()  -  17/07/19  -  « Nous avons finalement rencontré le 10 juillet l’association du Gard qui a mis en place un parrainage des mineurs isolés étrangers pris en charge par l’aide sociale à l’enfance.

Visiblement ils sont arrivés au même constat que nous, à savoir l’isolement affectif de ces jeunes, logés en hôtel, livrés à eux-mêmes des mois durant et sans projet éducatif.

   Ils ont d’abord créé un collectif, mais très vite se sont heurtés à l’ASE (aide sociale à l'enfance) responsable institutionnel de ces jeunes. Ils ont alors créé une association, Ados sans frontières, reconnue juridiquement par l’ASE, qui leur permet de travailler en collaboration avec l’institution sans s’y substituer.  L’association fournit la liste des parrains volontaires à l’ASE qui les met en relation avec les jeunes qui ont donné leur accord. C’est l’ASE qui valide les parrainages. Un comité de pilotage AsF/ASE se réunit tous les deux mois pour les confirmer. Des rencontres entre parrains/marraines et leur filleul ont lieu deux fois par mois permettant d’échanger les expériences et de créer des liens. Plusieurs commissions ont été mises en place : santé, juridique, rapport avec l’ASE, scolarisation etc...

Concrètement le parrainage consiste à la fois en un accompagnement pratique (dans la scolarité, les choix d’orientation, les fonctionnements institutionnels) et surtout un accompagnement amical et affectif. Cette relation affective privilégiée leur permet de sortir de leur isolement, de surmonter en partie leurs traumatismes et de retrouver la confiance.

Les parrains/marraines que nous avons rencontrés nous ont fait part à la fois de leurs hésitations à s’engager et des joies qu’ils ont trouvé dans le lien créé dans le parrainage.

Les filleuls quant à eux se sentent privilégiés et ont retrouvé confiance en l’avenir.

   Il nous semble que cette expérience mérite d’être tentée dans les P.-O. où 120  mineurs isolés sont répartis dans les hôtels par l’ASE dans l’attente soit d’une scolarisation, soit du traitement de leur dossier, et pratiquement  laissés seuls.

Elle ne pourra cependant être menée à bien que si de nombreuses personnes sont intéressés par la démarche (l’association du Gard compte 80 adhérents !).

Nous vous proposerons une Assemblée générale du RESF dès la rentrée scolaire afin de voir si nous sommes suffisamment nombreux pour lancer ce parrainage et pour répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser.

A bientôt!  Anne-Marie Delcamp  Pour le RESF 66

 

07/06/19  -  Parrainage de jeunes migrants ?.  Pour aider ces gamins à trouver leur voie scolaire ou professionnelle. (Pas d’hébergement, vu qu’ils sont en hôtel, juste un accompagnement dans les méandres administratifs et un soutien moral et amical). Si vous êtes intéressés par ce parrainage, vous pouvez d’ores et déjà nous le faire savoir. Amicalement, Anne-Marie Delcamp, Pour le RESF 66,  <leresf66@gmail.com>  (VOIR)

 

22/02/19  -  « L'aide aux migrants. Dans le contexte actuel, il est nécessaire de prouver que la solidarité existe autour des migrants contrairement à ce qui est souvent propagé. De nombreuses associations,  depuis des décennies, apportent leur aide aux migrants en essayant d’atténuer les politiques d’exclusion et de déni des droits de l'Homme des gouvernements successifs à leur égard. La Ligue des droits de l'Homme (1898), la Cimade (1939), le Mrap (1949), le Secours populaire (1945), Emmaüs (1954) et l'Association de solidarité avec les travailleurs étrangers (1962) sont les plus anciennes.

Les politiques anti-migrants s'étant durcies au fil des ans, des collectifs ou des réseaux, dont le Réseau éducation sans frontière (RESF), se sont créés. Le RESF, né en 2004, regroupe toutes les associations citées plus haut ainsi que des syndicats d'enseignants, des partis politiques et, selon les départements, des fédérations de parents d'élèves.

Difficile d'attribuer un rôle spécifique à chaque association tant tout est imbriqué. La Cimade et l'Asti se concentrent essentiellement sur un accueil juridique et administratif, l'accès aux soins, et l'alphabétisation. La LDH et le MRAP sur la défense du droit des étrangers et la défense des droits entre tous les citoyens. Le RESF sur le respect des droits sur tout ce qui concerne la scolarité pour les enfants de familles sans-papiers et les jeunes majeurs scolarisés. Le Secours populaire joue un rôle essentiel en fournissant des colis alimentaires tout comme les Restos du cœur, et Emmaüs propose meubles, matelas, couvertures, vaisselle, etc.

Les spécificités des P.-0.

Le RESF 66 a été acté en 2005, à l'initiative de A. Vié, proviseur de Villelongue-dels-Monts, deux de ses élèves étant menacés d'expulsion. Très vite il a été confronté à l'urgence de trouver un toit à des familles à la rue. De là est née l'association Bouge-Toit, chargée de trouver des locaux institutionnels vides où mettre ces familles à l'abri. Parallèlement s'est créé un comité de soutien aux sans-papiers, regroupant les associations présentes dans le RESF et citoyens attachés aux droits de l'Homme. il organise des repas, des concerts, des fêtes, notamment à Noël, pour récolter des fonds nécessaires à l'entretien des squats et est attentif aux besoins de tous. Qui peut dire qu'il n'y a pas de solidarité dans ce pays ? » A.M.D. (Le Travailleur catalan, p9)

 

