LES HUMAINS  -  L’ HUMANITAIRE
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(15/02/20  -  De moins en moins de médecins. Le nombre de personnes vivant dans un territoire sous-doté en médecins généralistes est passé de 2,5 millions en 2015 à 3,8 millions en 2018, en raison notamment de nombreux départs en retraite, selon une étude du ministère de la santé publiée vendredi. En cause? « La diminution globale du nombre de médecins en activité ( ...) que les nouvelles installations ne compensent pas», en raison « de l'effet prolongé des numerus clausus » ayant limité le nombre de praticiens formés au cours des dernières décennies. (https://www.lemonde.fr/, le journal, p9)

 

15/02/20  -  Le principal syndicat de magistrats Interpelle le gouvernement

L'Union syndicale des magistrats (USM), le principal syndicat de la profession, a déclaré jeudi «partager» le constat des avocats «d'une justice à bout de souff1e » et appelé le gouvernement à « trouver très rapidement» une issue à la grève des robes noires contre la réforme des retraites. Dans un communiqué, l'USM « appelle le gouvernement à prendre enfin la mesure du désarroi exprimé par l'ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire». - (AFP.)  (https://www.lemonde.fr/, le journal, p9)

 

(31/01/20)  -  En Espagne la coalition de gauche enchaîne les mesures sociales. Le salaire minimal va augmenter de 5,5 % en 2020. Patronat et syndicats ont paraphé, jeudi 30 janvier, la première grande mesure sociale du nouveau gouvernement de gauche au pouvoir en Espagne. Après une hausse record de 22,3 % en 2019, la coalition formée par le PSOE (socialiste) et Podemos (gauche radicale) augmentera le salaire minimal (SMI) de 5,5 % en 2020, pour atteindre 950 euros mensuels (sur quatorze mois, soit 13300 euros brut annuels). La mesure sera portée en conseil des ministres le 4 février et appliquée de manière rétroactive à partir du 1er janvier. Elle devrait concerner plus de 2 millions de personnes.

   « C'est un élan pour améliorer les conditions de vie des gens qui ont le plus souffert de la crise», s'est réjoui le secrétaire général des Commissions ouvrières.

Les syndicats, qui réclamaient 1 000 euros mensuels, ont aussi rappelé au gouvernement son engagement d'augmenter le SMI jusqu'à 60 % du salaire moyen en 2023, soit environ 1200 euros. « C'est un accord raisonnable pour lequel tout le monde a dû céder», a commenté le président de la Confédération espagnole de l’organisation entrepreneuriale.

Contrairement à 2019, cette hausse n'a pas provoqué de levée de boucliers au sein du patronat, parce que les scénarios alarmistes, qui prévoyaient des licenciements massifs à la suite du bond du SMI l'an dernier, ne se sont pas réalisés.

   La rapidité avec laquelle la négociation a été scellée n'en a pas moins surpris. D'autant que le monde économique en général, et la CEOE en particulier, avait exprimé ses craintes face à l'entrée de Podemos au gouvernement, exigeant « rigueur budgétaire et orthodoxie économique», ainsi que« modération et stabilité». (https://www.lemonde.fr/, le journal, p16)

 

22/01/20  -  La gauche présente un contre-projet de réforme des retraites

A deux jours de l'examen en Conseil des ministres du texte de loi sur les retraites, treize formations de gauche, dont le PCF, le PS et EE-LV, présentent mercredi leur contre-projet, avec retraite minimum au niveau du smic et meilleure prise en compte de la pénibilité.

«Dans le débat sur l'âge du départ à la retraite, nos formations défendent des options différentes», admettent ces formations qui soulignent toutefois être «d'accord pour refuser tout allongement de cotisations», dans leur plateforme.

Les signataires de cette plateforme commune demandent la réinstauration «des quatre critères de pénibilité supprimés par la loi» de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud : le port des charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et le risque chimique.

Ils veulent également une retraite minimum «au niveau du smic» et jugent «impératif» de revenir sur la réforme de l'assurance chômage qui pénalise ceux «qui connaissent des carrières discontinues avec un passage par le chômage».

Autres priorités : l'instauration d'une «règle d'or qui assure la parité du niveau de vie entre les retraités et les travailleurs, dans le public comme dans le privé», la réalisation de «l'égalité hommes-femmes», et la garantie d'un «droit à la retraite en bonne santé». (liberation.fr)

 

04/10/19  -  Lettre ouverte à Emmanuel Macron Emmanuel Macron le président de la République a lancé un débat sur l'immigration qui légitime le discours du Front national. le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, précise ses positions sur le sujet.

« Monsieur le Président, Vous voulez parler immigration ? Eh bien parlons-en ! [ ... ]

Le sujet mérite mieux que d'être instrumentalisé pour diviser les citoyens, pour imposer votre duo avec l'extrême droite et au final pour flétrir notre République.
Parlons de ces familles qui quittent des pays dont les richesses sont pillées, dont les États sont placés sous tutelle de banques internationales et de dictateurs corrompus, dont les infrastructures publiques ont été bradées à des multinationales ! [ ... ]

Parlons de la taxe sur les transactions financières que vous avez refusé d'élargir pour ne pas heurter le monde de la finance, nous privant de deux milliards d'euros destinés à ces pays.

