Pour la libération de tous les prisonniers politiques catalans

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()  -  04/12/19  -  Catalogne. Soutien  devant le Castillet. Ce jeudi 5 décembre, à l'appel du « Comitè de Solidaritat Catalana » aura lieu le 11 e rassemblement des jeudis au pied du Castillet, à partir de 18h30, en soutien aux  (prisonniers politiques, exilés et poursuivis catalans). Il sera possible de venir s'informer sur la situation en Catalogne, sur l'exposition « 55 URNES per la llibertat » qui continue à se déplacer, actuellement à Calella, et sur les futures marches pour la liberté qui débuteront le 15 décembre de 9h à 11 h par une marche d’Alénya à St-Cyprien. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p6)

 

22/11/19  - Lluis Llach,  invité de marque de la présentation officielle de la délégation nord catalane du Conseil pour la Republica Catalana, l'artiste natif de Gérone, Lluis Llach, ancien député, est un ardent défenseur de la culture catalane depuis plusieurs générations. Jadis membre d'un groupe antifranquiste d'intellectuels appelé « Les 16 Juges » et père de L 'Estaca l'hymne de la résistance face à l'oppresseur, il a justifié sa présence à Perpignan hier et partagé sa vision de la situation politique actuelle de sa terre natale.

   Votre histoire avec Perpignan se poursuit … Depuis les années 60 et 70, c'est toujours un plaisir pour moi de revenir ici À l'époque, je chantais que je n'aimais pas les frontières si derrière il n'y a pas la fraternité ; ni les drapeaux s'ils ne sont pas au service de l'être humain. Aujourd'hui, je suis indépendantiste pour ça et je lutte donc pour ces mêmes choses. On me dit nationaliste, mais je n'ai jamais été nationaliste identitaire. Je veux la liberté

démocratique de mon pays. Dans l'État espagnol, on ne perçoit pas les libertés démocratiques telles qu'elles sont en France. C'est pourquoi, je suis venu (SUITE de la page d’accueil ) en tant que membre du gouvernement du Conseil pour la République Catalane.

   Quel regard posez-vous sur la délégation nord catalane du Consell per la Republica Catalana?  (La délégation a été présentée officiellement le 21/11 à Perpignan) Nous lui accordons beaucoup d'importance. Il fallait marquer le coup de son  officialisation en présence de membres comme Carme Garcia i Suàrez et moi. Nous croyons en elle pour de multiples motivations, qu'elles soient historiques ou culturelles. Malgré le traité des Pyrénées de 1659, la fraternité entre les Catalans du nord et du sud n'est pas un vain mot Ensemble, nous entretenons  la flamme de l'espoir face à la répression de l'État espagnol qui envoie en prison ou pousse à l'exil nos représentants politiques et ne reconnaît pas un gouvernement légitime élu par le peuple. La place de cette délégation est stratégique dans le sens où elle peut faire rayonner notre cause dans le monde entier, et fonctionnelle pour justifier la légitimité et la continuité des institutions catalanes.

   Quelle image gardez-vous de votre présence sur la scènp édifiée au poste frontière du Perthus le mardi 12 novembre, alors que le collectif Tsunami clemocràtic et des militants indépendantistes bloquaient l'autoroute A9? (…) J'ai chanté pour la Catalogne, à l'unisson avec des gens venus du nord, du sud, de l'intérieur des terres, de la mer: C'était très émouvant pour moi de chanter sur cette frontière un peu bizarre que des rois couronnés un peu crétins ont partagé.

   Pensez-vous un jour voir la Catalogne chère à votre cœur indépendante?

Ça dépend de l'Europe en réalité. C'est-à-dire si elle accepte ou non d'avoir une attitude démocratique sur son flanc sud Pense-t-elle encore qu’elle constitue un ensemble de pays aux droits démocratiques qui défendent l'humain? Je parle de la liberté, du respect des droits humains, du bien-être des citoyens ... C’est une question qui divise. Surtout avec une Espagne qui est vraiment dans une situation dantesque. C'est un pays ruiné, et incapable d'avoir un équilibre politique et

administratif, avec des normes de conduite dignes du fascisme.

