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Pollution par les déchets


()  -  12/04/20  -  Comment limiter, à son échelle, la pollution aux microplastiques ?

La pollution aux microplastiques prolifère dans les océans du monde entier. Invisible, elle est aussi très dangereuse pour la faune, la flore, mais aussi pour l’Homme qui en ingère quelque 52 000 particules chaque année. Et puisque ce dernier en est le seul responsable, il est aussi possible, à son échelle, de limiter les dégâts. 

Alors que la plupart des Hommes sont confinés, la planète semble prendre du repos. Baisse des émissions de CO2, réapparition d’espèces menacées... Si pour l’heure la nature reprend ses droits, les experts prennent toutefois ces lueurs d’espoir avec des pincettes, qui pourraient bien être de courte durée avec le retour à la vie normale des êtres humains. À l’image des océans, qui eux, ne connaissent toujours pas de répit. 

Issus entre autres de la dégradation de déchets en tout genre, les particules de microplastiques envahissent les eaux du monde entier, avec l’Homme pour seul responsable. À ce jour, on estime que chaque minute l’équivalent d’un camion-poubelle de déchet plastique est déversé dans l’océan.

À peine plus gros qu’un grain de riz, les microplastiques qui naviguent en mer se retrouvent bien souvent ingérés par des espèces marines, pour finalement finir leur course dans nos assiettes... Alors qu’une étude canadienne nous apprenait en 2019 que nous avalons en moyenne l’équivalent de 52 000 particules de ce type chaque année, les projections de la fondation Ellen McArthur estiment qu’en 2050, on trouvera plus de plastique que de poisson dans l’océan. Et puisque nous sommes seuls responsables de ces chiffres vertigineux, il est aussi possible d’agir, à son échelle, pour tenter d’enrayer ce phénomène. Des idées utiles : "Le plastique, peut-on vraiment s’en passer ?". (linfodurable.fr)

02/03/20  -  Dark Waters, le film, raconte UNE CONTAMINATION MONDIALE QUI EST MÉCONNUE

Certains scandales, bien que réels et documentés, n'éclatent jamais vraiment. Ils sont connus de quelques initiés, mais ne parviennent pas à s'imposer dans la grande actualité, celle qui forme le tronc commun des faits présents à l'esprit de tous. (…)
   L
'une des raisons à cela est que certains scandales sanitaires ou environnementaux sont, au sens littéral du terme, indescriptibles. Des mots intelligibles et des situations concrètes manquent pour en raconter l'histoire. C'est tout l'intérêt de Dark Waters, le film sorti en France le 26 février.
  
Tirée de faits réels, l'histoire a déjà fait l'objet d'une enquête fleuve ·publiée en janvier 2016 par le New York Times Magazine. Elle met en scène un avocat aux prises avec un géant de la chimie, accusé par une petite communauté de Virginie-Occidentale d'avoir contaminé leur environnement avec des substances dangereuses.

   Substances dangereuses : Les produits dont il est question appartiennent à une grande famille chimique, les substances per- et polyfluoroalkyliques »(PFAS). Chacune de ces substances a des propriétés toxicologiques particulières. Certaines sont associées à des pathologies thyroïdiennes, hépatiques, d'autres à certains cancers, à des troubles de la fertilité et de l'immunité, ainsi qu'à des troubles  métaboliques ou neurocomportementaux. (Suite de la page d’Accueil)

 .Elles ont en commun d'agir à des doses d'exposition infimes et, surtout, de ne se dégrader que très lentement. Voire de ne pas se dégrader du tout. Elles s'accumulent dans l'environnement et contaminent les ressources en eau, de même que la chaîne alimentaire.

Le problème est aussi qu'elles s'accumulent dans les organismes de ceux qui y sont exposés - c'est-à-dire à peu près chacun d'entre nous.

   Il y a un deuxième voile d'hermétisme tiré sur ce scandale. Car, Des PFAS, on en trouve à peu près partout. Les victimes potentielles se comptent probablement par millions, ignorent généralement leur statut de victimes et ne sont tenues par aucune unité de lieu ou de dramaturgie.

   Quant aux responsabilités indirectes, elles sont aussi nombreuses - même si les firmes DuPont et 3M sont les principales coupables. Les PFAS sont surtout connus pour être produits par la fabrication de certains revêtements antiadhésifs (notamment les surfaces d'ustensiles de cuisine). Mais ils sont aussi - ou ont été - mis à profit pour une variété d'applications. Ils sont utilisés dans les mousses anti-incendies, des procédés de traitement des métaux, des imperméabilisants utilisés dans la tannerie ou l'industrie textile, on les trouve encore dans des matériaux de construction, des enduits, des pesticides, des détergents, des emballages alimentaires, des semi-conducteurs, etc.

   Rejets industriels, ruissellements des décharges, bases militaires fortement utilisatrices de mousse anti-incendie sont les principales routes par lesquelles ces substances se sont taillé un destin mondial et se sont progressivement incrustées un peu partout dans l'environnement. Et donc dans toute la population, ou presque.

   En 2015, !'.Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a été saisie de la question par la

Commission européenne. Ses experts rédigent un volumineux rapport sur le sujet et proposent un niveau d'exposition acceptable, pour la somme des quatre principaux PFAS, de 8 milliardièmes de gramme par kilo de poids corporel et par semaine. Or, les estimations de l'exposition réelle de la population indiquent, selon l'EFSA, qu'une part importante des Européens sont exposés au-delà, et souvent bien au-delà, de ce seuil de sécurité. Une situation jugée «préoccupante» par l'agence, bien peu suspecte d'alarmisme. ...

