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   LES ANCIENS  LE GRAND ÂGE
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()  -  28/04/20  -  Apnées du sommeil et maladie d’Alzheimer,

   Une étude Inserm met en lumière le rôle joué par le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS) dans la maladie d'Alzheimer à l'aide de l'imagerie cérébrale. La prise en charge de la maladie respiratoire pourrait ralentir l'évolution de la neurodégénérescence.

    Si les données suggérant un lien entre syndrome SAOS du sujet âgé et risque de maladie d'Alzheimer s'accumulent, les mécanismes cérébraux en jeu restent méconnus. (…)

    « On soupçonnait déjà l'existence d'un lien entre apnées du sommeil et accumulation cérébrale de protéine ꞵ-amyloïde grâce à des travaux menés avec des dosages de cette protéine dans le liquide cérébro-spinal, mais nous ne savions pas si certaines régions étaient plus sensibles que d'autres au SAOS », indique Géraldine Rauchs, responsable de l'étude.« Grâce à l'imagerie, nous avons pu caractériser les régions cérébrales les plus vulnérables aux apnées du sommeil et il s'agit de l'une des régions les plus précocement touchées dans la maladie d’Alzheimer », ajoute-t-elle. (…)

   Selon la spécialiste, ces résultats mettent en avant la nécessité, pour les médecins, d'informer leurs patients sur les liens entre qualité du sommeil et risque de maladie d'Alzheimer et de les sensibiliser sur les symptômes du SAOS pour pouvoir dépister et traiter cette pathologie au plus tôt.« La prévalence du SAOS est probablement largement sous-estimée chez les personnes âgées», indique-t-elle. « Or, le sommeil est un facteur de risque de maladie d'Alzheimer sur lequel on peut agir facilement pour permettre au patient de vieillir en bonne santé et réduire le risque de déclin cognitif et de démence», conclut la chercheuse. (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9828, p6)

 

24/04/20  -  Protéger au risque d’isoler. La difficile équation du confinement des séniors et du grand âge.

Appliquée aux seniors, la stratégie de confinement dans la lutte contreleCovid-19 met au jour des problématiques sanitaires mais aussi éthiques.

   Le récent débat sur un potentiel prolongement du confinement pour les seniors, mais aussi l'annonce, le 19 avril, par le ministre de la Santé, Olivier Véran, d'un «droit de visite pour les familles» dans les EHPAD dans des conditions extrêmement limitées et notamment sans« contact physique»,

illustre bien les enjeux de la lutte contre le Covid-19, entre protection des plus âgés et fragiles, maintien des libertés et lutte contre l'isolement.

   Des citoyens de seconde zone?

   L'Académie de Médecine s'inquiétait d'un report de cette mesure pour les plus âgés qui en ferait des« citoyens de seconde zone». L'institution se souciait également d'un « amalgame entre personnes âgées, personnes en situation de handicap et personnes affectées par des maladies chroniques», alors que certains seniors sont en bonne santé et actifs. Nombre d'entre eux participent par exemple à la vie associative et des structures venant en aide aux plus démunis ont alerté sur la baisse soudaine de leurs effectifs.

   L'Académie alertait en fin sur le risque d'isolement des seniors:« vaut-il mieux prendre un risque contrôlé en respectant les gestes barrière pour vivre avec les autres, ou s'étioler dans une solitude sans espoir?», interrogeait-elle.

   Dès les premiers jours du confinement, l'application de cette mesure dans les EHPAD a soulevé des questions éthiques.

   Fin mars, le ministre de la Santé, OlivierVéran, demandait à ces établissements « de se préparer à aller vers un isolement individuel de chaque résident dans les chambres». Le Comité consultatif national d'éthique ( CCNE) avait alors rappelé le nécessaire souci de la relation humaine qui devait prévaloir.
   Les risques de l'isolement
   « L'environnement familial ou amical dont les résidents ne peuvent plus momentanément profiter est, pour nombre d'entre eux, le lien qui les rattache au monde extérieur et leur raison essentielle de vivre. Les en priver de manière trop brutale pourrait provoquer une sérieuse altération de leur état de santé de façon irrémédiable et même enlever à certains le désir de vivre», soulignait-il.

   Le CCNE recommandait de limiter ces mesures dans le temps et de veiller à ce qu'elles soient proportionnées et adéquate aux situations individuelles, notamment à celle des résidents avec un trouble cognitif pour lesquels l'isolement brutal constituait un risque de décompensation psychique. Il préconisait de privilégier les secteurs séparés et d'autoriser les visites des proches.

   La question de l'isolement s'est aussi posée pour les seniors hors EHPAD. Début avril, Olivier Véran lançait un plan de mobilisation nationale contre l'isolement, inspiré d'un rapport de l'ancien député Jérôme Guedj. Commandé fin mars, ce rapport devait« identifier les leviers pour combattre l'isolement des personnes fragiles - c'est-à-dire, nos aînés et les personnes en situation de handicap pour le temps de crise mais aussi pour la période qui suivra».

   Il en découlera le renforcement du numéro vert national d'écoute.de la Croix-Rouge (0970 2830 00), dont les écoutants seront particulièrement sensibilisés au soutien des personnes âgées, fragiles et isolées. Les services des communes et des départements se sont vus confier la responsabilité de téléphoner aux plus âgés. Plusieurs outils ont été mis en place, dont le partage des fichiers utilisés en cas de canicule et l'appui sur des bénévoles via la plateforme jeveuxaider.gouv.fr. 
   Il reste qu'une des clés d'un déconfinement des seniors et de la lutte contre l'isolement demeure la disponibilité de tests de dépistage. Fin mars, l'Académie de Médecine appelait à la fourniture de masques et de tests pour les EPHAD, tout en plaidant en faveur de l'autorisation des visites.

