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L’ EUROPE
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()   16/06/20    Commerce - Cinq ONG portent plainte contre le traité UE-Mercosur

    Cinq ONG,-dont la Fondation Nicolas-Hulot, ont annoncé lundi avoir déposé une plainte auprès de la médiatrice de l'Union européenne, reprochant à la Commission de ne pas avoir suffisamment tenu compte des impacts climatiques en négociant le traité UE-Mercosur. Conclu en juin 2019 après vingt ans de négociations, ce traité de libre-échange entre l'UE et les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) a suscité une vague de critiques notamment de la part du secteur agricole et des écologistes. (https://www.la-croix.com/, le journal, p13)

 

02/06/20  -  Un front franco-allemand  -  C'est plus d'Europe qu'il nous faut

« La décision, prise par la chancelière allemande, Angela Merkel, et par le président français, Emmanuel Macron, de créer un fonds de 750 milliards d'euros pour voler au secours des économies des 27 pays de l'Union européenne, indique que la crise sanitaire a stimulé et réorienté les priorités des deux pays leaders de l'UE dans le sens d'une plus grande intégration politique. (….) Car la bonne santé des États les plus fragiles garantit le marché vers lequel vont les exportations allemandes, danoises ou hollandaises. C'est l'intérêt de tous de protéger les plus vulnérables.

   L’Europe est un concept qui exclut l'égoïsme national. Écoutez l'extrême droite et vous croirez apprendre que nous devons fermer nos frontières et nous débrouiller seuls; qu'en agissant de la sorte nous faisons le choix noble de notre souveraineté; que nous avons en nous toute la force et l'ingéniosité requise pour régler des problèmes qui, pourtant, sont de nature internationale, dans un monde où toutes les frontières sont franchies à vol d'oiseau ou par des moyens électroniques. Cette conception des choses n'est pas seulement absurde, elle est surannée. Elle fait référence à un monde qui n'existe plus. »  Tous les jours sur www.lequotidiendumedecin.fr Le blog de Richard Liscia (Le QdM, 9837, p16)

 

12/04/20  -  Coronavirus : les disparités dans l’Union européenne révélées par la cartographie

L’axe économiquement dynamique et peuplé de l’Europe est principalement touché par la pandémie. Les pays de l’Est restent pour l’heure plutôt à l’écart du fléau. Face à la crise sanitaire, les pays du Vieux Continent ont réagi de façon individualisée, hésitant longuement entre restriction des circulations et confinement pour limiter la propagation du coronavirus. Tour d’horizon et premiers enseignements en cartes.

La diffusion du virus touche l’axe économique majeur de l’UE.  (…)  (lemonde.fr)  Abon.

 

09/04/20  -  Les ministres européens des Finances sont parvenus, jeudi 9 avril, à un accord sur une réponse économique commune face au coronavirus après avoir trouvé un terrain d'entente avec les Pays-Bas qui bloquaient les discussions depuis mardi. "La réunion s'est achevée sous les applaudissements des ministres", a annoncé sur Twitter le porte-parole du président de l'Eurogroupe. (francetvinfo.fr)

03/04/20  -  L’absence de solidarité mine l'UE. L'Europe au bord de l’explosion.

Le refus des Pays-Bas, de !'.Allemagne et de la Finlande de renoncer à l'orthodoxie budgétaire et de mettre en place une mutualisation des dettes pour aider les pays les plus endettés comme l'Italie, l'Espagne, mais aussi la France, à lutter contre l'épidémie de coronavirus, risque de détruire la zone euro et l'Union européenne.

