L’HOMME

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

(25/11/19  -  Nous, les mâles ! J'aurais aimé une chronique légère,(Extraits). Mais l'actualité m'a rattrapé, m'a pris au col et m'a embarqué dans un maelstrom de colère et de dépit.

La femme que j'aime, cette autre sublime pour qui j'éprouve les plus nobles sentiments dont je puisse être capable, celle qui fait ma vie et mon bonheur, me faisait part la semaine dernière d'un chiffre terrible, qui m'a atterré et laissé sombre et mélancolique.

  La semaine dernière, donc, une femme était assassinée par son conjoint, portant à 134 le nombre de féminicides pour l'année 2019. Je le sais, ce nombre n'est plus d'actualité, puisque c'est une femme tous les trois jours qui meurt sous les coups d'un homme; un homme, une femme, la mort.

  Bien sûr, le cœur se révolte à cette pensée, on a la nausée, et on se sent démuni. Que faire, à notre échelle, pour lutter contre ce fléau morbide, contre cette violence qui n'est, croit-on, pas du ressort de nos possibilités d'action? J'y ai songé, moi aussi, comme j'ai songé au chemin parcouru en trente ans de temps dans le long processus qui doit conduire à la stricte égalité de traitement et de considération entre les hommes et les femmes.

Que faire, alors, que faire? Je crois à la vertu de l'exemple, et des petits ruisseaux qui font les grandes rivières.              Regardons dans nos existences la place que nous laissons à celles que nous disons 'aimer; qui fait la cuisine?

Qui fait le ménage? Qui porte cette charge mentale permanente d'anticiper les courses, la tenue de la maisonnée, la gestion du linge, la vie des enfants en plus des soucis du travail? Les femmes.

   Nous le savons tous, la journée des femmes est coupée en deux, en deux parts de durée égale dont l'une concerne la maison, et l'autre l'activité salariée. Et nous, les mâles, si nous vidons le lave-vaisselle de temps à autre, si nous passons parfois un coup de balai ou d'aspirateur, nous sommes enchaînés, croyons nous, à une existence de labeur

qui consiste à ramener le plus gros salaire, en oubliant toutefois que si nous gagnons plus, ce n'est pas parce que nous faisons mieux, mais parce que nous sommes des hommes, simplement des hommes, et que notre domination impose une inégalité de salaire.

   On me dira que cela n'a aucun rapport, et que les féminicides sont le fruit de la violence intrinsèque de notre société. Je ne suis pas d'accord, les féminicides sont aussi la conséquence d'un état d'esprit, la femme est chosifiée et encore, encore et toujours, cantonnée aux tâches ingrates de la gestion quotidienne de la famille. Certes, les plus galants d'entre nous tiennent la porte et s'effacent pour laisser passer ces dames…Mais n'est-ce pas, d'une certaine manière, se cacher derrière son petit doigt, et se donner bonne conscience à bon compte?

   Je ne suis pas meilleur que les autres, et moi aussi, je laisse à celle qui me fait l'honneur et le plaisir d'être dans mon existence la gestion de notre vie quotidienne. Elle le fait sans ostentation, naturellement, et ce« naturellement» me gêne. Je n'ai pas su organiser notre famille pour que le partage des tâches respecte ma volonté profonde de voir les femmes égales à l'homme en tout point. Je parle, et je crois qu'il est temps d'agir, pour faire de ma vie un exemple pour ma fille et mon fils, pour faire grandir autour de moi cette idée que, oui, l'homme n'est pas meilleur que la femme.

   Reste l'essentiel, cependant: la nécessaire protection que nous devons à celles qui sont l'avenir de l'humanité. Elles portent nos enfants, elles les élèvent bien souvent, et à ce titre, nous leur devons plus que le respect, nous leur devons la garantie d’une vie paisible et sans entraves d’aucune sorte. Le chemin qu'il Y a à parcourir est long, très long, mais il faut, absolument, arriver à destination à toutes enjambées. C'est là notre devoir, d'hommes sans doute, d'êtres humains, sûrement. (La Croix, p28)

 

 07/11/19 -  Contraception masculine. Que ce soit parce que leur compagne ne peut pas prendre de contraceptif ou par soucis d'égalité homme-femme, les raisons sont nombreuses pour les hommes de faire le choix de la contraception. Pas moins de quatre méthodes existent à savoir le préservatif, la vasectomie, la contraception hormonale et la contraception thermique.

