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       Le Burkina Faso         
       Le « Pays des hommes intègres »
        
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()  -  20/10/19  -  Au CHU de Ouagadougou, les soignants se désolent de << regarder les pauvres mourir et les riches guérir>> Fatigue, découragement, impuissance :au Burkina, les personnels hospitaliers craquent. Aux urgences traumatologiques de l'hôpital Yalgado Ouédraogo, dans la capitale burkinabée, « ça ne s'arrête jamais», souffle un agent de santé qui se fraie un passage au milieu d'une dizaine de patients allongés à même le carrelage d'un couloir décrépi. « Pas assez de lits ni de chaises», s'excuse le brancardier, avant de filer au pas de course derrière sa civière brinquebalante.

A l'accueil, les fiches d'enregistrement s'empilent. « On est débordes, mais on ne peut refuser personne. Manque d'effectifs, services saturés, locaux et matériels vétustes...Fatigue, découragement, sentiment d'impuissance ... « J'ai trente et un ans de service ici, mais je ne m'habituerai jamais à voir des bébés ''partir" parce qu'on n'a pas pu faire de césarienne», s'attriste M. Ouédraogo, un infirmier. « C'est frustrant. On travaille d'arrache-pied, on fait de notre mieux avec le peu qu'on a, et pourtant on a toujours l'impression de mal faire notre travail, de négliger les patients. » « On se sent seul parfois, mais on garde tout sur le cœur, confie Cécile, sage-femme. J'essaie de ne plus trop m'attacher aux patients, sinon ce n'est pas gérable. Mais c'est triste quand même, parce qu'on fait ce métier pour eux.»

   Sages-femmes, infirmiers, anesthésistes, ils étaient près d'une centaine à faire grève le 10 octobre pour dénoncer leurs conditions de travail. « On a l'impression que c'est de pire en pire, le matériel se dégrade et tombe en panne, les ruptures de médicaments se multiplient», fustige un agent de santé.« Des gants, des cotons, du désinfectant. .. C'est simple on manque de tout ici!», résume une infirmière en sortant de ses dix heures de garde de nuit au service de chirurgie viscérale. « Je suis épuisée et découragée,  « A la maternité, les patientes accouchent parterre la plupart du temps. On prie que le bébé soit en bonne santé parce qu'on n’a même pas de salle de réanimation. C'est difficile sur le plan psychologique. On voit mourir des femmes et des nouveau-nés chaque jour alors qu'avec l'équipement adéquat on pourrait les sauver.»

   Au Burkina Faso, un système de prépaiement oblige les patients ou leurs proches à débourser les frais de soins pour être pris en charge.

Un régime d' « assurance-maladie universelle » a bien été voté en 2015, mais sa mise en place piétine.  « Nous accueillons surtout des personnes démunies ici. Alors on met en contact ceux qui ne peuvent pas payer avec l'action sociale, mais seulement une sur trois environ est prise en charge. Pour les autres, on essaie de se cotiser», explique le docteur et chef du service des urgences médicales.  « C'est injuste, on regarde les pauvres mourir et les plus riches guérir, mais qu'est-ce qu'on peut faire?», se désole un infirmier. Extraits d’une correspondance. (Le Monde, p29)

 

   08/10/19  -  5 ans après la chute de l’ancien autocrate, Blaise Comparoé, une majorité de Burkinabés se dit favorable à son retour, alors que le pays est plongé dans une grave crise sécuritaire.  (lemonde.fr)

 

08/10/19  -  Mali - Burkina Faso : les familles des militaires en colère. Face au nombre croissant de militaires tués du fait d'attaques terroristes, les familles s'interrogent sur les moyens et le dispositif en place pour les contrer. 2 autres corps ont été découverts lundi, portant le nombre provisoire de victimes à 40 au lieu de 38 – tués le 30 septembre et le 1er octobre par des groupes djihadistes dans leur camp de Boulikessi et Mondoro. Plusieurs centaines de jeunes et de femmes, coiffées d'un foulard rouge comme la couleur du béret de leur mari, ont manifesté devant l'entrée du camp du 33e régiment de commandos parachutistes à Bamako. Formée par des instructeurs américains, une compagnie de cette unité d'élite, soit 150 hommes, est mise à la disposition du G5 Sahel. (lepoint.fr/afrique/)

16/09/19  900 millions d’euros sur quatre ans.  Le sommet de la Cédéao s'est tenu à Ouagadougou samedi 14/09/19. Dès l’ouverture des débats, le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Brou, a planté le décor et il est plutôt sombre. Les terroristes sont omniprésents. "2200 attaques ces quatre dernière années, 11 500 morts, des milliers de blessés, des millions de déplacés", une "activité économique considérablement affectée", des "conflits intercommunautaires exacerbés" au Sahel et une menace qui s'étend au Sud.  Cette plaie du terrorisme, tous les membres de la Cédéao souhaitent l’éradiquer et, fait rare, cela va au-delà des propos de circonstance. Sans doute parce que la menace concerne tout le monde, comme l’a fait remarquer le président du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré. "Nous sommes tous exposés et aucun pays n'est à l'abri", a-t-il déclaré.