Mais pour nous, Catalans, notre espoir est absolu. Propos recueillis par la charmante Laura Causanillas  ( L’Indépendant, p3)

 

01/11/19  -  Espagne, Catalunya ... Les situations se tendent, c'est une évidence. Sans caricature, sans amalgame mal venu, la manifestation des « Unionistes » à Barcelone a laissé entrevoir, des rapprochements qui inquiètent. Des groupes de manifestants ont fraternisé avec certaines compagnies policières (coupables d'agressions insensées quelques heures auparavant), des chants à la gloire de la « Grande Espagne et de Franco» ont été entonnés. Des bras tendus se sont levés. Dans le quotidien local du 23 octobre, on découvrait ceci, sous la plume de M.Terrats : « Un groupe formé de 2500 militaires des forces spéciales et baptisé« Tsunami espagnol» se dit prêt à intervenir en Catalogne, pour apporter son soutien aux policiers ». Ce groupe, formé, selon leur propre communiqué, par des militaires qui ne sont pas ou plus en service, a envoyé un ultimatum au gouvernement:« En tant que militaires espagnols, nous exigeons du gouvernement d'Espagne qu'il rétablisse l'ordre en Catalogne ( ... )». Ces faits rappellent des heures sombres, un passé non épuré, et, sans aucun doute, la volonté des fascistes de renaître dans cette période difficile et troublée. Le Travailleur Catalan 01-07/11, p 8  (http://www.letc.fr/)

01/11/19  -  Perpignan. Depuis un mois, tous les jeudis, un rassemblement en soutien aux prisonniers et aux exilés politiques catalans à lieu au pied du Castillet à partir de 18h30,  regroupant à chaque fois plus d'une centaine de personnes. Pour la 5• fois, le « Comité de Solidaritat Catalana » a apporté les informations sur la semaine écoulée, plus de dix jours après que la sentence du Tribunal Suprême soit tombée déclenchant l'indignation. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p2)

 

-  01/11/19  -  L'exhumation de Franco. Jeudi 24 octobre, la dépouille du dictateur Franco a été exhumée de son mausolée du Valle de los Caidos pour être transférée au cimetière del Pardo à Madrid. L'opération a été particulièrement suivie par les mouvements franquistes espagnols. Nombre de ses membres présents ont effectué un salut fasciste, bras tendu, en criant « Viva Franco ». » Une attitude qui n'a pas fait réagir le gouvernement espagnol. Le Premier ministre, Pedro Sanchez...(PSOE) n'a pourtant pas hésité, le lendemain, 25 octobre, à critiquer les personnels de l'hôpital San Pau de Barcelone qui l'avaient accueilli aux cris de « liberté pour les prisonniers politiques » et en réclamant un dialogue avec les dirigeants de la Catalogne. Dans la foulée, lundi 28 octobre, la vice-présidente du gouvernement Carmen Calvo déclarait que « Primo de Rivera (le fondateur de la phalange. NDLR) est une victime de la guerre civile » Un ensemble de réactions qui témoigne de l'état actuel de la démocratie espagnole. https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p4)

23/10/19  -  Déclaration de la Maire de Barcelone au sujet des actes de violence. (pressenza.com/fr)

 

18/10/19  -  Barcelone à la télé : Immense manifestation contre les condamnations injustes de Madrid. Impressionnante foule pacifique attaquée par des camions-jets d’eau et des furieux venus d’Espagne qui s’en prennent à tous, à des femmes à terre, et à de nombreux  journalistes! Vive la démocratie espagnole et franquiste !

 

-  18/10/19  -  Amis démocrates,

C'est un appel solennel à un rassemblement, la 89eme Veillée hebdomadaire pour la Libération et l'Amnistie des prisonniers politiques catalans. Place du Capitole, de 19h-20H, demain 18 octobre 2019.

Depuis ce lundi que la sentence du Tribunal Suprême est tombée, la Catalogne indignée s'est mise en marche. De tous les coins du pays, le peuple catalan, indépendantistes ou non, marche pour signifier son indignation et son refus de l'injustice.

Partout en Europe et dans le monde, s'élèvent des voix pour demander l'Amnistie et la libération immédiate des prisonniers catalans. Voici le site Facebook qui recense les réactions en France : https://www.facebook.com/pg/AssembleeNationaleCatalaneFrance/events/ . Et vous trouverez ci dessous la liste non exhaustive des communiqués  de presse des entités françaises qui s'indignent de ce verdict.

Hier à Madrid ils étaient des centaines, comme à Lisbonne, Berlin, Rome... Pas moins de 41 manifestations sont prévues dans le monde en ce moment (voir carte ci-jointe).

