Pour la libération de tous les prisonniers politiques catalans

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03/10  -  "L'indépendance est en train de reculer" indique François Beaudonnet. Il y a une fracture entre les indépendantistes, avec "d'un côté les partisans d'un dialogue avec Madrid et de l'autre les partisans de l'indépendance par la force" précise l'éditorialiste international de France Télévisions. "Les indépendantistes ont une capacité de mobilisation incroyable". Cependant, au vu des divergences, "l'indépendance n'est pas pour demain" explique François Beaudonnet. (https://actu.orange.fr/monde/catalogne-1-an-apres-le-referendum-francetv-CNT0000016YDX2.html)
07/10  -  LA DETENTION PROVISOIRE DES PRISONNIERS POLITIQUES EST CONTRAIRE AUX DROITS DE L’HOMME. CARME FORCADELL : un symbole de liberté, la honte de l’Espagne. Carme Forcadell, ancienne Présidente du Parlement de Catalogne, une femme honorable, est entourée de criminelles ayant commis des délits graves. (https://blogs.mediapart.fr/stephane-riand/blog/071018/catalogne-carme-forcadell-un-symbole-de-liberte-la-honte-de-l-espagne)
-  11/10  -  Petite originalité née dans l’esprit de l’eurodéputée Marie-Pierre Vieu : inviter sur la liste communiste l’un des dix « prisonniers politiques » catalans, ces ex-dirigeants nationalistes arrêtés pour rébellion, après le référendum d’indépendance illégal de la Catalogne il y a un an. L’idée plaît au PCF, mais le doute subsiste sur la faisabilité du projet. (http://www.leparisien.fr/politique/europeennes-des-prisonniers-catalans-sur-la-liste-communiste-11-10-2018-7916112.php)
 
-  26/10  -  L’accélération de l’instruction judiciaire contre les prisonniers catalans pourrait sonner l’heure de vérité pour Pedro Sánchez qui s’ouvre à gauche vers Podemos pour élaborer le budget 2019 mais dépend, pour le faire adopter au Congrès, des partis catalanistes. Lesquels subordonnent leur appui à un geste en faveur des prisonniers.( https://www.anti-k.org/2018/10/28/catalogne-prisonniers-cap-sur-le-proces/)
-   28/10  - «  L'ancien président catalan a lancé samedi un nouveau parti depuis la Belgique où il vit en exil. L’ancien président catalan Carles Puigdemont a lancé samedi, depuis son exil en Belgique, un appel pour rassembler les séparatistes derrière lui en fondant un nouveau parti, afin de poursuivre le rêve d’une Catalogne indépendante. Carles Puigdemont et son remplaçant à la tête de la région, Quim Torra, ont choisi cette date anniversaire pour organiser le congrès fondateur de leur nouveau parti. Ils l’ont convoqué dans la ville catalane de Manresa, à quelques kilomètres de la prison de Lledoners où sont détenus des dirigeants indépendantistes, dont l’ancien vice-président de la région, Oriol Junqueras (ERC, Gauche républicaine catalane).
« Il y a un an, nous avions décidé que nous continuerions à lutter, quelles que soient les conditions et circonstances, et que nous nous engagerions à construire un meilleur pays, une République »
, a lancé Carles Puigdemont depuis Bruxelles, pour expliquer la formation de ce nouveau parti.

Dans un discours retransmis sur écran géant, il a fait allusion aux divisions apparues au sein du camp indépendantiste, en assurant qu’il s’agissait d'« avancer unis », plutôt que de se faire « des reproches ».

Mais beaucoup de ses anciens alliés parient désormais sur des positions plus modérées ou pragmatiques et ont déjà refusé de rejoindre cette nouvelle formation baptisée « La Crida » (L’Appel).

