« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. 
L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. 
Un long chemin vers la liberté”
 
Nelson Mandela

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LES  MIGRATIONS   

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()  -  17/11/19  -  Drôme-ARDÈCHE - Secours catholique : « Les migrants ne sont pas des profiteurs et des fraudeurs »
(https://www.hebdo-ardeche.fr/actualite-8709-les-migrants-ne-sont-pasdes-profiteurs-et-des-fraudeurs)

01/11/19  -  APPEL de SOS Méditerranée.  Aujourd'hui, SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF) lancent un appel pour qu'une large coalition d'Etats européens s'engage sans délai à faciliter la désignation d'un port à « l'Ocean Viking » et à mettre enfin en place un mécanisme de débarquement prévisible et coordonné, tel que discuté à Luxembourg ce mois-ci. L'Ocean Viking, navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec Médecins sans Frontières (MSF), est toujours bloqué dans l'attente d'un lieu sûr pour débarquer 104 personnes secourues dans les eaux internationales au large de la Libye il y a dix jours. (…)  (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p2)

 

- 07/10/19  -  Les chiffres : Migrants, réfugiés, demandeurs d’asile... La confusion est trop souvent partagée et nourrit les fantasmes. (http://www.regards.fr/idees/article/immigration-tenons-nous-en-aux-chiffres

 

04/10/19  Lettre ouverte à Emmanuel Macron Emmanuel Macron le président de la République a lancé un débat sur l'immigration qui légitime le discours du Front national. le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, précise ses positions sur le sujet.

« Monsieur le Président, Vous voulez parler immigration ? Eh bien parlons-en ! [ ... ]

Le sujet mérite mieux que d'être instrumentalisé pour diviser les citoyens, pour imposer votre duo avec l'extrême droite et au final pour flétrir notre République.
Parlons de ces familles qui quittent des pays dont les richesses sont pillées, dont les États sont placés sous tutelle de banques internationales et de dictateurs corrompus, dont les infrastructures publiques ont été bradées à des multinationales ! [ ... ]  (
SUITE )

02/10/19  -  Au conseil de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée ce lundi 30 septembre dès lors que la question de l'installation par le Conseil départemental de maisons pour migrants est soulevée, plusieurs élus s'indignent. François Calvet évoque un foyer pour migrants prévu en quartier résidentiel au Soler sans concertation avec le maire·.« Ça ne peut pas durer comme ça, on ne se laissera pas faire! Si on veut la guerre ... ça va faire beaucoup de dégâts». Le maire de Perpignan et président de la Communauté Urbaine Jean-Marc Pujol lui aussi confronté à la question avec l'hôtel de la Cigale où le département souhaitait installer une maison pour migrants mineurs non accompagnés « Je propose que les maisons de migrants soient installées dans les villes où les maires ont cette fibre sociale ( .. .) La France est un pays d’accueil, mais c'est comme dans votre maison, vous accueillez qui vous voulez.» Le maire de Pollestres Daniel Mach renchérit « Le Conseil départemental achète des maisons pour mettre des migrants. Forcément on exerce un droit de préemption, mais on ne pourra pas le faire partout. C'est insupportable, on ne pratique pas ça ici ! » . Quand le maire de Cabestany Jean Vila déclare « je suis choqué par tout ce que j'entends », il est coupé par quelques « ouh » désapprobateurs dans la salle. « Moi j'ai accueilli des migrants, et ça se passe super bien. ( ... ) Il faut bien les répartir, alors qu'est-ce qu’on fait des migrants, on les jette dans la mer ? » Même position pour le maire de Toulouges Jean Roque: « J'ai des Syriens, des Kurdes, des familles exemplaires .Je montre ce que peut être un migrant à la population et je n'agite pas un foulard rouge. Les mineurs non accompagnés, ce ne sont pas des voyous. » Hors sujet, selon les élus de droite, qui campent sur le manque de concertation (…) (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, p6)  (Edifiant!)

 

  01/10/19  -  Lettre ouverte adressée aux député·e·s et sénateurs·rices par 24 associations, dont La Cimade, sur le débat asile et immigration prévu la semaine prochaine à l’Assemblée et au Sénat.
Mesdames, Messieurs les député·e·s, Mesdames, Messieurs les sénateurs·rices

A la veille du débat annoncé au Parlement sur l’immigration, les associations de solidarité et les collectifs citoyens s’inquiètent de la multiplication des contrevérités et postures démagogiques dans l’espace public, loin des réalités vécues par les personnes réfugiées ou exilées et des associations qui les accompagnent au quotidien. Pour certains, la France serait « trop généreuse » et « attractive » dans ses procédures d’accueil : la réalité est pourtant tout autre.

