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La PALESTINE 
(Cisjordanie et Gaza)

(11/06/20  -  Le boycott des produits et des institutions de l’apartheid israélien : un droit et un devoir

Depuis 2009 et le lancement de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) en France, l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (l’AURDIP) s’est toujours publiquement élevée et mobilisée contre les tentatives des autorités françaises visant à pénaliser ceux qui appellent au boycott des produits israéliens : circulaires Alliot-Marie et Mercier, harcèlement policier des militants BDS, poursuites pénales des parquets, arrêt de la Cour de cassation de 2015.

L’AURDIP a pris position à d’innombrables reprises contre ces tentatives que ce soit à l’occasion de colloques, forums, manifestations ou de communiqués, éditoriaux et articles publiés sur notre site internet ou dans la presse.

   On retiendra, parmi d’autres, nos démarches auprès du ministère de la justice et une tribune publiée dans Le Monde en 2014 sur le sujet signée par Ivar Ekeland, Rony Brauman et Ghislain Poissonnier.
   L’AURDIP a toujours considéré que le boycott des produits israéliens constitue un acte citoyen militant pacifique et légitime s’inscrivant dans la droite ligne des campagnes menées en Inde, en Afrique du Sud ou aux Etats-Unis en faveur de l’égalité des droits. Les membres de l’AURDIP n’achètent pas de produits israéliens comme le leur demande la société civile palestinienne et le revendiquent.

Notre association a toujours soutenu que l’appel public au boycott des produits israéliens était protégé par la liberté d’expression. Les membres de l’AURDIP ont appelé au boycott des produits israéliens et en sont fiers.
   Le boycott des produits israéliens est nécessaire pour faire pression sur Israël et son économie, tant qu’Israël viole le droit international en toute impunité. Le débat public sur cette question est indispensable.

L’AURDIP est restée fidèle à ses convictions, malgré les déclarations péremptoires d’une grande partie de la classe politique française assurant qu’il était illégitime et illégal de boycotter les produits israéliens.

Alors bien sûr, quand la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), dans un arrêt rendu à l’unanimité de ses juges, le 11 juin 2020, désavoue de manière cinglante les autorités françaises qui ont, selon elle, violé la liberté d’expression de militants BDS ayant appelé au boycott de produits israéliens dans des supermarchés, notre association ne peut que se réjouir.
   Dans un attendu limpide, la CEDH indique que « d’une part, les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale. D’autre part, ces actions et ces propos relevaient de l’expression politique et militante » (§78).

   On pourrait engager le procès des autorités françaises et notamment d’une partie de la classe politique qui, relayant les éléments de langage du gouvernement israélien, ont cherché pendant près de dix ans, par le biais de cette pénalisation, à étouffer la mobilisation des citoyens de bonne volonté pour le respect du droit international en Palestine. On pourrait stigmatiser tous les conseillers, fonctionnaires, policiers et magistrats soumis et zélés qui ont accepté de contribuer à cette pénalisation à rebours des valeurs qui doivent être celles d’un régime démocratique comme la France.

   Telle ne sera cependant pas notre attitude. Nous devons continuer à être fidèle à nos convictions et ne pas nous disperser dans une démarche qui serait guidée par l’amertume, voire la colère, tant certains de nos membres ont été diffamés et attaqués en raison de leur soutien au boycott des produits israéliens et l’action de notre association a été entravée, notamment pour obtenir des salles dans les universités ou organiser des manifestations.

   Au contraire, nous irons de l’avant. Comme nous le demande la société civile palestinienne, nous devons travailler et nous mobiliser en faveur de l’amplification de la campagne de boycott des produits israéliens. Nous devons également élargir et approfondir nos actions en faveur d’un boycott des universités israéliennes, complices d’un régime qui viole sans cesse le droit international.

Tous ensemble, mobilisons-nous. Joseph Oesterlé  Président de l’AURDIP ; Professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie ;  Ghislain Poissonnier Magistrat - AURDIP <contact@aurdip.fr>     

  

05/06/20  -  Le droit international violé

   « Israël. L'union européenne prendra-t-elle des mesures fortes contre les violations répétées du droit international par Netanyahou

Le président israélien entend bien accélérer la cadence pour mettre en œuvre le fameux plan Trump. En effet Tel-Aviv projette d'intégrer à son territoire plus de 130 colonies juives de la Cisjordanie occupée et de la vallée du Jourdain, langue de terre s'étirant entre le lac de Tibériade et la mer Morte, qui deviendrait la nouvelle frontière orientale d'Israël avec la Jordanie. Israël annexerait ainsi 30 % de la Cisjordanie et la presque totalité des ressources en eau, après avoir défait de même avec Jérusalem Est et le plateau du Golan, grâce à la bénédiction américaine. Plusieurs pays européens souhaitent que soit examinée la mise en place de mesures punitives contre Tel-Aviv en cas d'annexion des territoires palestiniens.

