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L’ EUROPE
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() 19/09/19  -  L’Espagne va voter pendant que la Catalogne accueillera la sentence du procès qui pourrait envoyer les dirigeants indépendantistes derrière les barreaux pendant de longues années. Une situation clairement à risque.

Le blocage politique espagnol devient structurel. Le pays n’a pas connu une majorité parlementaire ni un gouvernement stable depuis 2015. La gauche a gagné en nombre de députés les élections législatives d’avril dernier. Mais en Espagne, pour investir un Premier ministre et son gouvernement, il faut dégager une majorité au parlement. Or, les 123 élus socialistes et les 42 de la gauche radicale Podemos n’ont pas su, n’ont pas voulu, se mettre d’accord pour former une coalition. Le socialisme en Espagne représente historiquement la gauche au pouvoir. Le PS reste réticent à faire entrer le loup Podemos dans la bergerie institutionnelle. Une mésentente qui s’achève, comme le prévoit la Constitution, en cas de non formation de gouvernement, sur la convocation de législatives anticipées. En l’espèce le 10 novembre prochain, quatrième scrutin du genre en quatre ans.

Souffre

Une rencontre électorale sous fond, une nouvelle fois, de crise indépendantiste en Catalogne. Fait historique : la campagne se déroulera au moment même où le tribunal Suprême livrera sa sentence dans le procès judiciaire de la déclaration d’indépendance. Le gouvernement Puigdemont et les leaders associatifs risquent une peine de prison comprise entre 17 et 25 ans. Une décision de justice qui va forcément jouer un rôle majeur dans la campagne électorale.

A Madrid on chauffe les moteurs de la répression. Albert Rivera et Pablo Casado, respectivement chefs de Ciutadans et du Partido Popular, les droites espagnoles, demandent la plus grande sévérité en Catalogne. Ciutadans réclame dès à présent la mise sous tutelle politique et institutionnelle de la Catalogne via l’article 155 de la Constitution. “Pourquoi pas?” a répondu hier matin le socialiste Pedro Sanchez. “Si le gouvernement catalan malmène la constitution espagnole lors de la sentence du procès, nous appliquerons le 155” a lâché comme argument électoral Sanchez.

Une nouvelle équation qui fait exploser la stratégie de modération de la gauche indépendantiste (ERC). Le parti, dont le président Oriol Junqueras est en prison pour la déclaration d’indépendance, tente depuis deux ans de lisser son image auprès du gouvernement espagnol. ERC a même tenté de faire la médiation entre les socialistes et Podemos pour investir Pedro Sanchez Premier ministre. Dans un pays traumatisé par les faits d’octobre 2017, ERC semble inconsciente de l’odeur de souffre que répand à Madrid tout parti indépendantiste, qu’il se veuille modéré ou musclé.

“Pourquoi dites-vous que vous êtes de gauche, alors que vous voulez séparer la riche Catalogne des régions plus pauvres du pays” a lancé Pedro Sanchez au porte-parole d’ERC mercredi lors d’une séance parlementaire.

Si Pedro Sanchez attaque si fortement, ERC c’est, d’une part, pour répondre aux débordements que va engendrer la réponse de la rue catalane à la sentence judiciaire début octobre. D’autre part, les socialistes ont besoin de gagner la législative sur les circonscriptions catalanes. La Catalogne est l’une des provinces électorales de l’État espagnol qui envoie le plus grand nombre de parlementaires: 44 et majoritairement de gauche. Historiquement, les socialistes n’ont jamais pu gouverner l’Espagne sans arriver en tête en Catalogne. De fait le PS est en concurrence directe avec ERC qui a le vent en poupe dans les sondages catalans. Les socialistes ont peur d’être emportés par une vague indépendantiste le 10 novembre en réponse à la sentence du procès.

Terre brûlée

ERC va avoir du mal à ne pas déborder de son lit de la modération. A l’énoncé de la sentence, le président catalan Quim Torra, Carles Puigdemont, la puissante association ANC, les réseaux sociaux vont appeler à la révolte citoyenne contre l’Etat. En pleine campagne électorale, il sera difficile pour ERC de ne pas suivre le mouvement, au risque de se voir affublé de trahison, le mot mortel du dictionnaire indépendantiste catalan. Une campagne électorale ayant un effet multiplicateur des émotions et une simplification des solutions, la situation institutionnelle et dans la rue risque d’être plus tendue que certains ne l’imaginaient il y a quelques semaines.

