Haut de Page      Accueil

Report a problem on the page N°.  Thanks.  -  Signalez un problème sur cette page N°.  Merci.

09/12/2016  -  A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat : Pour le respect de la laïcité .
C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.   
   L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.
   Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.
   Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience - croyant et non croyant - et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.
   Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui. 
   Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.
   La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée. 
PETITION.
-  30/10/2017  -  Dr Philippe Grimaud :  Héraut d’une mort plus civile. Ce médecin généraliste a fondé une association laïque d’organisation de cérémonies funéraires civiles (ALORCCI) en Haute Vienne. « En cas de décès, j’ai souvent constaté que le choix des édifices religieux se fait plus par défaut que par engagement d’une foi qui serait tout à fait respectable ...Je pense qu’à priori il ne faut pas que la famille soit désemparée au point de se tourner par défaut vers le religieux. » Rien n’est prévu pour le citoyen non croyant. «  Un peu comme si la République en charge des vivants laissait le soin des morts aux religions. Cela est tellement vrai qu’en médecine de catastrophe comme le crash d’un avion par exemple, la République s’empresse de faire dresser une chapelle ardente! La cérémonie ne se fait pas dans un panthéon républicain comme cela devrait être le cas » « Si nous sommes tous inégaux dans la vie, autant être égaux dans la mort » Agnostique, il dit:« J’avoue à titre personnel ne pas avoir pu résoudre l’équation de Dieu d’un point  de vue philosophique, métaphysique. Je n’ai pas les outils et je ne suis pas sûr que les humains les aient » (Le quotidien du médecin, p14)
-  A
Perpignan, au crématorium, nous avons la possibilité, en présence du corps de rendre un hommage non confessionnel au défunt et à sa famille à l’aide d’un rituel choisi  (textes, chants, musique) par les proches et dirigé par un maître des cérémonies, en accord avec les services funéraires.
27.12.2017— « Des dieux et autres pères Noël  -  par Franck Ramus, dans médias, religion, société
Que diriez-vous de parents qui raconteraient à leur enfant l'histoire du Père Noël, mais qui, alors que l'enfant grandit, ne lui diraient jamais qu'il s'agit d'une histoire inventée ? Et qui, alors que l'enfant commence à douter et à opposer des arguments rationnels à l'existence du Père Noël (par exemple, l'impossibilité physique de livrer tous les foyers du monde en une nuit), maintiendraient mordicus que l’histoire est vraie, que ses détracteurs sont mal intentionnés, qu’il est essentiel pour l’enfant d’y croire, et que s’il n’y croit pas, le Père Noël lui infligera des punitions bien plus sévères que de ne plus lui livrer de cadeaux ?
-  Vous trouveriez certainement que ces parents jouent une farce bien cruelle à leur enfant, qu’ils le maintiennent dans un état de sujétion intellectuelle et psychique inacceptable, et qu’ils lui rendent un bien mauvais service en cultivant et en perpétuant sa crédulité d’enfant au lieu de développer son esprit critique. Vous considèreriez cette attitude comme un abus de pouvoir inexcusable, et vous auriez raison.
-  Que diriez-vous maintenant de parents qui inscriraient leur enfant d’un an (ou 5, ou 10) à un parti politique ? Vous trouveriez certainement qu’il s’agit là d’une tentative d’endoctrinement inacceptable, l’enfant n’étant pas en âge d’avoir des opinions politiques, et n’étant pas en capacité de consentir à une affiliation partisane. Il est évidemment normal que les parents aient une influence sur le développement des opinions (politiques ou autres) de leurs enfants, mais cela ne peut passer par le biais d’une affiliation forcée. Vous considèreriez cette attitude comme un abus de pouvoir inexcusable, et vous auriez raison. Si cette pratique était de surcroit institutionnalisée par le parti en question, vous considéreriez que celui-ci use de moyens tout à fait déloyaux pour augmenter ses adhésions, et vous auriez raison.
-  Ainsi, si l’on y réfléchit bien, de manière objective et dépassionnée, ce que font tous les parents qui élèvent leur enfant dans la religion, et que la plupart des gens (même non croyants) semblent trouver normal, c’est exactement ce que tout le monde (même croyant) trouverait inacceptable dans le cas de la croyance au Père Noël et de l’adhésion précoce à un parti politique.
