LES  ETRANGERS

La Cimade : Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

(04/02/20  -  « Mardi dernier, les services de l'Etat ont renvoyé vers leur pays d'origine trois familles albanaises déboutées du droit d'asile et résidant à Perpignan. Le comité de soutien aux sans-papiers dénonce, à l'instar de délégués de parents d'élèves d'écoles accueillant des enfants albanais, la « violence » de l'expulsion.

   Ce lundi 27 janvier, neuf familles albanaises déboutées du droit d'asile et résidant en région Occitanie se sont vues expédiées au centre de rétention de l'aéroport de Toulouse. Avant d'être renvoyées dès le lendemain matin dans leur pays d'origine, via un vol spécialement affrété pour l'occasion. Trois familles assignées à domicile à Perpignan faisaient partie du voyage. ·

Selon le Comité de soutien aux sans-papiers des Pyrénées-Orientales, les trois familles en question auraient été transférées à Toulouse dans la foulée d'un des deux pointages hebdomadaires à la police aux frontières (PAF) qu'elles doivent effectuer avec leurs enfants (même s'il y a classe ... ).

   Plus grave, selon le comité de soutien, en Lozère, l'enfant d'une des familles expulsées d'Occitanie aurait été arrêté à la sortie de son école ... Largement relayée sur Internet, la nouvelle attise encore les inquiétudes des Albanais du pays catalan. « Une famille de Perpignan a même retiré son enfant de l'école», déplore le président départemental de la Cimade, Jacques Ollion, qui pointe du doigt « une politique de renvoi massif des Albanais».

A l'instar de nombreux parents, le comité de soutien dénonce les conséquences des expulsions d'enfants pour leur entourage local. « Le lendemain d'une expulsion, je ne vous raconte pas l'ambiance dans la classe, quand les enfants s'aperçoivent qu'un de leurs camarades a disparu », soupire Jacques Ollion.

   Plusieurs délégués de parents d'élèves d’écoles perpignanaises où de petits Albanais sont scolarisés acquiescent « Ces enfants sont bien intégrés, plaide Zahlra, une maman de l’école Duruy. Il y en a qui sont nés ici. En les envoyant en Albanie, on les déracine ! » Afin de dénoncer ces pratiques, qu'ils jugent abusives, voire« illégales», le comité de soutien et les parents d'élèves organisent ce jeudi, à partir de 17 heures, un rassemblement devant l'école Duruy - Rue du Carol - PERPIGNAN». Amaud Andreu (https://www.lindependant.fr/, le journal, p5)

 

 

14/12/19  -  Une appli gratuite dans un esprit de service public pour apprendre le français aux migrants. Comment se repérer dans l’espace, le temps, compter son argent, faire des démarches administratives, quand on n'a pas de notion de la langue française ? J’Appends est une appli pour smartphone pour l’apprentissage du français, gratuit et adaptée aux nouveaux arrivant en France, comme les migrants par exemple.
L'appli "J’APPrends" a été conçue par
Langues Plurielles, un organisme de formation linguistique. Elle aide les apprenants du français, souvent des adultes étrangers arrivant en France, à compléter leur long parcours d’apprentissage de la langue. Les formateurs et intervenants bénévoles ont ainsi un outil pour les accompagner plus rapidement vers l'autonomie, et les rendre plus à l’aise dans la vie de tous les jours.  (franceinter.fr)

 

-  07/12/19  - JUSTICE POUR LES CHIBANIS ! (SALARIÉS, RETRAITÉS, ÉTRANGERS)  -  Le Collectif «SOS chibanis» est soutenu par: ASTI, CIMADE, LDH, Mouvement de la paix, MRAP,CGT, USR-CGT, CNT, FSU, Solidaires, EELV, Génération·s, FI, NPA, PCF Pour tout contact: 09 67 25 01 47. Permanence: 7, rue Émile-Zola, 66000 Perpignan, les lundi de 14 h 16 h.

   Des conditions de vie précaires :

Les retraités étrangers ont été dans leur grande majorité recrutés dans leur pays d’origine dans les années soixante, pour satisfaire un besoin de main d’œuvre bon marché, lié à l’essor économique de l’époque. Premières victimes des crises successives, souvent au chômage, ils sont devenus la proie de patrons sans scrupules qui les ont exploités et ne les ont pas déclarés. À la fin de leur vie professionnelle, ils perçoivent des retraites dérisoires et ne survivent que grâce aux aides sociales.

   Des contraintes difficilement supportables :

Mais ces aides sont soumises à des conditions strictes et complexes. Les allocations logement exigent une présence sur le territoire de huit mois au moins par an, l’allocation vieillesse de six mois, l’allocation handicapée de neuf mois. Les vieux retraités s’y perdent. D’autant plus qu’ils sont victimes de contrôles administratifs abusifs et tatillons, toujours à charge, et sans possibilité de contestation. Avec pour conséquence des réclamations de remboursement d’indus qui aggravent leurs conditions matérielles d’existence.

