LES JEUNES ADULTES

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  (15/06/20  -  Logement: la difficile quête de l’autonomie.

Avec la crise, les jeunes risquent d'avoir davantage de mal à obtenir un poste stable, et donc leur location

Karim, 25 ans, épluche avec minutie les annonces de location à La Rochelle, mais beaucoup de propriétaires ne proposent que des baux courts, saisonniers, et trouver un logement à louer pour au moins un an est rare. Son embauche comme vendeur de fromages sur les marchés de l'ile-de-Ré a été confirmée pour mi-juin, après trois mois de report pour cause de confinement. Karim adore cet emploi, riche en contacts et qui lui rapportera 1200 euros par mois. Avec ça, il dispose d'un budget logement mensuel d'au maximum 500 euros. Un peu juste pour un studio dans la Ville blanche. « j'ai répondu à des dizaines d'annonces sans succès, j'y passe trois quarts d'heure par jour, explique-t-il. Parfois, on ne me répond même pas et je me résous à l'idée de rester encore quelque temps en foyer de jeunes travailleurs.»

Océane achève, toujours à La Rochelle, sa formation d'aide soignante et a eu, elle, un peu plus de chance. Après de longues démarches, elle va vivre, à partir de septembre et jusqu'à juin (pour faire place aux saisonniers), en colocation avec une amie, étudiante comme elle. Elles partageront un loyer de 1 000 euros par mois, en réalité 600 euros grâce à l'aide personnalisée au logement. « Heureusement que j'ai pu obtenir la caution Visale, fournie par Action Logement, car ma grand-mère ne gagne pas assez pour être mon garant, et je me suis fait plusieurs fois bouler à cause de cela», déplore-t-elle.

« Depuis dix ans que je dirige cette résidence sociale pour jeunes travailleurs de La Rochelle, je constate que la durée moyenne de jour, autrefois de six à huit mois, est passée de dix à douze mois, et les sorties s'éternisent, explique Pascale Morel, à la tête de l'Horizon Habitat Jeunes. Dans la compétition pour les trop rares logements, nos jeunes sont perdants contre les étudiants, qui ont une bonne image auprès des bailleurs et bénéficient du soutien de leurs familles, mais surtout contre les touristes, avec le phénomène des locations du type Airbnb, qui déferle sur notre ville. »

La quête difficile d'un logement autonome se traduit dans les statistiques nationales. Les 9,2 millions de jeunes entre 18 et 29 ans, soit 13,7 % de la population française, restent plus longtemps chez leurs parents. L'âge de décohabitation a reculé, passant de 21 ans, en 2001, à 23 ans, en 2015, avec, pour un jeune sur cinq, de fréquents allers-retours entre maison familiale, foyer, résidence étudiante ou pour jeunes travailleurs, logement autonome.

... Selon l'Observatoire de la jeunesse, l'accès à un emploi stable recule également, à 27 ans en moyenne, tandis que les trois quarts des embauches de moins de 25 ans se font en contrat à durée déterminée {CDD), et que seuls 31 % des 18-25 ans obtiennent un contrat à durée indéterminée {CDI) dans les trois ans après avoir achevé leurs études. « Les freins à l'accès à un logement autonome existaient bien avant la crise du Covid, mais elle a rendu visibles les plus précaires et, en fragilisant l'emploi, recule, pour les jeunes, le moment de l'obtention  d'un poste stable, donc d'un logement à eux, analyse Claude Garcera, président de l'Union nationale pour l'habitat des jeunes, qui en accueille 100 000 par an dans ses résidences. Ils sont donc soumis à l'injonction contradictoire de devenir autonomes en étant de plus en plus précarisés, notamment dans le travail. »

    « On discrimine la Jeunesse•

A Cannes, le problème est le même qu'à La Rochelle, en plus aigu. Moussa, jeune Ivoirien qui achève son apprentissage de cuisinier et veut quitter son foyer de jeunes travailleurs, s'est vu refuser plus de dix fois des demandes de location dans le parc privé. « C'est un jeune homme très courageux

qui, lorsqu'il était vigile à l'entrée d'une boîte de nuit faisait deux heures de marche pour rentrer à pied, à 4 heures du matin, se souvient Pascale Leyrat, directrice du Logis des jeunes de Provence. Les jeunes n’ont pas toujours les codes pour se présenter, préparer leur dossier de candidat locataire ..Nous avons aidé Moussa à réunir les pièces, et il a un espoir auprès de l'agence immobilière à vocation sociale. La jeunesse est certes valorisée sur les affiches et par le sport, mais quand il s'agit de lui octroyer un logement, elle fait peur et on la discrimine. » Loin des zones tendues où les locations se font rares, on pourrait espérer une situation plus facile.

« On trouve des logements à la campagne, confirme Mme Morel qui, avant La Rochelle, dirigeait un foyer dans le Pays mellois {Poitou), mais ils sont souvent en mauvais état, mal isolés, avec de lourdes factures de chauffage... » Une autre difficulté est de se déplacer, dans un contexte où le permis de conduire est de plus en plus cher, difficile à obtenir ... et si facile à perdre. Les bailleurs sociaux ne sont, malheureusement, pas d'un grand secours pour ce public qu'ils ne considèrent pas comme prioritaire. Leur patrimoine comporte à peine 6 % de studios. Résultat, seuls 10 % des locataires HLM ont moins de 30 ans. Quant au parc de résidences réservées aux jeunes, il est sous-dimensionné avec 40 000 chambres en résidence habitat jeunes (ex-foyer de jeunes travailleurs). Les étudiants ont, eux, accès aux 172 000 appartements gérés par les centres régionaux des œuvres universitaires et sociales {Crous), très vite remplis au regard des 700 000 étudiants boursiers. La majorité des jeunes (57 %} n'a plus que le recours au parc locatif privé, de plus en plus cher. •  ISABELLE REY-LEFEBVRE  -  (https://www.lemonde.fr/, le journal,  n°23460, p17)

 

12/06/20  -  Les mobilisations contre le racisme et les violences policières rassemblent de nombreux jeunes en France. À Paris ou ailleurs. Un engagement qui succède à d’autres pour une partie d’entre eux, déjà sensibles aux luttes pour le climat ou les droits des femmes.

