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       Le Burkina Faso         
       Le « Pays des hommes intègres »
        
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()  24 avril 2020 : 13 nouveaux cas dont 10 a Ouagadougou, 02 à Bobo et 01 à Ziniaré. Donc un total de 629 cas dont 250 femmes et 379 hommes. 41 Burkinabè testés positifs à l’extérieur avec 02 décès. (infowakat.net)

 

14/04/20  -  Burkina : la vulnérabilité des quartiers pauvres privés d'eau courante

Dans les bidonvilles, les habitants craignent le virus sans pouvoir s'en protéger  (OUAGADOUGOU_- correspondance)

   Chaque jour, le même calvaire. Marcher, pomper, pousser. Pour ravitailler sa famille en eau, Elise Zebango répète ces mêmes gestes. Tanlarghin, son quartier, est situé dans les« non-lotis», des zones d'habitat précaire de la périphérie de Ouagadougou. Ici, pas d'eau courante ni d'électricité. Pour boire et se laver, cette mère de sept enfants doit s'approvisionner à l'une des rares bornes-fontaines. Jusqu'à trois fois par jour, elle pousse devant elle son chariot surmonté d'un gros baril en acier, son bébé accroché dans le dos. Déjà très handicapant en temps normal, le faible accès à l'eau prend une acuité nouvelle avec la pandémie de Covid-19 due au coronavirus. Se laver les mains régulièrement est un défi difficile dans. ce pays désormais le plus touché d'.Afrique de l'Ouest, avec plus de 443 cas officiels, dont 24décès, jeudi. · Au Burkina Faso, pays enclavé du Sahel, au moins 27 % de la population ne dispose d'aucun accès à l'eau potable et 60 % des habitants n'ont pas d'installations sanitaires, selon une étude de l'OMS et de !'Unicef. Des chiffres élevés, mais encore bien en deçà de la  réalité, tant le recensement est compliqué dans nombre de quartiers.

« On essaie d'économiser»

Autour de la fontaine, un flot de charrettes défile sous un soleil déjà brûlant en dépit de l'heure matinale. Il fait plus de 40 °C à l'ombre. « Ça ne s'arrête pas, on aura bientôt épuisé la réserve de 30 m3 », s'inquiète Bruno Bazemo, un des gestionnaires de la borne aménagée par un pasteur de Tanlarghin. Bien que situé sur le territoire de la capitale, cet immense bidonville posé sur un tapis de poussière rouge n'est pas raccordé au réseau de l'Office national de l'eau et de  l'assainissement (ONEA). A sa borne, Bruno Bazemo regarde les dernières gouttes tomber, las. Il est à peine 8 heures et déjà ... « Stock d'eau épuisé! Il va falloir attendre deux où trois heures avant que la plaque solaire qui alimente la pompe se recharge», explique-t’il à une habitante qui repart à vide. Elise Zebango, elle, a pu remplir son baril de 200 litres poui: 100 francs CFA (0,15.euro). A peine de quoi alimenter son foyer de neuf personnes pour la journée. Mais, au moins, elle évitera, ce jour-là, un pénible aller-retour jusqu'à l'autre fontaine, «à deux kilomètres de là». Chez les Zebango, les corvées d'eau rythment le quotidien. Boire, se doucher, nettoyer, faire la -cuisine, la lessive ... « On essaie d'économiser, mais on en a besoin pour tout!», résume la ménagère en filtrant le contenu de son lourd baril dans de petits seaux. « C'est épuisant, mais on n'a pas le choix», soupire Elise dans un haussement d'épaules.