Les indépendantistes n’ont pas « fêté » le premier anniversaire de la proclamation de leur « république catalane », le 27 octobre 2017 au parlement catalan, qui ne s’est jamais matérialisée. Neuf de leurs dirigeants se trouvent en prison, en attente de procès pour « rébellion », et encourent jusqu’à 25 ans d’emprisonnement.
ERC s’est récemment allié à l’opposition anti-indépendantiste pour empêcher Carles Puigdemont et trois autres élus de violer une décision judiciaire qui suspend leur mandat de député. Du coup, les indépendantistes ont vu leurs voix réduites de 70 à 65 (sur 135) perdant leur majorité au parlement catalan. Fragilisé, le gouvernement Torra compte cependant tenir au moins jusqu’à la fin du procès de 18 dirigeants indépendantistes, bientôt jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession. » (
https://www.ouest-france.fr/europe/espagne/catalogne/catalogne-puigdemont-lance-son-parti-un-apres-l-echec-de-la-secession-6041691)
-  02/11  -  Forte et incompréhensible sanction de la justice espagnole contre les dirigeants catalans emprisonnés.

« A l'issue de plusieurs semaines de délibérations, le parquet espagnol a requis 25 ans de prison, ce vendredi 2 novembre, à l'encontre du leader indépendantiste catalan Oriol Junqueras. Celui-ci est accusé d'avoir fomenté et mis en place le référendum polémique du 1er octobre 2017, visant à déterminer l'opinion populaire au sujet de la souveraineté catalane. Cette consultation, soutenue par le gouvernement catalan, avait été réprouvée par le gouvernement espagnol. Président de la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), première formation politique du territoire selon l'intégralité des sondages, O. Junqueras se voit reprocher un « délit de rébellion ». Le ministère public espagnol établit la peine des autres prisonniers politiques catalans à 16 et 17 ans de détention Cette sanction concerne notamment l'ex-président de la puissante organisation Assemblée Nationale Catalane (ANC), Jordi Sànchez, et le président de la puissance association citoyenne Òmnium Cultural, Jordi Cuixart, tout  comme l'ancienne présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell. Pour sa part, l'ancien chef de la police catalane, Josep Lluís Trapero, écoper une sanction de 11 ans d'emprisonnement. 
Problème en vue au sommet du gouvernement espagnol, dit La Clau :
Ces sanctions ont fait réagir promptement le président du gouvernement catalan, Quim Torra, membre de la formation Parti Démocrate (PDECat), partenaire du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, au Congrès des députés espagnols, à Madrid. M. Torra accuse M. Sánchez de complicité avec la « répression » et d'éviter toute « solution politique » à la problématique catalane. Il promet, avec son parti, de ne pas valider la feuille de route financière de l'Espagne pour 2019 : « Nous ne voterons jamais pour ces budgets », a-t-il lancé lors d'une comparution télévisée, ce vendredi soir. ERC manifeste la même intention au travers du vice-président catalan, Pere Aragonès : « nous n'avons vu aucun geste ni aucun mouvement de la part du Gouvernement de l'Etat. Il n'hi aura donc aucun geste de notre part ».
Ce nouvel épisode du conflit catalano-espagnol laisse entendre une instabilité au faîte du gouvernement espagnol. Le 11 octobre, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez et la formation de gauche radicale Podemos, dirigée par Pablo Iglesias, ont signé un accord de 50 pages portant sur le budget 2019. La vingtaine de voix manquant à ce dossier capital devait notamment provenir des partis nationalistes catalans, ERC et le PDECat. » (
https://www.la-clau.net/info/12110/25-de-prison-pour-le-leader-independantiste-oriol-junqueras-tempete-en-vue-en-espagne-12110)
 