   Deux poids, deux mesures ?

Pour le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, « toute annexion constituerait une grave violation du droit international». La question est évidemment sensible si les Européens ne veulent pas être accusés d'une politique du « deux poids, deux mesures», eux qui ont quasi instantanément sanctionné la Russie pour son annexion de la Crimée en mars 2014. Encore faut-il que les pays européens aient le courage de le faire, car les États qui se situent à l'extrême droite, comme la Hongrie, refusent de signer toute déclaration qui condamnerait leur ami Bibi. Et Emmanuel Macron, qui, lui aussi, saluait « son ami Bibi», se garde bien de s'exprimer trop bruyamment.

   Benyamin Netanyahou a montré l'étendue de son mépris vis-à-vis des mises en garde européennes, surtout quand seules des paroles s' opposent aux actes. « Voici la vérité: ces territoires sont là le peuple juif est né et s'est développé. If est temps d'appliquer la loi israélienne et d'écrire un nouveau chapitre glorieux dans l'histoire du sionisme. »

   Si elle veut réellement s'opposer à cette annexion, l'UE va devoir faire face à ses responsabilités et prendre des décisions fortes comme l'interdiction de l'importation des produits des colonies israéliennes en France et, plus largement, dans l'Union européenne, ainsi que la suspension de l'accord d'association entre Israël et l'UE et ceux de coopération franco israéliens notamment de défense ». R.G.
(http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, le journal, n° 3837, p12)

 

  21/04/20  -  Israël reprend la pulvérisation aérienne d’herbicides, alors que la crise de coronavirus se poursuit,

La pulvérisation aérienne d’herbicides menée par Israël cause de graves dommages aux cultures et au bétail, entraînant d’immenses pertes pour les habitants. Les fermiers n’ont pas d’autre choix que de retourner cultiver leur terre en espérant qu’Israël ne décide pas de détruire des mois de dur travail d’un seul coup.

   Cela fait des années que les organisations de défense des droits humains Gisha, Adalah et Al Mezan demandent qu’Israël cesse ces pratiques destructrices, qui constituent une violation des droits humains, ainsi que du droit israélien et international.

Hier, les trois organisations ont envoyé une lettre urgente (en hébreu) au ministre israélien de la Défense, à l’Avocat général militaire et au Procureur général, demandant qu’Israël cesse immédiatement la pulvérisation aérienne, en particulier en cette situation de crise du coronavirus où il faut préserver la sécurité alimentaire et le peu qu’il reste encore d’activité économique dans la bande de Gaza.

   Lire la suite de ce communiqué de l'ONG israélienne  de défense des droits humains Gisha sur le site de l'Agence.

En Cisjordanie occupée, les attaques de colons sont en hausse de 78 % depuis le début de la pandémie.

   A lire aussi sur le site de l'Agence, cette vibrante tribune de Tarek Loubani, médecin urgentiste, maître de conférences et fondateur du Projet Glia (qui offre des fournitures médicales dans les endroits défavorisés) publiée dans le Washington Post en date du 15 avril dernier:

Gaza est une prison à ciel ouvert. Alors que l’épidémie de Covid-19 s’étend, il est temps de lever le siège.Et cet appel à l'empathie en date du 16 avril dernier de l'artiste palestinienne Shahd Abusalama: Empathie dans la pandémie. Agence Media Palestine  <agencemediapalestine=gmail.com@mlsend.com>

07/02/20  -  « Vers un « bantoustan» palestinien : (…)  La colonisation du territoire palestinien légitimée

C'est la politique du fait accompli poursuivie sans relâche par Israël depuis plus de cinquante ans maintenant. Une colonisation continue, en Cisjordanie comme à Jérusalem-Est, visant à marginaliser toujours plus les Palestiniens sur leur propre territoire. Face à ce rouleau compresseur, le peuple palestinien se retrouve bien seul. Les pays arabes le soutiennent comme la corde le pendu. Si auparavant les capitales du Moyen-Orient entretenaient encore l'illusion, elles se sentent maintenant totalement affranchies de toute retenue. Le rapprochement des pays du Golfe avec Israël est maintenant une réalité.
   L'Europe et la France se déshonorent. Seuls et abandonnés, les Palestiniens ne peuvent même pas compter aujourd'hui sur l'Union européenne. A l'image de la France qui, via le ministère des Affaires étrangères, « salue les efforts du président Trump et étudiera avec attention le plan de paix qu'il a présenté». Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erekat, appelle l'Union européenne à reconnaître l'État de Palestine. Mais celle-ci fait la sourde oreille, prise dans ses propres contradictions politiques, économiques et de subordination à l'Otan sous contrôle des États-Unis. Quant à Macron, il préfère jouer au pitre à Jérusalem que de faire entendre haut et fort la voix de la France pour un règlement juste et équitable du conflit israélo-palestinien sur la base des différentes résolutions du conseil de sécurité de l'ONU. » Roger Rio  - 
(http://letc.fr/, le Travailleur Catalan, n°3820, p4)