   Un avenir sans perspective :

Corsetés par une réglementation sévère, les Chibanis sont ainsi condamnés à vieillir et à mourir en France, loin de leurs familles, avec pour seule consolation des voyages limités au pays. En 2016, l’instauration d’une allocation de réinsertion familiale et sociale a soulevé bien des espoirs. Très avantageuse pour l’État français, elle se substitue au minimum vieillesse (quoique très inférieure) et fait l’économie des allocations logement. En effet, elle permet le retour définitif parmi les siens. Hélas… elle est réservée aux seuls occupants de foyers de travailleurs ! Discrimination absurde par le logement qui frappe la grande majorité des Chibanis.
  
La loi doit évoluer :

 -  Droit de justification et de contradiction face aux contrôles administratifs.  -  Effacement de la dette des indus, très souvent le fruit de la complexité des règlements.

 -  Harmonisation des obligations de présence sur le territoire : six mois pour toutes lesaides sociales.  -  Pour les volontaires, extension de l’aide à la réinsertion pour tous les Chibanis.

   Il y a 10 ans, grâce à la large mobilisation des Chibanis et du Collectif « SOS Chibanis » (, beaucoup d’entre eux avaient retrouvé leurs droits. Il est urgent aujourd’hui de nous remobiliser pour soutenir leurs revendications, pour une retraite digne et le droit à vieillir auprès de leurs familles s’ils le

souhaitent. https://asti66.org/accueil/afficher_page.php?num_page=1 --  SOS Chibanis, Sarah Jumel, TC, p7  (http://letc.fr/


 

Ci-dessus  -    L’HUMANITAIRE -   LES ETRANGERS

Ci-dessus  -    Ancienne illustration des origines de nos frères humains dont beaucoup sans doute nous en apprendraient par leur bon sens, leurs connaissances et leur humanité.

Fernand Reynaud 
(1926-1973) 
« J’aime pas les étrangers »

 LE SITE  :  Date de la dernière info pour chaque page

09/10/19  -  Liberté, égalité, identité ? « Évoquer la race en France c’est s’aventurer sur un champ de mines ». C’est par ces mots que la journaliste Rokhaya Diallo débute son nouveau livre qu’elle publie aujourd’hui aux éditions Textuel. (franceculture.fr)

-  04/10/19  -  "Blanchité" et race : pourquoi ce déni tenace ?  Comme le mot "race", les "Blancs" sont entrés par la petite porte dans le monde académique. Déni, tabou ou désaccord plus frontal : longtemps on n'a pas pensé les Blancs en France, où être "une personne de couleur" c'est surtout être Noir ou Arabe. Ça change, notamment grâce au concept de blanchité. (franceculture.fr).

-  09/10/17  -  Usages et mésusage du concept de « race » - Un certain retour de la race dans les sciences biologiques et biomédicales : Par ex. on propose à des clients de start-up de génomique de leur dévoiler leur « ascendance raciale » exprimée en pourcentages. Ou on affine le traitement de certaines pathologies en fonction du « profil racial » des patients (J’ai moi-même réagi auprès de Mylan qui commercialise Enalapril, et avertit les « patients de race noire et d’autres races » d’effet différent pour eux. Mon correspondant a répondu qu’il acceptait de faire remonter mon observation; je proposais qu’on parle plutôt de « personne de couleur noire »).
La définition de l’Unesco en 1950 « La race est moins un fait biologique qu’un mythe social » bien que largement bénéfique a été jugée excessive et polémique par nombre d’anthropologues et de généticiens. Des travaux historiques récents font apparaître une grande diversité des positions exprimées.
Les mobilisations antiracistes se sont raréfiées au fur et à mesure que s’opérait une véritable  « réinscription génétique de la race » et sa « molécularisation »...
Cf. Luc Berlivet, Débats, Le Monde, p26. (Nadia Abu El-Haj)
-  https://www.franceculture.fr/sciences/le-concept-de-race-peut-il-sappliquer-lespece-humaine#xtor=EPR-2-[LaLettre12072018]
-  10/2015  Dans une conférence tenue à l'Université de Nantes, intitulée "La Fabrique de la 'race' et diffusée en octobre 2015 sur le site internet de France Culture, la philosophe Magali Bessonne défendait elle aussi l’usage du concept de "race" pour déconstruire les discours racistes et combattre les discriminations, tout en reconnaissant son invalidité "dans un sens biologique" : "Elle existe comme principe de vision et de division du corps social. C’est une expression de Bourdieu, mais qui est assez utile, parce qu’on garde, avec cette idée de vision, l’idée que la race est historiquement ce qu’on voit, ce qu’on a appris à voir comme saillant dans les différences entre les individus, et c’est un principe de division parce que cette perception racialisante, qui crée la race, a des effets sur les mécanismes de stratification sociale, de production des inégalités." Hélène Combis-Schlumberger