-  02/11  -  Une version des faits contestée. L'usage de la violence pendant le processus indépendantiste en Catalogne est cependant contesté en Espagne, bien au-delà du camp indépendantiste, par un large éventail de témoins ainsi que d'éminents juristes. En droit espagnol, sont coupables de rébellion ceux qui "se soulèvent de manière violente et publiquement" notamment pour "déclarer l'indépendance d'une partie du territoire".
Six autres individus seront seulement jugés pour "désobéissance grave" et encourent une amende. Le procès devrait s'ouvrir
début 2019. Il risque d'être très suivi, et pourrait raviver les tensions en Catalogne. (http://www.europe1.fr/international/catalogne-jusqua-25-ans-de-prison-reclames-contre-les-dirigeants-independantistes-3792302)
03/11  -  Vengeance ou justice franquiste?  L'Espagne demande jusqu’à 25 ans de prison contre les politiques indépendantistes

Au-delà des évènements de l’actualité politique ordinaire catalane, même si elle est constante et abondante, l'information est marquée ce vendredi 2 novembre par le coup de tonnerre de l'annonce des accusations contre les indépendantistes emprisonnés depuis un an en une prison préventive : 22 inculpés, jusqu'à 25 ans de prison, des centaines de milliers d'euros d'amendes, des accusations de rébellion, sédition, détournement de fonds, désobéissance, un total de plus de 200 ans de prison. Indignation monumntale en Catalogne qui vit ses inculpations comme une énorme gifle pour la démocratie et une rupture définitive avec l'Espagne. Les commentaires oscillent entre l'incrédulité et la rage. La question est de savoir si les tribunaux espagnols agissent par pure vengeance ou s’ils renouent avec les principes de la justice franquiste, ou les deux à la fois.

Des procédures dignes de la justice turque en pleine UE

Les déclarations des Catalans n'ont pas assez de qualificatifs pour dénoncer le caractère non inédit, invraisemblable et inconcevable des accusations. Les plus hauts responsables politiques et sociaux de Catalogne se sont exprimés dans les médias, de même que les avocats, les journalistes et les réseaux sociaux en pleine ébullition avec des commentaires plus durs les uns que les autres : "Véritable parodie de justice" (Pere Aragonès, vice-président de Catalogne), "haine et agressivité de l'acte d'accusation du tribunal" (avocat de la défense), "Sanchez, complice de la répression politique" et "le peuple de Catalogne retire son soutien aux socialistes et ne votera pas pour le budget" (le président Quim Torra), "disproportionné, injustifié, démesuré et volonté de vengeance" selon les Comuns (Podemos), "peines maximales", "accusations dignes de la guerre civile" (avocat Gonzalo Boyer), «accusations indignes», «une absurdité totale» (Alonso Cuevillas, avocat), «accusation démentielle», «nous nous soulèverons» (Elisenda Paluzie, présidente de l'ANC), «des accusations sans aucune preuve, parce qu'ils pensent qu’ils n’en ont pas besoin' (avocats de la défense), '25 ans pour un référendum et 9 ans pour viol ; des sauvages" (Gabriel Rufian, député d'ERC à Madrid). Les mobilisations et les manifestations devant les prisons se sont multipliées et attirent de plus en plus de gens (environ 15 000 personnes devant la prison de Lledoners cette semaine). Le président catalan a accusé l'État espagnol d'avoir volé des années de vie à des personnes innocentes et honorables.

Des procès de Moscou

Les médias, les réseaux sociaux et les avocats n'arrêtent pas de réagir en comparant la justice espagnole aux pires exemples, en exprimant un rejet définitif des tribunaux et de l’Espagne, et en exprimant une indignation générale et massive. Quelques uns des commentraires : "disproportion entre accusations et réalité", "honte à la justice espagnole!", "la répression ne nous fera pas renoncer pas à l'indépendance", "nous n'abandonnerons rien parce qu'ils veulent tout nous prendre", "nous voulons vous voir sur le banc des accusés’ (Rufian aux ‘geoliers’), ‘la démocratie devant les tribunaux’, ‘la honte’, ‘l'Espagne montre sa vraie nature’, ‘des accusations sans aucune preuve parce qu'ils pensent qu'elles n'en ont pas besoin’ (avocats de la défense), "le franquisme est toujours en vie", "humilier est une stupidité et ce que choisit l'Etat espagnol" (Esther Vera, journal Ara), "la justice comme à l'époque de Franco" (presse allemande), "la justice espagnole a perdu le nord", "ils inventent la violence pour condamner les indépendantistes", "une accusation techniquement erronée" (magistrats espagnols).

