-  2  -    L’ ENFANCE

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

L’enfance

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,
je coulai ma douce existence,
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor,
On n’a pas besoin des sciences,
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon cœur encore tendre et novice,
Ne connaissait pas la noirceur,
De la vie en cueillant les fleurs,
Je n’en sentais pas les épines,
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je, exempt de toute peine
Que, dans notre vaste univers,
Tous les maux sortis des enfers,
Avaient établi leur domaine ?

Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée,
Où les vertus, les fléaux des méchants,
Sur la terre étaient adorées,
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

Gérard de Nerval, Poésies de jeunesse
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(16/04/20  -  L'école à la maison

Education. La fédération des conseils de parents d'élèves 66 a questionné les familles sur les conditions de l'école à la maison. Les résultats sont intéressants et font craindre un creusement des inégalités.

Depuis le 16 mars au matin, les écoles, collèges, lycées et universités sont fermés, laissant place à une situation exceptionnelle d’enseignement à distance inédit et ambitieux. Le ministre de !'Éducation nationale, via une communication à tout-va annonçait que la classe numérique était prête et qu' « aucun enfant ne serait laissé au  bord du chemin», sauf qu'il dit aujourd'hui que « 5 à 8% ont été perdus ».

Pour évaluer cette situation, la FCPE Occitanie Académie de Montpellier et la FCPE des Pyrénées-Orientales ont mis-en-ligne un questionnaire à destination des parents d'élèves de l'Académie, afin de connaître leur avis sur la mise en place et les modalités de la continuité pédagogique des enfants via le lien suivant.

   Le questionnaire : Le premier enseignement c'est que les parents sont inquiets. Dans le premier degré, 44% des parents se disent inquiets. On passe à 64% d'inquiétude dans le secondaire. Tout d'abord, 51 % n'ont aucune difficulté en primaire, cela chute fortement dans le secondaire avec 21 % en collège et 24% en lycée.
   A l'école primaire, la difficulté n°1 c'est le manque de matériel (21 %), viennent ensuite le lien avec I' enseignant (10%) et le manque d'information (10%).
   Pour les collégiens, la première difficulté c'est qu'il y a beaucoup trop d'informations données par les enseignants (34%). Les parents font également remonter : comme autres difficultés : les difficultés d'accès à l'Espace numérique de travail (27%), les leçons non traitées avant (25%) et le lien avec l'enseignant (21 %) ou le manque d'information.

   Enfin pour les lycéens, les difficultés remontées par les parents sont nombreuses : leçons non traitées (28%), lien avec l'enseignant (26%), accès à l'ENT (25%), trop d'informations (24%).

   Les Pyrénées-Orientales sont encore plus touchées

Pour notre territoire, les difficultés sont encore plus nettes du fait des inégalités précaires ou sociales qui existaient déjà avant. On se rend compte, en particulier, que sur la ville de Perpignan des familles n'ont pas pu être jointes soit parce qu'elles n'ont pas d'ordinateur, soit pas de connexion internet, soit par choix également. Ainsi sur certains quartiers de Perpignan où beaucoup d'enfants sont déjà défavorisés avec de nombreuses familles vivant en dessous du seuil de pauvreté, on a un risque accru de rupture éducative et de décrochage scolaire. Et ce facteur augmente peu à peu selon le degré de la fracture numérique, et au fur et à mesure que la durée du confinement se prolonge.

Les différences qui sont en train de s'accentuer avec l'enseignement à distance ne pourront être rattrapées seulement par des modules de rattrapage.

Les responsables de la FCPE s'inquiètent : « On constate un creusement des inégalités sociales et une fracture numérique sur le territoire. Tous les enfants défavorisés sont les premières victimes de la crise, et certains enfants qui suivaient bien à l'école éprouvent des difficultés qu'ils ne connaissaient pas auparavant dans le système scolaire classique. » Propos recueillis par J.P -  Plus d'infos sur le site du TC. .
(
http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, le journal, n° 3829)

 

09/02/20  - Mineurs non accompagnés. Le Conseil d’État, dans une décision du 5 février, rejette le recours porté par nos organisations contre le décret du 30 janvier 2019 sur le fichier d’appui à l’évaluation de la minorité (AEM), refuse de reconnaître les atteintes portées aux droits des mineur·es non accompagné·es et fait ainsi primer la lutte contre l’immigration irrégulière sur les droits de l’enfant. (pressenza.com)

 

