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       Le Burkina Faso         
       Le « Pays des hommes intègres »
        
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()  -  03/12/19  -  Nouvelle attaque sanglante contre les chrétiens burkinabés. Au moins quatorze personnes ont été tuées, dimanche 1er décembre, en plein culte dans une église protestante de Hantoukoura, dans l'Est frontalier avec le Niger. Alors que les groupes djihadistes implantés dans le nord étendent aujourd'hui leurs opérations sur le reste du territoire, il s'agit de la cinquième attaque d'un lieu de culte chrétien depuis le mois d'avril.

Selon une source sécuritaire citée par l'Agence FrancePresse (AFP), une dizaine d'individus lourdement armés, à moto, auraient «exécuté froidement les fidèles, dont le pasteur de l'église et des enfants». Plusieurs paroissiens sont grièvement blessés. Et aussi : Assaut fin avril contre une église protestante à Silgadji (nord) - tuant son pasteur, deux de ses fils et trois fidèles-, assassinats mi-mai d'un ,prêtre du diocèse de Kaya et de cinq paroissiens à Dablo (nord), puis, quelques jours plus tard, de quatre autres chrétiens lors d'une procession mariale dans le diocèse voisin (Suite de la page d’accueil) d'Ouahigouya, de quatre autres fidèles encore fin mai dans une église catholique de Toulfé (notd) ... L'attaque du l°' décembre est la cinquième visant un lieu de culte chrétien depuis avril. Depuis mi-mars, le père Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le Nord, enlevé par des individus armés, est aussi porté disparu. Et un peu plus tôt, le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d'origine espagnole, avait été tué dans le centre du Burkina. « Visant aussi spécifiquement l'armée, et même les musulmans modérés, ces groupes djihadistes, qui prônent une vision rigoriste de l'islam, traumatisent les chrétiens», « L'État se retrouve dépassé. Cette situation de psychose a massivement poussé  les fidèles à fuir le nord et l'est du pays pour se réfugier, à l'instar de 500 000 autres déplacés internes, dans des zones plus sécurisées», ajoute le spécialiste. De nombreuses paroisses ont été contraintes de fermer leurs portes. Au moins 700 personnes ont été tuées dans des actions liées au terrorisme depuis 2015 au Burkina. Les Nations unies sonnent l'alarme sur une crise humanitaire qui toucherait, aujourd'hui, plus de 1,5 million de personnes.  (La Croix, p19)

02/12/19  -  Burkina Faso : cette si inquiétante prolifération de groupes djihadistes

ANALYSE. Face à la montée progressive de la menace terroriste, l'État est sollicité sur plusieurs fronts à la fois, ce qui ne facilite pas sa stratégie. Depuis 2016, le pays est ainsi menacé par des groupes djihadistes venus du Mali et qui ont trouvé dans la région du Sahel burkinabè un terreau propice pour se développer.

Certains opéraient au Mali depuis 2012 dans les rangs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique et Ansar Dine à Tombouctou, ou dans les rangs du Mouvement pour l'unification et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) dans le Gourma et dans le cercle d'Ansongo. Ils ont réorienté leurs actions sur le Burkina Faso à partir de 2016. D'autres, nouvellement engagés dans la nébuleuse djihadiste, ont été recrutés sur la base de facteurs proprement locaux – qu'ils soient sociaux, religieux, économiques ou politiques.
L'année 2019 semble être une phase de consolidation des zones occupées avec une forte pression et un harcèlement régulier et intense sur toutes les provinces du Sahel, et particulièrement celle autour de la région du  centre-nord qui semble être désormais leur cible privilégiée. Cet enchaînement bien orchestré et méthodique pourrait laisser croire qu'une stratégie bien élaborée a été mise en place et qu'un agenda et/ou un plan seraient en train d'être déroulés sans encombre. Car la réponse des autorités paraît inadaptée devant un ennemi qui semble être chaque fois en avance et disposer d'une capacité d'anticipation sur les stratégies mises en place par l'État. (.
Lepoint.fr)

20/10/19  -  Au CHU de Ouagadougou, les soignants se désolent de << regarder les pauvres mourir et les riches guérir>> Fatigue, découragement, impuissance :au Burkina, les personnels hospitaliers craquent. Aux urgences traumatologiques de l'hôpital Yalgado Ouédraogo, dans la capitale burkinabée, « ça ne s'arrête jamais», souffle un agent de santé qui se fraie un passage au milieu d'une dizaine de patients allongés à même le carrelage d'un couloir décrépi. « Pas assez de lits ni de chaises», s'excuse le brancardier, avant de filer au pas de course derrière sa civière brinquebalante.