-  13/12/18  -  Bonjour ! Encore une fois je m'adresse à votre solidarité, votre générosité :

un jeune étudiant, d'origine Tchadienne, demandeur d'asile, et logé par les soins des associations d'aide aux réfugiés (la préfecture ne lui laissant le choix que le 115 - hôtel social....croix rouge, hébergement de nuit seulement et quand il y a de la place seulement...) a besoin d'un vélo (celui qu'il avait a été volé) et d'un ordinateur pour faire  des recherches et travailler ses cours. Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui puisse l'aider ? Je vous en remercie chaleureusement  -  Amitiés solidaires -  Maryse  -  06 08 83 41 15  -  marysemtz@gmail.com

-  13/07/18  -  « La France sévèrement condamnée pour la rétention d’enfants d’étrangers
Journée noire pour la France. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a annoncé mardi 12 juillet sa condamnation dans sept dossiers différents. Cinq d’entre eux concernent le placement d’enfants dans des centres de rétention administrative (CRA) pour étrangers en situation irrégulière en instance d’expulsion. La France est ainsi cinq fois sanctionnée pour avoir violé l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme selon lequel « nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».
Les magistrats de Strasbourg ne condamnent pas en tant que tel le recours à des mesures de placement de mineurs, accompagnés de leurs parents ou non, en centre de rétention. Ils ont examiné ces dossiers en se préoccupant de « la conjonction de trois facteurs : le bas âge des enfants, la durée de leur rétention et le caractère inadapté des locaux concernés à la présence d’enfants ». Ils en ont conclu que ces enfants avaient fait l’objet de mauvais traitements.
Lire aussi :  
La France a placé beaucoup plus de familles et d’enfants étrangers en rétention en 2015
La France déjà sanctionnée par le passé
Ces condamnations par la CEDH résonnent d’autant plus que le problème n’est pas nouveau. Une affaire similaire (l’arrêt Popov contre France), à laquelle se réfèrent d’ailleurs les cinq arrêts de mardi, a déjà valu à la France d’être sanctionnée le 19 janvier 2012. Surtout, François Hollande avait alors annoncé parmi ses promesses de la campagne pour l’élection présidentielle qu’il mettrait fin au placement de familles avec enfants dans les centres de rétention administrative. D’ailleurs, dès juillet 2012, une circulaire du ministre de l’intérieur, Manuel Valls, demandait aux préfets de recourir à l’assignation à résidence pour les mineurs plutôt qu’au placement en rétention.
    Cette volonté
politique a porté ses fruits dans un premier temps. Selon les chiffres de la Cimade, association spécialisée dans l’assistance aux étrangers, le nombre d’enfants enfermés dans les CRA est ainsi passé de 312 en 2011 à 99 en 2012. Les chiffres ont continué leur chute spectaculaire… avant de repartir à la hausse depuis deux ans. En 2015, ce sont 105 enfants qui ont été placés avec leurs parents en CRA, soit plus du double des 45 recensés en 2014. Sur les premiers mois de 2016, 67 enfants ont déjà connu le même sort. Ces données concernent la métropole et ne tiennent pas compte, par exemple, de la situation dramatique de Mayotte, où quelque 4 300 enfants sont passés en 2015 par des centres de rétention.
Un univers carcéral, de murs, de barbelés
« Il n’y a pas de cadre légal en France qui permettrait d’encadrer la façon dont ces enfants sont privés de liberté », déplore Flor Tercero. Cette avocate a défendu devant la CEDH un couple d’Arméniens qui, avec leur fils de 2 ans, a fui son pays pour la France en 2009 par crainte de persécutions politiques. Ils sont restés dix-huit jours, début 2012, dans le centre de rétention de Toulouse-Cornebarrieu. Un centre habilité à recevoir des familles, avec des chambres adaptées. Mais, fait remarquer la CEDH, ce CRA situé en bordure des pistes de l’aéroport de Toulouse-Blagnac subit « des nuisances sonores particulièrement importantes qui ont conduit au classement du terrain en zone inconstructible ». Dans certains cas jugés mardi, les enfants avaient 2 ans et demi, 4 mois, ou encore 1 an, comme ce fils d’un couple russe d’origine tchétchène placé en rétention en octobre 2014.
    Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, dénonce le principe même du recours à la rétention.
« Pour des raisons de confort administratif en matière d’expulsion, on enferme les gens deux jours avant le vol prévu », déplore-t-il, estimant que, même pour une brève durée, « cela reste une pratique maltraitante et contraire à l’intérêt de l’enfant qui se trouve plongé dans un univers carcéral, de murs, de barbelés, de policiers en armes et de vidéosurveillance ».
« Une pratique fragile, basée sur aucun texte »
Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a de son côté demandé mardi dans un communiqué qu’il soit « immédiatement mis fin à la rétention des enfants ». Il affirme que la loi du 7 mars 2016 sur le droit des étrangers est « contraire à la Convention européenne des droits de l’homme ».

EXPULSIONS

66-Pyrénées Orientales.   http://resf66.free.fr/  resf-66laposte.net,
contact.
Anne Marie DELCAMP - Correspondante RESF 66 (06.73.27.24.30)
Jean-Claude Zaparty (06.68.98.69.30)

« La politique d’exclusion n’est pas faite que de charters !
Dans notre département, quatre familles qui sont venues demander asile en France étant donné les menaces policières, voire pire, qui pesaient sur eux, ont été « déboutées » du droit d’asile. La France leur refuse donc protection contre les répressions qu’ils subissent dans leur pays. Mais la France ne peut pas non plus les renvoyer dans leurs pays d’origine, puisque leurs pays d’origine n’en veulent pas. Forcément. Donc ces familles... »

-  Guide juridique : le droit à l’école pour tous les enfants : Petit guide juridique et militant fait par : CGT, FSU, SGEN-CFDT, Sud, UNSA, Collectif Romeurop, FCPE, LDH, RESF, Solidarité Laique (http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article56101)

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de la Planète, des HUMAINS ET DES ANIMAUX

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