 

01/02/20  -  Mahmoud Abbas rompt « toute relation » avec Israël et les États-Unis. C’est une annonce catégorique, quatre jours après celle, par Donald Trump, de son plan de paix « historique » et « à deux États », censé régler le conflit israélo-palestinien. Au sortir d’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangère des pays de la Ligue arabe, samedi 1er février au Caire, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé qu’il n’y aurait, désormais, « aucune sorte de relation » de la part des Palestiniens, avec les Israéliens « ainsi qu’avec les États-Unis, y compris en matière sécuritaire ». 

   En juillet 2019, le leader palestinien avait déjà dit son intention de « ne plus appliquer les accords signés avec Israël », sans pour autant traduire cette démarche dans les faits. Cette fois, précise-t-il, sa décision apparemment sans appel et dont il dit avoir déjà fait part au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, est prise « à la lumière » du plan américain.

   Le plan américain en violation des accords d’Oslo

Celui-ci, entre autres, officialise la reconnaissance de Jérusalem comme « capitale indivisible d’Israël », l’annexion par l’État hébreu de colonies israéliennes, soit environ 30 % de la Cisjordanie, selon les calculs du président palestinien, et la souveraineté d’Israël sur la vallée du Jourdain. Les Palestiniens doivent aussi reconnaître l’« État juif », désarmer la bande de Gaza - sous contrôle du Hamas islamiste -, et renoncer à leur droit au retour.

   À ce titre, il constitue une « violation des accords d’Oslo » signés avec Israël en 1993, dont Mahmoud Abbas fut une figure clé des négociations. Ces accords de 1993 avaient permis de créer l’Autorité palestinienne. Ils avaient aussi défini le cadre des relations de cette entité avec l’État hébreu dans le domaine économique, la gestion de l’eau ou la coordination sécuritaire.

   Si les Palestiniens cessent d’appliquer ces accords, cela pourrait avoir des conséquences sur la sécurité en Cisjordanie, où environ 400 000 colons israéliens vivent de manière souvent conflictuelle avec plus de 2,5 millions de Palestiniens, et où de nombreux attentats anti-israéliens ont pu être déjoués grâce à la coopération entre services de sécurité palestiniens et israéliens. (la-croix.com)

 

29/01/20  -  À Ramallah, les Palestiniens se sentent « poignardés dans le dos »

Dans les Territoires palestiniens, le « plan de paix » de Donald Trump provoque jusque-là peu de réactions. Lasse, la population a peu de doute quant à son application. « C’est un plan pour liquider la cause palestinienne », tranche Ziad Medoukh, directeur du département de français de l’université de Gaza. D’habitude plutôt mesuré, il ose évoquer l’éventualité « d’une troisième intifada », si « un mouvement général de protestation » se mettait en branle, notamment à l’appel des factions palestiniennes. « Les prochains jours vont être importants. »

En attendant, sur les réseaux sociaux, un élément semble avoir tout particulièrement provoqué la colère des Palestiniens : mardi soir, à la Maison-Blanche, les ambassadeurs du Barheïn, d’Oman et de l’Arabie saoudite ont assisté à la révélation du plan, rupture assumée avec la traditionnelle position de soutien des pays arabes à la cause palestinienne. (la-croix.com)

23/01/20  -  Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.  Il est très important de se souvenir du passé, et il n’en demeure pas moins important que d’être conscient et de faire face à ce qu’il se passe dans le présent. Les dizaines de chefs d’État qui sont arrivés en Israël hier se souviennent peut-être du passé, mais ils gomment le présent. En se taisant, en détournant leurs yeux de la réalité tout en s’alignant de manière inconditionnelle sur les positions d’Israël, ils ne manquent pas seulement à leurs devoirs, ils trahissent aussi la mémoire du passé au nom duquel ils sont venus ici. Être reçus par Israël sans faire mention de ses crimes, commémorer l’Holocauste tout en ignorant les leçons à en tirer, visiter Jérusalem sans aller dans le ghetto qu’est Gaza lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, il est difficile de trouver plus grande hypocrisie. (…)
      Quand ils répètent aujourd’hui 
ad nauseam “plus jamais ça,” ils devraient regarder avec honnêteté vers le Sud et l’Est, à seulement quelques kilomètres du lieu de la commémoration à Yad Vashem. Il n’y a pas d’holocauste là-bas, juste l’apartheid. Pas d’annihilation, mais une brutalisation systématique d’une nation. Pas Auschwitz, mais Gaza. Comment peut-on ignorer cela lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste? (…) Traduction: L. pour l’Agence Média Palestine  -  Source: Haaretz  -  Par Gidéon Lévy.

 

 

 

 

L’AURDIP

(Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine)

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