Burkina Faso : Premier discours du Conseil national de la Révolution d’août 1983 du capitaine Thomas Sankara         =>

DOC http://afrique.lepoint.fr/dossiers/ateliers-de-la-pensee/ -  Journée mondiale  -  Divers : Rendre à l’A. les objets culturels  -  Avortement interdit ? -  Limitation des naissances; les enfants fantômes  -  Dégradation des terres  -  Insécurité alimentaire  -  Serpents  -  L’Afrique : 1,2 milliard de personnes, dont 60% sont âgées de moins de 24 ans.
-  « 
L’Afrique ancienne, De l’Acacus au Zimbabwe. 20 000 ans avant notre ère-17è s. » oct. 18  -  Belin

(18/01/20  -  Le Congo. « Fondé sur l'ouvrage « Les Fantômes du roi Léopold », de l'historien Adam Hochschild, paru en 1998, l'acteur hollywoodien Ben Affleck va réaliser "King Leopold's Ghost", sur les exactions commises au Congo sous le règne du roi Léopold II. En quête de pouvoir, de grandeur et de prestige pour ce pays trop petit à son goût, le deuxième roi des Belges voulait faire de Bruxelles une ville à l'égal de Paris et, surtout, offrir à la population un empire colonial. À la conférence de Berlin qui, de novembre 1884 à février 1885, organisa le partage de l'Afrique entre les Européens, il reçut une bonne partie de l'immense Congo, dont une large fraction (80 fois plus grande que le territoire belge!) devint sa propriété privée. Progressivement, l'exploitation de ces terres immenses allait engendrer des gains colossaux, grâce notamment au caoutchouc, extrait dans la jungle par une population terrorisée, soumise aux travaux forcés et à la violence. Des historiens estiment à 10 millions le« déficit démographique » causé par la brutalité des colons, la famine, les maladies et le refus des Congolais de faire encore des enfants. Si cette page de l'histoire officielle a été très largement occultée, voire tue dans les programmes scolaires, et est, aujourd'hui encore, méconnue de la plupart des Belges, le livre l'a cruellement rappelé. Le grand écrivain Joseph Conrad, avait déjà dénoncé, dès 1899, les atrocités commises au Congo dans sa nouvelle « Au cœur des ténèbres ». Arthur Conan Doyle - le père de Sherlock Holmes -, alerté, lui, par des diplomates, avait également décrit le rôle de Léopold Il comme « le pire crime commis au cours de l'histoire universelle ». D'où le fait, sans doute, que le roi décida un jour de brûler toutes ses archives relatives au Congo ... (destructions, répression et aliénation engendrées par une colonisation longtemps justifiée par le nécessaire apport aux populations noires de la civilisation ou des bienfaits du christianisme.(…) » (M, Le magazine du Monde, p24)

 

 

30/12/19  -  Fournir des emplois décents à la main-d’œuvre africaine par Célestin Monga.
L'économiste plaide pour l'abandon des politiques de « flexibilisation » du marché du travail « Cela peut paraître contre-intuitif, mais les pays africains ont enregistré certains des
taux de chômage les plus bas du monde en 2018, dont ceux du Niger (0,3 %), de Madagascar (1,7 %), de l'Ethiopie (1,8 %), de la Tanzanie (1,9 %), du Bénin (2,1 %) et du Tchad (2,2 %), selon l'OIT.
    Dans ces pays, tous ou presque doivent travailler pour survivre parce que les gouvernements n'ont pas de marge de manœuvre budgétaire pour mettre en place des filets de sécurité sociale. Parallèlement, les économies africaines ont les taux de sous-emploi parmi

les plus élevés du monde, en raison de choix politiques peu judicieux, de faibles niveau de productivité et d'une croissance anémique, en dépit du dur labeur d'une main-d’œuvre abondante.

   La forte ·croissance démographique du continent est un défi de taille. Selon les Nations unies, la population en âge de travailler (de 15 à .64 ans) en Afrique subsaharienne devrait doubler d'ici à 2050, pour atteindre 1,5 milliard de personnes, et 2,8 milliards en 2160. Fournir des emplois décents à cette main-d’œuvre est peut-être le plus grand défi auquel le monde est confronté - et pas seulement l'.Afrique. Aucune politique migratoire restrictive ne sera en mesure de freiner l'afflux de migrants en provenance d'un continent accablé par la pauvreté, le chômage, les conflits et le changement climatique. Ces gouvernements ont tenté de lutter contre le chômage et le sous-emploi par des réformes de flexibilisation du marché du travail, avec pour objectif de réduire les avantages sociaux et le cout de la main-d’œuvre pour l'entreprise ...
 
Etablir des zones économiques spéciales

Si ces mesures conviennent peut-être aux économies avancées, où les niveaux d'emplois à temps plein sont élevés et la main-d’œuvre relativement coûteuse, elles produisent rarement les résultats escomptés dans des économies caractérisées par des excédents de main-d’œuvre et la prépondérance des emplois informels.

   Au lieu de se concentrer sur les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, les gouvernements africains ont souvent tenté d'imiter les industries à forte intensité de capital. Cette tentative de modernisation malavisée explique qu'autant d'économies africaines soient toujours tributaires des produits de base et qu'elles ne génèrent que peu d'emplois.

   Les gouvernements doivent d'abord axer leurs politiques macroéconomiques sur la protection de la compétitivité extérieure -y compris en adoptant des taux de change flexibles pour atténuer leur vulnérabilité aux chocs externes. Les politiques de relance de la demande jouent aussi un rôle important. En ayant recours, quand cela est possible, à des politiques budgétaires de soutien de la croissance, les gouvernements peuvent réduire les .incertitudes incitant les entreprises à investir et à embaucher. Une autre priorité doit être d'établir des zones économiques spéciales pour développer des secteurs présentant un fort potentiel concurrentiel. Elles contribuent à créer des liens entre les entreprises nationales et étrangères dans les chaînes de valeur mondiales, à développer des compétences et à attirer les investissements directs étrangers.

