Pour la libération de tous les prisonniers politiques catalans

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(04/03/20  -  Plus de 100 000 participants ! Journée historique à Perpignan pour la venue de Puigdemont. Du jamais vu. Il faut remonter à plus d'un siècle et aux grandes mobilisations du monde viticole de 1907 pour voir une telle affluence à Perpignan.

100 000 personnes selon la préfecture des Pyrénées-Orientales, 150 000 selon les organisateurs se sont rassemblées au fil de la matinée et en début d'après-midi sur le parking du Parc des Expositions. Un flux incroyable qui a bloqué durant une grande partie de la matinée les sorties de l'autoroute A9.

« Il y a des centaines de cars bloqués sur l'autoroute. Que faisons-nous ? Est-ce que nous les attendons pour commencer le meeting ? » a demandé vers 12 h un intervenant sur la scène dressée sur l'immense parking déjà pratiquement plein à craquer. La clameur des milliers de personnes a répondu oui. De fait le meeting a (Suite de la page d’Accueilcommencé une heure plus tard que prévu. Une centaine de bus n'a cependant pas pu arriver à proximité du site.

Dans la matinée, l'ex-président de la Généralitat de Catalogne et député européen, Carles Puigdemont, accompagné de Quim Torra, actuel président de la Généralitat, ont été reçus en mairie de Perpignan puis à !'Hôtel du département. « Aujourd'hui est une journée d'espérance pour la liberté, a indiqué Quim Torra. Je veux remercier la Catalogne Nord pour sa solidarité, pour les lacets jaunes. C'est émouvant. Nous avons toujours pu compter sur l'hospitalité des Catalans du Nord. Si jamais le contraire se passait, vous pouvez compter sur nous. Ni le Canigou, ni les Pyrénées ne nous séparent, ils nous unissent plutôt ».

« La solidarité ne connail pas de frontière, que ce soit pour la cause des réfugiés, comme pour la défense des droits fondamentaux, des libertés ».

« Nous avons parfois des sensibilités différentes, mais nous nous retrouvons sur l'essentiel, a insisté Carles Puigdemont lors de ses interventions. Nous nous retrouvons sur la défense de la liberté, de la liberté d'expression, sur la solidarité. La solidarité ne connaît pas de frontière, que ce soit pour la cause des réfugiés, comme pour la défense des droits fondamentaux, des libertés».

Pendant ce temps, la foule joyeuse, conviviale et ludique, continuait à converger vers le Parc des Expositions, coloriant Perpignan de drapeaux indépendantistes portés la plupart du temps en cape. Sur les abords de la scène, près de 200 journalistes attendaient le début du meeting. Celui-ci commença donc avec une heure de retard, vers 13h.

Un message audio d'Oriol Junqueras, leader du parti indépendantiste de gauche ERC, élu député européen mais toujours retenu en prison en Espagne, a été diffusé : « Aujourd'hui, Perpignan est à nouveau une porte ouverte sur le monde et la liberté. Merci d'être là. ( ... ) Lorsque nous sommes  nombreux, lorsque nous sommes coordonnés, sans reproche et sans nous tromper d'adversaire, nous allons de l'avant ».

« Venim del Nord, venim del Sud»

« Le droit à l'autodétermination a déjà été exercé, et vous l'avez défendu . Mais le respect de ce droit, malheureusement, ne sera pas gagné seulement par les urnes. Nous devons en faire plus, pacifiquement et démocratiquement » a lancé par la suite, de la tribune, !'eurodéputé en exil Toni Comin. D'autres messages ont été diffusés avant que Lluis Llach ne chante a capella avec Roger Mas et Gérard Jacquet, « Venim del Nord, venim del Sud» (Nous venons du Nord, nous venons du Sud), un des moments particulièrement émouvants de l'évènement, avant l'intervention de Puigdemont. L'ex-président de la Generalitat a demandé à« surmonter les erreurs, les doutes et les faiblesses . Nous devons nous préparer en coordonnant nos actions, nous devons mieux nous coordonner, nous organiser sur tout le territoire, avec un réseau qui contrôle efficacement le territoire, en combattant la répression de l'État à partir de ce réseau autour du Conseil par la République, en rejetant le régime monarchique né du régime de Franco et rejetant les actions abusives de cet État répressif ( ... ). La République catalane indépendante est la seule garantie de mettre fin à un régime monarchique hérité du franquisme, un régime, injuste et allergique aux Catalans. »

A la fin du meeting, le parking du Parc des expositions s'est vidé aussi paisiblement que rapidement. Une partie des participants a regagné les uns pour le retour, une autre a cornmencé à refluer longuement vers le cœur de ville, emplissant les terrasses de café et de restaurants.

   Ce rassemblement inédit de plus d'une centaine de milliers de personnes à Perpignan s'est déroulé sans incident, sans dégradation, ni vandalisme aucun, d'une manière extrêmement ludique, civique et joyeuse. Un comportement qui laisse rêveur en France. Un des éléments majeurs également de cette immense journée historique qui a marqué Perpignan ce samedi 29 février 2020. Une date à conserver dans les annales des Pyrénées-Orientales ». (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1231, p6)
(
https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n°1229,p4) (http://www.catnord.cat/comite-de-solidaritat/807-cronologia-20-de-febrer

 

 

-  08/02/20  -  « Pedro Sanchez joue les conciliateurs avec la Catalogne. Le chef du gouvernement a rencontré, jeudi, le président indépendantiste de la région.

