LES HUMAINS  -  L’ HUMANITAIRE
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DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINs ET DES ANIMAUX

(04/10/19  Lettre ouverte à Emmanuel Macron Emmanuel Macron le président de la République a lancé un débat sur l'immigration qui légitime le discours du Front national. le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, précise ses positions sur le sujet.

« Monsieur le Président, Vous voulez parler immigration ? Eh bien parlons-en ! [ ... ]

Le sujet mérite mieux que d'être instrumentalisé pour diviser les citoyens, pour imposer votre duo avec l'extrême droite et au final pour flétrir notre République.
Parlons de ces familles qui quittent des pays dont les richesses sont pillées, dont les États sont placés sous tutelle de banques internationales et de dictateurs corrompus, dont les infrastructures publiques ont été bradées à des multinationales ! [ ... ]

Parlons de la taxe sur les transactions financières que vous avez refusé d'élargir pour ne pas heurter le monde de la finance, nous privant de deux milliards d'euros destinés à ces pays.

Parlons des 5 milliards d'euros que représente la contribution des migrants à la création de richesses dans notre pays, quand I' Aide médicale d'État, que vous voulez remettre en cause, ne coûte que 900 millions.

Parlons de celles et ceux qui fuient tous ces conflits dans lesquels nous portons une part de responsabilité, dont l'OTAN a été l'acteur ces dernières années [ ... ]. Comment peut-on laisser mourir en Méditerranée des hommes, des femmes, des enfants qui fuient le chaos, les bombes, parfois nos bombes ?

Parlons des migrations à venir, que causeront le dérèglement climatique et son lot de catastrophes naturelles. [ ... ] Parlons donc des moyens à développer en urgence pour que l'Europe tienne ses engagements en faveur du climat.

Parlons de ces travailleurs sans papiers que de très grandes entreprises exploitent sans vergogne en les contraignant à la clandestinité. Quand allez-vous les régulariser ? [ ... ]

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », affirme la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Alors, pourquoi aujourd'hui, ne pas reconnaître le droit de vote des étrangers résidant et payant leurs impôts en France ? [ ... ]

Vous voulez que nous débattions pour savoir si 28 pays et 500 millions d'Européens sont en capacité d'accueillir quelques dizaines de milliers d'êtres humains, quelque 3% de migrants à travers le monde, risquant leur vie sur un bateau en Méditerranée 7 [ .. . ]

Monsieur le Président, l'ennemi ne vient pas en bateau. Il vient en jet privé et il se moque des frontières. La pression n'est pas migratoire, elle vient de la finance. Si des entreprises délocalisent, ça n'a jamais été à cause d'un immigré. C'est à cause d'un capital avide de profits qui ronge comme un cancer notre économie, nos emplois, nos droits .

. Tous ces hommes et toutes ces femmes que vous stigmatisez sont nos frères et nos sœurs. Nous ne faisons pas de distinctions entre eux. Nous réclamons des droits pour tous, condition d'un accueil réussi . Le droit à la dignité humaine, dans un monde de justice et de paix, dans une France humaniste et universaliste. [ .. . ] »

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, député du Nord

(L'intégralité de cette lettre à retrouver sur le site du Travailleur Catalan du 04/10/19)  (http://www.letc.fr, et sur le journal p3)

26/09/19  -  BIOETHIQUE. Extraits du point de vue du Professeur d'éthique médicale, Emmanuel Hirsch, acteur des récents Etats généraux de la bioéthique. Il s'interroge sur les logiques médicales, scientifiques ou sociétales parfois contradictoires qui commandent l’évolution de notre législation en matière de bioéthique.

