L’HOMME

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()  -  15/04/19  -  L’identité masculine serait en péril, menacée par l’ « inquisition féministe » ou le « totalitarisme » de mouvements comme #metoo. C’est ce que répètent écrivains ou éditorialistes réactionnaires, jusqu’à des groupes haineux de « célibataires involontaires », se référant souvent à – ne rigolez pas – la virilité mythifiée des chasseurs préhistoriques. « La crise de la masculinité est une rhétorique politique visant à réaffirmer la domination des hommes. » (https://www.bastamag.net/Les-hommes-se-disent-en-crise-mais-ils-possedent-70-des-richesses-mondiales-et)

 

 -  09/03/19  -  Simone de Beauvoir. Un entretien de 1978 qui interroge toujours les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Voici quelques extraits :

   Les féministes ne l’étaient pas pour prendre la place des hommes, mais pour changer le monde tel qu'il est fait par les hommes. Et cela est une chose beaucoup plus intéressante à mes yeux.

   Je pense que, quand même, on peut gagner quelque chose, puisque nous avons déjà gagné la contraception, l'avortement.

Il y a maintenant des procès contre le viol, un appui sérieux aux femmes battues. Cela crée un mouvement d'opinion, auquel même les hommes ne doivent pas être totalement insensibles; ils doivent être plus intimidés maintenant quand il s'agit de violer ou de battre une

femme.

   Je pense aussi que, si le mouvement continue d'une manière sérieuse, on pourrait· arriver à une véritable égalité des salaires entre hommes et femmes, ce qui est une chose très importante; la loi dit qu'il y a égalité, mais, en réalité, on disqualifie le travail de la femme, de manière à la payer moins. Si elle fait exactement le même travail qu'un homme, on lui donne quand même un échelon inférieur, pour justifier une rémunération moins élevée. Il n'y a pas de véritable égalité des salaires.

   Il y a une certaine émancipation. Sur le plan sexuel certainement, il y a l'émancipation due à la contraception et due, quand même, à la loi sur l'avortement, qui est terriblement mal appliquée parce qu'en fait je ne sais pas combien il y a d'avortements légaux par an, mais il y en a très très peu, et il y a encore une énorme quantité d'avortements clandestins. Il y a eu également une certaine émancipation, enfin une tolérance beaucoup plus grande des parents ou du milieu: il n'est plus exigé que la jeune fille arrive vierge au mariage. Il y a une certaine émancipation sexuelle, ce qui n'est pas grand-chose, parce que la vraie émancipation, ce n'est pas là que ça se situe, ça se situe sur le plan du travail, du travail économique et des possibilités de réussir sa vie, etc\

    « J'ai cru trop vite, quand j'ai écrit "Le Deuxième Sexe", à une proche victoire des femmes.» Oui, j'ai cru trop vite, parce que j'ai pensé que la victoire des femmes serait liée à l’avènement du socialisme. Or le socialisme c’est un rêve, il n’existe nulle part. Le féminisme radical, ce n'est pas de prendre la place des hommes, pour retomber dans les mêmes défauts qu'eux. Parce que les qualités singulières que peuvent avoir les femmes sont la conséquence de leur oppression : elles n'ont pas cette sorte de rivalité forcenée qu'ont les hommes, ce sens du sérieux, ce sens du rôle à jouer et ce goût du pouvoir.

   « On ne naît pas femme: on le devient. » C'était l'une des idées centrales du « Deuxième Sexe». Tout ce que j'ai lu; vu, appris m’a complètement confirmée dans cette Idée: On fabrique la féminité comme on fabrique d’ailleurs la masculinité, la virilité.

Je crois absolument qu'il y a de profondes différences entre les hommes et les femmes, au désavantage des femmes d'ailleurs dans l'ensemble - dans l'ensemble, parce qu'il y a de rares exceptions. Ces différences ne viennent pas des natures féminines ou masculines

mais de l'ensemble culturel. Je crois cela de plus en plus. Il faudrait que les parents investissent dans l'éducation d'une fille autant que dans l'éducation d'un garçon, ce qu'ils ne font absolument pas.

   Je crois qu'il y a une hostilité des hommes qui vient justement de l'émancipation des femmes, qui les rend beaucoup plus agressifs et beaucoup plus dangereux qu'ils n'ont jamais été. (Le Monde, Idées, p28)

 

04/03/19  -  Google a reconnu avoir plus payé les femmes que les hommes à la même fonction de programmeur, pour un travail de valeur égale. (Enquête) (https://fr.sputniknews.com/international/201903051040253395-google-discrimantion-sexisme-masculin/) (!)