Parlons des 5 milliards d'euros que représente la contribution des migrants à la création de richesses dans notre pays, quand I' Aide médicale d'État, que vous voulez remettre en cause, ne coûte que 900 millions.

Parlons de celles et ceux qui fuient tous ces conflits dans lesquels nous portons une part de responsabilité, dont l'OTAN a été l'acteur ces dernières années [ ... ]. Comment peut-on laisser mourir en Méditerranée des hommes, des femmes, des enfants qui fuient le chaos, les bombes, parfois nos bombes ?

Parlons des migrations à venir, que causeront le dérèglement climatique et son lot de catastrophes naturelles. [ ... ] Parlons donc des moyens à développer en urgence pour que l'Europe tienne ses engagements en faveur du climat.

Parlons de ces travailleurs sans papiers que de très grandes entreprises exploitent sans vergogne en les contraignant à la clandestinité. Quand allez-vous les régulariser ? [ ... ]

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », affirme la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Alors, pourquoi aujourd'hui, ne pas reconnaître le droit de vote des étrangers résidant et payant leurs impôts en France ? [ ... ]

Vous voulez que nous débattions pour savoir si 28 pays et 500 millions d'Européens sont en capacité d'accueillir quelques dizaines de milliers d'êtres humains, quelque 3% de migrants à travers le monde, risquant leur vie sur un bateau en Méditerranée 7 [ .. . ]

Monsieur le Président, l'ennemi ne vient pas en bateau. Il vient en jet privé et il se moque des frontières. La pression n'est pas migratoire, elle vient de la finance. Si des entreprises délocalisent, ça n'a jamais été à cause d'un immigré. C'est à cause d'un capital avide de profits qui ronge comme un cancer notre économie, nos emplois, nos droits .

. Tous ces hommes et toutes ces femmes que vous stigmatisez sont nos frères et nos sœurs. Nous ne faisons pas de distinctions entre eux. Nous réclamons des droits pour tous, condition d'un accueil réussi . Le droit à la dignité humaine, dans un monde de justice et de paix, dans une France humaniste et universaliste. [ .. . ] »

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, député du Nord

(L'intégralité de cette lettre à retrouver sur le site du Travailleur Catalan du 04/10/19)  (http://www.letc.fr, et sur le journal p3)

26/09/19  -  BIOETHIQUE. Extraits du point de vue du Professeur d'éthique médicale, Emmanuel Hirsch, acteur des récents Etats généraux de la bioéthique. Il s'interroge sur les logiques médicales, scientifiques ou sociétales parfois contradictoires qui commandent l’évolution de notre législation en matière de bioéthique.

   « Reconnaître la personne dans son autonomie morale et sa capacité à consentir, l'informer avec loyauté, respecter son intégrité et lui témoigner une bienveillance, ne pas l'exposer à des risques disproportionnés, être juste à son égard et considérer que son intérêt est toujours supérieur à ceux de la recherche, voire de la société: tels sont quelques-uns des principes de l'approche bioéthique. (…) 
   Lorsque l'on « socialise» l'application de pratiques initialement dévolues à la médecine en leur apportant des extensions dont la justification médicale ne semble plus déterminante, voire pertinente, cela mérite pour le moins un débat sociétal d'une autre ampleur que quelques semaines d'États généraux ou d'auditions parlementaires! (…)

   Nous n'avons pas été attentifs à la montée en puissance d'enjeux scientifiques et technologiques dont il était évident qu'ils bouleverseraient   ( Suite de la page d’accueil) les bases mêmes de nos sociétés modernes. Au cours des États généraux de la bioéthique, nous avons observé un sentiment largement partagé d'insécurité et de peur face à ce que la science permet d'envisager, de rendre possible, au prix d'un renoncement à ce qu'une conception de l'humanisme s'est efforcée d'affirmer en termes de valeurs, de vie en société et de projet social.

   Le législateur a-t-il une capacité effective d'intervention et de régulation, là où, en dépit de sa résolution, des logiques peu soucieuses de notre « bioéthique à la française » imposent leurs règles et leur agenda?

Est-il encore possible d'encadrer pour ne pas dire d'interdire? Adopter une position réflexive simplement prudente, tenter de discriminer entre l'acceptable et ce qui ne le serait pas, c'est se voir d'emblée accusé de passéisme, voire de discrimination à l'égard de revendications qui arguent du principe de justice dans l'accès sans restriction à tous les possibles. C'est le cas en ce qui concerne l'.AMP en dehors de considérations d'ordre médical, au bénéfice par exemple d'un couple de femmes. Il en serait de même dans le champ de la génomique et des neurosciences afin de favoriser à travers le triage, la manipulation ou l'augmentation la qualité et les performances du vivant. Des normes s'instituent ainsi, et s'y opposer donnerait à penser que nous résistons au nom d'une bio-morale ... (…)

   Dans une approche rétrospective de la bioéthique, il apparaît évident que le processus de révision législative tous les 7 ans aboutit à une progressive acceptation de ce qui hier faisait l'objet de dissensus. Du reste la révision actuelle n'a pas été attendue pour modifier de manière extensive, par la loi du 7 août 2011, les conditions de recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires. Il en a été de même pour les prélèvements d'organes dans le cadre de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. (…)    (www.lequotidiendumedecin.fr, Débats, p13)

 

 

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