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L’ EUROPE
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(23/03/20  -  Pétition pour un revenu minimum d’urgence en Europe

Toute l’Europe est maintenant en état d’urgence en raison du coronavirus. Chaque état prend des mesures d’urgence pour l’endiguer. Pour le moment, la Commission Européenne a annoncé de premières mesures incluant le relâchement des règles de stabilité financière, des fonds pour la recherche, du soutien aux secteurs les plus vulnérables et les petites et moyennes entreprises. Bien sûr, ces montants de 140 millions d’euros pour la recherche ou 8 milliards d’euros pour les entreprises sont de bien faibles montants par rapport à ceux dépensés tous les ans en armes et pour le nucléaire.

Pour le moment, il semble que chaque état est bien seul pour faire face à la pandémie. Seules exceptions : le soutien apporté par la Chine au travers de dons de matériel médical et des médecins dépêchés par Cuba. Même si l’Europe est en train de lancer un plan de sauvetage à grande échelle, quelle sera la priorité : les gens ou le système financier comme lors de la crise de 2008 ?

Le réseau européen pour un revenu de base inconditionnel (UBIE) vient de lancer une pétition, demandant à l’Europe un revenu minimum d’urgence pour endiguer les effets de la pandémie.
Dans cette pétition, l’UBIE déclare
:

Nous demandons à l’Union Européenne et à l’Eurogroupe en particulier, de créer un instrument financier (dans les mains de l’UE) afin de soutenir tous les Etats membres de l’UE dans l’introduction rapide d’un revenu minimum inconditionnel comme mesure d’urgence, l’octroi d’une aide immédiate et sans bureaucratie à toutes les personnes qui en Europe sont menacées dans leur sécurité économique et leur existence par la crise du coronavirus.

Pourquoi est-ce si important ?

D’un jour à l’autre, la liste des gens qui perdent leur source de revenus et qui ne savent pas à qui s’adresser ne cesse de s’allonger.  Coiffeurs, chauffeurs de taxi, gérants de restaurants, professeurs de musique ou de sport, réceptionnistes d’hôtel, personnel aérien, serveurs, guides touristiques et des milliers d’autres professionnels ne savent pas comment ils vont pouvoir payer leurs factures.

L’insécurité est partout et ça se sent dans toutes les conversations. Combien de temps cela va-t-il durer ? Que dois-je faire ? Combien de temps vais-je devoir taper dans mon épargne pour me nourrir ?

C’est pourquoi les dirigeants européens doivent se lever et dire : Nous allons vous aider ! L’UE a les moyens et l’autorité de le faire, maintenant.

Certains politiques sont déjà en train d’agir, parfois de manière surprenante. Le gouvernement nord-américain vient d’annoncer que chaque citoyen américain recevra 1.000 USD pour deux mois. Le gouvernement britannique travaillerait à une mesure similaire. Des revenus exceptionnels font la une dans les médias principaux. Avant que nous ne le sachions, les dirigeants européens y viendront. Assurons-nous qu’ils ont bien compris le message. 
Depuis la dernière crise majeure en 2008, l’UE a injecté des milliards et des milliards d’euros dans un secteur financier en plein marasme. Il est maintenant temps de soutenir le peuple.

Un revenu de base est un revenu mensuel inconditionnel pour chaque personne. Il s’agit d’un montant qui permet d’assurer une sécurité basique quotidienne. Le système est simple, rapide à mettre en place et demande peu de bureaucratie. [1]

Et nous savons que les institutions européennes sont en train de travailler sur un plan de sauvetage de grande envergure. C’est le moment d’agir pour influencer les décisions et saisir l’opportunité de provoquer un grand changement. Les crises peuvent à la fois faire ressortir le meilleur de nous mais aussi le pire. Allons vers le meilleur. Beaucoup de gens la saisissent comme une opportunité de créativité et de solidarité. L’UE doit également le faire.
Le système économique est en train de changer, maintenant, dans sa globalité. Les dogmes tombent, les discours changent, les dirigeants cherchent des solutions. Ils sont très créatifs pour sauver des banques. Ils peuvent donc l’être maintenant que 24% des Européens sont déjà au bord de la pauvreté et pourraient s’y enfoncer davantage. [2] Nous devons nous assurer que l’UE agit !
Signons !
  