 

-  03/03/19  -  Le géant du numérique Google a décidé de ne pas retirer de sa boutique en ligne l'application Absher, développée à la demande du gouvernement saoudien et faisant l'objet de critiques des défenseurs des droits de l'Homme. En vertu du système de tutelle en place en Arabie saoudite, chaque résidente du pays doit avoir un tuteur masculin, généralement un parent, qui doit lui accorder la permission avant tout voyage. C'est ce qui explique peut-être la popularité de l'application controversée: rien que sur Android, Absher a été téléchargée plus d'un million de fois. (https://fr.sputniknews.com/international/201903031040227777-google-arabie-saoudite-application-surveillance/)

 

 

16/02/19  -  Aux Etats-Unis, 2 hommes se font face. L’un se distingue par sa force, son naturel taiseux et son rôle de « père de famille » se tenant à distance du quotidien de la maisonnée, l’autre est plus investi dans l’éducation de ses enfants, ne refuse pas de partager le pouvoir avec les femmes et ne craint pas de s’ouvrir aux autres. La querelle des deux mâles est devenue l’un des plus vifs débats aux Etats-Unis. Le malaise masculin est profond. Une association fait des recommandations pour l’accompagnement des garçons et des hommes. Le « premier sexe » est mal en point. Il souffre du rôle que la société lui attribue, et à l’ « idéologie » qui demande aux hommes de se plier à certaines valeurs : la quête de la réussite, le rejet de tout signe de faiblesse, le gout du risque, de l’aventure et de la violence. Cette armure étouffante, renforcée par l’injonction « sois un homme », rendrait les hommes particulièrement fragiles. Marc-Olivier Bherer (Le Monde, En évidence, p4)

 

 

-  29/11/18  -  PROSTATE : L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), première cause de consultation en urologie. Deux millions d'hommes environ sont touchés en France et chaque année, 100 000 nouveaux cas de troubles urinaires liés à une HBP sont constatés, et un sur 10 devra recourir à la chirurgie. Si un certain nombre d'explorations sont quasi-systématiques dans l'évaluation : interrogatoire, toucher rectal, analyse d'urine, débitmètrie et résidu post-mictionnel), d'autres sont à proposer en fonction du patient.  Bien que non systématique, le PSA a un triple intérêt potentiel: évaluation du risque de progression, du volume prostatique et diagnostic d'un cancer de la prostate» HBP et troubles de la sexualité sont souvent liés. Chez certains le traitement médical et chirurgical peut avoir des répercussions négatives sur les 4 composantes de la sexualité masculine: libido, érection, éjaculation et orgasme. La chirurgie entraîne le plus souvent une perte ou une diminution de l'éjaculation antérograde et il faudra prévoir 5, 10 ou 15 ans plus tard, une nouvelle opération pour réduire le volume de la prostate. Cette nouvelle chirurgie améliore la fonction urinaire et permet également d'arrêter le traitement médicamenteux. Inversement, elle conduit souvent à une perte de l'éjaculation antérograde et peut induire d’autres soucis. (Le Quotidien du médecin, p8)

-  15/10/18  -  Ostéoporose : Les fractures de fragilité osseuses concernent plus la femme (40 %) que l'homme (15 %), mais chez ce dernier la mortalité associée aux fractures sévères (hanche, vertèbre, bassin, humérus) est plus .importante

Chez l'homme âgé déjà fracturé comme chez la femme, les fractures sévères s'accompagnent d'une mortalité accrue. Mais la mortalité est 2 à 3 fois plus importante chez l'homme après ce type de fracture que chez la femme.  Le congrès de la SFR de décembre 2019  devrait donner des recommandations sur l'ostéoporose de l'homme .( www.lequotidiendumedecin.fr, p13)


-  13/03/18  -  Virilité - Etre un homme, est-ce "avoir des couilles" ?  « https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/la-virilite-24-tous-des-garcons-manques#xtor=EPR-2-[LaLettre13032018])

-  22/03/08  -  Réaliser l'union du féminin et du masculin en soi. Alain Boudet  -  (http://www.spirit-science.fr/doc_psycho/HommesFemmes.html)

 

-  « Un homme est un être humain de sexe masculin et d'âge adulte. » . Wikipédia

Des différences à comprendre entre l’homme et la femme.  Claude Le Guen dans l’Œdipe originaire, p153 à 170, nous donne quelques pistes (Divergences, chapitre VIII) que j’évoque à ma façon.  Les hommes et les femmes sont différents bien que presque tout leur soit commun. Au début de leur différence peut-être la désignation du sexe, énoncée à l’enfant par ses parents, source ensuite des comportements typés de  son sexe. Le pénis qu’on a ou qu’on n’a pas. La castration et l’œdipe vécus différemment. Pour éloigner  les garçons des mères, les pères inventent l’initiation ou l’école.
La capacité génitrice du garçon va le rassurer de n’avoir pas la capacité d’enfanter. Par l’accouchement, la fille va compléter son corps. On ne voyait pas son sexe, on verra son fruit. La civilisation s’est construite avec l’aide des interdits de l’inceste. La vie repose surtout sur les mères et les fils, protégée par les fils devenus pères. (Le chapitre très riche est à lire) (
https://www.cairn.info/l-oedipe-originaire--9782130507543.htm)

 

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