()  -  14/02/20  -  Misère!

« La France est un pays riche ... Si riche qu'elle est même le pays qui a versé les plus gros dividendes aux actionnaires des grandes sociétés.

   Et pourtant, la misère s'étend chaque jour un peu plus. Oh, certes elle n'est pas toujours visible car, que l'on soit vieux travailleur, femme seule avec des enfants, jeune chômeur en galère ou salarié au petit salaire, on a sa dignité, on hésite à aller frapper à !a porte de l'association caritative du coin. C'est là le comble de l’indignité de cette société du fric roi où les victimes se sentent coupables. Mais coupable de quoi ? De n'être pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche, d'avoir été licencié par une multinationale qui a décidé de délocaliser, d'avoir travaillé toute une vie pour une maigre retraite, d'être exploité et mal payé, de vivre dans un pays où les inégalités se creusent chaque jour un peu plus?

   Non ! La responsabilité de la misère, elle est à l'Elysée, à Matignon, où ces princes qui nous  gouvernent ont fait le choix de toujours donner plus à ceux qui ont déjà trop. Elle est dans le choix de supprimer l'impôt sur la fortune et de réduire l'APL. Elle est dans cette société où, plus de 200 ans après la Révolution, une nouvelle aristocratie, celle de la finance, se goberge sans vergogne au détriment du

plus grand nombre, et tant pis pour ceux qui plongent dans la misère.

   Lutter contre la misère nécessite donc de réduire considérablement les inégalités sociales. Tout est affaire de choix politiques. » R.G. (http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, n° 3821, p10)

 

 

26/01/20  -  Editorial du Monde. La création d'un système universel de retraite par points relève toujours de la gageure. Vendredi 24 janvier, alors que se déroulait une huitième journée d'action interprofessionnelle, le gouvernement a  déposé deux projets de loi en conseil des ministres. Il voulait signifier que la réforme irait à son terme, malgré l'opposition persistante de la CGT, de FO et de la FSU.

   Pour réussir, il a besoin de remonter son handicap de communication: la réforme, complexe, consiste à transformer progressivement les quarante-deux régimes de retraite existants en un système universel où un euro cotisé donnerait le même droit à tous. Mal ficelée et mal vendue, elle a suscité jusqu'à présent une immense défiance.

   Ces derniers jours, Edouard Philippe mène avec quelques ministres une intense campagne de communication, qui tranche avec le silence du début: aux deux projets de loi a été adjointe une étude d'impact destinée à contrer la petite musique selon laquelle le nouveau système serait injuste et sonnerait le glas de la retraite par répartition. Selon les chiffres distillés, les 25 % de retraités les plus modestes verraient le montant de leur pension fortement augmenter (+ 30 % pour la génération 1980). Pour la même génération, l'écart entre les 10 % de retraités les plus riches et les 10 % les plus pauvres passerait de 7,1 à 5,1.

   Autre effet notable: la retraite des femmes serait en moyenne améliorée de 6 % pour la génération 1980 et de 13 % pour la génération 1990, ·du fait d'une meilleure prise en compte des carrières hachées. Au dire du gouvernement, le système serait puissamment redistributif et beaucoup plus favorable aux précaires que les régimes existants.

   Voilà qui est dit, mais, du côté des perdants, les choses restent beaucoup moins claires: le gouvernement refuse de désigner nommément les hauts revenus et ceux qui bénéficient actuellement d'une carrière ascendante, peut-être parce qu'il s'agit de son électorat. Il reste évasif sur le montant des concessions faites aux bénéficiaires de régimes spéciaux. Il entretient le flou sur le niveau de l'âge d' « équilibre » qui sera, en principe, fixé par les instances du nouveau régime, mais qui, dans les simulations, ressort à 65 ans. Pas rassurés, les opposants à la réforme continuent de dénoncer une« entourloupe ». Dans un avis très sévère, le Conseil d'Etat déplore « des projections financières lacunaires» et estime ne pas avoir le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique» du texte.

   Dans ce contexte, la phase parlementaire qui s'ouvre en février se présente comme une dernière manche, décisive. La gauche et la droite veulent prendre le relais de la rue. Leurs contre-propositions divergent, mais elles ont un intérêt commun: marquer des points avant les élections municipales en

bloquant la réforme ou en conduisant le gouvernement à user de procédures autoritaires pour la faire adopter.

Un troisième intervenant, la CFDT, va jouer un rôle décisif. Depuis des années, Laurent Berger défend son projet de retraite à points, qui ne colle pas encore à celui du gouvernement. Avec l'aide d'économistes qui ont été naguère proches du candidat Macron, il va étudier les simulations, explorer les zones d'ombre, exiger des améliorations, en matière de prise en compte de la pénibilité notamment. Depuis le début du conflit, il s'est imposé comme un partenaire indocile, mais efficace, S'il veut surmonter la défiance, le gouvernement n'a pas d'autre solution que de lui tendre, de nouveau, la main.
(
Le Monde, Le journal n° 23342, Editorial, p32)

 

 

21/01/20  -  Selon le JDD, un document secret-défense liste 150 quartiers français «tenus» par les islamistes. Parmi eux, des zones de banlieues comme de petites villes. Le gouvernement doit dévoiler son plan de lutte contre l'islamisme avant les municipales. La France compterait 150 quartiers «tenus» par les islamistes. C'est ce qu'indique un document classé secret-défense de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, qui a été transmis exclusivement au ministre de l'Intérieur, selon le Journal du dimanche (JDD).