Avec le risque du Brexit le 31 octobre conjugué aux tensions catalanes, Pedro Sanchez réclame aux Espagnols une large majorité pour apporter la stabilité dont le pays a besoin. Les trois droites, conservatrice (Partido Popular), libérale (Ciutadans) et extrême (Vox), sont en embuscade pour former une coalition si les résultats le permettent. (equinoxmagazine.fr)

 19/09/19  -  Elle met l'Europe au pied du mur. Entretien exclusif avec la capitaine du Sea-Watch 3 pour La Chronique d'octobre. C’est une leçon d’humanité, mais aussi de droit, qui n’a pas fini de faire des remous, celle donnée par Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch 3 à la communauté internationale. Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 juin 2019, la jeune Allemandeforçait l’entrée du port de l’île de Lampedusa (Italie) pour faire accoster son navire. Entretien avec Carola. (amnesty.fr)

 -  02/07/19  -  Les quatre nouveaux visages de l’Europe : Josep Borrell, Christine Lagarde, Charles Michel et Ursula von der Leyen ont été choisis pour diriger les quatre institutions clés de l’Union européenne. (http://www.leparisien.fr/international/les-quatre-nouveaux-visages-de-l-europe-02-07-2019-8108346.php)

 

04/06/19  -  Malgré l’arrivée en tête du RN en France, ce 26 mai, les résultats sont de bon augure pour l’Union européenne. Et ce, pour trois raisons. 1. Une participation historique des citoyens européens  -  2. Un Parlement qui peut changer l’Europe  -  3. Les jeunes créent la surprise (http://www.jeunes-europeens.org/)  -  (https://www.taurillon.org/elections-europeennes-les-jeunes-ont-choisi-l-europe)

 

16/05/19  -  Elections européennes : qui sont les 34 têtes de liste en France ?

(https://www.cnews.fr/monde/2019-05-16/elections-europeennes-qui-sont-les-34-tetes-de-liste-en-france-804394)

 

-  09/05/19  -  L'Union européenne aura épuisé dès vendredi 10 mai les ressources que la planète peut lui offrir pour l'année, alerte le WWF, relevant que ce "jour du dépassement" tombe plus tôt chaque année. (https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/ressources-de-la-planete-lue-vivra-a-credit-des-vendredi-66131/?utm_campaign=/72/WP/AY4ENVI)

 

04/05/19  -  Elections européennes : trente-trois listes ont été déposées, un record. Le dépôt des candidatures est clos depuis vendredi soir, donnant le véritable départ de la campagne. Détails des listes, enjeux, mode de scrutin... tout ce qu’il faut savoir sur les élections européennes du 26 mai. (https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/05/04/elections-europeennes-trente-trois-listes-ont-ete-deposees-un-record_5458222_823448.html)

 

-  03/05/19  -  Élections européennes « L'Europe doit changer, sinon elle mourra» . Jan Brossat, la tête de liste PCF, annonce la couleur à un mois de l'élection: trois ruptures majeures s'imposent. L'Europe des gens contre l'Europe de l'argent.
 
1  -  Le Smic français à 1400 euros nets. C'est une mesure de justice, alors que le produit intérieur brut de l'Union européenne est passé de 15 000 milliards d'euros à 17 000, le taux de travailleurs pauvres est passé de 7% à 10%. La proposition d'un Smic européen à 60% du salaire moyen de chaque pays doit rendre leur dignité aux travailleurs en Europe. C'est une réponse claire pour le pouvoir d'achat et qui répond aux revendications portées par les Gilets jaunes comme par les syndicats.

2  -  Le développement des services publics partout en Europe.  lan Brossat s'explique: « Nous voulons une Europe dans laquelle les services publics se développent, au lieu d'être en permanence sacrifiés. C'est la raison pour laquelle nous proposons une clause de non-régression sociale. La France avait développé après la seconde guerre mondiale, un secteur public puissant, adossé à des entreprises publiques qui disposaient d'un monopole dans les secteurs de /'énergie, des transports ou des té/écoms. Tout cela a été sacrifié par les directives de libéralisation. Confrontés à ce type de disposition, nous devrions faire valoir un droit de veto, une clause de non-régression. »