    «Catastrophe»

La maisonnée regarde avec inquiétude défiler les messages · de sensibilisation du ministère de , la santé à la télévision: « Se laver les mains ou utiliser du gel hydroalcoolique, éviter les contacts rapprochés, les déplacements.» Comme des messages venus d'un autre monde... Arrêter de travailler? « Ce serait du suicide », rétorque Désiré Zebango, le mari d'Elise, en montrant sa petite cuisine au toit de tôle sans réfrigérateur ni garde-manger; juste quelques sacs de riz et de maïs, de quoi · tenir une poignée de jours. Il y a cinq ans, la famille Zebango a dû déménager dans cette zone non lotie après avoir perdu sa maison lors d'une opération de lotissement et de viabilisation de son ancien quartier. « Plus de parcelles disponibles, il fallait soit louer- mais c’était trop cher pour nous - soit construire ici», explique Désiré Zebango. Transitaire à son compte, son activité est au ralenti depuis la fermeture des frontières décrétée le 21 mars pour endiguer l'épidémie.

· A Tanlarghin, les petites maisons en banco (briques en terre) ont poussé comme des  champignons jusqu'à l'horizon. Ici, de nombreux Burkinabés vivotent en tentant de faire face aux dépenses obligatoires : l'eau, la« popote »;les frais de scolarité des enfants, l'essence... Avec ses quelque 200 000 francs CFA gagnés chaque mois (environ 300 euros), difficile pour Désiré Zebango de joindre les deux bouts. « Si je ne vais pas travailler la journée, la famille n’a rien à manger le soir», résume-t-il. « Si la maladie arrive dans les non-lotis, ce sera la catastrophe. On vit ensemble, personne ne se protège, les gens doivent sortir pour gagner leur pain», insiste le père, qui avoue ne pas bien comprendre comment se propage ce virus qui menace les « invisibles » de Tanlarghin » SOPHIE DOUCE  -  (Le Monde, p9)

11/04/20  -  Burkina/Covid-19 : 36 nouveaux cas et 6 guérisons

A la date du 10 avril 2020, on a 157 échantillons analysés dont 124 cas suspects et 33 contrôles. 36 nouveaux cas confirmés dont 33 à Ouagadougou et 03 à Falangoutou. 06 guérisons portant à 155, le total des guérisons. 1 décès à Ouagadougou avec un total de 27. 302 cas sous traitement. Au total, 48 cas confirmés dont 189 femmes et 295 hommes depuis le 09 mars 2020.  Le gouvernement salue la veille citoyenne dans la lutte contre le Covid-19 et appelle les burkinabè à l’union pour réussir à vaincre cette pandémie. (infowakat.net)


08/04/20  -  D’avril à juin 2020, le kit Solar home system (SHS) est disponible au prix de 140 mille FCFA.      Cette mesure sociale comme d’autres, a été annoncée par le Président du Faso, SEM Roch Marc Christian KABORE, le jeudi 02 avril 2020. Dès lors, l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique qui s’occupe de la fourniture des SHS, aux populations ne désemplit pas. Pour cause, nombreux sont les Ouagalais qui veulent disposer de leurs kits solaires. 

   Les mesures sociales annoncées par le président du Faso visent à faire face au Covid19 dont est victime notre pays. Pour apporter des éclaircissements en ce qui concerne les prescriptions dans le secteur de l’énergie, le Ministre Bachir Ismaël OUEDRAOGO était face à la presse le samedi 04 avril 2020. Selon lui, la mesure concernant les kits solaires permettra à au moins 25.000 personnes de sortir de l’obscurité.

https://energie.bf/mesures-sociales-volet-energie-face-au-covid-19-les-burkinabe-sarrachent-les-shs/

 

14/03/20  -  Deux otages enlevés au Burkina Faso en 2018 retrouvés vivants et en bonne santé le 13 mars dans le nord-est du Mali. La Canadienne Edith Blais et l’Italien Luca Tacchetto avaient disparu en décembre 2018 alors qu’ils traversaient en voiture le Burkina Faso.

