LA  FEMME

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de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

  ()  -  14/04/19  -  Aïssa Doumara, une Camerounaise dans les pas de Simone Veil. Première lauréate du prix de l’égalité femmes-hommes, la militante se bat depuis plus de vingt ans contre les violences faites aux filles dans la région de l’Extrême-Nord.
« A toutes ces survivantes, ces rescapées de Boko Haram, les femmes, les filles du monde entier, je dédie ce beau prix […]
Et je formule le rêve d’un monde sans violence,  où toutes les filles et les femmes, les hommes et les garçons pourront vivre ensemble en toute égalité  et dans le respect mutuel,  un monde où tous pourront exprimer leur libre arbitre  sans être réprimés. »
(https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/14/aissa-doumara-une-camerounaise-dans-les-pas-de-simone-veil_5450059_3212.html)

 

13/04/19  -  Nacera Belaza danseuse et chorégraphe algérienne, à l'affiche, jusqu'au 20 avril, de la MC93 de Bobigny (Seine-Saint-Denis) Elle tourne pendant près d'une heure trente, un exploit physique et mental, les yeux mi-clos. Musulmane, elle a vécu dans un contexte qui proscrit la danse comme art de la séduction et du divertissement, «Je viens d'une culture ankylosée et verrouillée, et j'aspirais à la liberté mais sans exemple devant moi. J'ai avancé. «Chez moi, le corps est la partie visible d'un mouvement Intérieur »  « La danse où rien n’est à voir avec les yeux» Un art qui se révèle peu à peu « comme un acte naturel et sacré. L’inattendu surgit de la lenteur infinie et de la répétition d’un geste depuis la nudité du plateau, dans un cheminement tout intérieur. La radicalité de sa danse, marquée par un dépouillement certain, sculpte le vide pour le rendre palpable. (Le Monde, p 25  )

 

12/04/19  -  La vie révolutionnaire de Grisélidis Réal, écrivaine péripatéticienne. Elle avait une plume extraordinaire et n'y allait pas de main-morte dans les descriptions qu'elle donnait de sa vie de tapin, de ses clients et de l'hypocrisie sociale. Les archives militantes de Grisélidis Réal, auteure flamboyante et leader de la "Révolution des putes", sont ouvertes au public.

(https://www.franceculture.fr/litterature/la-vie-revolutionnaire-de-griselidis-real-ecrivaine-peripateticienne#xtor=EPR-2-[LaLettre12042019])

20/03/19  - Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, élue vice-présidente de l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement. (Anue). (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Brune-Poirson-elue-vice-presidente-Assemblee-Nations-unies-environnement-33118.php4#xtor=ES-6)


18/03/19  -  Nasrin Sotoudeh, une vie de combats. L’avocate iranienne militante des droits humains a été condamnée en début de semaine à 10 ans de prison et 148 coups de fouet pour "incitation à la débauche". À 55 ans, récompensée par plusieurs prix et soutenue dans le monde entier, Nasrin Sotoudeh continue de se battre pour la démocratie en Iran. (https://www.franceculture.fr/societe/nasrin-sotoudeh-une-vie-de-combats)

 

-  17/03/19  -  Carolee Schneemann, décédée le 06/03, une des principales initiatrices de la performance et de l’art féministe. Son sujet, la liberté d’être une femme dégagée de l’autorité masculine .A reçu un Lion d’or pour toute son œuvre à la Biennale de Venise en 2017. (Le Monde, Carnet, p15)


12/03/19  -  Aïssa Doumara, première lauréate du prix Simone-Veil. Défenseure des droits des femmes, la Camerounaise de 47 ans a fait de la lutte contre les viols et les mariages précoces son combat depuis plus de vingt ans. Victime elle-même, la toute première lauréate du prix Simone-Veil a été contrainte de se marier à l'âge de 15 ans après avoir perdu sa mère quatre ans plus tôt, ces situations l’ont très tôt « révoltée » Malgré l'opposition de sa belle-famille, elle entreprend de poursuivre ses études secondaires. Battue par son mari, elle parvient a fuir le foyer familial. Après son baccalauréat, elle fonde dès 1996 une association qui a pour crédo de combattre les violences contre les femmes. (https://www.lepoint.fr/afrique/aissa-doumara-cette-camerounaise-premiere-laureate-du-prix-simone-veil-12-03-2019-)

09/03/19  -  Simone de Beauvoir. Un entretien de 1978 qui interroge toujours les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Quelques extraits ICI.

 

04/03/19  -  « La polygamie est une «injustice» pour les femmes et elle n'est pas la norme dans l'islam. » a dit !e cheikh Ahmed Al Tayeb a la tête de l'université sunnite du Caire (Égypte), grand imam d'Al-Azhar, principale institution de l'islam sunnite basée au Caire. Déclarations du cheikh soulignant « la nécessité d'un renouvellement en ce qui concerne les questions relatives à la femme».« Les femmes représentent la moitié de la société, si l'on ne prend pas soin d'elles, c'est comme si l'on marchait sur un seul pied », « ceux qui disent que le mariage doit être polygame ont tout faux».

