« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. 
L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. 
Un long chemin vers la liberté”
 
Nelson Mandela

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LES  MIGRATIONS   

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

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(14/12/19  -  Le Canada critique la laïcité à la québécoise. Adoptée en juin dernier, la loi 21 sur la laïcité de l'Etat est jugée "liberticide", voire "raciste", notamment dans les provinces anglophones. De quoi tendre les relations avec la Belle Province. En ouvrant leur journal le 28 novembre, les lecteurs québécois découvrent « 21 raisons de se sentir chez soi au Manitoba».

   Illustrée par une jeune femme voilée et un homme portant la kippa, la publicité invite les fonctionnaires à venir construire leur carrière 2 000 kilomètres à l'est, dans la province de Winnipeg. Y sont vantés l'importance de la communauté francophone, les loyers abordables, les ours polaires, l'équipe de football américain des Blue Bombers ou encore la multiplicité des bières artisanales. Mais la boisson au houblon n'est pas l'argument d'attractivité principal. « Les fonctionnaires du Manitoba sont accueillis à bras Ouverts quelle que soient leur religion ou leur culture. Au Manitoba, la diversité est respectée et valorisée», peut-on lire. Crissss (juron québécois) !
   Les «21 raisons» de cette invite à se faire la malle du Québec ne sont rien d'autre qu'une réponse à la loi 21, à savoir la loi sur la laïcité de l'État. Adoptée en juin par le gouvernement de François Legault (Coalition avenir Québec, centre droit), elle est le premier texte à expliciter que le Québec est «' lin État laïque ». La loi introduit surtout une première au Canada : interdiction est faite aux  procureurs, policiers, enseignants, directeurs d'école et autres fonctionnaires d'arborer tout signe religieux dans l'exercice de leur métier. Une clause «grand-père» permet néanmoins aux agents de service public déjà en poste de conserver leur droit acquis et d'arborer donc voile, kippa ou turban sikh. En juillet 2019, le crucifix suspendu dans le « Salon bleu » (surnom de la salle de l'Assemblée nationale du Québec) depuis 1936 est symboliquement décroché ... mais cela ne suffit pas à désamorcer les critiques des opposants, qui ne voient dans cette loi qu'une nouvelle discrimination envers les musulmans. Si le gouvernement Legault s'appuie sur les sondages pour se targuer du soutien des Québécois, il a néanmoins dû affronter une rentrée scolaire difficile. Des jeunes femmes voilées se sont vu interdire d'enseigner dans les écoles publiques québécoises, provoquant l'émoi du corps professoral et parfois des parents d'élèves. (
M Le magazine du Monde, p30)

 

02/12/19  -  Armelle aide les migrants à trouver un toit. Le 4 octobre dernier, 33 Géorgiens, dont plusieurs familles, étaient expulsés de Rennes par avion.

«Cela a été un coup de tonnerre. On n'avait encore jamais vécu ça», témoigne Armelle Bounya, présidente de l'association Un toit c'est un droit. « Depuis des années, la situation ne cesse d'empirer, dit-elle. Mais depuis le début de cet été, c'est un cauchemar. Le gouvernement a décidé qu'il fallait pourrir la vie des migrants pour qu'ils partent d'eux-mêmes.»

Pour cette institutrice à la retraite, mère de cinq enfants, donner du temps, et parfois un peu d'argent, pour que des étrangers puissent trouver un hébergement relève du simple devoir d'humanité. « On ne peut pas laisser les gens dormir dehors, souligne-t-elle. Tant qu'ils sont là, on doit s'assurer qu'ils peuvent avoir accès aux procédures auxquelles ils ont droit.»

Armelle Bounya a été « interpellée » par la question des migrants dès son adolescence. « J'étais au lycée quand j'ai commencé des cours d'alphabétisation, raconte-t-elle. J'ai retrouvé du temps quand mes enfants ont grandi. J'ai alors repris l'enseignement du français.» Très vite, elle découvre que ses élèves affrontent de nombreux problèmes administratifs: rédiger un courrier, se rendre à une convocation à la préfecture ...Elle crée « Un toit c'est un droit » en 201i. L'association compte de nombreux adhérents. (La Croix, p17)

 

-  19/11/19  -  Le comité de soutien aux sans-papiers des Pyrénées-Orientales dénonce un ensemble de mesures destinées à « dissuader les migrants de venir en France ». Au premier rang de celles-ci la réforme de la carte de I ’allocation pour demandeurs d'asile (ADA), qui ne permet plus de retirer de l'argent liquide, et donc les 200 euros par mois pour une personne seule. Désormais la carte en question ne peut être utilisée qu’aupres des commerçants munis d'un terminal de paiement électronique.  Jacques Ollion, de la Cimade  confirme : « Jusqu’ICI, nous n'avons trouvé aucun commerce qui pratique le cashback dans le département. On ne peut pas acheter une baguette de pain ou s'habiller à Cassanyes avec une carte de paiement ... Nous dénonçons l’infantilisation des demandeurs d'asile dont les conséquences n'ont pas été réfléchies. »  (L’Indépendant, p6)

 

17/11/19  -  Drôme-ARDÈCHE - Secours catholique : « Les migrants ne sont pas des profiteurs et des fraudeurs »
(
https://www.hebdo-ardeche.fr/actualite-8709-les-migrants-ne-sont-pasdes-profiteurs-et-des-fraudeurs)