   900 millions d’euros sur quatre ans, voilà de quoi donner du baume au cœur des soldats du G5-Sahel et de la force multinationale mixte du bassin du Tchad. L’argent versé dans un pot commun servira à "renforcer les capacités opérationnelles" des armées de chaque pays membre du G5. Et elles en ont bien besoin de ce renfort ces armées, tant l’efficacité du G5 a été très faible. (francetvinfo.fr)

 

13/09/19  -  DECLARATION FINALE DU SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DES PAYS DU G5 SAHEL SUR L’INITIATIVE « DESERT TO POWER » (energie.bf/)

 

-  13/09/19  - Le nombre de personnes déplacées a plus que triplé depuis le début de l’année. Près de 300 000 personnes ont dû quitter leur foyer pour vivre dans des centres d’accueil au Burkina Faso, selon un décompte de l’ONU annoncé le 9 septembre 2019. Le nombre de déplacés a plus que triplé ces derniers mois, en raison de la violence et l’insécurité dans certaines parties du nord et de l’est du pays. En janvier 2019, ils étaient 82 000 d’après les estimations du Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha). A cause de la violence, l’accès aux soins est devenu une gageure dans certaines régions du Burkina Faso. La conséquence est dramatique pour de nombreuses familles, selon Peter Maurer, président du CICR. Les attaques armées menées par des groupes jihadistes sont en hausse et compliquent la tâche des organisations humanitaires, comme le souligne constamment le Comité international de la Croix-Rouge. En raison de la violence, de nombreux professionnels de la santé ont été forcés de quitter les zones rurales et des dizaines de centres de santé ont fermé leurs portes. Au cours des six derniers mois, 500 000 personnes n’ont pas eu accès aux soins. Dans ce contexte de violence et d’instabilité, de nombreux Burkinabè sont dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins. Une double peine dans ce pays pauvre d’Afrique. Le Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) distribue des vivres et fournit une aide médicale pour éviter le pire, mais se dit préoccupé par l’insécurité alimentaire qui touche désormais plus d’un million de personnes avec un risque de malnutrition et de famine, indique francetvinfo.fr.   (vivafrik.com/)

 

31/08/19  -  Une vingtaine d’organisations, dont l’UAS, appellent à une journée de “dénonciation” le 31 août 2019. L’UAS  et 21 organisations syndicales et de la société civile ont  décidé d’organiser une journée d’interpellation et de dénonciation, le 31 août 2019. Elle sera notamment marquée par des meetings sur toute l’étendue du territoire national.

Ces organisations se disent “indignées par la situation nationale au Burkina Faso caractérisée par la persistance et la violence des attaques terroristes, les menaces et les assassinats, la violation des libertés démocratiques et syndicales, le non-respect des engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des partenaires sociaux“. (https://www.burkina24.com/2019/08/28/burkina-une-vingtaine-dorganisations-dont-luas-appellent-a-une-journee-de-denonciation-le-31-aout-2019/)

 

18/07/19  -  L’entreprise informatique Yulcom Technologies a organisé une session de formation en intelligence artificielle sur le thème « l’intelligence artificielle au service de l’innovation technologique », ce 17 juillet 2019 à Ouagadougou. Une formation assurée à distance par visioconférence depuis le Canada. (https://www.burkina24.com/2019/07/18/intelligence-artificielle-et-si-le-burkina-faso-devenait-une-reference-dans-le-monde/)  -  Photo en bas de page.