   Cela faisait plus de douze ans qu'un président du gouvernement espagnol n'avait pas été reçu au palais de la Généralité, à Barcelone. Jeudi 6 février, le socialiste Pedro Sanchez a fermé cette longue parenthèse et fait le déplacement au siège du gouvernement de Catalogne afin, selon le premier ministre, de « commencer une nouvelle étape de dialogue» avec la région rebelle.

   Tapis rouge et gardes d'honneur, le président de l'exécutif régional, l'indépendantiste radical Quim Torra, l'a accueilli avec une solennité calculée. Entouré des drapeaux espagnol et catalan, dans la médiévale salle des députés, il lui a offert deux essais aux titres suggestifs: L'Invention des droits de l'homme, de l'historienne américaine Lynn Hunt (Markus Haller, 2013) et Llibertat i sentit, du poète Lluis Sola (Edicions de 1984, 2017).

   M. Sanchez, qui gouverne en minorité et dépend des indépendantistes catalans au Parlement espagnol, a laissé son hôte mettre en scène le caractère « bilatéral » d'une rencontre «d'égal à égal», une revendication de longue date du mouvement  indépendantiste. Et en a profité pour envoyer un message aux Catalans : « Le bilan de la dernière décennie est lamentable: tout le monde y a perdu.»

   Le chef du gouvernement espagnol n'est pas non plus venu les mains vides. Dans un document intitulé « Agenda pour les retrouvailles», il a cherché à répondre aux revendications portées durant ces dix dernières années par les nationalistes catalans, en matière d'infrastructures, d'investissements, de collecte des impôts, de politique extérieure, de transfert de compétences. Il s'est dit prêt à les aborder durant les négociations, qui doivent commencer dans le courant du mois de février.
   Rien ne permet de croire qu'elles aboutiront. Déjà, M. Torra a demandé de ne pas confondre les questions matérielles posées par M. Sanchez avec «
la résolution du conflit politique» qui, selon lui doit être abordée à part. ·Le dirigeant catalan a de nouveau exigé la tenue d'un référendum d'autodétermination, seule solution envisagée par les indépendantistes, et regretté de n'avoir reçu du gouvernement espagnol « aucune proposition concrète».

   Il a aussi demandé l'amnistie des neuf leaders indépendantistes condamnés pour « sédition» pour la tentative de sécession d'octobre 2017. Deux d'entre eux, les présidents des associations indépendantistes Omnium cultural et ANC, Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, ont obtenu, jeudi 6 février, un régime de semi-liberté qui leur permettra de ne passer que les nuits en cellule.

   A l'issue de la réunion, M. Sanchez a reconnu « la distance entre les positions du gouvernement de l'Espagne et celui de la Généralité». La porte-parole de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Marta Vilalta, s'est elle aussi montrée «sceptique» quant aux chances de succès des négociations, tout en qualifiant la réunion de jeudi « d'importante et nécessaire».

   Tous ont, pour le moment, intérêt à participer aux négociations. Pedro Sanchez a besoin des indépendantistes pour approuver la loi de finance 2020. A la veille des élections régionales catalanes anticipées que M. Torra doit convoquer prochainement, son parti, Ensemble pour la Catalogne (JxC), veut neutraliser son grand rival, ERC. Lequel, conscient de la fatigue du mouvement  séparatiste, entend se poser comme un parti modéré et constructif.

   Personne ne doute que les tentatives de torpillage des négociations ne vont pas tarder. Aussi bien de la part des séparatistes les plus radicaux que des partis de la droite espagnole, qui ont vivement attaqué M. Sanchez jeudi: le Patti populaire, pour avoir « présenté ses hommages à une personne condamnée pour désobéissance», en référence à la peine d'inéligibilité infligée à M. Torra, et Ciudadanos, pour avoir « humilié tous les Espagnols». » SANDRINE MOREL  -  (https://www.lemonde.fr/, le journal, p3)

 

29/01/20  - Le vice-président d'Omnium cultural, Marc Mauri, est venu débattre à Perpignan le 24 janvier dernier dans une salle du Conseil général, devant une cinquantaine de personnes. Le président d'Ornnium cultural, Jordi Cuixart, est en prison en Espagne depuis plus de 2 ans et condamné à 9 ans de prison, pour avoir participé à l'organisation du referendum du 1er octobre 2017. Cette association qui compte plus de 180 000 membres est la plus importante d'Europe.

Phis de-2 500 personnes sont poursuivies en Espagne pour le fameux scrutin· du 1-0. Interrogé sur la venue de Puigdemont à Perpignan le 29 février Marc Mauri a répondu, « Cela montre que la justice européenne s'arrête aux Pyrénées. Pourquoi Carles Puigdemont, Toni Comin, et Clara Ponsati (3 eurodéputés) peuvent venir ici et pas de l'autre côté. Ici, suivant les décisions de tribunaux européens, ils peuvent venir librement et, pour les mêmes raisons, ils ne peuvent pas de l'autre côté des Pyrénées. En Espagne, il n'y a pas de Justice. L'ONU l'a dit, Amnesty international l'a dit.
Ce n'est pas un problème de l'Espagne, c'est un problème de l'Europe». (
https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n°1226, p5)

 

20/01/20  -  « L’historique coalition de gauche en Espagne ouvre une alternative en Europe.    (http://mouvements.info/lhistorique-coalition-de-gauche-en-espagne-ouvre-une-alternative-en-europe/) Par Héloïse Nez.

 

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