A l'accueil, les fiches d'enregistrement s'empilent. « On est débordes, mais on ne peut refuser personne. Manque d'effectifs, services saturés, locaux et matériels vétustes...Fatigue, découragement, sentiment d'impuissance ... « J'ai trente et un ans de service ici, mais je ne m'habituerai jamais à voir des bébés ''partir" parce qu'on n'a pas pu faire de césarienne», s'attriste M. Ouédraogo, un infirmier. « C'est frustrant. On travaille d'arrache-pied, on fait de notre mieux avec le peu qu'on a, et pourtant on a toujours l'impression de mal faire notre travail, de négliger les patients. » « On se sent seul parfois, mais on garde tout sur le cœur, confie Cécile, sage-femme. J'essaie de ne plus trop m'attacher aux patients, sinon ce n'est pas gérable. Mais c'est triste quand même, parce qu'on fait ce métier pour eux.»

   Sages-femmes, infirmiers, anesthésistes, ils étaient près d'une centaine à faire grève le 10 octobre pour dénoncer leurs conditions de travail. « On a l'impression que c'est de pire en pire, le matériel se dégrade et tombe en panne, les ruptures de médicaments se multiplient», fustige un agent de santé.« Des gants, des cotons, du désinfectant. .. C'est simple on manque de tout ici!», résume une infirmière en sortant de ses dix heures de garde de nuit au service de chirurgie viscérale. « Je suis épuisée et découragée,  « A la maternité, les patientes accouchent parterre la plupart du temps. On prie que le bébé soit en bonne santé parce qu'on n’a même pas de salle de réanimation. C'est difficile sur le plan psychologique. On voit mourir des femmes et des nouveau-nés chaque jour alors qu'avec l'équipement adéquat on pourrait les sauver.»

   Au Burkina Faso, un système de prépaiement oblige les patients ou leurs proches à débourser les frais de soins pour être pris en charge.

Un régime d' « assurance-maladie universelle » a bien été voté en 2015, mais sa mise en place piétine.  « Nous accueillons surtout des personnes démunies ici. Alors on met en contact ceux qui ne peuvent pas payer avec l'action sociale, mais seulement une sur trois environ est prise en charge. Pour les autres, on essaie de se cotiser», explique le docteur et chef du service des urgences médicales.  « C'est injuste, on regarde les pauvres mourir et les plus riches guérir, mais qu'est-ce qu'on peut faire?», se désole un infirmier. Extraits d’une correspondance. (Le Monde, p29)

 

   08/10/19  -  5 ans après la chute de l’ancien autocrate, Blaise Comparoé, une majorité de Burkinabés se dit favorable à son retour, alors que le pays est plongé dans une grave crise sécuritaire.  (lemonde.fr)

 

08/10/19  -  Mali - Burkina Faso : les familles des militaires en colère. Face au nombre croissant de militaires tués du fait d'attaques terroristes, les familles s'interrogent sur les moyens et le dispositif en place pour les contrer. 2 autres corps ont été découverts lundi, portant le nombre provisoire de victimes à 40 au lieu de 38 – tués le 30 septembre et le 1er octobre par des groupes djihadistes dans leur camp de Boulikessi et Mondoro. Plusieurs centaines de jeunes et de femmes, coiffées d'un foulard rouge comme la couleur du béret de leur mari, ont manifesté devant l'entrée du camp du 33e régiment de commandos parachutistes à Bamako. Formée par des instructeurs américains, une compagnie de cette unité d'élite, soit 150 hommes, est mise à la disposition du G5 Sahel. (lepoint.fr/afrique/)

16/09/19  900 millions d’euros sur quatre ans.  Le sommet de la Cédéao s'est tenu à Ouagadougou samedi 14/09/19. Dès l’ouverture des débats, le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Brou, a planté le décor et il est plutôt sombre. Les terroristes sont omniprésents. "2200 attaques ces quatre dernière années, 11 500 morts, des milliers de blessés, des millions de déplacés", une "activité économique considérablement affectée", des "conflits intercommunautaires exacerbés" au Sahel et une menace qui s'étend au Sud.  Cette plaie du terrorisme, tous les membres de la Cédéao souhaitent l’éradiquer et, fait rare, cela va au-delà des propos de circonstance. Sans doute parce que la menace concerne tout le monde, comme l’a fait remarquer le président du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré. "Nous sommes tous exposés et aucun pays n'est à l'abri", a-t-il déclaré.