3  -  Une autre répartition des richesses.  Une troisième rupture s'impose sur la question de l'argent. La banque centrale européenne a versé, depuis dix ans, 3000 milliards d'euros aux banques privées, sans la moindre condition. Cet argent-là serait beaucoup plus utile s'il allait vers les services publics, vers le bien-être des populations et vers la transition énergétique. Par ailleurs le candidat communiste ajoute : « Nous souhaitons une politique de fermeté absolue vis-à-vis de /'évasion et de la fraude fiscales, qui représentent 1000 milliards d'euros à /'échelle de l'Europe. If est temps que le Luxembourg, les Pays-Bas, Malte et /'Irlande, tous ces États qui nous pillent en nous privant des recettes fiscales, figurent sur la liste des paradis fiscaux établie par l'Union européenne. »

 Une Europe pour la paix Trump demande aux Européens d'augmenter leurs dépenses militaires dans une folle course aux armements. lan Brossat rétorque : « Nous devons retrouver notre indépendance et donc la rupture avec l'Otan pour développer une politique de paix avec des résolutions politiques des conflits.» Réduire les dépenses militaires pour réorienter l'argent vers les besoins sociaux, le fil rouge d'une autre politique en Europe et en France. » Rapportés par Jacques Pumaréda (http://www.letc.fr/, p4)

 

28/04/19  -  À J-30 des élections européennes, l'Europe n'est pas encore un sujet à Narbonne. Le drapeau européen flotte au fronton de la mairie, mais dans les cahiers de doléances, l'Europe est vilipendée. Elle n'est pas toujours comprise, mais cela n'empêchera pas, ils nous l'ont assuré, aucun de ceux que nous avons rencontrés d'aller voter le 26 mai prochain. (https://www.lci.fr/population/l-europe-vue-de-narbonne-2119638.html)

 

11/04/19  -  Européennes 2019 : Mélenchon, Ruffin et Aubry, tête de liste aux élections, en meeting le 10 avril, à Amiens. Ils ont appelé leur électorat à se mobiliser et les « gilets jaunes » à transformer leur colère en bulletin de vote. (La Croix)

 

-  10/04/19  -  Troisième invité de notre semaine européenne, le philosophe et médiologue Régis Debray est invité à l’occasion de la parution de L'Europe fantôme, court texte d’intervention, dans l’esprit de la nouvelle collection « Tracts » de Gallimard, et à la veille du colloque « Quelle Europe des intellectuels, de Paul Valéry à nos jours ? » qui aura lieu à la Sorbonne le 11 avril 2019 (en partenariat avec France Culture). Il est aussi l'auteur d'Un été avec Paul Valéry, à paraître le 24 avril 2019 aux éditions des Equateurs.  Citations sur l’Europe : L'anti-européisme est une chose, l'anti-européen en est une autre. (Régis Debray)  -           
L'Europe n'a pas construit sa légende, elle n'a même pas de mémoire.
(Régis Debray)                       
Au fond, je crois que l'Europe est un alibi pour la classe dominante française, un alibi pour cacher sa démission, pour détruire le modèle social français.
(Régis Debray)                       
C'est l’impérialisme et pas le nationalisme qui débouche sur la guerre.  
(Régis Debray)      
On a besoin d'un Autre pour être soi-même. Si l'Autre est un ennemi, ça va plus vite.
(Régis Debray) (https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/leurope-une-idee-defunte)

 

02/04/19  -  Face à la montée des inégalités, le modèle européen résiste tant bien que mal (Le Point)

Les inégalités se sont creusées en Europe depuis 1980, selon une étude. Malgré un modèle social protecteur, la redistribution par les impôts ne suffit pas. C'est sans doute une étude qui peut contribuer à expliquer la montée du populisme dans les pays développés. Le Laboratoire sur les inégalités mondiales a dévoilé mardi une note qui montre que les inégalités ont augmenté quasiment dans tous les pays d'Europe depuis le début des années 1980. L'analyse d'une masse de données inédites, notamment issues des comptes nationaux de 38 pays européens, permet de remonter 40 ans en arrière et les auteurs les ont harmonisées pour obtenir une comparaison fiable entre pays. « C'est l'entreprise la plus poussée de comparaison entre pays », se félicite l'un des auteurs, l'économiste Lucas Chancel. En comparaison, Eurostat ne remonte qu'à 2006 et exploite des données qui, souvent, sous-estiment les revenus du haut de la distribution.

 

 

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