A cause de l'injustice flagrante de ces condamnations que tout le monde peut constater en lisant la texte de la sentence téléchargeable (https://statics.ccma.cat/multimedia/pdf/2/9/1571043019892.pdf), les consciences des démocrates s'éveillent:
- le parlement flamant a condamné à l'unanimité les peines disproportionnées et demandé que l'UE intervienne comme médiateur,
- la parlement Portugais soutient la libération des prisonniers et demande qu'un vrai dialogue soit instauré entre la Catalogne et l'Espagne;
- le parlement Britannique a débattu hier de l'activation de l'article 7 de l'UE contre l'Etat espagnol (article qui permet de suspendre les droits d'un état s'il est considéré comme ayant violé les droits et libertés des citoyens européens).
- en France, 94 maires du Roussillon, 52 députés, 41 sénateurs - en Europe 49 eurodéputés. Car comme l'a exprimé le Financial Times dans son éditorial du 15 octobre: La crise catalane qui s'amplifie d'heures en heures, 
ne se règlera pas en mettant des gens en prison. (https://www.ft.com/content/320de03a-ee6c-11e9-bfa4-b25f11f42901?segmentid=acee4131-99c2-09d3-a635-873e61754ec6).
On parle bien ici de peines injustes qui ne peuvent laisser indifférent aucun démocrate :
Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, présidents d'associations connues pour leur pacifisme, sont condamnés à 9 ans de prison, pour avoir appelé à un rassemblement des citoyens le 23 sept 2017. Il n'y a eu ni morts, ni blessés, ni dégats à leur imputer,  c'est le droit de protester des catalans qui est visé;

- Carme Forcadell, ex-présidente du parlement de Catalogne, est condamnée à 11,5 ans de prison, pour avoir permis un débat sur le Référendum du 1-O et la loi qui l'encadrait;  11,5 ans pour un débat !!! cela indigne John Bercaw et on le comprend;

- Dolors Bassa, ex- conseillère au travail et aux affaires sociales est contamnée à 12 ans . On lui reproche davoir permis que le référendum se passe dans certaines écoles. C'est simple, elle n'avait pas cette prégorative et a été confondue avec la Conseillère à l'Education et à l'Enseignement. Quelle improvisation après 18 mois d'investigations et 6 mois de procès !

- Oriol Junqueras (13 ans), Raul Romeva (12 ans), Jordi Turull (12 ans), Joaquim Forn (10,5 ans), Josep Rull (10 ans), tous membres d'un gouvernement élu démocratiquement sur un programme qui proposait un référendum d'autodétermination. Ont-ils commis un crime, fomenté un coup d'Etat, une rébellion, organisé la sédition, se sont-ils enrichis par malversation ?  NON, ils ont soutenu la tenue d'un référendum qui a été auto-organisé par les citoyens. Oui juste autorisé à leur niveau le référendum du 1-O.

Si on parle de peines disproportionnées, c'est en regard des faits . Rappelons que les acteurs du vrai coup d'état militaire armé de Février 81 ont été condamné entre 1 et 10 ans de prison, à l'exception des 5 hauts responsables (30 ans pour les 3 principaux mais ils ont été libérés au bout de 15 ans et gracié au bout de 7 ans pour l'un d'eux, 12 ans pour les 2 autres mais libérés au bout de 6 ans ).

Face à cette injustice qui se produit à moins de 100 km de Toulouse, ne restons pas indifférents ou silencieux ... venez en parler à la Veillée/Trobada  hebdomadaire, demain, à 19h place du Capitole .   C'est la 89eme semaine de veillée, soyez nombreux, faisons-là exceptionnelle ! Marie


- 17/10/19  -  Tsunami démocratique ou la force du peuple.  Le mouvement organisé contre la condamnation dans le cas catalan de la consultation sur l’indépendance du 1er octobre (1-O) se définit comme nonviolent et pour la désobéissance civile. Les couvertures des principaux médias espagnols montrent les images violentes, ce ne sont pas les seules et ce sont celles que nous voudrions le moins voir, mais ce sont celles qui occupent le plus d’espace dans les nouvelles qui nous sont présentées par les grands médias. En face, le reste des actions citoyennes sont omises, les actions sans esprit de violence et avec l’intérêt de faire appel à la démocratie. Un appel a été lancé contre une sentence jugée injuste, appel fait non seulement par les partisans d’une éventuelle indépendance de la Catalogne, mais par tout citoyen qui veille sur le changement, la démocratie, les droits et la justice.(…)  (pressenza.com/fr)  (Cet article est aussi disponible en: Anglais, Espagnol, Catalan, Grec)

 


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