   La distance nécessaire entre les membres de l'Union lors de leurs conversations ne favorise sans doute pas la  compréhension des points de vue et la bonne hiérarchisation des priorités. Berlin, La Haye et Helsinki ont évalué

la requête des pays dits« du Sud» comme le simple prolongement d'une politique de dépensé que n'ont jamais modérée les critères de Maastricht. On retrouve dans la position des pays dits« du Nord» la stricte discipline budgétaire qui leur a permis de dégager des excédents et en conséquence de les mettre au service de la lutte contre le virus. Bien entendu, le Sud, qui a laissé sa situation financière se dégrader n'a pas d'excuses. Mais l'épidémie a introduit un facteur tellement négatif que ne pas le combattre revient à trouer la coque du navire européen. (…) Le blog de Richard Liscia (www.lequotidiendumedecin.fr , le journal, n° 9822, p16)

 

23/03/20  -  Pétition pour un revenu minimum d’urgence en Europe

Toute l’Europe est maintenant en état d’urgence en raison du coronavirus. Chaque état prend des mesures d’urgence pour l’endiguer. Pour le moment, la Commission Européenne a annoncé de premières mesures incluant le relâchement des règles de stabilité financière, des fonds pour la recherche, du soutien aux secteurs les plus vulnérables et les petites et moyennes entreprises. Bien sûr, ces montants de 140 millions d’euros pour la recherche ou 8 milliards d’euros pour les entreprises sont de bien faibles montants par rapport à ceux dépensés tous les ans en armes et pour le nucléaire.

Pour le moment, il semble que chaque état est bien seul pour faire face à la pandémie. Seules exceptions : le soutien apporté par la Chine au travers de dons de matériel médical et des médecins dépêchés par Cuba. Même si l’Europe est en train de lancer un plan de sauvetage à grande échelle, quelle sera la priorité : les gens ou le système financier comme lors de la crise de 2008 ?

Le réseau européen pour un revenu de base inconditionnel (UBIE) vient de lancer une pétition, demandant à l’Europe un revenu minimum d’urgence pour endiguer les effets de la pandémie.
Dans cette pétition, l’UBIE déclare
:

Nous demandons à l’Union Européenne et à l’Eurogroupe en particulier, de créer un instrument financier (dans les mains de l’UE) afin de soutenir tous les Etats membres de l’UE dans l’introduction rapide d’un revenu minimum inconditionnel comme mesure d’urgence, l’octroi d’une aide immédiate et sans bureaucratie à toutes les personnes qui en Europe sont menacées dans leur sécurité économique et leur existence par la crise du coronavirus.

Pourquoi est-ce si important ?

D’un jour à l’autre, la liste des gens qui perdent leur source de revenus et qui ne savent pas à qui s’adresser ne cesse de s’allonger.  Coiffeurs, chauffeurs de taxi, gérants de restaurants, professeurs de musique ou de sport, réceptionnistes d’hôtel, personnel aérien, serveurs, guides touristiques et des milliers d’autres professionnels ne savent pas comment ils vont pouvoir payer leurs factures.

L’insécurité est partout et ça se sent dans toutes les conversations. Combien de temps cela va-t-il durer ? Que dois-je faire ? Combien de temps vais-je devoir taper dans mon épargne pour me nourrir ?

C’est pourquoi les dirigeants européens doivent se lever et dire : Nous allons vous aider ! L’UE a les moyens et l’autorité de le faire, maintenant.

Certains politiques sont déjà en train d’agir, parfois de manière surprenante. Le gouvernement nord-américain vient d’annoncer que chaque citoyen américain recevra 1.000 USD pour deux mois. Le gouvernement britannique travaillerait à une mesure similaire. Des revenus exceptionnels font la une dans les médias principaux. Avant que nous ne le sachions, les dirigeants européens y viendront. Assurons-nous qu’ils ont bien compris le message. 
Depuis la dernière crise majeure en 2008, l’UE a injecté des milliards et des milliards d’euros dans un secteur financier en plein marasme. Il est maintenant temps de soutenir le peuple.