   900 millions d’euros sur quatre ans, voilà de quoi donner du baume au cœur des soldats du G5-Sahel et de la force multinationale mixte du bassin du Tchad. L’argent versé dans un pot commun servira à "renforcer les capacités opérationnelles" des armées de chaque pays membre du G5. Et elles en ont bien besoin de ce renfort ces armées, tant l’efficacité du G5 a été très faible. (francetvinfo.fr)

 

13/09/19  -  DECLARATION FINALE DU SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DES PAYS DU G5 SAHEL SUR L’INITIATIVE « DESERT TO POWER » (energie.bf/)

 

-  13/09/19  - Le nombre de personnes déplacées a plus que triplé depuis le début de l’année. Près de 300 000 personnes ont dû quitter leur foyer pour vivre dans des centres d’accueil au Burkina Faso, selon un décompte de l’ONU annoncé le 9 septembre 2019. Le nombre de déplacés a plus que triplé ces derniers mois, en raison de la violence et l’insécurité dans certaines parties du nord et de l’est du pays. En janvier 2019, ils étaient 82 000 d’après les estimations du Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha). A cause de la violence, l’accès aux soins est devenu une gageure dans certaines régions du Burkina Faso. La conséquence est dramatique pour de nombreuses familles, selon Peter Maurer, président du CICR. Les attaques armées menées par des groupes jihadistes sont en hausse et compliquent la tâche des organisations humanitaires, comme le souligne constamment le Comité international de la Croix-Rouge. En raison de la violence, de nombreux professionnels de la santé ont été forcés de quitter les zones rurales et des dizaines de centres de santé ont fermé leurs portes. Au cours des six derniers mois, 500 000 personnes n’ont pas eu accès aux soins. Dans ce contexte de violence et d’instabilité, de nombreux Burkinabè sont dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins. Une double peine dans ce pays pauvre d’Afrique. Le Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) distribue des vivres et fournit une aide médicale pour éviter le pire, mais se dit préoccupé par l’insécurité alimentaire qui touche désormais plus d’un million de personnes avec un risque de malnutrition et de famine, indique francetvinfo.fr.   (vivafrik.com/)

 

31/08/19  -  Une vingtaine d’organisations, dont l’UAS, appellent à une journée de “dénonciation” le 31 août 2019. L’UAS  et 21 organisations syndicales et de la société civile ont  décidé d’organiser une journée d’interpellation et de dénonciation, le 31 août 2019. Elle sera notamment marquée par des meetings sur toute l’étendue du territoire national.

Ces organisations se disent “indignées par la situation nationale au Burkina Faso caractérisée par la persistance et la violence des attaques terroristes, les menaces et les assassinats, la violation des libertés démocratiques et syndicales, le non-respect des engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des partenaires sociaux“. (https://www.burkina24.com/2019/08/28/burkina-une-vingtaine-dorganisations-dont-luas-appellent-a-une-journee-de-denonciation-le-31-aout-2019/)

 

18/07/19  -  L’entreprise informatique Yulcom Technologies a organisé une session de formation en intelligence artificielle sur le thème « l’intelligence artificielle au service de l’innovation technologique », ce 17 juillet 2019 à Ouagadougou. Une formation assurée à distance par visioconférence depuis le Canada. (https://www.burkina24.com/2019/07/18/intelligence-artificielle-et-si-le-burkina-faso-devenait-une-reference-dans-le-monde/)  -  Photo en bas de page.

 

08/07/19  -  Pour la première fois sur le continent africain, environ 6 400 moustiques génétiquement modifiés ont été lâchés dans cette localité du sud-ouest du Burkina Faso - d'autres types de moustiques transgéniques ont déjà été utilisés, notamment au Brésil. Le but est d'.introduire jusqu'à 10 000 moustiques génétiquement modifiés, afin de réduire la population d'Anophèles gambiae, l'une des principales espèces responsables de la transmission du paludisme sur le continent africain. Au Burkina Faso, la maladie reste la première cause de mortalité et de consultation. En 2017, plus de 7 millions d'infections et 27 000 décès y ont été recensés par l’OMS. A elle seule, l'.Afrique comptabilise près de go% des cas mondiaux. (…)
   Les moustiques mâles génétiquement modifiés sont stériles. Lorsqu'ils se reproduiront avec des femelles leurs œufs n'arriveront pas à maturité, ils n'auront donc pas de descendance et disparaîtront. Deuxième phase : l'introduction de « mâles biaisés auto imitatifs ». Cette fois, les moustiques seront fertiles, mais ne produiront quasiment que des progénitures mâles.  La troisième et dernière  étape, la plus controversée, celle du forçage génétique.  L'idée est de modifier les lois de l'hérédité pour transmettre le gène modifié masculin de génération en génération et réduire ainsi le nombre de femelles de l'espèce responsables de la transmission du virus, et, à terme, toute la population d'anophèles.

   Au Burkina Faso, le projet Target Malaria inquiète et irrite. « On prend les Burkinabés pour des cobayes humains, (https://www.lemonde.fr/  Planète, p16)

 

 

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