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L’ EUROPE
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(08/01/20  -  Migrants : l'Europe va doubler ses opérations d'aide en matière d'asile et renforce son soutien aux pays méditerranéens. Face à l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile à Chypre, Malte et en Grèce, 2 000 travailleurs humanitaires vont être dépêchés sur place cette année. Ils étaient deux fois moins en 2019.
   La situation sur place reste particulièrement inquiétante, en particulier en Grèce et en Italie, où des atteintes aux droits de l’homme sont observées par l’ONG Human Rights Watch (HRW).
Selon son dernier rapport, la Grèce «manque à son devoir de protéger» les droits des migrants. Sur les îles grecques, plus de 60 000 personnes ont débarqué en 2019 pour demander l’asile, soit deux fois plus que l’année précédente. L’ONG décrit une situation intenable où les violences, la détérioration de la santé psychique et le manque de soins médicaux viennent s’ajouter au manque d’hygiène. Pour tenter d’apporter une réponse à ce problème, les autorités grecques ont commencé à rapatrier des migrants des îles vers le continent, ces dernières semaines.

   L’augmentation du nombre de réfugiés en Méditerranée l’année passée est en grande partie due à la situation géopolitique. Selon les statistiques publiées par l’EASO en octobre, la majorité des personnes demandant l’asile en Europe viennent d’Afghanistan, de Syrie et du Venezuela, déchiré par la guerre civile. «En Grèce, la grande majorité vient de Syrie», affirme Anis Cassar. A Chypre ou à Malte, les migrants viennent plutôt d’Afrique, par exemple d’Ethiopie ou du Soudan, où la guerre fait rage. (liberation.fr)

14/12/19  -  Immigration. Les nombreux dirigeants politiques qui, depuis des décennies, s'évertuent à mettre l'immigration au cœur de tous leurs discours pourraient lire avec profit le dernier numéro de la revue L'Economie politique. Consacré aux «fantasmes» liés aux migrations, ce travail très documenté déconstruit méthodiquement les mille et une certitudes qui parcourent le débat public: non, l'Europe n'est pas la destination préférée des migrants;  Non, les plus pauvres ne sont pas les premiers à migrer; non, les immigrés ne pèsent pas sur les finances publiques du pays d'accueil - au contraire. Sur les 71 millions de migrants 'recensés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 80 % sont accueillis dans les pays du Sud - le leur ou un pays voisin, le plus souvent à proximité des zones de conflit. « Les migrations Sud-Sud sont devenues aujourd'hui plus importantes en quantité que les migrations Sud-Nord dont on parle essentiellement» Alors que certains (Suite de la page d’Accueil) hommes politiques soulignent le poids financier de l'immigration: l'économiste démontre, chiffres a l'appui, que la présence de migrants augmente la productivité, contribue à l'innovation, fait progresser la production par tête ... et allège les finances publiques. « Certaines dépenses croissent, notamment celles liées à la famille et a l'enfance, tandis que d'autres diminuent, en particulier celles liées aux retraites et aux dépenses affectées aux plus âgés. L'un dans l'autre, l'effet est positif» . . .

   Ces réalités, n'empêchent pas l'Europe de bâtir, à sa périphérie, des frontières de plus en plus étanches. «La deuxième décennie du Siècle a vu exploser les investissements consacrés par l'Union européenne au contrôle des migrations, faisant de la surveillance frontalière, mais aussi de la détention et de l'expulsion des migrants, des postes budgétaires très coûteux pour les contribuables et parfois très rentables pour certaines entreprises privées.» (Extraits)

L'ÉCONOMIE POLITIQUE, n°84:«Les migrations au-delà des fantasmes», 112 pages, 12euros  -  (Le Monde, Idées, p 31)

 

-   10/11/19  -  THOMAS PIKETTY Sortir du conflit identitaire par l'économie. Comment sortir de cette escalade mortifère? D'abord en mettant le débat sur le terrain de la justice économique et de la lutte contre les inégalités et les discriminations. De multiples études le montrent: pour un même diplôme, ceux qui portent des noms à consonance arabo-musulmane n'obtiennent souvent aucun entretien d'embauche. Il est urgent de mettre en place des indicateurs permettant de suivre l'évolution d ces pratiques discriminatoires et des sanctions pour les contrer. Plus généralement, c'est l'absence de débat économique qui nourrit les crispations identitaires et les conflits sans issue. A partir du moment où l'on abandonne toute perspective de politique économique alternative et que l'on explique en permanence que l'Etat ne contrôle plus rien à part ses frontières, alors il ne faut pas s'étonner que le débat politique se focalise sur les questions de frontières et d'identité. Il est temps que tous ceux qui refusent le choc annoncé entre nationalisme identitaire et libéralisme élitiste se ressaisissent et se rassemblent autour d'un programme de transformation économique. Cela passe par la justice éducative, le dépassement de la propriété capitaliste et par un projet concret et ambitieux de renégociation des traités européens. Si l'on ne parvient pas à dépasser les petites querelles et les vieilles haines, alors c'est la haine brune qui risque de tout emporter. (https://www.lemonde.fr , p23)

 

19/09/19  -  L’Espagne va voter pendant que la Catalogne accueillera la sentence du procès qui pourrait envoyer les dirigeants indépendantistes derrière les barreaux pendant de longues années. Une situation clairement à risque.