Elsa Bellanger  -  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9827, p13)

 

18/04/20  -  « Le grand âge, un enjeu prioritaire   (Editorial- Le Monde)
Il y a deux ans, les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) avaient mené une grève inédite. En sous-effectif criant, ils avaient alerté les pouvoirs publics sur leur difficulté grandissante à faire face à leur double mission sanitaire et sociale. Plusieurs dizaines de millions d'euros avaient été octroyées par le gouvernement et, quelques mois plus tard, le chef de l'Etat avait évoqué une loi « grand âge ». Mais ni les rustines budgétaires ni les promesses en devenir n'avaient une quelconque chance d'atténuer le choc de la pandémie de Covid-19 dans les Ehpad.

   Avec 40 % du total des décès à ce stade, le tribut payé est lourd et ne peut s'expliquer uniquement par la vulnérabilité des personnes âgées face à la maladie. Si le manque de moyens s'est fait cruellement sentir dans le système hospitalier, les Ehpad se sont souvent retrouvés démunis pour affronter l'hécatombe. Cette crise révèle le manque d'attention que notre société porte à nos aînés, si souvent négligés et dont la contribution est si peu reconnue.

   Le grand âge n'est pas un fléau pour la collectivité; c'est une réalité qu'il faut affronter avec volontarisme et lucidité. Aujourd'hui, plus de 730 000 personnes âgées sont accueillies en Ehpad. Un Français de plus de go ans sur trois est concerné. D'ici à 2070, le nombre des plus de 75 ans aura doublé et celui des plus de 85 ans aura quadruplé. Il est indispensable de se donner les moyens d' accompagner ce tsunami démographique.

   Le changement de paradigme commence en amont. Trop longtemps, la France s'est contentée de se classer parmi les pays où l'espérance de vie est la plus élevée, sans trop se préoccuper de ses  performances en matière de vieillissement en bonne santé. Il est temps de consacrer plus de moyens à la prévention. Cela passe ensuite par une plus grande diversité de l'accueil. Entre le maintien à domicile et l'Ehpad, il y a encore trop peu de structures collectives qui maintiennent les individus dans une forme d'autonomie, permettant de retarder le moment où l'on bascule dans la dépendance. ·
   Enfin, il est urgent de lancer cette loi « grand âge »,- souvent promise, mais toujours remise à plus tard. Si cette crise ne permet pas de prendre conscience du fait que la dépendance est un risque qui doit bénéficier de la solidarité nationale, c'est à désespérer. Lors de son allocution du 13 avril, Emmanuel Macron s'est engagé sur un « plan massif pour nos aînés ». Il faut maintenant que les actes suivent.

   La pandémie a révélé ces métiers de l'ombre dont l'utilité sociale est inversement proportionnelle à leur valorisation en matière de rémunération et de carrière. Des efforts doivent être engagés pour rendre les métiers de soignant et d'aide-soignant plus attractifs, alors que 250 000 postes devront être créés d'ici à 2030. Sur le plan sanitaire, il faut aller vers une articulation plus efficace des responsabilités entre l'Etat et les départements, tandis que, sur le plan social, le grand âge doit être encore mieux pris en compte par les collectivités locales.

   Jusqu'à présent, les promesses se sont heurtées à la question du financement. Mais avons-nous vraiment le choix d'ignorer plus longtemps des enjeux pourtant inéluctables ? Au moment où la crise a rendu plus visible la vieillesse et nous incite à rebattre les cartes de nos priorités sociétales, le grand âge ne doit pas être une nouvelle fois le laissé-pour-compte des politiques publiques. »  (https://www.lemonde.fr/, le journal,  n°23413,  p30)

 

13/04/20  -  « La crise sanitaire montre qu’on ne peut plus attendre : une loi sur le grand âge s’impose »

Pour Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, « nous savons ce qu’il faut faire pour construire une société du grand âge ».

Dominique Libault, avait été missionné par le premier ministre, en septembre 2018, pour examiner, notamment, « les différentes modalités de financement de la dépendance ». En  mars 2019, il avait remis un rapport à Agnès Buzyn, alors ministre des solidarités et de la santé, évaluant à 9,2 milliards d’euros le besoin de financement supplémentaire d’ici à 2030 – dont 6,2 milliards d’ici à 2024 – pour prendre en charge le défi du vieillissement de la société française.

Plus de 5 000 personnes âgées sont mortes du Covid-19 à ce jour dans les maisons de retraite. Ce bilan était-il une fatalité ?

Il était malheureusement très prévisible que les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) allaient payer un lourd tribut puisque les personnes âgées vulnérables ont un risque de mortalité bien plus élevé face au virus que le reste de la population. Il est évident que les Ehpad ont abordé l’épidémie dans des conditions de protection insuffisantes pour les soignants, du fait de la pénurie de masques en France. Même si cela s’est amélioré depuis. Le bilan est du reste sans doute aujourd’hui sous-évalué car il faudrait additionner les personnes décédées en Ehpad et celles qui sont mortes à l’hôpital après avoir été transférées par les établissements. (lemonde.fr)

 

 

« Trembler » Christine Laborde

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