Dans ce document, les banlieues de Paris, Lyon et Marseille sont visées, mais aussi des cités du Nord, comme Maubeuge, l'agglomération de Denin ou encore Roubaix où «la situation prend des proportions inquiétantes», selon un préfet cité par le journal.

Parmi les autres villes qui seraient touchées par l'islamisme, certaines sont plus inattendues : Annemasse (Haute-Savoie), Bourg-en-Bresse (Ain), Oyonnax (Ain), ou encore Bourgoin-Jallieu (Isère). Selon ce même préfet, on constate «l'apparition de microterritoires qui se salafisent dans des zones improbables», comme Nogent-le-Rotrou, en Eure-et-Loir. Un plan de lutte contre l'islamisme avant les municipales. Selon le JDD, le gouvernement va dévoiler un plan pour lutter contre l'islamisme d'ici mars. «Le plan n'est pas ficelé, mais il sera prêt avant les élections municipales», explique l'Elysée à l'hebdomadaire. (crashdebug.fr)

 

 

 -  02/12/19  -  La baisse des dons des particuliers enregistrée en 2018 risque-t-elle de fragiliser le secteur associatif?

Viviane Tchemonog, Chercheuse au CNRS :   -  Les dons représentent, en moyenne, une part assez petite du financement du secteur associatif dans son ensemble. Le mécénat, le sponsoring, les dons des particuliers et les dons des fondations, tout compris, comptent pour 4,5 % environ des ressources globales des associations.(…)  Si les associations du champ social et médico-social reçoivent une grande partie des dons, elles vivent néanmoins surtout des financements publics – venant de l'État, des collectivités locales ou des organismes sociaux- qui restent donc majeurs dans leur budget.

Le secteur de la défense des causes - associations de défense de l'environnement ou de lutte pour le droit des femmes, par exemple - ne reçoit pas beaucoup de ressources publiques et est peu subventionné. Les dons y constituent donc une source importante du financement.

   Qu'en est-il des financements publics ?

Au total, la part des financements publics dans les ressources totales des associations a baissé pour se situer dorénavant à 45 %. Ce qui a conduit les associations à rechercher des ressources privées. Les marges de manœuvre étant limitées, c'est la participation des usagers au service rendu qui a servi de variable d'ajustement. Elle alimente dorénavant 42 % du budget total des associations, ce qui pose la question de l'accès aux associations de certains publics. En revanche cette transformation a beaucoup déstabilisé les associations de taille intermédiaire.

C'est ennuyeux car ces associations sont très ancrées dans les territoires, ouvertes vers les autres, actives dans tous les secteurs d'activité et elles fonctionnent avec un engagement citoyen fort. Elles sont en perte de vitesse depuis une

 quinzaine d'années, en nombre et en poids, alors même qu'elles jouent un rôle d'équilibre, notamment territorial, essentiel. (La Croix, p24)

 

02/11/19  -  Pour un contrôle obligatoire et gratuit des capacités à conduire à partir de 70 ans.
À partir de 45 ans, les fonctions cognitives et musculaires nécessaires à la conduite se dégradent
[1]:

La vue et l’audition baissent ; Dans l’obscurité, un conducteur de 60 ans aura besoin de 5 à 8 fois plus de lumière qu’un conducteur de 20 ans pour avoir une bonne vision nocturne et il sera plus sensible à l’éblouissement causé par les phares ;

Le champ visuel périphérique, de 180° à 50 ans, peut être réduit de 20 à 30° et même rétrécir jusqu’à 100° au-delà de 70 ans ;

Les temps de réaction augmentent et, à vitesse élevée, le délai pour distinguer un objet s’allonge ;

Les rhumatismes diminuent l’amplitude des mouvements ;

La capacité à effectuer une double tâche (sélectionner une information et agir immédiatement en conséquence) diminue.

Faire ce constat, ce n’est pas accuser les personnes âgées d’être séniles ou imprudentes, c’est simplement reconnaître les réalités du vieillissement. (leslignesbougent.org)

 -  01/11/19  -  Trottinettes. Le code de la route intègre enfin les trottinettes électriques depuis le 25 octobre. Elles sont réservées aux personnes de plus de 12 ans. La trottinette ne peut dépasser 25 km/h - mieux vaut donc acheter un modèle bridé – sous peine d'une amende de 1 500 euros, et on ne peut pas monter à deux dessus. Elle doit être équipée de feux avant et arrière, de dispositifs réfléchissants et d'un avertisseur. Où peuvent-elles circuler? En ville, uniquement sur les routes limitées au maximum à 50 km/h. Rouler sur le trottoir est interdit, sous peine de 135 euros d'amende. En revanche le stationnement sur le trottoir est autorisé à condition de ne pas gêner les piétons. Hors agglomération, le casque et un gilet ou vêtement réfléchissant sont obligatoires et la circulation sur route est interdite : voies vertes et pistes cyclables uniquement. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p4)

 

 

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