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28/06/2017 : Communiqué de la Ligue des droits de l'homme.
Le Premier ministre Edouard Philippe vient d'annoncer « d'ici dix jours, un plan d'action ambitieux pour redonner son sens à notre tradition d'asile ». La LDH examinera avec grande attention les propositions du gouvernement qui devront sortir du double discours actuel.
Sur le terrain, l'action de l'Etat présente une triste réalité, comme à Calais, où la justice a dû être saisie par onze associations, dont la LDH, pour contraindre les pouvoirs publics à une réponse d'urgence humanitaire. De même, la situation des migrants dans la vallée de La Roya est toujours aussi dramatique. Chaque jour, ce sont des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants qui tentent, parfois au risque de leur vie, de franchir la frontière italienne. Souvent physiquement épuisés, ils sont confrontés à des forces de police qui ne cessent de les traquer.
Mais ce harcèlement d'Etat s'applique aussi à ceux qui les aident. En un mois, huit personnes ont fait l'objet d'une garde à vue. Le domicile de Cédric Herrou est encerclé, filmé en permanence. En appel, le parquet a requis huit mois de prison avec sursis à son encontre. Même chose pour Pierre-Alain Mannoni contre lequel trois mois avec sursis ont été requis, alors qu'il avait été relaxé en première instance… Quant aux quatre retraités de l'association de défense des migrants de la vallée franco-italienne de La Roya, ceux-ci viennent d'être condamnés chacun à huit cents euros d'amende avec sursis pour avoir aidé six étrangers – dont deux adolescents en les faisant monter dans leur voiture.
Un peu partout en France, les poursuites pour « délit de solidarité » se multiplient, alors que cette infraction a été en principe abolie par le précédent gouvernement. Mais cette suppression s'est accompagnée de dispositions si imprécises qu'elles donnent lieu à des interprétations jurisprudentielles contradictoires, en fonction de la nature des actes de solidarité incriminés.
C'est pourquoi la LDH demande au gouvernement d'arrêter, sans délais, de traiter en délinquants ces citoyen-ne-s qui agissent auprès des migrants en toute humanité, trop souvent en lieu et place de pouvoirs publics défaillants. Elle attend de l'Etat la réaffirmation de la tradition d'accueil de la France, dans le respect du droit d'asile et de la dignité des migrants. (
L’Humanité)