   « Reconnaître la personne dans son autonomie morale et sa capacité à consentir, l'informer avec loyauté, respecter son intégrité et lui témoigner une bienveillance, ne pas l'exposer à des risques disproportionnés, être juste à son égard et considérer que son intérêt est toujours supérieur à ceux de la recherche, voire de la société: tels sont quelques-uns des principes de l'approche bioéthique. (…) 
   Lorsque l'on « socialise» l'application de pratiques initialement dévolues à la médecine en leur apportant des extensions dont la justification médicale ne semble plus déterminante, voire pertinente, cela mérite pour le moins un débat sociétal d'une autre ampleur que quelques semaines d'États généraux ou d'auditions parlementaires! (…)

   Nous n'avons pas été attentifs à la montée en puissance d'enjeux scientifiques et technologiques dont il était évident qu'ils bouleverseraient   ( Suite de la page d’accueil) les bases mêmes de nos sociétés modernes. Au cours des États généraux de la bioéthique, nous avons observé un sentiment largement partagé d'insécurité et de peur face à ce que la science permet d'envisager, de rendre possible, au prix d'un renoncement à ce qu'une conception de l'humanisme s'est efforcée d'affirmer en termes de valeurs, de vie en société et de projet social.

   Le législateur a-t-il une capacité effective d'intervention et de régulation, là où, en dépit de sa résolution, des logiques peu soucieuses de notre « bioéthique à la française » imposent leurs règles et leur agenda?

Est-il encore possible d'encadrer pour ne pas dire d'interdire? Adopter une position réflexive simplement prudente, tenter de discriminer entre l'acceptable et ce qui ne le serait pas, c'est se voir d'emblée accusé de passéisme, voire de discrimination à l'égard de revendications qui arguent du principe de justice dans l'accès sans restriction à tous les possibles. C'est le cas en ce qui concerne l'.AMP en dehors de considérations d'ordre médical, au bénéfice par exemple d'un couple de femmes. Il en serait de même dans le champ de la génomique et des neurosciences afin de favoriser à travers le triage, la manipulation ou l'augmentation la qualité et les performances du vivant. Des normes s'instituent ainsi, et s'y opposer donnerait à penser que nous résistons au nom d'une bio-morale ... (…)

   Dans une approche rétrospective de la bioéthique, il apparaît évident que le processus de révision législative tous les 7 ans aboutit à une progressive acceptation de ce qui hier faisait l'objet de dissensus. Du reste la révision actuelle n'a pas été attendue pour modifier de manière extensive, par la loi du 7 août 2011, les conditions de recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires. Il en a été de même pour les prélèvements d'organes dans le cadre de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. (…)
   Ce ne sont pas les évolutions législatives qui me semblent constituer l'enjeu majeur aujourd'hui mais les principes susceptibles d'éclairer les arbitrages politiques qui seront faits: Y compris s'ils justifient de limiter et de contraindre, je veux dire de refuser certaines évolutions dont on peut estimer que, d'une part, elles ne relèvent pas du champ de la bioéthique, et d'autre part, que leur impact sociétal devrait inciter pour le moins à la prudence. (…)

   Un certain discours biomédical dévoyé donne le sentiment d'instrumentaliser la condition humaine, d'avoir comme visée de nous déposséder de ce qui nous constitue en tant qu'Homme. Qu'en est-il de la dignité, de la liberté et de la fraternité dans les promesses technologiques que prônent les prophètes d'un humanisme transcendé? Consentirons nous passivement voire volontairement à la tyrannie numérique que dissimule (ou justifierait) un projet visant à nous émanciper de notre condition humaine? L’attention bioéthique témoigne pour moi d'un souci porté à l'autre dans son humanité, ses espérances et ses vulnérabilités ». (www.lequotidiendumedecin.fr, Débats, p13)

 

20/09/19  - En octobre 2015, le lanceur d’alerte Edward Snowden, ancien informaticien de la NSA, le service de renseignement américain, qui a révélé l’existence des programmes de surveillance massive des gouvernements américain et britannique, s’exprimait via Internet depuis Moscou, où il a trouvé refuge. Répondant aux questions d’étudiants et de professeurs de philosophie qui l’interrogent sur le sens de son action, il éclairait un débat fondamental sur la légitimité de la surveillance à l’heure du terrorisme mondialisé, placé sous l’égide de Hannah Arendt, lors des rencontres que le Bard College de New York consacre chaque année à la philosophe. (philomag.com/)  -   Edward SNOWDEN «Mémoires vives» (Seuil)  -Mémoires d’un lanceur d’alerte mondial. Il révèle en 2013 comment la NSA espionnait la vie quotidienne des habitants de la planète. (Le Monde, Idées, p 26-29, du 19/09/19)

 

01/07/19  -   « Des environnements habitables dans le système solaire» avec Nathalie CABROL, astrobiologiste.