01/11/19  -  APPEL de SOS Méditerranée.  Aujourd'hui, SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF) lancent un appel pour qu'une large coalition d'Etats européens s'engage sans délai à faciliter la désignation d'un port à « l'Ocean Viking » et à mettre enfin en place un mécanisme de débarquement prévisible et coordonné, tel que discuté à Luxembourg ce mois-ci. L'Ocean Viking, navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF), est toujours bloqué dans l'attente d'un lieu sûr pour débarquer 104 personnes secourues dans les eaux internationales au large de la Libye il y a dix jours. (…)  (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p2)

 

- 07/10/19  -  Les chiffres : Migrants, réfugiés, demandeurs d’asile... La confusion est trop souvent partagée et nourrit les fantasmes. (http://www.regards.fr/idees/article/immigration-tenons-nous-en-aux-chiffres

 

04/10/19  Lettre ouverte à Emmanuel Macron Emmanuel Macron le président de la République a lancé un débat sur l'immigration qui légitime le discours du Front national. le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, précise ses positions sur le sujet.

« Monsieur le Président, Vous voulez parler immigration ? Eh bien parlons-en ! [ ... ]

Le sujet mérite mieux que d'être instrumentalisé pour diviser les citoyens, pour imposer votre duo avec l'extrême droite et au final pour flétrir notre République.
Parlons de ces familles qui quittent des pays dont les richesses sont pillées, dont les États sont placés sous tutelle de banques internationales et de dictateurs corrompus, dont les infrastructures publiques ont été bradées à des multinationales ! [ ... ]  (
SUITE )

02/10/19  -  Au conseil de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée ce lundi 30 septembre dès lors que la question de l'installation par le Conseil départemental de maisons pour migrants est soulevée, plusieurs élus s'indignent. François Calvet évoque un foyer pour migrants prévu en quartier résidentiel au Soler sans concertation avec le maire·.« Ça ne peut pas durer comme ça, on ne se laissera pas faire! Si on veut la guerre ... ça va faire beaucoup de dégâts». Le maire de Perpignan et président de la Communauté Urbaine Jean-Marc Pujol lui aussi confronté à la question avec l'hôtel de la Cigale où le département souhaitait installer une maison pour migrants mineurs non accompagnés « Je propose que les maisons de migrants soient installées dans les villes où les maires ont cette fibre sociale ( .. .) La France est un pays d’accueil, mais c'est comme dans votre maison, vous accueillez qui vous voulez.» Le maire de Pollestres Daniel Mach renchérit « Le Conseil départemental achète des maisons pour mettre des migrants. Forcément on exerce un droit de préemption, mais on ne pourra pas le faire partout. C'est insupportable, on ne pratique pas ça ici ! » . Quand le maire de Cabestany Jean Vila déclare « je suis choqué par tout ce que j'entends », il est coupé par quelques « ouh » désapprobateurs dans la salle. « Moi j'ai accueilli des migrants, et ça se passe super bien. ( ... ) Il faut bien les répartir, alors qu'est-ce qu’on fait des migrants, on les jette dans la mer ? » Même position pour le maire de Toulouges Jean Roque: « J'ai des Syriens, des Kurdes, des familles exemplaires .Je montre ce que peut être un migrant à la population et je n'agite pas un foulard rouge. Les mineurs non accompagnés, ce ne sont pas des voyous. » Hors sujet, selon les élus de droite, qui campent sur le manque de concertation (…) (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p6)  (Edifiant!)

 

  01/10/19  -  Lettre ouverte adressée aux député·e·s et sénateurs·rices par 24 associations, dont La Cimade, sur le débat asile et immigration prévu la semaine prochaine à l’Assemblée et au Sénat.
Mesdames, Messieurs les député·e·s, Mesdames, Messieurs les sénateurs·rices

A la veille du débat annoncé au Parlement sur l’immigration, les associations de solidarité et les collectifs citoyens s’inquiètent de la multiplication des contrevérités et postures démagogiques dans l’espace public, loin des réalités vécues par les personnes réfugiées ou exilées et des associations qui les accompagnent au quotidien. Pour certains, la France serait « trop généreuse » et « attractive » dans ses procédures d’accueil : la réalité est pourtant tout autre.

   Le droit d’asile est aujourd’hui malmené par une nette dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement des demandeur·euse·s d’asile du fait d’un sous dimensionnement chronique du parc d’hébergement (CADA et HUDA) pourtant dédié à ce public. Le ministère de l’intérieur chargé  de cette politique admet lui-même qu’un·e demandeur·euse·s d’asile sur deux, soit près de 100 000 personnes, n’accède pas à un hébergement et à un accompagnement dans le dispositif national d’accueil faute de place disponible. A cette situation déjà dramatique, s’ajoute le durcissement des conditions d’entrée dans l’hébergement des personnes sans-abri dénoncé par certaines associations signataires : instruction de l’État demandant aux associations de trier les personnes et familles sans-abri en fonction de leur statut administratif, circulaire demandant au 115 de ficher les demandeur·euse·s d’asile et les réfugié·e·s hébergé·e·s en vue d’une transmission au ministère de l’intérieur sans se soucier du consentement des personnes…    (…)  (lacimade.org/)