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   LES ANCIENS  LE GRAND ÂGE
Infos récentes            

(11/03/20  -  Coronavirus : Visites interdites en tous les EHPAD et les USLD, les unités de soins de longue durée, afin de renforcer "les mesures de protection des personnes âgées au stade deux de l’épidémie de coronavirus" Alors que le secteur fait part de ses inquiétudes, le gouvernement annonce des mesures renforcées. Les établissements s'organisent pour ne pas priver les résidents de leur famille. À Saint-Baldoph en Savoie, l'EHPAD des Blés d'Or va mettre en place une cellule téléphonique et "utiliser toutes les technologies possibles pour rester en lien avec les proches". Y compris les applications Whatsapp ou Facetime permettant les appels vidéo. (francebleu.fr)

 

 

05/03/20  -  Santé mentale du sujet âgé. Se préoccuper du bien-être psychique.

Conserver une certaine autonomie, se définir à travers une identité sociale ou familiale, se sentir utile, avoir envie de se projeter dans l'avenir ... Le bienêtre psychique d'une personne âgée recouvre de multiples aspects. La prévention, l'évaluation, le diagnostic et la prise en charge des symptômes anxieux et dépressifs sont primordiaux en gériatrie.

   L'avancée en âge constitue une réelle épreuve marquée par de multiples pertes : sensorielles, physiques, cognitives ... « Outre les pathologies chroniques ou invalidantes, les émotions et l'histoire de vie peuvent fragiliser le sujet. Nous constatons souvent une baisse des ressources psychiques lors du passage à la retraite. Certaines personnes nécessitent alors d'être accompagnées »

   Une évaluation minutieuse. L'évaluation du bien-être psychique d'un patient âgé passe par un entretien minutieux visant à mieux connaître sa qualité de vie et à dépister d'éventuels troubles de l'humeur.« Nous nous basons sur un questionnaire d'anamnèse permettant d'explorer plusieurs sphères de la vie du patient: le sommeil, l’alimentation, l'intérêt dans les activités qui produisent habituellement du plaisir ... », indique la psychologue. Le psychologue peut compléter l'anamnèse par l'utilisation d'échelles d'évaluations telles que la Geriatric Depression scale 15 ( test de 15 questions). Il peut aussi recourir à l'échelle de dépression de Hamilton. « Ce test qui comprend 17 ou 21 questions (selon la version) est utilisé pour évaluer l'intensité des symptômes dépressifs, est également utile pour caractériser l'anxiété du sujet âgé. Lorsque cela est possible, je complète ces échelles en questionnant également l'aidant principal sur la qualité de vie et le niveau d'anxiété du patient». L'examen clinique et les résultats des différents tests permettent au psychologue de proposer un diagnostic pour orienter le patient vers une prise en charge psychologique adaptée ~

   Des thérapies personnalisées. L'importance du suivi psychothérapeutique des personnes âgées dépressives, anxieuses ou souffrant d'une pathologie neurodégénérative reste sous-estimée. « Les thérapies brèves - telles que les thérapies cognitives et comportementales (TCC) - peuvent être efficaces chez les patients sans trouble cognitif sévère. En séance, nous leur apprenons, par exemple, à repérer leurs pensées automatiques, sources de ruminations pour les remplacer par des pensées alternatives plus rationnelles. Des exercices comportementaux peuvent également être prescrits à domicile». Souvent, les personnes âgées ont accumulé les évènements de vie traumatiques: décès du conjoint,  déménagements, maladies, chutes ... « l’impact de ces évènements sur le psychisme n'est pas assez pris en compte dans le monde sanitaire. Or, ils peuvent favoriser l'isolement et la diminution de l'activité physique qui s'accompagne notamment d'une fonte musculaire délétère.

   Même lorsque le patient présente une démence à un stade avancé, des séances de relaxation, de méditation de pleine conscience ou d'hypnose peuvent aider à réduire sa souffrance. « Par ailleurs, il faudrait former davantage les intervenants à domicile et les équipes soignantes aux problématiques liées à la démence. »
   Une prise en charge complexe. En raison du déclin cognitif et des comorbidités liés à l'âge, le diagnostic est souvent compliqué. Une étude souligne ainsi que la dépression des personnes âgées est souvent sous-diagnostiquée, mal traitée ou sous-traitée (1). Lorsqu'une dépression majeure est diagnostiquée, le médecin peut prescrire un traitement médicamenteux associé à une psychothérapie et une activité physique adaptée. « En ce qui concerne les psychotropes, mieux vaut faire appel à un gériatre pour éviter les effets secondaires et iatrogènes des traitements. En cas d'anxiété, les benzodiazépines doivent être évitées (risque accru de troubles cognitifs, psychomoteurs et du comportement).

