Pour la libération de tous les prisonniers politiques catalans

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()  -  23/04/19  -  Une régression inquiétante en Espagne constatée par les médias ! Résurgence de l'extrême droite autour d’un nationalisme exacerbé doublé d'une vision ultraconservatrice de la société. L’Espagne semble retourner aux démons du franquisme. Des tribuns excitent le peuple en lui faisant miroiter les gloires du passé, en s’opposant principalement aux régions autonomes (*), aux militantes des droits des femmes du 8 mars, aux « petits animalistes» et aux «cosmopolites », au « projet des Etats-Unis d'Europe», qui menacerait « notre souveraineté». Ce courant nouveau n’hésiterait pas à balayer les grands consensus scellés durant la transition démocratique, et à prôner une recentration totale de l’Espagne, qui passerait par la suppression des 17 gouvernements et Parlements régionaux ! (*Honte aux fanatiques qui ont pendu, brûlé et fusillé l’effigie de Carles Puigdemont, leader Catalan).  Espérons pour l’Europe que l’Espagne saura voter ce 28/04 contre ses démons fascistes. CD.

 

-  17/04/19  -  Présentation débat de l'ouvrage collectif « La Catalogne et l'Espagne : les clefs du conflit », le mercredi 24/04, à 18h30, Maison de la Catalanité, Place Josep Sebastia Pons, Perpignan (Bd Wilson, rue Bartissol, rue du Castillet)  -  06 72 71 10 02.

 

09/04/19  -  Daniel Camós, délégué de la Généralité de Catalogne en France, réagit à une chronique du Figaro critique sur l’indépendantisme catatan. Il présente le point de vue des autorités de la communauté autonome sur le conflit qui l’oppose au gouvernement espagnol. Le 21 février le monde fêtait la journée internationale de la langue maternelle, établie par l’UNESCO en 1999 afin de promouvoir la diversité linguistique et le multilinguisme. Ce même jour, Le Figaro publiait un article signé par Charles Jaigu, attaquant le modèle plurilingue de la Catalogne et déformant sa réalité culturelle et politique. Cet article, truffé d’imprécisions et de contre-vérités, s’acharne contre le bilinguisme propre au système éducatif et à la société catalane. De plus, il dénigre le mouvement réclamant une solution à travers les urnes pour la question de l’indépendance, le qualifiant notamment d’obtus, de sectaire ou de fanatisé. Ces attaques et imprécisions sont le fruit d’une méconnaissance manifeste de la réalité linguistique, culturelle et politique en Catalogne que je souhaite pallier. (SUITE) (http://www.lefigaro.fr/vox/monde/plaidoyer-pour-une-solution-democratique-en-catalogne-20190409)

 

-  06/04/19  - Recension du livre de Nicolas Marty : "Comprendre la crise catalane"  Par Robert Marty

Nicolas MARTY professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Perpignan vient de publier aux éditions Cairn ce livre  (https://www.librairiedialogues.fr/livre/15421102-comprendre-la-crise-catalane-marty-nicolas-cairn ).

 Un titre tout proche à coup sûr du récent "Espagne–Catalogne : les clés du conflit" à la réalisation duquel l'ALC a fortement contribué. Deux titres voisins qui ne font pas double emploi. Bien au contraire, le travail de Nicolas MARTY, conduit avec la compétence, la rigueur et l'honnêteté intellectuelles qu'on peut attendre d'un universitaire de son niveau confirme, assure, élargit et garantit les fondements de notre approche. En effet "Les clés du conflit" est un florilège d’approches diverses construit de façon à donner à l'opinion française l'essentiel des éléments de raison qui lui font défaut pour appréhender le problème catalan. On y prend en considération de plus que cette opinion est soumise à une désinformation hostile et toxique pour le peu qui lui est délivré. Formée aux moule jacobin elle est quasiment incapable de concevoir la complexité des rapports d’un État espagnol encore imprégné de la verticalité franquiste avec des nations périphériques qui veulent légitimement accomplir un destin national. Son but est clairement militant. En revanche le but de Nicolas Marty est avant tout de faire œuvre d'historien. S'il advient que l'éclairage qu'il apporte soutient objectivement la cause catalane c'est par pure conséquence de sa démarche scientifique. D'ailleurs son ouvrage est construit sur cette articulation : d'abord les faits rigoureusement mis en perspective historique, ensuite la pensée des faits repris dans le champ indiscutable des valeurs universelles qui fondent les démocraties modernes. Ce n'est pas un livre de plus, c'est un livre indispensable, en plus.