Un revenu de base est un revenu mensuel inconditionnel pour chaque personne. Il s’agit d’un montant qui permet d’assurer une sécurité basique quotidienne. Le système est simple, rapide à mettre en place et demande peu de bureaucratie. [1]

Et nous savons que les institutions européennes sont en train de travailler sur un plan de sauvetage de grande envergure. C’est le moment d’agir pour influencer les décisions et saisir l’opportunité de provoquer un grand changement. Les crises peuvent à la fois faire ressortir le meilleur de nous mais aussi le pire. Allons vers le meilleur. Beaucoup de gens la saisissent comme une opportunité de créativité et de solidarité. L’UE doit également le faire.
Le système économique est en train de changer, maintenant, dans sa globalité. Les dogmes tombent, les discours changent, les dirigeants cherchent des solutions. Ils sont très créatifs pour sauver des banques. Ils peuvent donc l’être maintenant que 24% des Européens sont déjà au bord de la pauvreté et pourraient s’y enfoncer davantage. [2] Nous devons nous assurer que l’UE agit !
Signons !
  
Notes : [1] L’UE créerait un fonds pour garantir un revenu minimum. Les États membres qui ont les bases techniques nécessaires redistribueraient l’argent et pourraient ajouter de l’argent s’ils le veulent. [2] L’une des principales sources pourrait être ce que l’on appelle le relâchement monétaire. La Banque Centrale Européenne achèterait des titres et injecterait l’argent directement dans l’économie. La décision de la BCE du 18 mars 2020 d’allouer 750 milliards d’euros pour faire face à la crise du coronavirus montre que l’argent peut être rendu rapidement disponible, le cas échéant. (ecb.europa.eu) (pressenza.com)

14/03/20  -  Que vaut l'Europe si elle se fait l'ennemie du droit d'asile ?

Un collectif d'une soixantaine d'intellectuels s'indigne que l'Union européenne refuse sa protection à ceux qui fuient les horreurs de la guerre en Syrie.
   « 
Nous, citoyennes et citoyens de l'Union européenne, soutenons les appels déjà lancés par plusieurs associations de la société civile pour que soit accordée une protection temporaire aux personnes en détresse à la frontière de la Grèce avec la Turquie, qui est aussi notre frontière extérieure commune, ou aux personnes qui sont parquées dans des conditions innommables dans des camps de la mer Egée.

   Nul besoin d'attendre ici une illusoire unanimité pour cette protection temporaire, acte de décence élémentaire. Un seul Etat membre de l'Union européenne suffit pour enclencher cette procédure prévue par le droit européen. Si aucun d'entre eux ne le fait, c'est à la présidente de la Commission, qui est gardienne des traités, d'assumer les obligations de son mandat - et, s'il le faut, c'est au Parlement européen de mettre la' Commission face à ses responsabilités. JI ne s'agit plus ici pour nous de débattre sur la forme politique que devrait prendre l'Union européenne ni même de prendre parti dans de complexes questions géopolitiques. II s'agit de savoir si nous, citoyens d'Europe, pouvons échapper à la honte et au déshonneur. ·
  
Une faillite collective L'Union européenne, après s'être déchargée de ses responsabilités sur la Turquie, salue1e rôle de «·bouclier» (selon l'expression d'Ursula von der Leyen) d'un de ses Etats membres, la Grèce, contre (Suite de la page d’Accueil) le flux des migrants, ce qui rend impossible la tâche d'accueillir ceux qui fuient l'horreur d'une guerre menée contre eux par un Etat criminel.

   L'île de Lesbos était .déjà le symbole d'un scandale moral et politique: « Push backs» et « hot spots» -[refoulements et zones de regroupement] sont les noms qui servent de masques à l'inhumanité, à ce que {le sociologue suisse} Jean Ziegler décrit comme la mise en œuvre d'une « stratégie de la terreur» destinée à dissuader les réfugiés de demander le respect de leurs droits humains fondamentaux. (…)

   (https://www.lemonde.fr/, le journal,  n°23383, Idées,  p30)

 

 

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