-  15/09  -  LIGUE DES DROITS DE L’HOMME  -  Section de Perpignan/Pyr. Orientales  -  Résidence Roger Sidou Bat A – Pl Alain Gerbault – 66000 PERPIGNAN  -  TEL : 06.22.29.85.66  -  ldh66@laposte.net  -  https://liguedesdroitsdelhomme66.com/
-  02/03  -  Conseil des droits de l’homme | Les politiques migratoires engendrent des abus envers les migrants :
Dans son rapport publié en anglais le 26 février 2018, le rapporteur spécial sur la torture et les traitements inhumains ou dégradants Nils Melzer attire l’attention du Conseil des droits de l’homme sur les conditions de vie, de détention et de refoulement des personnes migrantes dans le monde. Il fait état de violations systémiques et estime à 7 millions le nombre de migrants soumis à la torture au cours de leur périple. Il désigne à plusieurs reprises le rôle déterminant des politiques migratoires, dissuasives et criminalisantes, dans ces traitements dégradants.
Le rapporteur désigne plus spécifiquement les conditions d’accueil des pays, rendues expressément difficiles et dissuasives:
Par exemple, de plus en plus régulièrement, les États soumettent volontairement les migrants à des conditions d’accueil difficiles de manière disproportionnée et non nécessaire dans le but de les pousser à rentrer “volontairement” dans leur pays d’origine, sans prise en considération de leur besoin de protection et du principe de non-refoulement. Ces mesures comprennent, la criminalisation, l’isolement et la détention de migrants irréguliers, la restriction d’accès aux soins médicaux, aux services publics et à des conditions de vie adéquates, la séparation intentionnelle de membres de la même famille, et le refus ou l’excès de prolongation de la détermination d’un statut de résidence ainsi que des procédés permettant de justifier la détention des personnes. D’après le rapporteur spécial, ces pratiques préméditées qui sont en réalité différentes manières de mettre en place un refoulement travesti sont incompatibles avec le principe de bonne foi.  (Traduit librement du rapport en anglais)
https://asile.ch/2018/03/02/conseil-droits-de-lhomme-politiques-migratoires-engendrent-abus-envers-migrants/
-  23/02/2018  "Sans-papiers"
« La question de l'immigration occupe de nouveau le devant de la scène politique, avec la présentation le 21 février dernier en conseil des ministres du projet de loi "pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif". Quelques jours plus tôt, le gouvernement annonçait de nouvelles mesures pour lutter contre le travail illégal. Derrière ces mesures et politiques, une figure récurrente : celle du "sans-papiers". L'expression "sans-papiers" désigne les personnes étrangères séjournant sur le sol français sans en avoir le droit, autrement dit, des étrangers en situation irrégulière.
Dans les mémoires, l'expression est intimement liée au mouvement militant pour la régularisation de ces étrangers - on pense notamment aux années 1990, avec l'occupation de l'église Saint-Bernard à Paris. Mais dans les faits, l'histoire des sans-papiers remonte aux années 1970, et même un peu plus tôt. 
(https://www.franceculture.fr/histoire/de-limmigre-clandestin-a-limmigration-choisie-la-fabrique-de-lexpression-sans-papiers#xtor=EPR-2-[LaLettre23022018] )

Bibliographie : Pierre Barron, "Derrière le sans-papiers, le travailleur ?Genèse et usages de la catégorie de « travailleurs sans papiers » en France", Genèses, 2014/1 ; Ariès Paul, "1973, les «sans-papiers» du bidonville de Feyzin", Hommes et Migrations, n°1177, juin 1994 ; Thierry Blin, « L'invention des sans-papiers, Essai sur la démocratie à l'épreuve du faible » PUF, 2010.
-  12/07  -  Plus que quelques jours pour empêcher cette injustice ! La préfecture des Pyrénées-Orientales veut expulser deux viticulteurs japonais qui produisent un vin bio 100% naturel. Depuis leur arrivée en France en 2011, ils n’ont pas reçu un seul centime de l’Etat (ni de la CAF, des ASSEDIC, etc.) ; Au contraire, ils ont toujours travaillé dur, d’abord comme ouvrier agricoles et employés de cave en Bourgogne et dans le Bordelais, En 2017, ils ont investi toutes leurs économies (plusieurs dizaines de milliers d’euros) pour revivifier une vigne sur les hauteurs de Banyuls sur Mer ; Ils n’ont demandé aucune aide, aucune subvention, ils valorisent le terroir français, ils sont à jour de cotisation ; Et leur première cuvée 100 % bio, 100 % naturelle, faite à la main, en biodynamie est considérée comme un « vin d’exception » qui se vend déjà très bien…

