L’HOMME

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( 04/09/19  -  Ivan Jablonka atteint-il son objectif de redéfinition du masculin ? « Des hommes justes : du patriarcat aux nouvelles masculinités »(éditions du Seuil). Son but, comme l’indique bien son titre : redéfinir la masculinité qui a compilé, depuis des siècles, virilité et domination, créant et entérinant par là-même une injustice de genre.
Une autre masculinité, de « non-domination », est-elle possible ? C’est la question posée. «  une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, politique, sexualité ».
(https://www.franceculture.fr/emissions/le
-journal-de-la-philo/le-journal-de-la-philo-du-mercredi-04-septembre-2019?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13Opp4Is4qcYOdt8SkIKwMoFh&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource
=536544#xtor=EPR-2-[LaLettre04092019]
)

 

« Désespoir du patriarcat : Virilité n'est pas masculinité!

L’obsession de la virilité mènerait l'homme à son propre échec. C’est l'hypothèse que soutient le Dr Jean Peyranne, médecin sexologue, professeur de sexoanalyse à Toulouse.

• Le mot virilité tient son origine étymologique du terme latin vir, qui signifie « homme », mais désigne également l'excellence, la perfection. « La virilité est quelque chose que les parents inculquent souvent très tôt à leurs fils. L'expression "soit un homme, mon fils" illustre cette injonction de puissance masculine qui débute dès l'enfance»,

   À travers l'histoire, l'importance des rites de passage du garçon à l'âge adulte en témoigne. Ainsi, dans la Rome antique, chez les patriciens, la fin de l’enfance (vers 16 ans) était marquée par une cérémonie importante, appelée « la prise de la toge virile», au cours de laquelle l'adolescent délaissait sa toge d'enfant (la« toge prétexte ») pour porter la toge blanche des adultes. Le jeune Romain, devenu homme (soldat, orateur, prêtre), devait, très vite, prouver sa virilité en accomplissant un premier exploit. Dans l'Odyssée, Ulysse, prisonnier de Circé, devait prendre garde à ce que l'on ne lui enlève pas sa virilité. C'était le cas des castrats, qui étaient dépouillés de leur virilité afin de garder leur voix d'enfant.

   Être viril, c'est prendre le risque d'échouer. C'est la première angoisse de l'homme. « En matière de sexualité, l'homme ne peut pas faire semblant», Il est donc vulnérable. Sa peur de l'impuissance est réelle. Les témoignages historiques de cette angoisse profonde abondent. Lorsque Louis XIV par exemple, a eu sa première panne sexuelle, il s'est évanoui. Non seulement parce qu'il a eu honte, mais, surtout, par peur que sa maîtresse aille raconter cet épisode à toute la Cour. Dans sa sexualité, l'homme a peur du regard de l'autre. Il doit témoigner en permanence de sa virilité, que ce soit avec l'amante ou devant les autres. Le mot témoin vient du latin testis, qui a donné testiculus, «testicule», témoin de la virilité. « Au-delà de l'angoisse de performance, l'obsession de la virilité n'est-elle pas la peur de l'effémination? Homophobie et gynéphobie n'en sont-elles pas la conséquence?»,

   Dans l'ouvrage Histoire de la virilité (2), l'historien français Georges Vigarello estime que la Première Guerre mondiale marque le début d'une certaine dégénérescence de celle-ci. Le conflit a modifié la symbolique de la virilité, faisant passer l'homme d'une position debout, la fleur au fusil, à une position allongée, dans les tranchées. C'est alors que Suzanne Lenglen, la première Française à avoir gagné Wimbledon, déclare: «Je me suis entraînée à jouer comme les hommes!»« N'y a-t-il pas là un début de changement des rôles qui précéderait un changement des genres?»
   Autre date marquante : 1968, l'année d'une certaine remise en cause de la domination masculine qui voit aussi s'affirmer un désir d'égalité femme-homme, y compris dans le domaine sexuel. « À partir de là on ne naît plus homme ou femme, on le devient en jouant son sexe: c’est le genre qui crée le sexe. En réponse à cette évolution, une virilité défensive se met en place chez l'homme d'aujourd'hui sans cesse à la recherche de son pouvoir perdu. Un monde sépare le pouvoir de la puissance, la virilité de la masculinité. Le pouvoir est teinté d'un désir de soumettre « Le harcèlement sexuel, par exemple, est l'illustration parfaite d'un abus de pouvoir. Alors que la puissance témoigne d'une masculinité créatrice, d'une création fantasmatique, de la capacité à aimer, à étreindre, toujours dans la recherche de la beauté érotique. "L'homme est l'effet de l’œuvre", écrivait Saint-John Perse. La vraie masculinité se retrouve dans l’œuvre sexuelle et l'acte d'amour» (
www.lequotidiendumedecin.fr)

L’IVG : Quelle place pour L’homme ? I. EVOLUTION DU RAPPORT HOMME / FEMME (…)  (http://www.avortementancic.net/IMG/pdf/memoc_delpech_homme_et_ivg.pdf)

 

- 07/06/19  -  Environ 115 millions de garçons et hommes dans le monde sont recensés comme ayant été mariés alors qu’ils étaient enfants, selon un premier recensement de l’Unicef. (https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/07/les-mariages-d-enfants-concernent-aussi-des-millions-de-garcons_5473083_3210.html)

 

-  17/05/19  -  Cinq grandes causes de suicide chez les hommes. Toutes les 40 secondes, une personne se suicide quelque part dans le monde. Le plus souvent, ce sont des hommes qui mettent fin à leurs jours parce que, en partie, certains d'entre eux ne parlent pas de leurs problèmes et soucis à leurs proches.