   Pour le Dr Soufir, le préservatif doit être encouragé chez les couples ,ayant des rapports sexuels espacés en· raison de contraintes de vie professionnelles. La vasectomie ne s'adresse plus uniquement aux hommes âgés ayant des enfants mais à une population plus jeune et à la vie sexuelle plus instable. Son irréversibilité est contestée par le Dr Soufir qui précise que, « pratiquée selon les techniques modernes, elle est réparable et qu'il est également possible de conserver du sperme avant l'intervention».La contraception hormonale inhibant la spermatogenèse sans perte de libido et avec une bonne efficacité contraceptive. La contraception thermique, développée essentiellement par le Dr Roger Mieusset à Toulouse, consiste à élever la température des testicules d'environ 2°c. Elle utilise un slip permettant d'augmenter la température des testicules et. ce faisant, de suspendre la production de spermatozoïdes.

   (Consultation d'information sur les possibilités de contraception masculine à Paris -Dr Jean-Claude Soufir –Planification familiale hôpital Cochin123 Bd de Port  -  Royal 75014 - (RV: 0158 4138 65). Contact: jean-claude.soufir-ext@aphp.fr)  (www.lequotidiendumedecin.fr , p9)

 

06/11/19  -  Ecouter Brassens Il chantait les copains, Margot, Jeanne, l'Auvergnat, les filles de joie. Il était « le pornographe du phonographe, le polisson de la chanson ». Il brocardait les flics, les curés, les croquants, les bourgeois et parsemait ses poèmes de gros mots qui, dans la France coincée du

général de Gaulle, ouvraient la voie à une liberté d'expression qui allait bientôt déferler. A cette époque, les grandes vedettes sont Tino ,Rossi, Edith Piaf, Yves Montand et, bien sûr, Charles Trenet au sommet de son art avec « La mer », « Que reste-t-il de nos amours » et « L'âme des ²poètes ». Les succès du moment vont d' « Etoile des neiges »

chanté par Line Renaud à « Le P'tit Bonheur» de Félix Leclerc, en passant par « Deux petits chaussons » (André Claveau), « Tire l'aiguille» (Renée Lebas) et« Comme un p'tit coquelicot» (Mouloudji). Georges Brassens , détonne dans ce petit monde du music-hall. La réputation, mauvaise bien sûr, de ce chanteur qui, dit-on, insulte le public, est vite faite. Elle a un goût de scandale. Mais si Brassens n'était que cela aurait-il encore, 38 ans après sa mort, une telle résonance dans la France d'aujourd'hui ? S'il y a une actualité Brassens, peut-être faut-il la chercher dans quelques chansons qui sont de véritables professions de foi, inspirées par son engagement auprès des anarchistes, juste après la guerre. Sa première chanson connue, « Le gorille » était un plaidoyer contre la peine de mort à une époque où les adversaires de la guillotine étaient tenus pour de dangereux irresponsables. Il reviendra d'ailleurs sur la question en 1976 avec le « curé de chez nous » qui crie « mort à toute peine de mort ». La méfiance de Brassens envers la nature humaine sera une des constantes de son œuvre. Il aime l'individu, il se méfie du groupe.« La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas», chante cet éternel antimilitariste, au risque d'être mal vu, car« les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux». Il se qualifie lui-même de « mauvaise herbe », marquée à jamais par « le déshonneur de n'être pas mort au champ d'honneur ».

Sa place naturelle est aux côtés des proscrits, des « épaves », de tous ceux qui dérangent et que « les gens bien intentionnés » exceptés les manchots, montrent du doigt. Foncièrement rebelle à « sa majesté financière », il se sent proche des gens de peu comme le Pauvre Martin, qui « retournait le champ des autres» ou la« vieille de somme» qui « va ramasser du bois mort pour chauffer Bonhomme ». Mais il déteste le chauvinisme des « imbéciles heureux » qui, au prétexte qu'ils « sont nés quelque part », ferment leurs portes aux « étrangers ». Nous sommes tous cons, pense-t-il. Mais il y a ceux qui sont braves, et « ce n'est pas très grave ». et les autres, les « peaux de vache » qui ont « fait de la terre ce qu'elle est : une pétaudière ».

Pour Brassens, l'ordre établi conduit à l'intolérance. Partout où il y a organisation sociale, il y a aussi rejet, exclusion de ceux qui sont différents, qui ne se fondent pas dans le moule. « Bande à part, sacrebleu ! » proclame-t-il, « sitôt qu'on est plus de quatre on est une bande de cons». Les foules lui font peur. Surtout les foules endoctrinées. Elles portent en elles le fanatisme et la haine qui conduisent à la violence et aux guerres. « Mourir pour des idées » est pour lui la pire des absurdités. Les saints Jean Bouche d'or qui prêchent le martyre, les sectes de tout poil, les boutefeux qui conduisent les autres à la mort pour « des idées n'ayant plus cours le lendemain», l'actualité, nous montre qu'ils sont toujours là, increvables.