   « Si l’on n’est pas antiraciste, on est quoi ? » Juste au-dessus du masque chirurgical, les yeux de Victor semblent défier son interlocuteur. Lycéen en banlieue parisienne, le jeune homme de 17 ans participe ce mardi 9 juin à sa troisième mobilisation contre les violences policières et le racisme. « La première, c’était fou, nous étions tellement nombreux ! », se souvient-il. C’était le 2 juin devant le tribunal de Paris, porte de Clichy, un rassemblement à l’appel du collectif La vérité pour Adama qui avait rassemblé plus de 20 000 personnes.

   Parmi la foule, une large majorité de jeunes gens et une diversité évidente, tant au niveau des couleurs de peau que des genres. Ce mardi 9 juin néanmoins, sur la place de la République, le constat est un peu différent. Des jeunes sont présents mais, à l’appel de SOS Racisme, ce rassemblement-là – boycotté par le comité Adama –a des airs de contestation plus classique. En témoignent tous les drapeaux rouges et slogans syndicaux que l’on a l’habitude d’observer lors des conflits sociaux. « Tant mieux finalement, juge Victor. Le combat contre le racisme concerne tout le monde. »

   Si les débats sur les discriminations ou les violences policières n’ont rien de nouveau, l’étincelle à la base du mouvement mondial réside indéniablement dans l’actualité américaine. « Il est intéressant de remarquer que le mouvement MeToo vient aussi des États-Unis, souligne l’historienne Danièle Tartakowsky. Cette dimension globale relève de communs, de valeurs qui se veulent constitutives du futur de l’humanité. » Une dimension encore plus évidente en ce qui concerne le climat. (la-croix.com)

 

27/05/20  -  La Maison des adolescents et des jeunes adultes  - MDA - des Pyrénées Orientales accueille de nouveau le public - jeunes, parents, professionnels - depuis le lundi 18 mai. L’accueil reste inconditionnel et gratuit. Dans le cadre de la crise sanitaire actuelle, les entretiens se réaliseront soit par téléphone ou visio, soit en présentiel pour les situations qui le nécessitent. Le port du masque sera, dans ce cas, obligatoire. La MDA met en œuvre les mesures de distanciation sociale et de respect des consignes sanitaires afin de sécuriser l'accueil du public et des professionnels. Le protocole d'accueil sera expliqué à chacun( e) lors de la prise de rendez-vous, en téléphonant au 04 30 44 87 16.

La MDA est ouverte lundi, jeudi, vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h, mardi de 9h à 12h et de 14h à 17h, et mercredi 9h à 12h et de 13h à 18h. La Maison des adolescents et des jeunes adultes des Pyrénées-Orientales est un lieu d'accueil gratuit, libre d'accès , neutre, et confidentiel. Il est ouvert aux jeunes de 11 à 25 ans, aux parents et proches de ces jeunes ainsi qu'aux professionnels qui les accompagnent. Une équipe pluridisciplinaire y est présente. Toutes les questions, les demandes, les difficultés et les souffrances sont accueillies. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1243, 23)

-  2020  -  La Fédé Cheer Up c'est quoi ?
   500 Etudiants : Nous sommes 500 bénévoles étudiants actifs, venant de 19 grandes écoles dans 10 villes en France ! Nous intervenons dans 28 hôpitaux.    900 Jeunes Malades : Nous rendons visite chaque année à 900 jeunes atteints d'un cancer. Nous les accompagnons de l'annonce du diagnostic à la fin de la rémission.    170 Projets : Tous les ans, c'est plus de 170 projets de jeunes malades qui sont réalisés ! Certains projets peuvent être individuels et personnels, d'autres collectifs.        
   Avoir un projet personnel d’avenir aide un jeune à mieux vivre et à grandir. La jeunesse désigne en effet une période particulière de croissance, de construction et de choix. Chaque jeune construit un chemin unique, lié à son histoire et à son vécu. Il peut cependant être bousculé par la maladie. Nous sommes convaincus que la recherche du projet personnel (petit ou grand) a une incidence significative sur le quotidien : le projet personnel rend chaque jeune davantage acteur de sa vie, une vie pleine et libre. En ayant conscience de ses aspirations et de ses buts de vie, un jeune ne s’enferme ni dans un cadre, ni dans le regard de l’autre.   
Notre Vision : L’inclusion des jeunes malades est bénéfique pour la société, et la jeunesse est un vecteur essentiel pour bâtir un monde plus fraternel. https://cheer-up.fr/

 09/02/20  -  963 000 jeunes étalent hors études, hors emploi ou formation en 2018. Plus d'un jeune sur sept âgé de 16 à 25 ans n'était    « ni en études, ni en emploi, ni en formation» en France en 2018, soit 963 000 personnes. L'étude, publiée vendredi 7 février par la Dares, le service statistique du ministère de l'emploi, note une surreprésentation des enfants d'ouvriers et d'employés. - (AFP.) (https://www.lemonde.fr/, le journal, p9)

04/01/20  -  « Parents connectés. bébés éteints.  Marllyn Corcos est psychologue-psychanalyste -  Brigitte Bergmann est psychologue-psychanalyste. (https://www.lemonde.fr/, Le journal, Idées, p26)

 

 

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