BOUGE TOIT                                  Pauvreté                                LOGEMENT                                                                                                                 
 
    
« Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera.
     Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »
     Serment d’Hippocrate.

(05/06/20  -  Comment éviter cette explosion de la pauvreté ??

   Les solutions existent pour répondre à l'explosion de la misère.

Pour éviter une crise humanitaire, le gouvernement a mis en œuvre plusieurs mesures : prolongation de la trêve 1ivernale jusqu'au 10 juillet, versement d'aides financières ponctuelles aux familles, mobilisation de places d’accueil pour les sans-abri ou encore renforcement du soutien aux associations d'aide alimentaire.

Mais ces mesures ponctuelles ne suffiront pas à éviter une catastrophe sociale dans les mois à venir.
L’effondrement des ressources pour des millions de citoyens laisse craindre des difficultés à payer les loyers et charges. Le pouvoir d'achat est aujourd'hui encore plus qu'hier une question essentielle pour les populations. La gravité de la situation exige d’augmenter immédiatement les minimas sociaux,
en particulier le RSA, et de l'ouvrir aux 18-25 .ans. Elle exige de bloquer les prix, de supprimer la TVA sur les produits essentiels, de verser une allocation exceptionnelle de 300 euros aux 9 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, l'indemnisation à 100 % du chômage partiel, l'augmentation du SMIC et  des bas salaires de 20 %, la gratuité des masques.

   L'urgence sociale

L'ampleur du mal-logement nécessite également un plan d'investissement massif en faveur de  l'hébergement et du logement très social. L'urgence est aussi d'empêcher les expulsions locatives sans relogement. Il faut sortir de la pauvreté des centaines de milliers de personnes sans titre de séjour ou

en situation administrative précaire en leur accordant un titre de séjour viable leur permettant d'accéder à

l'emploi et au logement.

   Enfin, face à l'augmentation du chômage qui s'annonce massive, il faut annuler la réforme de l'indemnisation et mobiliser massivement pour l'emploi. C’est dire qu'il ne s'agit pas, comme le préconisent le Medef ou le gouvernement qui entendent profiter de cette crise pour casser encore plus les droits des salariés, d'augmenter le temps de travail, de travailler le dimanche, de délocaliser. Mais il faut relancer l'économie en créant des vrais emplois, en augmentant les salaires, en s'en prenant aux dividendes

fastueux qui continuent de gaver les actionnaires à l'heure où des millions de Français se serrent la ceinture. R.G.
(http://letc.fr/ , Le travailleur Catalan, le journal, n° 3837, p5)

 

16/05/20  -  Bonjour,

Pour faire face à la crise du COVID-19, Action contre la Faim se mobilise aux côtés de différentes associations en France. Depuis plus de 40 ans, nous faisons de la lutte contre la sous-nutrition notre combat et nous agissons pour venir en aide aux plus vulnérables.

Nos équipes interviennent dans la prévention de la pandémie et la couverture des besoins de base des populations les plus démunies. Notamment, nous distribuons des kits d'hygiène pour des femmes et des hommes seul.e.s, des kits d'hygiène pour des familles (incluant des kits spécifiques pour les nourrissons) et des kits d’entretien du foyer.

Dans les zones où nous agissons, les moyens manquent et la situation se tend :
En Ile-de-France – particulièrement en Seine-Saint-Denis – l’étau se resserre. Les efforts associatifs et institutionnels se multiplient mais ne sont pas suffisants.
À Marseille et à Bordeaux, la situation se dégrade pour un nombre croissant de personnes. En parallèle des actions alimentaires de nos partenaires, nous distribuons des kits hygiène, nous informons les plus précaires sur la maladie et nous redirigeons vers les lieux ou services à distance de prise en charge face aux problèmes du quotidien (santé, alimentation, juridique...).

En faisant un don, vous permettrez à nos équipes d’agir au plus vite face à la crise. Dans cette lutte contre la propagation du virus, chacun a un rôle à jouer. Sans vous, le combat ne peut être poursuivi efficacement.
Je vous remercie par avance pour votre immense générosité. Solidairement,         Hélène QUEAU
Responsable Mission France d'Action contre la Faim (
www.actioncontrelafaim.org)

 

06/04/20  -  Risque d'explosion de l’extrême pauvreté dans les pays émergents. Les travailleurs du secteur informel sont particulièrement fragilisés.

   En Inde, l'arrêt brutal de l'activité économique qui a coïncidé avec le confinement général visant à endiguer la pandémie de Covid-19, fin mars, a provoqué un exode urbain massif. Des centaines de milliers de migrants tombés au chômage n'ont plus les moyens de vivre en ville, sans argent de côté ni aide financière de l'Etat. Ils sont partis à pied, prêts à parcourir des centaines de kilomètres pour rejoindre leurs villages et profiter de la solidarité de leur famille ou de leur communauté.
   La crise ne les épargnera pas. Selon les chiffres de l'Organisation internationale du travail, près de 60
% de ceux qui travaillent dans le monde appartiennent au secteur informel. Autrement dit, deux milliards de personnes exercent une activité sans protection sociale ni contrat. Rien qu'en Asie, la Banque mondiale estime que la pandémie va accroître le nombre de pauvres de 11 millions.
   Alors que la planète se dirige vers l'une des pires crises écono
miques depuis la seconde guerre mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) a rappelé, le 16 mars, que tous les pays devaient « accorder une aide considérable aux personnes et aux entreprises les plus touchées, y compris dans les secteurs informels les plus difficiles d'accès.» Plusieurs pays, comme l'Egypte ou le Maroc, ont  annoncé la création de fonds spéciaux ou de comités pour venir en aide à ces derniers. En Argentine, le gouvernement leur a promis des allocations de 151 dollars (environ 140 euros) et a gelé les prix de milliers de produits de première nécessité. Le Pérou a également promis de verser 108 dollars aux foyers les plus pauvres.