   Alors, quels sont ces problèmes dont les hommes ne parlent pas avec leurs proches ? L'utilisation des réseaux sociaux pourrait avoir un impact profond sur la santé mentale. Selon une étude de l'Université de Pennsylvanie, plus nous passons de temps sur les médias sociaux, plus nous sommes susceptibles de nous sentir seuls et déprimés. "Le fait d'utiliser moins de réseaux sociaux entraînerait une diminution significative de la dépression et de la solitude", explique la psychologue Melissa Hunt, l'auteure de cette étude.

   Mais qu'est-ce qui peut être néfaste dans les réseaux sociaux ?

  La solitude : Les jeunes de 16 à 24 ans se sentent plus seuls. Une étude réalisée à Oxford en 2017 révèle qu'il est très difficile pour les hommes d'éviter la solitude. Lorsque la solitude devient une maladie chronique, elle peut avoir de graves répercussions sur la santé physique et le bien-être mental. Des études ont établi un lien entre la solitude et un risque accru de démence, de maladies chroniques et de comportements à risque pour la santé.

  Les pleurs : De nombreuses études suggèrent que les pleurs n'ont pas seulement un effet apaisant, mais qu'ils favorisent également l'empathie et le lien social. Pourtant, "les garçons ne pleurent pas" est encore une idée profondément ancrée dans la tête des gens. Selon une enquête menée en Grande-Bretagne, 55 % des hommes âgés de 18 à 24 ans ont l'impression que le fait de pleurer les rend moins virils. "Nous conditionnons les garçons dès leur plus jeune âge à ne pas exprimer d'émotions, car exprimer des émotions signifie être 'faible'", explique Colman O'Driscoll, ancien directeur exécutif des opérations et du développement chez Lifeline, une organisation caritative australienne engagée dans la prévention du suicide.

  Être le soutien de la famille : Selon une récente enquête britannique, 42 % des hommes ayant des relations hétérosexuelles pensent qu'ils devraient gagner plus que leur partenaire. "J'ai vu en mon père un principal soutien de famille, qui travaille jour et nuit, qui voyage d'un bout à l'autre du pays. Et j'avais envie de vivre comme lui", dit Olumide Durojaiye.

Ressentir le fardeau de la responsabilité financière peut exacerber les problèmes de santé mentale pour n'importe qui. Une étude réalisée en 2015 révèle que pour chaque augmentation de 1 % du chômage, le taux de suicide augmente de 0,79 %.

(https://www.bbc.com/afrique/monde-48285182)

17/05/19  -  Françoise Héritier : "Nous sommes les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles"  Alors que des hommes cèdent à leurs "pulsions irrépressibles et licites" selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s'étend aux leurs. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?  Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines.

   Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier. On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.

   Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait. (https://www.franceculture.fr/conferences/hesam-universite/nous-sommes-les-seuls-parmi-les-especes-ou-les-males-tuent-les-femelles)

 

23/04/19  -  La nationalité saoudienne accordée à une androïde ! David Levy (« Love and Sex with Robot ») prédisait que les humains auraient des relations intimes avec les robots d'ici 2050, non seulement pour le sexe mais aussi pour l'amour, l'amitié et le mariage. Est-ce possible? «Il faut sortir de nos certitudes. L'amour n'est pas uniquement une propriété humaine», affirme Olivier Nérot, et il semble bien que l'histoire de la sexualité puisse lui donner raison. Et l'amour n'est-il pas dépendant de l'ocytocine? « Chez l'être humain, l'attachement peut se développer envers tout objet procurant des sensations, des émotions ou des cognitions positives. Il est tout à fait possible d'aimer un humanoïde », déclare la Dr Carole Burte, sexologue à Draguignan.  « Entre la mécanisation de l'humain et l'humanisation de la machine, ces cyborgs sexuels constituent des miroirs reflétant le continuum entre les deux» (www.lequotidiendumedecin.fr , p11)

 

15/04/19  -  L’identité masculine serait en péril, menacée par l’ « inquisition féministe » ou le « totalitarisme » de mouvements comme #metoo ?. C’est ce que répètent écrivains ou éditorialistes réactionnaires, jusqu’à des groupes haineux de « célibataires involontaires », se référant souvent à – ne rigolez pas – la virilité mythifiée des chasseurs préhistoriques. « La crise de la masculinité est une rhétorique politique visant à réaffirmer la domination des hommes. » (https://www.bastamag.net/Les-hommes-se-disent-en-crise-mais-ils-possedent-70-des-richesses-mondiales-et)

 

 

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