Selon lui, la polygamie est le résultat « d'une incompréhension du Coran et de la tradition du Prophète». Il  recommande, pour bien comprendre la question, « une lecture entière» du verset 129 de la sourate 4, qui évoque la multiplicité des épouses. Ainsi, l'imam d'Al-Azhar a aussi rappelé que la possibilité « de prendre une deuxième, une troisième ou une quatrième épouse» est restreinte « par des conditions d'équité». Selon le Coran,« s'il n’y a pas équité, il est interdit d'avoir de multiples épouses», a-t-il expliqué. Ses propos ont provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux en Égypte. Claire Lesegretain. (La Croix, Religion, p11)

 

 

 -  04/03/19  -  Google a reconnu avoir plus payé les femmes que les hommes à la même fonction de programmeur, pour un travail de valeur égale. (Enquête) (https://fr.sputniknews.com/international/201903051040253395-google-discrimantion-sexisme-masculin/) (!)

 

-  03/03/19  -  Le géant du numérique Google a décidé de ne pas retirer de sa boutique en ligne l'application Absher, développée à la demande du gouvernement saoudien et faisant l'objet de critiques des défenseurs des droits de l'Homme, relatent les médias occidentaux. En vertu du système de tutelle en place en Arabie saoudite, chaque résidente du pays doit avoir un tuteur masculin, généralement un parent, qui doit lui accorder la permission avant tout voyage. C'est ce qui explique peut-être la popularité de l'application controversée: rien que sur Android, Absher a été téléchargée plus d'un million de fois. (https://fr.sputniknews.com/international/201903031040227777-google-arabie-saoudite-application-surveillance/)

 

 

23/02/19  -  « Tremblez, tremblez, les sorcières sont de retour!» Le slogan a été lancé par les féministes italiennes des années 1970, mais il résonne aujourd'hui avec une force nouvelle. Car les sorcières sont partout : le phénomène, que l'on voyait monter depuis plusieurs années, s'est cristallisé avec la sortie du livre de Mona Chollet, Sorcières. La puissance invaincue des femmes inattendu de cet hiver 2018-2019 : éditions Zones. On s'offre l'ouvrage de Mona Chollet entre amies, comme un viatique sur la voie d'une libération qui, pour les femmes, est loin d'être terminée. Il suscite des discussions enflammées : « Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure, note Mona Chollet. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable.» < C'est une  figure populaire, qui concentre tous les sujets qui se nouent autour de la question de l'oppression des femmes: le corps, la sexualité, la maternité, le patriarcat, le développement du capitalisme » « La chasse aux sorcières constitua un tournant dans l'existence de femmes, analyse l'essayiste. Leur définition comme êtres démoniaques, et les pratiques atroces et humiliantes auxquelles tant d'entre elles furent soumises, laissèrent des traces indélébiles sur la psyché collective féminine et sur la perception que les femmes pouvaient avoir de leurs capacités. La chasse aux sorcières anéantit tout un monde de pratiques féminines, de rapports collectifs et de systèmes de connaissances, qui avait constitué le fondement du pouvoir des femmes dans l'Europe précapitaliste, ainsi que la condition de leur résistance dans la lutte contre le féodalisme. Un nouveau modèle de féminité émergea à la suite de cette défaite: la femme est l'épouse idéale, passive, obéissante, économe, taiseuse et chaste. » La raison en est à la fois simple et abyssale : le capitalisme naissant avait besoin du corps des femmes, comme de machines pour la reproduction des travailleurs. « La chasse aux sorcières institutionnalisa le contrôle de l'Etat sur le corps des femmes», (Le Monde, En lumière, p6) (Femmes en colère)

 

19/02/19  - Se décrivant comme "activiste féministe et écologiste", la journaliste de 47 ans dit avoir été transformée par sa mission de 18 mois à la tête de la Fondation Hulot (FNH): "je me suis emparée des sujets, je voulais comprendre". Audrey Pulvar se consacre désormais à monter un fonds de dotation pour l'Afrique, "AfricanPattern", destiné à soutenir des modèles d'écologie solidaire sur le continent. Think tank doté d'un conseil scientifique majoritairement africain (les philosophes Achille Mbembe, Souleymane Bachir Diagne, l'anthropologue Abdourhamane Seck...), (https://www.linfodurable.fr/environnement/audrey-pulvar-cree-un-fonds-de-dotation-pour-lafrique-9638) -

10/02/19  -  Baptisée Nyumba ntobu (« La maison des femmes »), une tradition du peuple Kuria permet aux femmes de se marier entre elles et de s’affranchir du patriarcat. En Tanzanie, 70 % de la population est entièrement dépendante de la terre pour pouvoir survivre. Or, selon la tradition, les femmes ne peuvent ni posséder ni hériter de terres. Pour s’affranchir de cette règle, les femmes du peuple Kuria, dans le nord du pays, utilisent une coutume baptisée Nyumba ntobu (« La maison des femmes »), c’est-à-dire le mariage entre femmes. Ainsi, elles peuvent conserver leur propriété et vivre en toute indépendance des hommes, dans un pays où 78 % des femmes ont été abusées sexuellement, physiquement ou psychologiquement par leur mari. (https://www.lemonde.fr/afrique/video/2019/02/10/tanzanie-un-mariage-entre-femmes-qui-defie-la-tradition_5421673_3212.html)





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-  04/03/14  -  Une société sans stéréotypes de genre, est-ce possible ? Souhaitable ? Réponse de l'anthropologue Françoise Héritier. (http://www.universcience.tv/video-francoise-heritier-et-le-genre-6108.html)

-  « Le Féminin de l'Être » Annick de Souzenelle : Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d'une féminité artificielle exploitée par la publicité, l'heure est venue d'explorer le sens du féminin. (https://www.albin-michel.fr/ouvrages/le-feminin-de-letre-9782226120557)