LES  ETRANGERS

La Cimade : Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

() -  08/03/20  -  149 : c’est le nombre de féminicides perpétrés en France en 2019. Et depuis le 1er Janvier, elles sont déjà plus de 15 à avoir perdu la vie. Jamais les femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint n’avaient été aussi nombreuses !
   C’est dans ce contexte alarmant que je souhaite vous informer du
sort des femmes migrantes. En situation de précarité et souvent dépendantes administrativement de leur conjoint, elles sont particulièrement exposées aux violences conjugales ou familiales.  Mais, généralement considérées comme étrangères avant d’être traitées comme des victimes, elles sont encore moins protégées que les autres femmes !
   Celles qui subissent des violences au sein du couple ne sont protégées par la loi que si elles sont mariées. Pas celles qui sont pacsées ou qui vivent en concubinage.
   Doivent-elles continuer à subir les violences pour rester en situation régulière ? Ou doivent-elles décider de quitter leur compagnon violent au risque de perdre leur droit au séjour ?

Ce choix est impossible ! 

   La loi française ne protège pas ces femmes. Pire, elle rend leur situation plus difficile encore ! Les préfectures leur font en effet des demandes abusives, exigeant des documents qui ne sont pas requis par la loi (condamnation de l’époux, divorce pour faute…) et parfois même, la présence du conjoint violent ! QUAND LES DROITS FONDAMENTAUX DES FEMMES MIGRANTES SONT BAFOUÉS : 

La Cimade - Ségolène Lavernhe <lacimade@lacimade.org>

 

 

 04/02/20  -  « Mardi dernier, les services de l'Etat ont renvoyé vers leur pays d'origine trois familles albanaises déboutées du droit d'asile et résidant à Perpignan. Le comité de soutien aux sans-papiers dénonce, à l'instar de délégués de parents d'élèves d'écoles accueillant des enfants albanais, la « violence » de l'expulsion.

   Ce lundi 27 janvier, neuf familles albanaises déboutées du droit d'asile et résidant en région Occitanie se sont vues expédiées au centre de rétention de l'aéroport de Toulouse. Avant d'être renvoyées dès le lendemain matin dans leur pays d'origine, via un vol spécialement affrété pour l'occasion. Trois familles assignées à domicile à Perpignan faisaient partie du voyage. ·

Selon le Comité de soutien aux sans-papiers des Pyrénées-Orientales, les trois familles en question auraient été transférées à Toulouse dans la foulée d'un des deux pointages hebdomadaires à la police aux frontières (PAF) qu'elles doivent effectuer avec leurs enfants (même s'il y a classe ... ).

   Plus grave, selon le comité de soutien, en Lozère, l'enfant d'une des familles expulsées d'Occitanie aurait été arrêté à la sortie de son école ... Largement relayée sur Internet, la nouvelle attise encore les inquiétudes des Albanais du pays catalan. « Une famille de Perpignan a même retiré son enfant de l'école», déplore le président départemental de la Cimade, Jacques Ollion, qui pointe du doigt « une politique de renvoi massif des Albanais».

A l'instar de nombreux parents, le comité de soutien dénonce les conséquences des expulsions d'enfants pour leur entourage local. « Le lendemain d'une expulsion, je ne vous raconte pas l'ambiance dans la classe, quand les enfants s'aperçoivent qu'un de leurs camarades a disparu », soupire Jacques Ollion.

   Plusieurs délégués de parents d'élèves d’écoles perpignanaises où de petits Albanais sont scolarisés acquiescent « Ces enfants sont bien intégrés, plaide Zahlra, une maman de l’école Duruy. Il y en a qui sont nés ici. En les envoyant en Albanie, on les déracine ! » Afin de dénoncer ces pratiques, qu'ils jugent abusives, voire« illégales», le comité de soutien et les parents d'élèves organisent ce jeudi, à partir de 17 heures, un rassemblement devant l'école Duruy - Rue du Carol - PERPIGNAN». Amaud Andreu (https://www.lindependant.fr/, le journal, p5)

 

14/12/19  -  Une appli gratuite dans un esprit de service public pour apprendre le français aux migrants. Comment se repérer dans l’espace, le temps, compter son argent, faire des démarches administratives, quand on n'a pas de notion de la langue française ? J’Appends est une appli pour smartphone pour l’apprentissage du français, gratuit et adaptée aux nouveaux arrivant en France, comme les migrants par exemple.
L'appli "J’APPrends" a été conçue par
Langues Plurielles, un organisme de formation linguistique. Elle aide les apprenants du français, souvent des adultes étrangers arrivant en France, à compléter leur long parcours d’apprentissage de la langue. Les formateurs et intervenants bénévoles ont ainsi un outil pour les accompagner plus rapidement vers l'autonomie, et les rendre plus à l’aise dans la vie de tous les jours.  (franceinter.fr)

 

-  07/12/19  - JUSTICE POUR LES CHIBANIS ! (SALARIÉS, RETRAITÉS, ÉTRANGERS)  -  Le Collectif «SOS chibanis» est soutenu par: ASTI, CIMADE, LDH, Mouvement de la paix, MRAP,CGT, USR-CGT, CNT, FSU, Solidaires, EELV, Génération·s, FI, NPA, PCF Pour tout contact: 09 67 25 01 47. Permanence: 7, rue Émile-Zola, 66000 Perpignan, les lundi de 14 h 16 h.