Notes : [1] L’UE créerait un fonds pour garantir un revenu minimum. Les États membres qui ont les bases techniques nécessaires redistribueraient l’argent et pourraient ajouter de l’argent s’ils le veulent. [2] L’une des principales sources pourrait être ce que l’on appelle le relâchement monétaire. La Banque Centrale Européenne achèterait des titres et injecterait l’argent directement dans l’économie. La décision de la BCE du 18 mars 2020 d’allouer 750 milliards d’euros pour faire face à la crise du coronavirus montre que l’argent peut être rendu rapidement disponible, le cas échéant. (ecb.europa.eu) (pressenza.com)

14/03/20  -  Que vaut l'Europe si elle se fait l'ennemie du droit d'asile ?

Un collectif d'une soixantaine d'intellectuels s'indigne que l'Union européenne refuse sa protection à ceux qui fuient les horreurs de la guerre en Syrie.
   « 
Nous, citoyennes et citoyens de l'Union européenne, soutenons les appels déjà lancés par plusieurs associations de la société civile pour que soit accordée une protection temporaire aux personnes en détresse à la frontière de la Grèce avec la Turquie, qui est aussi notre frontière extérieure commune, ou aux personnes qui sont parquées dans des conditions innommables dans des camps de la mer Egée.

   Nul besoin d'attendre ici une illusoire unanimité pour cette protection temporaire, acte de décence élémentaire. Un seul Etat membre de l'Union européenne suffit pour enclencher cette procédure prévue par le droit européen. Si aucun d'entre eux ne le fait, c'est à la présidente de la Commission, qui est gardienne des traités, d'assumer les obligations de son mandat - et, s'il le faut, c'est au Parlement européen de mettre la' Commission face à ses responsabilités. JI ne s'agit plus ici pour nous de débattre sur la forme politique que devrait prendre l'Union européenne ni même de prendre parti dans de complexes questions géopolitiques. II s'agit de savoir si nous, citoyens d'Europe, pouvons échapper à la honte et au déshonneur. ·
  
Une faillite collective L'Union européenne, après s'être déchargée de ses responsabilités sur la Turquie, salue1e rôle de «·bouclier» (selon l'expression d'Ursula von der Leyen) d'un de ses Etats membres, la Grèce, contre (Suite de la page d’Accueil) le flux des migrants, ce qui rend impossible la tâche d'accueillir ceux qui fuient l'horreur d'une guerre menée contre eux par un Etat criminel.

   L'île de Lesbos était .déjà le symbole d'un scandale moral et politique: « Push backs» et « hot spots» -[refoulements et zones de regroupement] sont les noms qui servent de masques à l'inhumanité, à ce que {le sociologue suisse} Jean Ziegler décrit comme la mise en œuvre d'une « stratégie de la terreur» destinée à dissuader les réfugiés de demander le respect de leurs droits humains fondamentaux.

   Ce scandale prend désormais la tournure d'une faillite collective. Ce qui est liquidé dans les faits, c'est le droit d'asile lui-même. C'est l'article 14 de la Déclaration universelle des droits de l'homme: « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.»

   Que vaut l'Europe, si elle se fait l'ennemie de ce droit premier et fondamental? A quoi bon des institutions européennes, s'il est permis aux Etats membres de refuser les obligations que leur impose le droit européen, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, la Convention européenne des droits de l'homme et la convention de Genève de 1951? Que veut dire «Union» si, parmi les

pays qui.la composent, certains peuvent suspendre l'examen des demandes d'asile - examen obligatoire selon la convention de Genève - et s'exempter de la solidarité dans l'accueil et la répartition des victimes de la persécution?