=  Y a-t-il une si grande différence entre la croyance en un dieu et celle en un Père Noël? Une différence évidente, c’est que Dieu (et ses multiples avatars) est un père Noël auquel la plupart des adultes dans le monde continuent à croire, et que les religions ont réussi, grâce à un matraquage publicitaire millénaire, à faire croire que la croyance en un dieu conférait une forme de supériorité morale, que ne confère pas la croyance au Père Noël. Les raisons de ne pas croire en un dieu sont pourtant exactement les mêmes que les raisons de ne pas croire au Père Noël : aucune preuve crédible de son existence, et des attributs magiques qui défient à la fois l’expérience personnelle que chacun a du monde, et la connaissance objective qu’en fournit la science. Par ailleurs, d’un point de vue historique, le bilan moral des religions est bien médiocre, et le bilan du christianisme ne s’est amélioré au cours des derniers siècles que sous la pression de l’émancipation des esprits depuis les Lumières, plutôt que comme conséquence d’une évolution spontanée et naturelle de la religion. D’un point de vue psychologique, il est bien établi que l’éducation religieuse n’est ni nécessaire, ni suffisante pour induire des comportements moraux. Et pourtant, la plupart des gens (même les incroyants) ont tendance à considérer que la croyance en un dieu est moins ridicule que la croyance en un Père Noël, et que les religions institutionnelles sont plus respectables que les partis politiques
-  Si un tel aveuglement généralisé est possible, c’est précisément grâce aux deux abus de pouvoir inexcusables évoqués ci-dessus : l’insistance des parents (ou de l’environnement proche) à ce que l’enfant continue à croire à un Père Noël nommé Dieu ; et l’endoctrinement et l’affiliation précoce de l’enfant à l’un des partis de dieu que sont les religions institutionnelles, à un âge où il n’est pas en mesure d’y consentir.
-  En effet, les récents débats autour de l’âge de la majorité sexuelle nous rappellent que la capacité limitée des enfants à donner un libre consentement bénéficie déjà d'une large reconnaissance juridique et d'un consensus total au sein de la population. Si le législateur a éprouvé le besoin de fixer à 15 ans l’âge en-deçà duquel la personne n'est pas supposée être en mesure de consentir librement à des relations sexuelles (avec des personnes majeures susceptibles de les manipuler), pourquoi estimerait-il que les mineurs de 15 ans sont capables de consentir librement à une affiliation politique ou religieuse (imposée par des personnes majeures susceptibles de les manipuler) ?
-  La France s’enorgueillit d’être la patrie des droits de l’homme et de garantir, dans sa constitution, la liberté de conscience de tous les citoyens. Mais cette liberté de conscience des citoyens adultes n’est-elle pas bien théorique lorsqu’elle est si systématiquement bafouée chez les enfants ? La liberté de conscience, garante de toutes les libertés religieuses, présuppose en effet que les êtres humains sont libres de choisir leurs croyances. Or la plupart des religions ont bâti leurs empires sur l'embrigadement précoce d'individus trop jeunes pour disposer de cette liberté. Pourtant, ces mêmes religions autorisent (et parfois même encouragent fortement) les conversions à l’âge adulte. Puisqu'il est possible de choisir une religion en toute liberté et en pleine connaissance de cause, il n'y a aucune excuse pour que ce ne soit pas systématiquement le cas. La liberté de religion n'est pas la liberté d'imposer sa religion aux autres, fussent-ils ses propres enfants.
-  La France s'honorerait en garantissant à tous ses enfants la liberté de conscience, liberté qui leur est déjà acquise en droit mais qui a été systématiquement bafouée jusqu'à présent. La véritable liberté de conscience, et donc la véritable liberté religieuse, suppose que l'individu soit véritablement libre d'adhérer ou pas à une religion, et s'il choisit d'y adhérer, qu'il ait vraiment le choix entre les milliers de religions inventées par les êtres humains. Préserver intégralement la liberté de conscience supposerait donc de protéger les enfants de toutes les formes d'endoctrinement religieux, pour les reporter soit jusqu'à l'âge de leur majorité civile, soit jusqu'à l'âge d'une majorité religieuse qui serait à définir par le législateur, mais dont on comprendrait mal qu'il puisse être inférieur à celui de la majorité sexuelle. »