   Le droit d’asile est aujourd’hui malmené par une nette dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement des demandeur·euse·s d’asile du fait d’un sous dimensionnement chronique du parc d’hébergement (CADA et HUDA) pourtant dédié à ce public. Le ministère de l’intérieur chargé  de cette politique admet lui-même qu’un·e demandeur·euse·s d’asile sur deux, soit près de 100 000 personnes, n’accède pas à un hébergement et à un accompagnement dans le dispositif national d’accueil faute de place disponible. A cette situation déjà dramatique, s’ajoute le durcissement des conditions d’entrée dans l’hébergement des personnes sans-abri dénoncé par certaines associations signataires : instruction de l’État demandant aux associations de trier les personnes et familles sans-abri en fonction de leur statut administratif, circulaire demandant au 115 de ficher les demandeur·euse·s d’asile et les réfugié·e·s hébergé·e·s en vue d’une transmission au ministère de l’intérieur sans se soucier du consentement des personnes…

   Cette politique de durcissement de l’accueil, qui viole le principe légal d’accueil inconditionnel dans l’hébergement d’urgence n’a eu pour seul résultat que l’augmentation inquiétante du nombre de sans-abri – souvent des familles avec enfants –  et la multiplication des campements indignes et des squats dans les métropoles (2600 personnes à Paris, 2000 personnes à Nantes et son agglomération, 2000 personnes à Toulouse, 1500 personnes à Bordeaux, 400 personnes à Rennes…). Parmi ces personnes se trouvent de nombreuses femmes, seules ou avec enfants, qui ont toutes été exposées à des violences ou à l’exploitation, notamment sexuelle, dans leur parcours migratoire. La précarisation des étrangers touche également les ménages qui obtiennent l’asile : 15 à 20 % des personnes présentes dans les campements parisiens sont des réfugiés statutaires. Devant cette crise humanitaire, 13 maires de grandes villes de toutes sensibilités politiques ont écrit aux ministres de l’intérieur et du logement le 24 avril dernier pour alerter sur cette situation et demander une intervention d’urgence de l’État. Pour ces élus, « Nous ne pouvons accepter plus longtemps cette situation indigne de nos valeurs et de la tradition humaniste de notre pays ». Une démarche restée sans réponse à ce jour, comme les nombreuses alertes associatives adressées au gouvernement depuis plusieurs mois.

   Comme si l’extrême précarité liée à l’errance ne suffisait pas, l’OFII a décidé sans concertation avec le secteur associatif et en plein mois de juillet, d’interdire le retrait au distributeur de l’allocation ADA (6,80 euros par jour pour une personne seule), seule ressource disponible pour les demandeur·euse·s d’asile qui ne sont pas autorisé·e·s à travailler. Les ménages concernés, soit environ 151 000 personnes, seront donc sommés à partir du 5 novembre prochain de faire leur course avec une carte de paiement sans monnaie, à charge aux associations de trouver des solutions pour compenser ces difficultés nouvelles. Et on peut redouter une diminution de l’ADA pour certaines catégories de demandeur·euse·s d’asile qui augmenterait mécaniquement l’intensité de la pauvreté de cette population dont les conditions de vie sont déjà très précaires.

   L’accès aux soins est également remis en cause par la menace d’une restriction de l’accès des étrangers précaires  à l’Aide Médicale d’État (AME) et à la CMU-C et la réduction du panier de soins. Après l’accueil inconditionnel dans l’hébergement, c’est donc le droit de toute personne malade présente sur le territoire à être soignée, l’un des piliers de notre protection sociale, qui est attaqué en utilisant parfois les arguments les plus démagogiques (l’abus de soins esthétiques évidement non couverts par l’AME). Les associations ainsi que de nombreux·ses professionnel·le·s du soin ont largement alerté sur les dangers de ces remises en cause pour la santé des plus précaires et les impacts majeurs en termes de santé publique pour l’ensemble de la population.

   Face au débat qui s’engage, nous souhaitons rappeler que l’accueil et la solidarité envers les étrangers sont une réalité à laquelle contribuent de très nombreux citoyens, toutes classes sociales confondues, dans les villes comme dans les zones rurales, et que leur engagement est exemplaire et sauve l’honneur de la République. Nous rappelons que la France bénéficie largement de l’arrivée des personnes étrangères, notamment pour répondre aux besoins de main-d’œuvre non pourvus, qui se chiffrent par dizaines de milliers, pour les entreprises qui peinent à recruter.