   Des conditions de vie précaires :

Les retraités étrangers ont été dans leur grande majorité recrutés dans leur pays d’origine dans les années soixante, pour satisfaire un besoin de main d’œuvre bon marché, lié à l’essor économique de l’époque. Premières victimes des crises successives, souvent au chômage, ils sont devenus la proie de patrons sans scrupules qui les ont exploités et ne les ont pas déclarés. À la fin de leur vie professionnelle, ils perçoivent des retraites dérisoires et ne survivent que grâce aux aides sociales.

   Des contraintes difficilement supportables :

Mais ces aides sont soumises à des conditions strictes et complexes. Les allocations logement exigent une présence sur le territoire de huit mois au moins par an, l’allocation vieillesse de six mois, l’allocation handicapée de neuf mois. Les vieux retraités s’y perdent. D’autant plus qu’ils sont victimes de contrôles administratifs abusifs et tatillons, toujours à charge, et sans possibilité de contestation. Avec pour conséquence des réclamations de remboursement d’indus qui aggravent leurs conditions matérielles d’existence.

   Un avenir sans perspective : (…) https://asti66.org/accueil/afficher_page.php?num_page=1 --  SOS Chibanis, Sarah Jumel, TC, p7  (http://letc.fr/


 

Ci-dessus  -    L’HUMANITAIRE -   LES ETRANGERS

Ci-dessus  -    Ancienne illustration des origines de nos frères humains dont beaucoup sans doute nous en apprendraient par leur bon sens, leurs connaissances et leur humanité.

Fernand Reynaud 
(1926-1973) 
« J’aime pas les étrangers »

 LE SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

09/10/19  -  Liberté, égalité, identité ? « Évoquer la race en France c’est s’aventurer sur un champ de mines ». C’est par ces mots que la journaliste Rokhaya Diallo débute son nouveau livre qu’elle publie aujourd’hui aux éditions Textuel. (franceculture.fr)

-  04/10/19  -  "Blanchité" et race : pourquoi ce déni tenace ?  Comme le mot "race", les "Blancs" sont entrés par la petite porte dans le monde académique. Déni, tabou ou désaccord plus frontal : longtemps on n'a pas pensé les Blancs en France, où être "une personne de couleur" c'est surtout être Noir ou Arabe. Ça change, notamment grâce au concept de blanchité. (franceculture.fr).

-  09/10/17  -  Usages et mésusage du concept de « race » - Un certain retour de la race dans les sciences biologiques et biomédicales : Par ex. on propose à des clients de start-up de génomique de leur dévoiler leur « ascendance raciale » exprimée en pourcentages. Ou on affine le traitement de certaines pathologies en fonction du « profil racial » des patients (J’ai moi-même réagi auprès de Mylan qui commercialise Enalapril, et avertit les « patients de race noire et d’autres races » d’effet différent pour eux. Mon correspondant a répondu qu’il acceptait de faire remonter mon observation; je proposais qu’on parle plutôt de « personne de couleur noire »).
La définition de l’Unesco en 1950 « La race est moins un fait biologique qu’un mythe social » bien que largement bénéfique a été jugée excessive et polémique par nombre d’anthropologues et de généticiens. Des travaux historiques récents font apparaître une grande diversité des positions exprimées.
Les mobilisations antiracistes se sont raréfiées au fur et à mesure que s’opérait une véritable  « réinscription génétique de la race » et sa « molécularisation »...
Cf. Luc Berlivet, Débats, Le Monde, p26. (Nadia Abu El-Haj)
-  https://www.franceculture.fr/sciences/le-concept-de-race-peut-il-sappliquer-lespece-humaine#xtor=EPR-2-[LaLettre12072018]
-  10/2015  Dans une conférence tenue à l'Université de Nantes, intitulée "La Fabrique de la 'race' et diffusée en octobre 2015 sur le site internet de France Culture, la philosophe Magali Bessonne défendait elle aussi l’usage du concept de "race" pour déconstruire les discours racistes et combattre les discriminations, tout en reconnaissant son invalidité "dans un sens biologique" : "Elle existe comme principe de vision et de division du corps social. C’est une expression de Bourdieu, mais qui est assez utile, parce qu’on garde, avec cette idée de vision, l’idée que la race est historiquement ce qu’on voit, ce qu’on a appris à voir comme saillant dans les différences entre les individus, et c’est un principe de division parce que cette perception racialisante, qui crée la race, a des effets sur les mécanismes de stratification sociale, de production des inégalités." Hélène Combis-Schlumberger