   Quelles sont les conditions favorables à l'émergence de la vie?

Tout d'abord un solvant est nécessaire; sur Terre, c'est l'eau. Il faut aussi une protection contre les radiations ionisantes et les UV qui détruisent !'ADN, laquelle peut être fournie par une atmosphère épaisse ou des océans. Ensuite des nutriments, apportés, par exemple, par les minéraux. Et enfin de l'énergie, qui peut provenir du Soleil ou de réactions chimiques comme celles à l'œuvre dans les fumeurs noirs sous-marins. Quarante ans d'exploration

spatiale montrent que ces environnements sont probablement communs dans le système solaire, les meilleurs candidats étant les satellites glacés de Saturne et Jupiter.

   Selon vous, la vie est-elle apparue ailleurs dans l'Univers?

La chose dont il est le plus difficile de se débarrasser est la vie. Il y a quatre milliards d'années, des conditions proches de celles de la Terre auraient pu permettre à la vie d'apparaître sur Vénus ou Mars. Si c'est le cas, elle peut encore y être. Une forme de vie simple comme les cyanobactéries (algues bleues), apparues très rapidement sur Terre, est peut-être répandue dans l'Univers.
    L’existence de civilisations avancées dans l'Univers est-elle donc possible?  Quand on regarde la Terre, il y a beaucoup de vie microbienne et quelques centaines d'espèces intelligentes, dont une seule a développé les moyens de quitter sa planète et d'essayer de comprendre l'Univers qui l'entoure.

Les statistiques me disent que la vie simple doit être extrêmement commune dans le cosmos, la vie complexe un peu moins et la vie technologiquement avancée très rare. Mais cela ne signifie pas que cette dernière n'existe pas.  Sciences et Avenir - Juillet/Août 2019 - N° 869/870

 

05/03/19  -  Loi anti-casseurs. Débordé par un mouvement social inédit, le gouvernement se lance dans une surenchère législative liberticide et une répression tous azimuts. La liberté de manifester, droit constitutionnel, est remise en cause par la nouvelle loi anti-casseur  L'article 1 stipule que, sur décision du procureur, les forces de police pourront fouiller à tout moment les manifestants, confondant casseurs et manifestants. L'article 2 donne le pouvoir au Préfet d'interdire à une personne de manifester sur la simple base du soupçon et de ses relations. Le député insoumis Ugo Bernalicis s'est insurgé : « Seule l'autorité judiciaire doit être en capacité d'interdire une personne de manifester. C'est le juge qui est le garant des libertés individuel/es. » Cette fuite en avant autoritaire sur le plan législatif complète la répression qui s'exerce contre les manifestants.
Utilisé plusieurs milliers de fois le lanceur de balles (LBD) a causé d'irrémédiables blessures à des centaines de manifestants. La cour administrative de Nantes a jugé « cette arme dangereuse », le défenseur des droits l'a« jugée inadaptée et qu'elle devait être retirée des opérations de maintien de l'ordre.» Fin février le Conseil de l'Europe a demandé aux autorités françaises dans un mémorandum de «suspendre l'usage du lanceur de balle de défense» afin de «ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique» lors des manifestations des Gilets jaunes. La Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic, s'est adressée aux autorités françaises, les appelant à mettre un terme à l'usage du lanceur de balle de défense (LBD) durant les manifestations. Malheureusement le Conseil d'Etat l’a autorisé. L'usage du « délit de groupement» est devenu exponentiel depuis le mouvement des gilets jaunes. On assiste à un nombre jamais observé d'interpellations préventives et de gardes à vue (plus de 5000). La dérive autoritaire est en marche. (
http://www.alterinfo.net/Amnesty-France-explique-pourquoi-la-loi-anti-casseurs-menace-les-libertes-video_a145631.html)

(L'Assemblée nationale a adopté mardi 05/02/19 en première lecture, par 387 voix contre 92, la loi dite «anticasseurs» visant à prévenir les violences dans les manifestations. 50 députés LREM se sont abstenus. Gilbert Collard a dénoncé une loi «liberticide et fasciste»).

 

 

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