   Enfin, les législateurs africains doivent s'attaquer au mauvais climat d'investissement et aux déficiences de gouvernance. Les politiques actives du marché du travail sont souvent aléatoires ou politisées, notamment en ce qui concerne leur ciblage sectoriel et géographique. En raison d'intérêts particuliers, il est politiquement coûteux de supprimer certains facteurs contraignants pour la croissance et la création d'emplois, ou de financer des programmes nationaux d'infrastructures publiques.

Il va de soi que les réformes permettant d'éliminer ces obstacles de longue date sont politiquement difficiles à mettre en œuvre et qu'elles prennent souvent du temps. Mais elles sont indispensables à la création d'emplois décents en Afrique. » Célestln Monga, ancien vice-président et économiste en chef du Groupe de la Banque africaine de développement, est conseiller économique principal à la Banque mondiale (Le Monde.fr, le journal, Idées, p23)

 

10/12/19  -  "Laissons les Africains définir leur doctrine militaire !"  C'est un travail minutieux et colossal auquel s'est attelé l'historien militaire Laurent Touchard dans son livre Forces armées africaines, 2016-2017. Minutieux, d'abord, quand il répertorie atouts, faiblesses, ordre de bataille, équipements terrestres, aériens et navals des armées de 53 pays et de quatre régions semi-autonomes de Somalie. Colossal, ensuite, quand, à la suite de cet inventaire, il livre une analyse de l'organisation, de la modernisation, et de la doctrine des forces armées, analyse qu'il articule au contexte géopolitique du pays en question. (lepoint.fr)

 

17/11/19  - Les mariages précoces.  Lors de la Conférence internationale sur la population et le développement qui s'est tenue à Nairobi .du 12 au 14 novembre, les 10 000 participants ont présenté les mariages précoces comme un combat essentiel restant à mener. Symbole des inégalités entre les sexes et de l'absence de libre arbitre laissé aux filles, cette pratique est interdite dans le monde entier en· vertu de plusieurs conventions internationales. Si elle régresse chez les enfants de moins de 15 ans - le taux est passé de 11 % en 2000 à 8 % en 2015 -, elle continue de concerner plus de 33 000 mineures chaque jour dans le monde. Une femme sur quatre âgée de 20 à 24 ans a été mariée avant d'avoir 18 ans. C'est le cas de plus de 700 millions de femmes et de filles en vie aujourd'hui.

« Quand vous êtes mère à 16 ans votre histoire est déjà écrite, alerte Natalia Kanem, directrice de cette agence des Nations unies. Peu s’en sortent. Et !es grossesses précoces sont la première cause de mortalité chez les 15-19 ans. » Que la jeune fille ait la main forcée par un futur conjoint, qu'elle soit cédée par ses parents moyennant une dot par temps de disette ou qu'elle se sente obligée de se conformer à la coutume ou à l'exemple de camarades, le résultat est le même. La voilà qui quitte l'école du jour au lendemain, abandonne tout espoir de promotion sociale par le travail et voit s'avancer la probabilité d'un premier accouchement, suivi de nombreux autres. Au Kenya, 23 % des filles sont concernées par le mariage précoce, alors que la loi l'interdit avant 18 ans, considérant par principe les mineures comme non consentantes. https://www.lemonde.fr/, p7)

 

02/10/19  -  L’Afrique, un continent d’histoire ? C’est une première au Collège de France : la création d‘une chaire permanente « Histoire et archéologie des mondes africains » dans cette institution créée au XVIe siècle et dont les seules chaires consacrées à l’étude de l’Afrique avaient été financées jusque-là par l’administration coloniale. L’Afrique serait-elle enfin prise au sérieux dans le milieu universitaire français?

Son titulaire, François-Xavier Fauvelle, archéologue reconnu de l’histoire du continent africain et directeur de recherches au CNRS, est notre invité aujourd’hui. Là où d’autres auraient refusé cette chaire, plus attirés par les universités américaines, lui voit là une opportunité de représenter et de défendre sa discipline.

Car l’Histoire de l’Afrique est encore mal connue aujourd’hui. Pour preuve,  le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007. Celui qui était alors président avait notamment affirmé que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » : le fait, nous dit François-Xavier Fauvelle, qu’un tel discours ait été audible par le public témoigne d'une méconnaissance générale du sujet. Le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy  est un discours d’une très grande violence, mais c’est un discours qui ne sort pas de nulle part. Il n’émane pas d’une personne mais d’une société. Il dit ce qu’est chez beaucoup de gens la perception de l’Afrique : un continent immobilisé et sans avenir.    
François-Xavier Fauvelle prononcera sa leçon inaugurale
« Leçons de l'histoire de l'Afrique » le jeudi 3 octobre 2019 à 18h00. Ouverte au public, elle sera également retransmise sur le site de l’école. https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/lafrique-un-continent-dhistoire

 

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Commentaires  -  Références              

«Maitriser sa natalité»?  Oui, mais est-ce la  démographie qui plombe d’abord l’Afrique ou le pillage de ses richesses, la corruption de ses dirigeants, la confiscation des ressources nationales par des minorités et une répartition calamiteuse du revenu national ?

Ci-dessus  -    Les HUMAINS  -   LES PAYS  :  L’AFRIQUE

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Maitriser sa natalité
ne serait pas un mal évidemment !