 

08/07/19  -  Pour la première fois sur le continent africain, environ 6 400 moustiques génétiquement modifiés ont été lâchés dans cette localité du sud-ouest du Burkina Faso - d'autres types de moustiques transgéniques ont déjà été utilisés, notamment au Brésil. Le but est d'.introduire jusqu'à 10 000 moustiques génétiquement modifiés, afin de réduire la population d'Anophèles gambiae, l'une des principales espèces responsables de la transmission du paludisme sur le continent africain. Au Burkina Faso, la maladie reste la première cause de mortalité et de consultation. En 2017, plus de 7 millions d'infections et 27 000 décès y ont été recensés par l’OMS. A elle seule, l'.Afrique comptabilise près de go% des cas mondiaux. (…)
   Les moustiques mâles génétiquement modifiés sont stériles. Lorsqu'ils se reproduiront avec des femelles leurs œufs n'arriveront pas à maturité, ils n'auront donc pas de descendance et disparaîtront. Deuxième phase : l'introduction de « mâles biaisés auto imitatifs ». Cette fois, les moustiques seront fertiles, mais ne produiront quasiment que des progénitures mâles.  La troisième et dernière  étape, la plus controversée, celle du forçage génétique.  L'idée est de modifier les lois de l'hérédité pour transmettre le gène modifié masculin de génération en génération et réduire ainsi le nombre de femelles de l'espèce responsables de la transmission du virus, et, à terme, toute la population d'anophèles.

   Au Burkina Faso, le projet Target Malaria inquiète et irrite. « On prend les Burkinabés pour des cobayes humains, ces moustiques mutants pourraient transmettre d'autres maladies et développer des résistances. Il y a trop de risques et les dégâts seront irréversibles!», alerte le Collectif citoyen pour l'agro écologie,

 « Est-ce qu’on pourra vraiment maîtriser le forçage génétique de ces moustiques dans le temps et dans l'espace?

L'ANB burkinabée devra encore donner son feu vert pour le lâcher de ses prochains moustiques transgéniques, et à chaque étape du processus. (https://www.lemonde.fr/  Planète, p16)

 

24/06/19  -  15 personnes ont été tuées dans deux villages de Barsalogho dans la soirée du samedi 22 juin par des hommes armés, annonce un communiqué du ministère de la défense rendu public ce matin. (https://www.burkina24.com/2019/06/24/burkina-15-personnes-tuees-a-barsalogho-ministere/)

 

16/06/19  -  L’appel pour la sauvegarde de l’unité nationale et le vivre ensemble et contre l’incitation aux conflits ethniques religieux et la stigmatisation dénommé, “l’appel de Manéga” a eu lieu ce samedi 15 juin 2019 dans le village  de maître Titinga Pacere. Le Burkina Faso compte environ 20 millions d’habitants répartis entre une soixantaine d’ethnies. Et depuis la reconstitution du territoire de la Haute-Volta, les différentes ethnies ont généralement  vécu en parfaite harmonie. L’hospitalité, le respect de l’autorité traditionnelle, la parenté à plaisanterie ont joué un rôle important dans l’équilibre social de la nation composée de Musulmans, de Chrétiens Catholiques et protestants et d’animistes.

   Mais depuis quelques années, des écarts troublent cette quiétude. C’est pour contrecarrer cette promesse de division et semer les graines de  fraternité et d’unité que les initiateurs de l’appel de Manéga, ont pensé pour la première étape de ce projet, à recenser une centaine de signataires à l’appel. Ce sont des, jeunes adultes comme vieillards, qui s’engagent à travers cet appel à être des pèlerins auprès des citoyens comme autorités et de toutes bonnes volontés pour l’unité nationale, le vivre ensemble, la concorde et le consensus national. (https://www.burkina24.com/2019/06/16/burkina-lappel-de-manega/)

 

03/06/19  Le ministre burkinabè de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur Paul Robert Tiendrébéogo a rencontré, dimanche 02 juin 2019, à Bruxelles, la diaspora burkinabè qui relève de l’ambassade du Burkina Faso en Belgique.  Le ministre rassure ses compatriotes de l’extérieur qu’ « il n’y a pas, et il n’y aura pas de conflit communautaire au Burkina.«Ce qui constitue l’actualité du pays, comme vous le savez, c’est la situation d’insécurité marquée par les attaques terroristes. Dans le domaine de l’éducation par exemple, 2024 écoles ont été fermées dans le sahel, au nord, à l’est et au centre-est obligeant quelques 330.292 élèves à cesser les classes. Plus de 2000 enseignants sont touchés par cette situation. Le gouvernement a cependant pris des mesures pour organiser les examens scolaires pour certains des élèves affectés par la crise mais hélas, a lâché le ministre, les élèves et écoliers de quelques 900 écoles ne pourront malheureusement pas être pris en compte dans ces mesures alternatives. Mais il y a de fortes chances que certains élèves repartent en classe après les opérations menées par l’armée car, les opérations de sécurisation permettent à chaque fois de rouvrir des écoles, a-t-il espéré. (Extraits de https://www.burkina24.com/2019/06/03/paul-robert-tiendrebeogo-il-ny-a-pas-de-conflit-intercommunautaire-au-burkina-faso-et-il-ny-en-aura-pas/)

 

 

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