Dans un rapport de l’ éducation des proches et aidants a un réel impact sur le comportement de la personne malade et sur son bien-être psychique. Cela permet également d'éviter le recours trop systématique aux urgences et de maintenir la personne âgée aussi longtemps que possible à domicile »,

société FRANÇAISE DE GÉRIATRIE GÉRONTOLOGIE  (www.lequotidiendumedecin.fr  le journal, n° 9814, p8)

 

17/02/20  -  26 portraits pour raconter la vieillesse. Des récits recueillis par deux journalistes partis sur les routes de France, à la rencontre des doyens de village. Nous avons porté une grande attention à ce que l'ouvrage soit gai et coloré car cela reflète la nature de nos échanges avec les personnes âgées. Pour nous et pour eux, la vieillesse est tout sauf un tabou”, déclarent les auteurs. 
Leur ambition est de “laisser une trace, raconter les souvenirs, les regrets et les espoirs d’une génération qui se retirera bientôt de ce monde”. 
Et dans cette optique, les deux journalistes ont choisi de donner la parole à des personnes âgées vivant dans des villages reculés, souvent isolés. Des communes d’une centaine d’habitants où les doyens constituent la mémoire collective du village mais aussi de l’histoire du pays.
Souvenirs de la guerre, évolution de la société, regards sur la vieillesse… les 26 personnes rencontrées n’éludent rien et évoquent avec tendresse et jovialité les événements marquants vécus.
“Je vis mes journées comme elles viennent, je me suis habitué à ne plus rien faire”, raconte Jacques, doyen de Saint-Simon-de-Pellouaille. Raymonde, 89 ans, a elle perdu son père pendant la guerre : “les Allemands sont venus le chercher chez nous un mardi. on était tous là, on l’a vu partir. Il a fait quatre mètres. il s’est retourné un coup et c’était fini. On ne l’a jamais revu vivant”.
26 portraits pour raconter la vieillesse est ouvrage précieux, qui rend hommage à ceux qui n’ont que rarement la parole et qui constituent pourtant une partie de la mémoire de France. « 26 portraits pour raconter la vieillesse »
Arzhêliz Diard et Julien Levasseur, 24 €  (agevillage.com)

 

01/02/20  -  Un tiers des résidents en Ehpad sont en détresse psychologique, selon une enquête du ministère de la santé du 31/01,  contre un quart des personnes âgées de plus de 75 ans vivant à domicile.

La Drees ·a interrogé plusieurs milliers de seniors en Ehpad et à domicile en 2015 et 2016 sur une liste de maladies et de symptômes dépressifs. Elle a également construit un indicateur de bien-être à partir d'un questionnaire sur leur ressenti psychologique.

De cette enquête, il ressort qu’un tiers d'entre eux déclarent ne se sentir« jamais ou rarement heureux», contre 15 %, des seniors à domicile, tandis que 20 % « disent se sentir tristes souvent ou en permanence au cours du mois», contre 10 % chez eux.

En institution, ils sont deux fois plus nombreux qu'à la maison à manquer d'appétit, sept fois plus à  manquer de motivation pour des activités quotidiennes. 56 % disent souffrir de lassitude, contre 44 % des personnes âgées vivant chez elles.

La Drees mentionne également que 47 % des seniors en établissement ont reçu au moins trois délivrances d'antidépresseurs dans l'année, contre 14 % des personnes âgées de plus de 75 ans vivant à domicile. Néanmoins, si l'étude montre que les seniors vivant en Ehpad sont plus souvent dépressifs que les autres, elle n'en rend pas responsables les maisons de retraite. L'étude rappelle en effet que le changement de vie suscite une baisse du moral.

   Difficultés relationnelles

La Drees met en évidence deux explications : 91 % des personnes qui entrent en Ehpad y vont à cause d'un mauvais état de santé ou de leur âge. Il est logique que leur moral soit plus mauvais que ceux qui peuvent rester chez eux.

Les relations sociales au sein de l'Ehpad influent sur l'état de détresse. Plus les personnes ont des difficultés à nouer de bons contacts avec le personnel ou avec leurs proches, plus elles se déclarent en dépression. En établissement, 64 % des seniors qui ont des difficultés relationnelles sont en «détresse psychologique», selon l'indicateur de bien-être de la Drees. L'étude montre au passage que « le sentiment subjectif d'isolement » n'est pas toujours indexé sur la fréquence des visites. Les résidents qui n'ont ni amis ni famille ont en moyenne un moral moins mauvais que ceux qui espèrent voir leur famille ou leurs amis et sont déçus de leur absence.

Pour le sociologue Serge Guérin, les symptômes dépressifs ont des causes subjectives: Outre le fait qu'ils n'ont pas choisi d'y aller, les gens comparent la vie en Ehpad avec leur vie à domicile qui leur laissait une autonomie ou l'illusion d'une autonomie. Ils savent que l'Ehpad est la dernière étape avant la disparition. Enfin, il est plus difficile à 8o ans de se trouver de nouveaux amis que de se faire des copains d'école

quand on est gamin!» (…)

   Pas de llen de causalité

Le Synerpa rappelle que les établissements privés accueillent des personnes plus dépendantes que le public. Le syndicat cite également un sondage commandé à l'IFOP et réalisé en décembre 2019 auprès de 1502 personnes. Il en ressort que 49 % des Français ont une mauvaise opinion des Ehpad privés, contre 56 % des établissements publics.

« Cette étude mesure le bienêtre psychologique en Ehpad. Elle objective pour la première fois une situation. Elle observe une différence en moyenne, faible mais significative, entre Ehpad privés et publics. Pour autant, elle ne permet pas d'établir l'existence d'un lien de causalité entre l'état psychologique des personnes et le statut des établissements où ils résident. »  BÉATRICE JÉRÔME  -  (https://www.lemonde.fr/, le journal, p13)

 

-  15/12/2019  -  La cohabitation intergénérationnelle - qui consiste pour un senior à partager son logement avec un jeune - se développe depuis quelques années. Elle présente de nombreux avantages pour les personnes âgées comme pour les plus jeunes.    www.reseau-cosi.com  -   -  www.lisfrance.org  -  • www.ensemble2generations.fr  -  • www.leparisolidaire.fr   Le Journal des donateurs. Les Petits Frères des Pauvres, N°55

 

 

« Trembler » Christine Laborde

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