore plus de pesticides toxiques :

Ce n'est pas une plaisanterie : d'ici quelques mois, si personne ne se met en travers de leur chemin, ils pourraient réussir à imposer de nouveaux protocoles d'évaluation de leurs propres produits, servant leurs intérêts, pour faciliter la mise sur le marché de nouvelles substances au détriment des pollinisateurs.(3)

À l'heure actuelle, les tests de toxicité recommandés par les autorités sanitaires européennes sur les nouveaux pesticides avant leur commercialisation sont déjà largement insuffisants : ce sont ces tests qui ont permis, par exemple, l'autorisation des néonicotinoïdes responsables de plus de 20 années de massacre intensif des abeilles…… et qui n'ont toujours pas été mis à jour, malgré la preuve flagrante de leur inefficacité ! (5)

Ces tests ne prennent pas en considération un grand nombre d'effets des pesticides sur les abeilles, pourtant documentés par des centaines d'études scientifiques (comme la désorientation, la dégradation du système immunitaire, la stérilité des reines, la baisse de capacité de nourrissement, de discernement, d'apprentissage…). Ils ne s'intéressent pas du tout aux effets à long terme sur les pollinisateurs sauvages, et n'envisagent pas que des pesticides puissent avoir des effets accumulatifs ou synergiques lorsque plusieurs d'entre eux sont utilisés dans un même champ, ce qui est très souvent le cas dans la vraie vie !

En 2013, l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, consciente de ces lacunes, a mandaté un groupe d'experts de haut niveau, parmi les meilleurs spécialistes en Europe et dans le monde, pour étudier les failles de ses protocoles d'évaluation et proposer de nouveaux tests qui permettraient de mieux protéger les abeilles et tous les pollinisateurs en écartant du marché les pesticides les plus dangereux.

Les experts ont fait un travail remarquable, validé par l'EFSA et la Commission européenne… mais leurs recommandations n'ont jamais été mises en application.

Les lobbys de l'agrochimie, vent debout contre ces nouveaux protocoles qui mettraient sur la sellette 77 % des pesticides actuellement sur le marché (6), se sont immédiatement rangés en ordre de bataille pour torpiller le travail des experts indépendants.

Ils ont exercé des pressions inédites sur les représentants des États membres de l'Union européenne qui, réunis à huis-clos et sans aucune caméra ni compte-rendu, au sein d'un obscur comité nommé « SCoPAFF », ont rejeté pas moins de 27 fois la mise en application de ces tests salvateurs pour les abeilles et la biodiversité. (7)

Malgré nos demandes et recours, et en dépit de l'appui de la Médiatrice européenne (8), les institutions responsables de ce sacrifice de l'intérêt général au profit d'intérêts financiers privés refusent toujours de rendre des comptes.

La position de chacun des États membres, nécessaire pour connaître ceux qui ont ainsi enterré les « tests abeilles », est scrupuleusement gardée secrète, pour empêcher les citoyens et la société civile de remettre en cause l’impartialité de ces décisions.

Le message aux citoyens est clair : laissez-nous faire nos petites affaires avec les lobbys, et circulez, y'a rien à voir !

Les représentants de l'industrie agrochimique, assurés de leur mainmise sur les décisions européennes, poussent désormais encore plus loin leur avantage en essayant d'imposer leurs propres protocoles de tests...

...Et ils sont en train d'obtenir gain de cause ! D'ici quelques mois, sans une réaction massive et organisée de la société civile et du plus grand nombre de citoyens à travers l'Europe, ils obtiendront peut-être la mise en place de protocoles d'évaluation de leurs produits qu'ils auront eux-mêmes façonnés sur-mesure, et qui admettent, par exemple, la commercialisation et l'utilisation dans les champs de pesticides capables de décimer jusqu'à 20 % d'une ruche d'abeilles (soit 1 abeille sur 5 !). (9)  POLLINIS <info@pollinis.org>

 

01/06/20  -  La Commission lance une consultation sur l'utilisation durable des pesticides

   La Commission européenne consulte le public jusqu'au 7 août 2020 sur une feuille de route portant sur l'utilisation durable des pesticides. L'exécutif européen a initié une évaluation de la directive du 21 octobre 2009, instaurant un cadre communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, et une analyse d'impact de sa révision éventuelle.
   Cette directive encourage l'utilisation de la lutte intégrée contre les ravageurs et les alternatives non chimiques aux pesticides. Elle est considérée comme un outil essentiel pour atteindre les objectifs définis dans la
stratégie pour la biodiversité et la stratégie de la ferme à la fourchette, présentées le 20 mai par la Commission. En particulier, l'objectif de réduire de 50 % l'utilisation des pesticides chimiques d'ici 2030. La Commission prévoit aussi d'étendre le nombre d'indicateurs de risque (Suite de la page d’Accueil) harmonisés, qui montrent l'évolution des risques pour la santé humaine et pour l'environnement liés à l'utilisation des produits phytosanitaires.
   Un
rapport de la Cour des comptes européenne, publié en février dernier, a mis en lumière les faiblesses dans la mise en œuvre de la directive et l'incapacité à atteindre son objectif global. Le 20 mai, la Commission a publié son deuxième rapport sur l'application de la directive, qui montre que moins d'un tiers des États membres avaient achevé la révision de leur plan d'action dans le délai de cinq ans qui leur était imparti. » Laurent Radisson, journaliste (actu-environnement.com)  -  (Commentaire !)

27/05/20  -  Louée soit la crise sanitaire pour les pesticides !Le Parti de Gauche 66 dénonce vigoureusement le communiqué de presse gouvernemental du 11 mai 2020, annonçant l'accord d'un soutien exceptionnel (30 millions d'euros) destiné à accompagner les agriculteurs, notamment la viticulture pour notre département, mais aussi les productions fruits et légumes dans tout l'hexagone. Cette mesure cible l'investissement dans du matériel permettant de limiter les  distances de traitement par des pesticides près des zones d'habitations.

Rappelons, dans le cadre de la loi Egalim, la mise en place d'un décret le 27 décembre 2019 stipulant les distances (zone de non traitement) à respecter (3 m, 5 m, 10 m et 20 m) selon la dangerosité des produits, pour assurer la « protection des riverains » lors des traitements. L’art de détourner la loi ... au mépris de la santé des riverains et de l'urgence climatique.,

Las ... C'était sans compter l'offensive des lobbys des pesticides toujours prêts à contourner les contraintes avec l'aval de la FNSEA et du manque de courage des politiques. C'est ainsi qu'en février le ministre de l'agriculture propose aux chambres d'agriculture d'établir une charte de bonnes pratiques permettant de déroger et réduire ces distances d'épandage. Précisons que la dite charte est réalisée dans l'entre soi confiné des bureaux des chambres d'agriculture dont la plupart sont tenues par la FNSEA ... Exit les autres syndicats, exit les riverains, exit les associations ...Raisons invoquées pour se soustraire à la loi : la crise sanitaire ! Les accros du libre-échange n'ont pu exporter, les frontières étant fermées ! En clair, pour éponger les méventes il va falloir surproduire en sur traitant. .. Fermez vos fenêtres braves gens et restez confinés!( ... )

Catherine DAVID et Mickaël IDRAC, co-secrétaires départementaux du PG 66 (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1243, p2)

 

 

ZERO  pesticide …  ou  presque

Ci-dessus,   NATURE  -   ZERO PESTICIDE   :  Infos

 LE SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

Zone de Texte: SUITE