La Préfecture des Pyrénées orientales a décidé de les expulser manu militari !!!!  Le jeune couple est sur le point de tout perdre : leurs économies, leur vigne, le fruit de leur travail acharné ! Merci de Signer la pétition
-  Leur « crime » ? Produire du vin « NATUREL » !  Pour leur avocat, Me Jean Codognès, les choses sont claires : Il s’agit ni plus ni moins d’une « stigmatisation des vins nature et de biodynamie » Car le jeune couple sont des grands partisans du zéro chimie, 100 % nature.  Leur vin admirable est : fabriqué sans le moindre intrant ; En conversion « bio » ; Sans sulfite ; Élevé sous bois ;  Et tout est fait à la main !  Pas de mécanisation possible, c’est de l’artisanat de haut niveau, qui demande un travail acharné ! Le problème, c’est que la Préfecture voit ces vins « nature » d’un très mauvais œil ! Pour Alain Potié, auteur de la Bible des Vins du Roussillon, cette affaire est « la caricature parfaite de la difficulté des jeunes vignerons qui s’installent pour faire des vins nature ».  Oui, on leur met des bâtons dans les roues, sous prétexte que ce n’est pas rentable !  Selon la Préfecture, ce type de vin « nature » serait difficilement « valorisable économiquement ». La Préfecture prétend que le couple ne pourra donc pas subvenir à ses propres besoins. Mais c’est totalement absurde !  Il faut savoir qu’une banque a déjà prêté 50 000 euros à ce jeune couple pour lancer leur vin – et croyez-vous vraiment que des banques prêtent une somme d’argent facilement ! Et surtout, c’est d’autant plus invraisemblable que leur vin se vend déjà comme des petits pains ! > Leur vin, « Pedres Blanques » est même en rupture de stock sur le site « vin nouveau », qui en fait la « découverte de l’année » ! (https://www.petition-contre-expulsion.com/signature-contre-expulsion/)
-  22/11  Exposition, distribution de livrets, concours d'écriture… sont organisés dans 84 gares de France, dont 15 à Paris et en Île-de-France.  Le 70e anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le 10 décembre 2018, est l'occasion de réunir les citoyens autour des trente articles de la charte qui représente «l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations». La SNCF Gares & Connexions a souhaité organiser une exposition commune à toutes les gares. Human Rights Watch, Amnesty International et la Fondation Lilian Thuram sont les partenaires de cette opération. Sur de grands panneaux placés souvent sur les parvis, les trente articles ont été présentés. À ce texte fondateur a été associée la start-up Short Édition. Vous avez peut-être eu l'occasion de voir ses petites machines qui distribuent des histoires courtes, gratuitement, pour occuper les voyageurs en attendant le train. Elles sont maintenant présentes dans plus de cinquante gares. Le principe est simple: chacun peut proposer une citation, une nouvelle ou un petit texte sur le site qui se charge de les relayer grâce à ces bornes connectées. En gare: un clic et l'on choisit une histoire d'une, trois, cinq minutes selon le temps disponible.
Pour cette opération, le Distributeur d'Histoires Courtes a puisé dans la base de ces textes ceux qui pourraient illustrer les trente articles de la DUDH, soit une centaine d'histoires sélectionnées et publiées. Jusqu'au 28 janvier, à chaque lecture est associé l'article auquel l'histoire se rapporte. (
http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2018/11/22/30004-20181122ARTFIG00020-les-gares-celebrent-la-declaration-universelle-des-droits-de-l-homme.php)
-  05/12  -  Journée mondiale du bénévolat : un engagement occasionnel en plein essor. L'association Recherches et Solidarités, qui précise que "les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir agir pour les autres et à se rendre utiles", rappelle d'ailleurs à ce sujet qu'il faut "bien savoir qu’un bénévole régulier est un bénévole occasionnel que l’on a su fidéliser". En 2016, un Français sur quatre donnait du temps à une association. (https://www.linfodurable.fr/social/journee-mondiale-du-benevolat-un-engagement-occasionnel-en-plein-essor-8230)

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DROITS  HUMAINS

-  Doc : -  La FIDH raconte son année 2015 en BD.

-  "Les droits de l'homme contre le peuple", de Jean-Louis Harouel, aux éditions Desclée de Brouwer 1/2.  Gnose et millénarisme : ces deux sources auxquelles ont été puisées les idées fondatrices de la religion des Droits de l’homme. (Une tentative de réhabilitation de notre héritage chrétien).

Ci-dessus  -    L’HUMANITAIRE -   LES DROITS DE L’HOMME

(La SUITE de l’ HUMAINITAIRE  par le SOMMAIRE ou par l’ACCUEIL ou par la LISTE des pages Humanitaires)

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