Des deux ouvrages il ressort au premier chef que cette crise est surchargée par le poids de l’histoire. A la différence près que tout ce que "Les clés du conflit" montre, Nicolas MARTY le démontre, une démarche que seul un historien de métier pouvait mener à bien. Pour illustrer cette idée, rien ne vaut une image (mentale) : lorsqu'on cherche un itinéraire sur une application internet ou un GPS on obtient immédiatement et par défaut une banale carte routière. Cependant d’un simple clic ou affleurement on peut passer à la vision satellite. Aussitôt votre graphisme abstrait s’inscrit dans un paysage vu de haut, un territoire habité, vivant, marqué par son développement historique. Les fluctuations de votre itinéraire apparaissent dès lors intelligibles surtout dans des zones à la géographie tourmentée. C’est exactement ce qui se produit lorsqu'on entame la lecture du livre de Nicolas Marty. On comprend en profondeur le pourquoi et le comment de telle ou telle bifurcation, courbe ou contournement, voire impasse. Tout est indexé sur des réalités : historiques, économiques, culturelles ; tout est vérifiable, tous les arguments sont étayés … En conséquence nous nous trouvons armés contre la méconnaissance, la mauvaise foi, les distorsions, les biais, les sophismes, les mensonges et les haines qui encombrent le champ de la connaissance objective de la question catalane.

Pour s'en convaincre il suffit d'écouter le podcast de l'émission "Répliques" d'Alain Finkelkraut sur France Culture du 23 mars 2019 ( https://itunes.apple.com/fr/podcast/r%C3%A9pliques/id114880560?mt=2). Elle opposait Nicolas Marty à l'historien "espanyoliste" Benoît Pellistrandi . Ce dernier répand à longueur de livres, d'articles et d'interview dans les medias français complaisants l'idée que " La société catalane est en proie à une pathologie politique nationaliste suprémaciste", rien que ça ! On pense à un pays et à un temps ou l'opposition était déclarée maladie mentale que l'on soignait dans un goulag ! Comment prétendre à la qualité d'historien quand on en est là !
Enfin, on dit avec Beaumarchais que "Sans la liberté de blâmeril n'est point d'éloge flatteur". Je me sens un peu mal à l'aise avec cette citation, n'ayant rien trouvé à blâmer. Je crains de tomber sous l'accusation de complaisance, voire de copinage pour n'avoir dit que du bien du livre d'un collègue et engagé tous "les gens de bien" à le lire. Au point même que je me dois de préciser que, bien que portant le même patronyme, nous n'avons aucun lien de parenté …Tant pis … Lui et moi savons ce qu'il en est …Contre vents et marées, il me reste un dernier éloge à prononcer : le livre est bien écrit et se lit comme un roman d'un genre particulier : un roman national …

18/03/19  - Madrid.  Esteladas au vent – les drapeaux indépendantistes –, ruban jaune sur la poitrine en signe de soutien aux « prisonniers politiques », et slogans en faveur du droit à l’autodétermination de la Catalogne. Du jamais-vu en plein Paseo del Prado et sur la place Cibeles, au cœur de Madrid. des milliers de Catalans ont manifesté pour la première fois dans la capitale espagnole, à l’appel des associations et partis indépendantistes. A six semaines des élections législatives anticipées du 28 avril, cette manifestation se voulait une nouvelle démonstration de force, à l’heure où la cause catalane continue de peser lourdement sur la vie politique de l’ensemble du pays.

Exigeant la tenue d’un référendum d’indépendance en Catalogne, la foule s’en est prise au procès qui se déroule depuis le mois dernier à la Cour suprême contre les douze dirigeants séparatistes accusés de rébellion, sédition, malversation sur des fonds publics, ou désobéissance, pour avoir organisé une tentative de sécession présumée en octobre 2017.
L’ancien président catalan Carles Puigdemont, qui a fui la justice espagnole en Belgique et défend depuis Waterloo une politique de confrontation avec Madrid, a pris le contrôle du Parti démocrate européen de Catalogne (PDeCAT, centre droit, nationaliste). L’ancien président catalan, qui sera candidat aux élections européennes, préfère un retour de la droite à Madrid, afin de galvaniser l’indépendantisme, et impose de ne rien négocier si le principe de l’autodétermination n’est pas reconnu. Il a placé en tête des listes les anciens membres du gouvernement catalan actuellement jugés à Madrid et en détention provisoire. (
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/18/la-catalogne-empoisonne-la-politique-espagnole_5437669_3210.html)