Recueillis vendredi après-midi par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) après avoir recouvré la liberté, ils sont arrivés samedi midi à l’aéroport de Bamako. Ils devaient être remis aux autorités maliennes, en présence des représentants diplomatiques de leurs pays respectifs, selon l’ONU. (lemonde.fr/)

 

 17/01/20  -  Au Burkina Faso, on s’insulte pour rire et faire la paix. Approche traditionnelle de résolution de conflits, « l’alliance à plaisanterie » continue de se pratiquer, même si elle n’a pas réussi à faire taire les armes djihadistes. un véritable art de la raillerie et de la dérision destiné à désamorcer les conflits. Contrairement aux apparences, il ne s’agit ni d’une dispute alcoolisée ni d’un règlement de comptes « interethnique », « On s’amuse à se faire la guerre avec les mots », explique hilare, Mamoudou Combary, le président de l’association Bulcina Maasuagu Burkindi Roogmika (littéralement « la culture du Burkina »). Chaque mois, son association organise des rencontres pour honorer « l’alliance à plaisanterie », une vieille tradition ouest-africaine qui consiste à se moquer et à s’insulter. Un art de l’invective qui peut aussi se pratiquer en famille, on parle alors de « parenté à plaisanterie ». (lemonde.fr/Afrique)

 

17/01/20  -  Le rôle majeur des femmes au Burkina Faso. ((Si l'homme est bien la finalité de /'Aide publique au développement (APD), force est de constater que celle-ci a lamentablement échoué, puisque la jeunesse africaine est en fuite, désemparée, et chassée par des politiques d'aide au développement de son continent qui se vantent de l'aider» .Traoré, Aminata. 2008. L'Afrique humiliée, p. 189 Paris, Fayard.

« Coopération Internationale » association de mots prometteuse d'un magnifique concept :

-Coopérer, travailler ensemble au plus haut niveau entre les hommes.

-Échanger des pratiques, partager des expériences, comprendre les cultures des uns et des autres.

-Construire une humanité riche de diversité.

Et pourtant : l'aide au développement, trop souvent confondue avec l'aide humanitaire efface ces idées. Le « coup de coeur » certes louable, pour aider les pays pauvres est le véritable moteur de la mobilisation généreuse des bénévoles associatifs. Les actions qui ne devraient être que le point d' accroche de la coopération deviennent les moyens de faire un don, d'améliorer une situation matérielle et de flatter parfois l'égo des généreux donateurs. L'attente d'un retour, la réciprocité légitime n'est envisagée dans le meilleur des cas que comme une utopie. Comment demander en retour plus que des remerciements de populations souvent démunies, pense-t-on ?  Le sourire et les marques de reconnaissance sont le seul cadeau des bénéficiaires qui pourtant ont beaucoup à nous apporter. L'élan solidaire des nantis vers les populations dans le besoin est souvent efficace et toujours nécessaire mais il doit être dépassé par le désir de connaître, d'échanger. Grâce aux nouvelles technologies la voie des communications rapides est maintenant ouverte. Favoriser les correspondances par messagerie électronique ou réseaux sociaux est le chantier auquel doivent s'atteler les responsables d'associations s'il veulent dépasser les actions d'aides unilatérales pour arriver à une véritable réciprocité afin de profiter des cultures et des pratiques de nos partenaires. Maurice Piferrer (ESF66, CASIR) (http://letc.fr/ , Le Travailleur Catalan, p6)

 

-  (Octobre 2019) -  L'insurrection inachevée. En deux jours d’insurrection, fin octobre 2014, le peuple du Burkina Faso s’est débarrassé de Blaise Compaoré qui dirigeait ce pays depuis l’assassinat de Thomas Sankara en 1987.
Le Burkina indépendant est riche d’une histoire politique mouvementée, et de plusieurs révoltes populaires. À côté des partis politiques, la société civile est particulièrement dynamique, les mouvements à la base n'ont cessé de maintenir le pays en effervescence. L’ouvrage s’attache à évoquer la longue montée de l’opposition à Blaise Compaoré, le déroulement des journées de l’insurrection au plus près des acteurs et la mise en place de la transition.

Une analyse approfondie des rapports des forces en présence, du jeu des acteurs et des négociations alterne avec des portraits des acteurs principaux de ce moment décisif pour aboutir à une histoire vivante, incarnée et captivante de cette insurrection inachevée. (20€  -  https://www.syllepse.net/l-insurrection-inachevee-_r_69_i_778.html)

 

 

 

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