Le blocage politique espagnol devient structurel. Le pays n’a pas connu une majorité parlementaire ni un gouvernement stable depuis 2015. La gauche a gagné en nombre de députés les élections législatives d’avril dernier. Mais en Espagne, pour investir un Premier ministre et son gouvernement, il faut dégager une majorité au parlement. Or, les 123 élus socialistes et les 42 de la gauche radicale Podemos n’ont pas su, n’ont pas voulu, se mettre d’accord pour former une coalition. Le socialisme en Espagne représente historiquement la gauche au pouvoir. Le PS reste réticent à faire entrer le loup Podemos dans la bergerie institutionnelle. Une mésentente qui s’achève, comme le prévoit la Constitution, en cas de non formation de gouvernement, sur la convocation de législatives anticipées. En l’espèce le 10 novembre prochain, quatrième scrutin du genre en quatre ans.

Souffre

Une rencontre électorale sous fond, une nouvelle fois, de crise indépendantiste en Catalogne. Fait historique : la campagne se déroulera au moment même où le tribunal Suprême livrera sa sentence dans le procès judiciaire de la déclaration d’indépendance. Le gouvernement Puigdemont et les leaders associatifs risquent une peine de prison comprise entre 17 et 25 ans. Une décision de justice qui va forcément jouer un rôle majeur dans la campagne électorale.

A Madrid on chauffe les moteurs de la répression. Albert Rivera et Pablo Casado, respectivement chefs de Ciutadans et du Partido Popular, les droites espagnoles, demandent la plus grande sévérité en Catalogne. Ciutadans réclame dès à présent la mise sous tutelle politique et institutionnelle de la Catalogne via l’article 155 de la Constitution. “Pourquoi pas?” a répondu hier matin le socialiste Pedro Sanchez. “Si le gouvernement catalan malmène la constitution espagnole lors de la sentence du procès, nous appliquerons le 155” a lâché comme argument électoral Sanchez.

Une nouvelle équation qui fait exploser la stratégie de modération de la gauche indépendantiste (ERC). Le parti, dont le président Oriol Junqueras est en prison pour la déclaration d’indépendance, tente depuis deux ans de lisser son image auprès du gouvernement espagnol. ERC a même tenté de faire la médiation entre les socialistes et Podemos pour investir Pedro Sanchez Premier ministre. Dans un pays traumatisé par les faits d’octobre 2017, ERC semble inconsciente de l’odeur de souffre que répand à Madrid tout parti indépendantiste, qu’il se veuille modéré ou musclé.

“Pourquoi dites-vous que vous êtes de gauche, alors que vous voulez séparer la riche Catalogne des régions plus pauvres du pays” a lancé Pedro Sanchez au porte-parole d’ERC mercredi lors d’une séance parlementaire.

Si Pedro Sanchez attaque si fortement, ERC c’est, d’une part, pour répondre aux débordements que va engendrer la réponse de la rue catalane à la sentence judiciaire début octobre. D’autre part, les socialistes ont besoin de gagner la législative sur les circonscriptions catalanes. La Catalogne est l’une des provinces électorales de l’État espagnol qui envoie le plus grand nombre de parlementaires: 44 et majoritairement de gauche. Historiquement, les socialistes n’ont jamais pu gouverner l’Espagne sans arriver en tête en Catalogne. De fait le PS est en concurrence directe avec ERC qui a le vent en poupe dans les sondages catalans. Les socialistes ont peur d’être emportés par une vague indépendantiste le 10 novembre en réponse à la sentence du procès.

Terre brûlée

ERC va avoir du mal à ne pas déborder de son lit de la modération. A l’énoncé de la sentence, le président catalan Quim Torra, Carles Puigdemont, la puissante association ANC, les réseaux sociaux vont appeler à la révolte citoyenne contre l’Etat. En pleine campagne électorale, il sera difficile pour ERC de ne pas suivre le mouvement, au risque de se voir affublé de trahison, le mot mortel du dictionnaire indépendantiste catalan. Une campagne électorale ayant un effet multiplicateur des émotions et une simplification des solutions, la situation institutionnelle et dans la rue risque d’être plus tendue que certains ne l’imaginaient il y a quelques semaines.

Avec le risque du Brexit le 31 octobre conjugué aux tensions catalanes, Pedro Sanchez réclame aux Espagnols une large majorité pour apporter la stabilité dont le pays a besoin. Les trois droites, conservatrice (Partido Popular), libérale (Ciutadans) et extrême (Vox), sont en embuscade pour former une coalition si les résultats le permettent. (equinoxmagazine.fr)

 -  19/09/19  -  Elle met l'Europe au pied du mur. Entretien exclusif avec la capitaine du Sea-Watch 3 pour La Chronique d'octobre. C’est une leçon d’humanité, mais aussi de droit, qui n’a pas fini de faire des remous, celle donnée par Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch 3 à la communauté internationale. Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 juin 2019, la jeune Allemandeforçait l’entrée du port de l’île de Lampedusa (Italie) pour faire accoster son navire. Entretien avec Carola. (amnesty.fr)

 -  02/07/19  -  Les quatre nouveaux visages de l’Europe : Josep Borrell, Christine Lagarde, Charles Michel et Ursula von der Leyen ont été choisis pour diriger les quatre institutions clés de l’Union européenne. (http://www.leparisien.fr/international/les-quatre-nouveaux-visages-de-l-europe-02-07-2019-8108346.php)

 

04/06/19  -  Malgré l’arrivée en tête du RN en France, ce 26 mai, les résultats sont de bon augure pour l’Union européenne. Et ce, pour trois raisons. 1. Une participation historique des citoyens européens  -  2. Un Parlement qui peut changer l’Europe  -  3. Les jeunes créent la surprise (http://www.jeunes-europeens.org/)  -  (https://www.taurillon.org/elections-europeennes-les-jeunes-ont-choisi-l-europe)

 

 

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