 

 

-  13/03/19  -  Opinion « (…) Pour ma part je considère dangereux pour un monde plus juste les illusions des indépendantismes souverainistes mais les dirigeants et institutions hypercentralistes des grands Etats Nations comme l'Espagne ont transformé des autonomistes modérés et pro-européens en indépendantistes là où il fallait avancer dans une démocratie de plus en plus fédéraliste partant des quartiers urbains et des pays ruraux en passant par des régions non régentées par leurs métropoles et qui n'auraient pas moins de poids dans les institutions européennes que les petits Etats en capacité aujourd'hui de bloquer des décisions nécessitant l'unanimité des Etats Nations ; il faut transcender les frontières étatiques actuelles qui entravent les personnalités collectives linguistiques et culturelles, (...) Joan-Loís Escafit – Besièrs ( VOIR )

 

10/03/19  -  Puigdemont a annoncé ce dimanche sa candidature aux élections européennes. Il sera chef de file du mouvement indépendantiste Junts per Catalunya (JxCat) aux élections européennes de mai, a annoncé dimanche son parti.
(https://www.challenges.fr/monde/puigdemont-sera-candidat-aux-elections-europeennes_647198)

 

02/03/19  -  OPINION . Benoît Pellistrandi « adhère à la thèse de la déloyauté nationaliste qui est d'abord une déloyauté à l’égard de la Catalogne elle-même » Dans « LE LABYRINTHE CATALAN » Il voit dans la définition même du peuple catalan et dans le rejet de tous ceux qui n'adhèrent pas au projet indépendantiste des traits totalitaires. Il n'épargne pas aussi la droite, qui, après la tentative d'indépendance de 1934, « construira une sorte «d’ennemi catalan » menaçant l'unité de la grande Espagne» -  Peut-on opposer une identité historique, dit-il, à une identité politique, alors même que l'Etat se pose en garant de l’égalité entre les citoyens «Si tel est le cas, elle reflète une évolution lourde de nos sociétés politiques et une dérive antilibérale. Elle dévoile une vérité plus profonde sur le lien entre nationalisme et démocratie » Son livre pose ainsi des questions qui débordent la Catalogne et touchent à la montée des populismes et des nationalismes en Europe et ailleurs, conclut Sandrine Morel dans Le Monde, (Idées, p25)


01/03/19  -  « Les habits neufs de la catalonophobie ». Tel est le titre du dernier ouvrage de Joan-Pere Pujol, (Extraits)
Breizh-info.com : Quelle désinformation mène selon vous l’État espagnol ?Joan-Pere Pujol : La désinformation et la propagande conduite par l’État espagnol et les intellectuels à sa solde ressemblent énormément à celles conduites par l’État jacobin. Ce sont les mêmes méthodes, les mêmes arguments fallacieux. Cette dernière publication en constitue justement une dénonciation avec exemples à l’appui.
Breizh-info.com :
Comment jugez-vous le procès et la répression visant les dignitaires catalans ?Joan-Pere Pujol : Les responsables du référendum de 2017 sont victimes d’un procès totalement inique et délirant. Le parquet a du mal à démontrer le délit de rébellion qui était la principale accusation contre eux. Ce n’est pas étonnant quand on connaît le genre de personnages qui dirigent l’État espagnol et la magistrature de ce pays. Mais le véritable scandale, c’est le silence étourdissant de la plupart des autres États et des dirigeants de l’Union européenne. (https://www.breizh-info.com/2019/03/01/113093/catalogne-catalan-pujol-valls-catalanophobie)

20/02/19  -  Plusieurs syndicats et organisations citoyennes appellent à une journée de grève et de manifestations ce jeudi 21 février en Catalogne. Une mobilisation sociale interprofessionnelle et citoyenne, rejointe par les étudiants pour défendre les droits des travailleurs et notamment un revenu minimum décent. Les retraités seront également dans la rue. Ce mouvement pacifique et populaire de protestation souhaite aussi dénoncer le procès politique en cours à Madrid contre les leaders indépendantistes. De fortes perturbations sont donc à prévoir dans tous les secteurs d’activité lors de cette journée. La Generalitat de Catalunya a d’ores et déjà pris les devants en annonçant des services minimums dans les transports, les hôpitaux et les écoles. (https://www.lasemaineduroussillon.com/2019/02/19/catalogne-greve-generale-jeudi-21-fevrier/)



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