L’Europe complice ?

Au-delà des dénonciations de graves irrégularités (les inculpations sont parvenues à la presse sans que les avocats de la défense n’en soient encore destinataires ...), des voix commencent à s'élever pour remettre en question le rôle de l'Europe. Entre autres, le président en exil, Carles Puigdemont, a déclaré que "l'Europe ne peut pas être complice de tels abus avec son silenci". Vendredi 2 après l'annonce des peines prononcées un an juste après l'incarcération de Junqueras et de Forn, "Hackers de la République" ont attaqué et mis hors-service les sites de la justice espagnole et du parti d'extrême droite Vox. De son côté, les associations civiques indépendantistes auxquelles appartiennent Jordi Cuixart et Jordi Sànchez qualifient d’"extrêmement grave" la stratégie de l'État et appellent à une mobilisation unitaire.

Irresponsabilité judiciaire et politique

On ne voit pas, avec une telle escalade de la répression politico-judiciaire, comment on pourrait s’acheminer vers une solution de la crise à laquelle l'Espagne est confrontée. Le gouvernement de Sanchez sans budget ni soutien parlementaire suffisant pourrait tomber et précipiter le pays dans des élections législatives au moment où la droite et l'extrême droite gagnent du terrain et expriment de plus en plus clairement leurs objectifs de lutte en jetant de l’huile sur le feu : le PP décrivait jeudi au Congrès espagnol la télévision catalane comme un outil de propagande et qualifiait l’école catalane de ‘madrassas’, tandis que Ciudadanos invente en permanence une société catalane divisée, radicale et violente, au bord de la guerre civile, épousant en cela les accusations délirantes et la fiction inventée par les juges espagnols pour décrire le référendum catalan. La même justice qui a rajouté au nombre des inculpés pour rebellion le major et tout le commandement de la police catalane. La même semaine, on apprenait que l'Espagne refusait de signer un protocole du Tribunal des droits de l'homme de Strasbourg visant à garantir l'application des droits de l'homme... et que le tribunal de Badalona ​accusait de "désobéissance", trois élus municipaux élus pour avoir ouvert la mairie et avoir accueilli des habitants le 12 octobre, jour de la fête nationale espagnole.

Conseil pour la République Le coup de tonnerre provoqué par les juges espagnols a coïncidé cette semaine avec la présentation officielle (par le gouvernement catalan) à Barcelone et à Bruxelles par les politiques exilés, du Conseil pour la République qui compte déjà plus de 22 000 citoyens inscrits la première semaine. Le Conseil, sous forme de fondation privée, a pour mission: l'institutionnalisation de la République, la défense du radicalisme démocratique, le développement de la technologie au service de la politique, la mobilisation et l'internationalisation de la cause catalane. Le 8 décembre à Bruxelles, une assemblée de partis souverainnistes aura lieu. À Bruxelles également, le chanteur baléare Valtònyc, exilé pour échapper à la prison, a porté plainte contre l'Espagne devant le tribunal des droits de l'homme pour violation de la liberté d'expression. Alors que les tribunaux européens ont clairement écarté les accusations de violence à l'encontre des exilés catalans et mis en doute la régularité des procédures judiciaires, la justice espagnole (avec le soutien de l'appareil politique de l'État) semble s’enfonser dans les dysfonctionnements démocratiques, alimente l'instabilité institutionnelle et contribue aux dérives nationalistes d'extrême droite inquiétantes qui apparaissent un peu partout en Europe dans le silence de l'UE. Alà Baylac Ferrer (http://www.catnord.cat/opinions/574-venjanca-o-justicia-franquista#frances)

 

 

 

 

 

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