Tout le monde aime Brassens aujourd'hui. A droite, à gauche et ailleurs, on est Brassens comme on fut Charlie. L'écoute-t-on vraiment ? Plus que les autres thèmes chers au poète, la femme à la fois tant aimée (  Le blason », « Saturne ») et si mal comprise ( « Misogynie à part », « Les casseuses »), les copains, la religion, la mort, les filles de joie, les cocus, les bourgeois, les flics, les gendarmes, ses chansons : engagées » décrivant une époque qu'il n'aimait pas, retentissent dans la nôtre avec une vérité plus actuelle que jamais.

Elles révèlent le fond de sa pensée et, tout en dénonçant avec un humour dévastateur les dérives idéologiques, sociales et moutonnières du siècle, nous assènent cette vérité toute simple qu’on ne rend le monde meilleur qu'en devenant meilleur soi-même:

~<, . G!oire à qui n'ayant pas d’idéal sacro-saint Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins». .

Brassens, plus vivant que jamais malgré ce coup de blues qu'il nous refila un certain soir d’octobre 1981.

by.revel@wanadoo.fr (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p22)

 

01/11/19  -  Dysfonction érectile (DE)Une étude française en vie réelle a évalué, en pratique courante, chez les hommes souffrant de dysfonction érectile, l'utilisation du citrate de sildenafil (Xybilun), Pratique et discret, il doit être pris environ 1 heure avant l'activité sexuelle. Le film se désintègre au contact de la salive, tout de suite après avoir été posé sur la langue. Cela simplifie la prise médicamenteuse avant un rapport sexuel». Le taux de réponse est, toutefois, moins important à 1 mois qu'à 3 mois. Pour une efficacité optimale, le traitement doit donc être poursuivi après 1 mois.

Pratique et bien toléré. Parmi les 76 patients ayant rempli le questionnaire de satisfaction GAQ, 81 % estiment que Xybilun a amélioré leur érection.

« Un homme sur 3 souffre de DE après 40 ans et un homme sur 2, après 50 ans. La DE peut être le signe de problèmes de santé sous-jacents : maladies cardiovasculaires, diabète, dépression, BPCO, apnée du sommeil ...La découverte d'une DE est une excellente opportunité pour effectuer un bilan de santé» (Extraits de www.lequotidiendumedecin.fr, p 8)

04/09/19  -  Ivan Jablonka atteint-il son objectif de redéfinition du masculin ? « Des hommes justes : du patriarcat aux nouvelles masculinités »(éditions du Seuil). Son but, comme l’indique bien son titre : redéfinir la masculinité qui a compilé, depuis des siècles, virilité et domination, créant et entérinant par là-même une injustice de genre.
Une autre masculinité, de « non-domination », est-elle possible ? C’est la question posée. «une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, politique, sexualité ». (
franceculture.fr/)

 

« Désespoir du patriarcat : Virilité n'est pas masculinité!

L’obsession de la virilité mènerait l'homme à son propre échec. C’est l'hypothèse que soutient le Dr Jean Peyranne, médecin sexologue, professeur de sexoanalyse à Toulouse.

• Le mot virilité tient son origine étymologique du terme latin vir, qui signifie « homme », mais désigne également l'excellence, la perfection. « La virilité est quelque chose que les parents inculquent souvent très tôt à leurs fils. L'expression "soit un homme, mon fils" illustre cette injonction de puissance masculine qui débute dès l'enfance»,

   À travers l'histoire, l'importance des rites de passage du garçon à l'âge adulte en témoigne. Ainsi, dans la Rome antique, chez les patriciens, la fin de l’enfance (vers 16 ans) était marquée par une cérémonie importante, appelée « la prise de la toge virile», au cours de laquelle l'adolescent délaissait sa toge d'enfant (la« toge prétexte ») pour porter la toge blanche des adultes. Le jeune Romain, devenu homme (soldat, orateur, prêtre), devait, très vite, prouver sa virilité en accomplissant un premier exploit. Dans l'Odyssée, Ulysse, prisonnier de Circé, devait prendre garde à ce que l'on ne lui enlève pas sa virilité. C'était le cas des castrats, qui étaient dépouillés de leur virilité afin de garder leur voix d'enfant. (…)     (www.lequotidiendumedecin.fr)

L’IVG : Quelle place pour L’homme ? I. (http://www.avortementancic.net/IMG/pdf/memoc_delpech_homme_et_ivg.pdf)

 

 

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