   Nous demandons aux parlementaires de s’emparer de ses réalités de terrain pour formuler des propositions qui garantissent le respect des droits fondamentaux de toutes les personnes en situation de précarité présentes sur le territoire national. Cela suppose des mesures volontaristes de création de places d’hébergement de qualité et de production de logements accessibles sur l’ensemble du territoire afin que personne ne soit contraint de vivre à la rue et que les pouvoirs publics puissent enfin engager, aux côtés des associations, un programme de résorption des campements indignes qui font honte à la République.
   Nous demandons également que la représentation nationale réaffirme le principe d’accès inconditionnel aux soins des populations précaires, sans distinction de nationalité ou de situation administrative.

   Nous proposons également que soit débattue la possibilité d’accorder un titre de séjour des personnes et des familles présentes dans l’hébergement parfois depuis des années, afin de leur permettre l’accès à l’emploi et au logement. Une telle mesure permettrait de répondre avec pragmatisme à la situation de ces personnes et familles qui ne sont pas « expulsables » mais que l’on maintient dans une précarité indigne humainement et coûteuse pour le pays, au lieu de leur donner les moyens de s’intégrer par le travail. Il en va de même pour les personnes, en particulier les femmes, victimes de violences ou de la traite humaine en France ou pendant leur parcours d’exil.

   Nous soutenons enfin la nécessité d’une politique d’intégration plus ambitieuse, qui généralise l’accès aux cours de français pour les primo-arrivants, ouvre le droit au travail des demandeur·euse·s d’asile et accélère l’accès au logement des personnes à la rue, en particulier les réfugié·e·s.

   L’examen de ces propositions permettrait de sortir par le haut d’un débat aujourd’hui mal engagé, dans le respect des droits fondamentaux et des besoins élémentaires des personnes et des familles que les associations et les collectifs citoyens accompagnent au quotidien.

   Nous vous prions d’agréer l’expression de notre considération la plus distinguée. https://d.adroll.com/cm/aol/out?adroll_fpc=51b270514f18d976d055fdf27d468550-1570162397713&xid_ch=f&advertisable=27GZQM4CPJCXZMFPWE4W6Nhttps://d.adroll.com/cm/index/out?adroll_fpc=51b270514f18d976d055fdf27d468550-1570162397713&xid_ch=f&advertisable=27GZQM4CPJCXZMFPWE4W6N(lacimade.org/)

 

27/09/19  -  Le Maire de Perpignan s’oppose au projet du Conseil départemental à propos de « La Cigale ». Françoise Fiter, Conseillère départementale communiste, explique :     Dans sa mission légale de protection de l'enfance, le Conseil départemental est dans l'obligation de mettre à l'abri et de protéger jusqu'à leur majorité les jeunes migrants/réfugiés (Suite de la page d’accueil) mineurs qui arrivent sur notre territoire sans leur famille. On les appelle des mineurs non accompagnés (MNA). Les désordres du monde contraignent ces enfants à fuir leur pays. Depuis 5 ans, les MNA arrivent plus nombreux. Aujourd'hui le CD66 en accueille 230. L'enjeu est de tout faire pour éviter à ces adolescents qui ont souvent vécu des événements dramatiques de vivre dans la clandestinité et l'exclusion.

   Le Département s'est porté candidat à un appel à projet du Fond européen asile migration intégration (FAMI) pour renforcer l'accueil et l'intégration des MNA. Le projet a été retenu et le FAMI lui attribue près de 3 millions d'euros pour trois ans. Il prévoit l'hébergement de 15 MNA dans un lieu collectif assorti d'une plateforme d'accompagnement, d'orientation et de soutien assurée par les travailleurs sociaux du CD66. En terme de proximité (écoles, transports, etc.) Perpignan reste le lieu le plus adapté. La plupart des MNA sont d'ailleurs déjà hébergés dans la ville. L'opportunité offerte par la mise en vente de l'hôtel la Cigale a été saisie par le CD pour réaliser ce projet et répondre à l'urgence.

   La majorité départementale a voté le 22 juillet le principe d'acquisition de cet hôtel contre une opposition anticipant la réaction du maire. (Le travailleur catalan, http://www.letc.fr, p3)