   Avec un secteur privé presque à l'arrêt, la puissance publique joue un rôle clé pour combattre la pauvreté; d'autant que les transferts d'argent issus de la diaspora de l'étranger se sont taris. Mais comment l'Etat peut-il aider les plus vulnérables dans des pays qui, comme en Afrique, n'ont pas la capacité administrative de le faire et où les filets sociaux de sécurité sont quasiment absents?
  
« L'Etat a des capacités réduites, surtout pour ceux qui habitent loin des villes, mais il peut s'appuyer sur les communautés locales et les ONG.» Le secteur informel est structuré autour d'associations ou de communautés qui pourraient servir de relais aux gouvernements. W. Gyude Moore cite l'exemple des organismes de microcrédit, qui peuvent recevoir l'aide de l'Etat pour accorder aux petites entreprises des reports d'échéances, ou procéder à la distribution de coupons servant à payer les factures d'électricité.

   Fardeau de la dette

Dans certains Etats pauvres tels que le Nigeria, les dépenses alimentaires représentent plus de la moitié du budget du foyer. Et dans un monde où 821 millions de personnes souffrent de sous-nutrition, d'après l’ONU pour l'alimentation et l'agriculture, la crise pourrait aggraver la situation. « L'aide alimentaire compte autant que l'aide financière», insiste W. Gyude Moore, qui suggère que des écoles soient transformées en centres de distribution alimentaire. Pendant le temps du confinement, la fermeture des établissements va priver les enfants de millions de repas scolaires gratuits.

   L'Inde a levé le voile sur un plan d'aide de 20 milliards de dollars, lequel prévoit notamment un doublement de l'aide alimentaire qui bénéficie déjà aux deux tiers de la population, et des transferts de liquidités. « Mais c'est trop peu, estime l'économiste indien fean Drèze. Les transferts d'argent ne permettent pas à une famille de survivre et, surtout, il n’y a rien de prévu pour l'aide d'urgence. » L'Inde souffre d'un déficit budgétaire élevé d'environ 7,5 % de son produit intérieur brut (PIB), ce qui réduit ses marges de manœuvre.

Une contrainte que M. Drèze balaie d'un revers de main: « Le montant du plan d'aide correspond à la perte des recettes fiscales enregistrée l'année dernière du fait de la baisse de l'impôt sur les sociétés. Or nous sommes dans une situation d'urgence humanitaire.»

   Une première estimation du FMI évaluait, le 27 mars, les besoins des pays émergents à 2 500 milliards de dollars pour faire face à la crise. Problème : ils sont déjà très endettés. Entre 2010 et 2018, la dette  publique est passée de 40 % à 59 % du PIB dans les pays d'Afrique subsaharienne. La moitié des pays africains a dépassé la limite recommandée par le FMI en matière de dette publique. Les ministres des finances du G20 se sont engagés, le 31 mars, à aider les pays pauvres à supporter le fardeau de leur dette. Des promesses qui tardent à se concrétiser, malgré l'urgence. »

JULIEN BOUISSOU  (https://www.lemonde.fr/, le journal, p17)

 

03/04/20  -  Caritas Internationalis, le réseau de charité de l’Église catholique met en garde contre les effets de la pandémie dans les pays pauvres.  « Des centaines de milliers de personnes se retrouvent déjà sans emploi en raison du confinement et du ralentissement de l’économie mondiale », relève ainsi Aloysius John, secrétaire général de Caritas, lors d’une conférence de presse à Rome, soulignant « la déroute que cette pandémie a créée en Chine, en Europe et aux États-Unis, pays les plus touchés jusqu’à présent ».

« Mais notre principale préoccupation aujourd’hui est de préparer les pays les plus pauvres d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du Moyen-Orient à faire face à une urgence aussi massive due à un déclenchement soudain de la pandémie », met-il en garde.

   Caritas alerte notamment sur le sort des personnes les plus fragiles, en particulier les migrants et réfugiés, surtout ceux vivant dans des camps. Le réseau de charité de l’Église se dit aussi préoccupé par le risque d’aggravation de la situation humanitaire au Moyen-Orient, Soudan du Sud et en République Centrafricaine.

   « Une épidémie pourrait entraîner une catastrophe humanitaire dans ces pays déjà fragiles en raison de la poursuite de la guerre et de la violence », met en garde Aloysius John qui plaide pour que l’aide humanitaire ne soit pas détournée, ainsi que pour la levée des sanctions contre la Syrie, le Liban, le Yémen et l’Iran « afin que le travail humanitaire puisse se poursuivre en ce moment critique pour la survie des plus pauvres ». (la-croix.com)

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