   La construction européenne, née des leçons tirées des catastrophes identitaires du XX• siècle, n'a pour légitimité que le respect du droit qui la fonde. S'imaginer qu’on la préservera de la montée du national-populisme en piétinant les droits fondamentaux est le pire des  calculs.

   Nous rappelons à leurs responsabilités et à leurs engagements les Etats membres, la Commission européenne, le Parlement européen. » ·

(https://www.lemonde.fr/, le journal,  n°23383, Idées,  p30)

 

08/01/20  -  Migrants : l'Europe va doubler ses opérations d'aide en matière d'asile et renforce son soutien aux pays méditerranéens. Face à l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile à Chypre, Malte et en Grèce, 2 000 travailleurs humanitaires vont être dépêchés sur place cette année. Ils étaient deux fois moins en 2019.
   La situation sur place reste particulièrement inquiétante, en particulier en Grèce et en Italie, où des atteintes aux droits de l’homme sont observées par l’ONG Human Rights Watch (HRW).
Selon son dernier rapport, la Grèce «manque à son devoir de protéger» les droits des migrants. Sur les îles grecques, plus de 60 000 personnes ont débarqué en 2019 pour demander l’asile, soit deux fois plus que l’année précédente. L’ONG décrit une situation intenable où les violences, la détérioration de la santé psychique et le manque de soins médicaux viennent s’ajouter au manque d’hygiène. Pour tenter d’apporter une réponse à ce problème, les autorités grecques ont commencé à rapatrier des migrants des îles vers le continent, ces dernières semaines.

   L’augmentation du nombre de réfugiés en Méditerranée l’année passée est en grande partie due à la situation géopolitique. Selon les statistiques publiées par l’EASO en octobre, la majorité des personnes demandant l’asile en Europe viennent d’Afghanistan, de Syrie et du Venezuela, déchiré par la guerre civile. «En Grèce, la grande majorité vient de Syrie», affirme Anis Cassar. A Chypre ou à Malte, les migrants viennent plutôt d’Afrique, par exemple d’Ethiopie ou du Soudan, où la guerre fait rage. (liberation.fr)

14/12/19  -  Immigration. Les nombreux dirigeants politiques qui, depuis des décennies, s'évertuent à mettre l'immigration au cœur de tous leurs discours pourraient lire avec profit le dernier numéro de la revue L'Economie politique. Consacré aux «fantasmes» liés aux migrations, ce travail très documenté déconstruit méthodiquement les mille et une certitudes qui parcourent le débat public: non, l'Europe n'est pas la destination préférée des migrants;  Non, les plus pauvres ne sont pas les premiers à migrer; non, les immigrés ne pèsent pas sur les finances publiques du pays d'accueil - au contraire. Sur les 71 millions de migrants 'recensés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 80 % sont accueillis dans les pays du Sud - le leur ou un pays voisin, le plus souvent à proximité des zones de conflit. « Les migrations Sud-Sud sont devenues aujourd'hui plus importantes en quantité que les migrations Sud-Nord dont on parle essentiellement» Alors que certains hommes politiques soulignent le poids financier de l'immigration: l'économiste démontre, chiffres a l'appui, que la présence de migrants augmente la productivité, contribue à l'innovation, fait progresser la production par tête ... et allège les finances publiques. « Certaines dépenses croissent, notamment celles liées à la famille et a l'enfance, tandis que d'autres diminuent, en particulier celles liées aux retraites et aux dépenses affectées aux plus âgés. L'un dans l'autre, l'effet est positif» . . .   (Extraits)

L'ÉCONOMIE POLITIQUE, n°84:«Les migrations au-delà des fantasmes», 112 pages, 12euros  -  (Le Monde, Idées, p 31)

 

 

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