   L'histoire racontée par Dark Waters va donc, en réalité, bien au-delà d'une bataille locale entre une firme sans scrupule et une communauté de riverains empoisonnée. Elle résume et incarne l'histoire d'une contamination mondiale qui demeure méconnue.

Le film de Todd Haynes sera peut-être une première étape dans la prise de conscience du  problème. Une deuxième étape pourra être la lecture du dernier livre du grand épidémiologiste américain David Michaels « The Triumph of Doubt: Dark Money and the Science of Deception » (Oxford University Press), dont un chapitre est consacré aux PFAS. » PAR STÉPHANE FOUCART (https://www.lemonde.fr/, le journal, Planète, p30)

 

 

2019 : Zéro déchet : le manuel d'écologie quotidienne, de Julie Bernier nous offre bien plus que de simples astuces pour réduire ses déchets. Données précises sur les enjeux écologiques et sociaux, impact chiffré de notre consommation et nos déchets... Ce guide propose un véritable état des lieux de la gravité des enjeux et l’urgence de la situation actuelle. Autre singularité ? Alors que la plupart des livres sur le sujet se cantonnent au volet individuel, ce manuel traite aussi des actions collectives pour nous pousser à aller plus loin et à agir sur la politique et l’industrie, grâce au poids du collectif. 14, 90 €, éditions Solar (.lisez.com)

 

04/11/19  -  L'ONG Expédition 7e Continent vient d'achever une nouvelle mission scientifique en mer Méditerranée. Objectif : étudier la présence et les impacts des micro et nanoplastiques dans la mer et dans l'air. (L’on parle de microplastiques grands comme « des miettes de pain » et « les nanoplastiques sont 1 million de fois plus petits que les microplastiques »). Avec une équipe pluridisciplinaire, composée de chimistes, biologistes, océanographes, spécialistes de l’atmosphère et de la mécanique des fluides, la mission a pour but d’étudier la répartition des micro et nanoplastiques dans la mer et évaluer leur présence dans l’air. (techniques-ingenieur.fr)

 

01/11/19  -  « Interceptor », un robot pour dépolluer les fleuves. L’ONG néerlandaise Ocean Cleanup vient de dévoiler l’Interceptor, une embarcation autonome sensée débarrasser les fleuves les plus pollués de leurs déchets plastiques. L’association, dirigée par Boyan Slat, a travaillé en secret durant 4 années sur ce projet, avant de le dévoiler en grande pompe au monde entier le 26 octobre 2019.           « Le blob, l'extra-média <noreply@mailing.universcience.fr>

 

19/10/19  -  ARTE ce soir 22h20 : Humour...sérieux : Un documentaire pédagogique et drôle sur les pouvoirs de notre« deuxième cerveau»  « flore intestinale», il y avait déjà tout un monde évoqué en creux: celui d'une forêt primaire, riche et délicate, aux propriétés aussi puissantes que mystérieuses. Depuis « Charme discret de l'intestin » (Àctes Sud, 2017); Giulia Enders venait montrer au grand public le fonctionnement (incroyablement sophistiqué), de ce « deuxième cerveau», qui abrite en son sein plus de bactéries que notre corps ne compte de cellules. Et, tout à coup, parler caca,

pets et constipation n'était plus tabou. Car il faut savoir qu'il n'y a pas d'alternative: pour étudier le microbiote, il faut s'intéresser à nos déchets. « Comprendre le microbiote, c'est expliquer la bonne santé, ou la maladie », Si l'on sait avec certitude qu'il existe des liens entre l'équilibre de nos bactéries intestinales et certaines maladies auto-immunes, l'obésité ou encore le diabète, les scientifiques ont également mis en évidence un fait préoccupant: notre microbiote s'appauvrit à une vitesse alarmante, notamment dans les pays industrialisés.

En cause, la surconsommation d’antibiotiques - qui font table rase dans l'intestin -, la banalisation des césariennes - qui privent le nourrisson des bonnes bactéries de sa mère -, mais aussi une consommation de fibres insuffisante et le rôle néfaste de certains additifs alimentaires.

Une meilleure prise en compte des spécificités du microbiote de chaque malade permettrait, dans certains cas, de faciliter la guérison de maladies coriaces. Y compris le cancer.  « transplantations fécales», ces greffes de microbiote qui permettent de sauver des malades de l'intestin. La médecine pourrait réaliser, grâce à la richesse de nos intestins des avancées majeures. « Microbiote, les fabuleux pouvoirs du ventre » réalisé par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (Fr., 2019, 58 min). (Le Monde, p21) (Passionnant !  N’oublions pas les fibres qui alimentent nos bactéries. Se soigner en apportant les bactéries qui nous manqueraient ? A suivre.)

 

08/10/19  -  Loi économie circulaire : le maire mieux armé pour poursuivre directement les auteurs des dépôts sauvages. Les sénateurs souhaitent que le maire puisse poursuivre rapidement les auteurs des dépôts sauvages de déchets. Ils souhaitent aussi faciliter le nettoyage des sites en le portant à la charge des fautifs. (actu-environnement.com/)

 

04/09/19  Des chercheurs du CNRS, de Sorbonne université et de l’université de Montpellier, présentent un

capable de filtrer environ 90% des polluants, micropolluants et du sel de l’eau. « Environ 90 % des micropolluants (hormones, principes actifs de médicament, etc.) et du sel de l’eau sont alors éliminés, alors que l’accès à l’eau potable est un problème sanitaire et géopolitique », se félicitent les chercheurs. (https://www.environnement-magazine.fr/eau/article/2019/09/04/125711/des-chercheurs-reussissent-filtrer-90-des-micropolluants-eau)

 

 

Une flotte de vélos-cargos pour aller à la rencontre des Lagotiens

Ci-dessus,   POLLUTION DES DECHETS

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