-  28/12/2017  - 
France Culture : « réenchanter l’islam, les voies du renouveau »
-  24/04/2018  -  Yann Raison du Cleuziou « De la contemplation à la contestation ».
La politisation des Dominicains de la province de France (Belin, 2016). Extraits : « Nous prêtres catholiques, délégués au congrès culturel de La Havane, nous nous engageons envers la lutte révolutionnaire anti-impérialiste, jusqu'aux dernières conséquences, afin d'obtenir la libération complète de l'homme et de tous les hommes. »  « L'Église doit être au service de ceux qui luttent pour l'instauration de structures sociales nouvelles, car l'Évangile est une source d'audace et d'invention, de remise en question et de persévérance. » Jean Cardonnel « La grève générale de protestation (...) contre l'injustice structurelle du monde est bien l'accomplissement du carême qui plaît à Dieu, la liturgie contemporaine de la Pâque. » « Nous n'avons pas encore digéré la révolution de 1789. La révolution d'octobre 1917 nous fait toujours trembler, alors que Jésus-Christ, le Fils de l'Homme que l'on essaie en vain d'édulcorer, d'atténuer, nous révèle l'urgence de la révolution culturelle. (...) Jésus-Christ, c'est le changement, la conversion de tous les rapports humains depuis les liens de l'homme et de la femme jusqu'à l'avènement de la communauté internationale. » (http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/mai-68-les-dominicains-un-ordre-qui-devient-rouge-25-04-2018-89700_16.php)
Diam’s voilé. Vedette de rap. Obnubilée par sa petite personne, elle oubliait les autres et n’était pas heureuse. Psychiatrie essai de suicide. J’ai lu le Coran et j’ai découvert pourquoi j’étais sur la terre. Je suis très heureuse aujourd’hui  (https://www.youtube.com/watch?v=U5STSqR-o-k)
-  07/05/2018  -  Le credo du médecin archevêque de Paris.  Mgr Aupetit s’exprime à propos des Etats généraux de la bioéthique où toute une conception de la société se joue, et aussi de la médecine.. Fin de vie : « La sédation est ambiguë »; DPI (Le diagnostic préimplantatoire) : « On procède à un tri, cela pose problème »; Recherche : « Pour nous, l’embryon, ce n’est pas n’importe quoi » (Le Quotidien du médecin, p2 & 3)
-  18/07  -  Les chrétiens : Y’aura-t-il encore des Blanche de la Force ?
-  28/08  -  Le pape François recommande la psychiatrie pour l'homosexualité décelée à l'enfance. La Vatican retire le mot « psychiatrie ». Dans son catéchisme, l'Eglise estime que tout plaisir sexuel est également  (comme l’homosexualité) "moralement désordonné, quand il est recherché pour lui-même." Mais d'où vient cette phobie cléricale liée à la chair ? Depuis saint Clément de Rome jusqu'à Saint-Augustin, pour qui la chair sexuée était "pourrissante", enquête sur l'invention du péché de luxure au temps des premiers Pères de l'Eglise.( https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/leglise-et-la-sexualite )

 

 

 


 

 

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

Vous êtes ici : Accueil  »  Sommaire  »    La religion

Pierre Simon, marquis de Laplace (1749-1827) A Napoléon qui, après avoir lu son « Exposition du système du monde », lui demanda « Et Dieu dans tout ça? », Laplace répondit « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

OPINIONS DIVERSES  SUR  LA  RELIGION