04/02/20  -  Au Moyen Âge, la famille est avant tout une unité de production. Quelle place reste-t-il à l’affection des rapports filiaux au sein de ces familles-entreprises, où la mortalité infantile est monnaie courante ? 
   Nous recevons ce matin
Didier Lett, professeur d'histoire médiévale à l'Université de Paris, spécialiste de l’enfance, de la famille et du genre. Il est notamment l’auteur de Les enfants au Moyen Age, Ve-XVe siècle et d’Hommes et femmes  au Moyen Âge, Histoire du genre XIIe-XVe siècle paru aux éditions Armand Colin en 2013. 
   « Je dirais que dans une société chrétienne, il y a de l'être humain à partir du moment où il y a l'animation. À partir du moment où Dieu infuse l'âme. On pourrait dire que tous les parents du Moyen Âge ne font qu'une partie de l'enfant, ils font le corps. Mais il y a l'âme, et l'âme c'est Dieu, et donc il a infusion de l'âme. Si on reprend les théories aristotéliciennes qui sont adoptées à partir du XIIIe siècle par l'Église et les théologiens, l'âme est infusée au bout de 40 jours chez le garçon et 90 jours chez la fille, il y a un décalage de genres assez intéressant. Et à partir du moment où l'âme est entrée dans le corps de l'enfant, on considère qu'il y a de l'enfant.
Didier Lett
  
En ce qui concerne la différence entre les garçons et les filles, moi je dis toujours qu'on peut résumer ça à : « garder les filles et éduquer et éduquer les garçons ». C'est à peu près ça, le maître mot. C'est à dire qu'effectivement « ex ducere » en latin, ça veut dire « conduire en dehors de » ça veut dire vraiment celui qu'on fait passer d'une situation à une autre situation meilleure. En général, éduquer, c'est le garçon. On lui donne une éducation, on lui apprend à lire, à écrire, etc. Les filles peuvent aussi savoir lire et écrire. Mais l'important, c'est de les garder. Garder leur virginité jusqu'au mariage, ça, c'est fondamental. Et puis les garder jusqu'à ce jusqu'à ce qu'elles changent d'autorité, qu'elles passent de l'autorité paternelle à l'autorité maritale. Donc, ça fait quand même une sacrée différence. Il n'empêche que certaines femmes, surtout dans les milieux royaux et princiers, ont pu détenir un véritable pouvoir. Mais elles sont quand même très minoritaires, évidemment, par rapport au poids de la société patriarcale qui impose une domination masculine très forte. » Didier Lett  (franceculture.fr)

26/01/20  -  « Dépêche-toi » « Chaque matin, les mêmes cris résonnent dans le petit couloir exigu qui donne sur la porte de sortie de mon appartement: «Il est Bh30! Dépêchez-vous d'enfiler vos chaussures, on est déjà hyper en retard! Allez, allez!» (…)  (https://www.lemonde.fr/, Le Journal, n° 23342, L’Epoque, p4)

 

 

1  -  L’ENFANCE
Infos récentes

 L’ ADOLESCENCE


« 119 » : Numéro vert de « Allô enfance en danger », Les salariés craignent une baisse du budget. Lancé en janvier 1990 pour participer à la prévention des mauvais traitements des mineurs, le numéro gratuit Allô enfance en danger a reçu près de 470 000 appels en 2016, dont près de 33 000 ont donné lieu à un traitement, soit environ 90 par jour. Dans 11% des cas, c'est l'enfant en danger lui-même qui décroche son téléphone.(https://saint-brieuc.maville.com/actu/actudet_-numero-vert-allo-enfance-en-danger-.-les-salaries-craignent-une-baisse-du-budget_54135-3532485_actu.Htm) (18/09)  -   Les écoutants annoncent un déficit de 450 000 euros en 2019 et craignent des suppressions de postes. (07/10 : C’est réglé)

-  « Le Cerveau des enfants, un potentiel infini ? » : apprendre à être  Dans cet extrait du documentaire Allan Shore, psychologue états-unien, évoque l'importance de la relation mère-enfant dans le développement du cerveau. Avec le nourrisson, explique-t-il, l'interaction est gestuelle et comportementale : la mère n'a rien d'autre à faire qu'être elle-même pour que le bébé apprenne à être, lui aussi. (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=262204.html)  (23/05)

-  La Cide, «La Convention internationale des droits de l'enfant » fête ses 30 ans et rappelle :

Chaque enfant bénéficie des droits suivants: - Avoir un nom, une nationalité, une identité.  - Être soigné, protégé des maladies, avoir une alimentation suffisante et équilibrée.

- Aller à l'école. - Être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d'abus et d'exploitation.

- Être protégé contre toutes les formes de discrimination. -Ne pas faire la guerre ni la subir.

- Avoir un refuge, être secouru, des conditions de vie décentes.

-Jouer et avoir des loisirs; - Jouir de la liberté d'information, d'expression et de participation,

- avoir une famille, ·être entouré et aimé. (La Croix, p14)

Ci-dessus  -    Les HUMAINS  -   LES ÄGES  -  L’ENFANCE 

 LE SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

Biblio :  -  - La domination adulte  d’Yves Bonnardel   -  Les Enfants d'abord de Christiane Rochefort
"Faites comme moi, prenez part à un projet ambitieux en parrainant un enfant, et changez son avenir ! #jeparraineavecPlan"

-  Guide juridique : le droit à l’école pour tous les enfants : Petit guide juridique et militant fait par : CGT, FSU, SGEN-CFDT, Sud, UNSA, Collectif Romeurop, FCPE, LDH, RESF, Solidarité Laique (http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article56101)
-  Contre l’utilisation des enfants dans les corridas. (Apprentissage à tuer des taureaux, spectacles gratuits…)