()  -  22/02/19  -  « L'aide aux migrants. Dans le contexte actuel, il est nécessaire de prouver que la solidarité existe autour des migrants contrairement à ce qui est souvent propagé. De nombreuses associations,  depuis des décennies, apportent leur aide aux migrants en essayant d’atténuer les politiques d’exclusion et de déni des droits de l'Homme des gouvernements successifs à leur égard. La Ligue des droits de l'Homme (1898), la Cimade (1939), le Mrap (1949), le Secours populaire (1945), Emmaüs (1954) et l'Association de solidarité avec les travailleurs étrangers (1962) sont les plus anciennes.

Les politiques anti-migrants s'étant durcies au fil des ans, des collectifs ou des réseaux, dont le Réseau éducation sans frontière (RESF), se sont créés. Le RESF, né en 2004, regroupe toutes les associations citées plus haut ainsi que des syndicats d'enseignants, des partis politiques et, selon les départements, des fédérations de parents d'élèves.

Difficile d'attribuer un rôle spécifique à chaque association tant tout est imbriqué. La Cimade et l'Asti se concentrent essentiellement sur un accueil juridique et administratif, l'accès aux soins, et l'alphabétisation. La LDH et le MRAP sur la défense du droit des étrangers et la défense des droits entre tous les citoyens. Le RESF sur le respect des droits sur tout ce qui concerne la scolarité pour les enfants de familles sans-papiers et les jeunes majeurs scolarisés. Le Secours populaire joue un rôle essentiel en fournissant des colis alimentaires tout comme les Restos du cœur, et Emmaüs propose meubles, matelas, couvertures, vaisselle, etc.

Les spécificités des P.-0.

Le RESF 66 a été acté en 2005, à l'initiative de A. Vié, proviseur de Villelongue-dels-Monts, deux de ses élèves étant menacés d'expulsion. Très vite il a été confronté à l'urgence de trouver un toit à des familles à la rue. De là est née l'association Bouge-Toit, chargée de trouver des locaux institutionnels vides où mettre ces familles à l'abri. Parallèlement s'est créé un comité de soutien aux sans-papiers, regroupant les associations présentes dans le RESF et citoyens attachés aux droits de l'Homme. il organise des repas, des concerts, des fêtes, notamment à Noël, pour récolter des fonds nécessaires à l'entretien des squats et est attentif aux besoins de tous. Qui peut dire qu'il n'y a pas de solidarité dans ce pays ? » A.M.D. (Le Travailleur catalan, p9)

 

-  13/12/18  -  Bonjour ! Encore une fois je m'adresse à votre solidarité, votre générosité :

un jeune étudiant, d'origine Tchadienne, demandeur d'asile, et logé par les soins des associations d'aide aux réfugiés (la préfecture ne lui laissant le choix que le 115 - hôtel social....croix rouge, hébergement de nuit seulement et quand il y a de la place seulement...) a besoin d'un vélo (celui qu'il avait a été volé) et d'un ordinateur pour faire  des recherches et travailler ses cours. Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui puisse l'aider ? Je vous en remercie chaleureusement  -  Amitiés solidaires -  Maryse  -  06 08 83 41 15  -  marysemtz@gmail.com

-  13/07/18  -  « La France sévèrement condamnée pour la rétention d’enfants d’étrangers
Journée noire pour la France. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a annoncé mardi 12 juillet sa condamnation dans sept dossiers différents. Cinq d’entre eux concernent le placement d’enfants dans des centres de rétention administrative (CRA) pour étrangers en situation irrégulière en instance d’expulsion. La France est ainsi cinq fois sanctionnée pour avoir violé l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme selon lequel « nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».
Les magistrats de Strasbourg ne condamnent pas en tant que tel le recours à des mesures de placement de mineurs, accompagnés de leurs parents ou non, en centre de rétention. Ils ont examiné ces dossiers en se préoccupant de « la conjonction de trois facteurs : le bas âge des enfants, la durée de leur rétention et le caractère inadapté des locaux concernés à la présence d’enfants ». Ils en ont conclu que ces enfants avaient fait l’objet de mauvais traitements.
Lire aussi :  
La France a placé beaucoup plus de familles et d’enfants étrangers en rétention en 2015
La France déjà sanctionnée par le passé
Ces condamnations par la CEDH résonnent d’autant plus que le problème n’est pas nouveau. Une affaire similaire (l’arrêt Popov contre France), à laquelle se réfèrent d’ailleurs les cinq arrêts de mardi, a déjà valu à la France d’être sanctionnée le 19 janvier 2012. Surtout, François Hollande avait alors annoncé parmi ses promesses de la campagne pour l’élection présidentielle qu’il mettrait fin au placement de familles avec enfants dans les centres de rétention administrative. D’ailleurs, dès juillet 2012, une circulaire du ministre de l’intérieur, Manuel Valls, demandait aux préfets de recourir à l’assignation à résidence pour les mineurs plutôt qu’au placement en rétention.
    Cette volonté
politique a porté ses fruits dans un premier temps. Selon les chiffres de la Cimade, association spécialisée dans l’assistance aux étrangers, le nombre d’enfants enfermés dans les CRA est ainsi passé de 312 en 2011 à 99 en 2012. Les chiffres ont continué leur chute spectaculaire… avant de repartir à la hausse depuis deux ans. En 2015, ce sont 105 enfants qui ont été placés avec leurs parents en CRA, soit plus du double des 45 recensés en 2014. Sur les premiers mois de 2016, 67 enfants ont déjà connu le même sort. Ces données concernent la métropole et ne tiennent pas compte, par exemple, de la situation dramatique de Mayotte, où quelque 4 300 enfants sont passés en 2015 par des centres de rétention.
Un univers carcéral, de murs, de barbelés
« Il n’y a pas de cadre légal en France qui permettrait d’encadrer la façon dont ces enfants sont privés de liberté », déplore Flor Tercero. Cette avocate a défendu devant la CEDH un couple d’Arméniens qui, avec leur fils de 2 ans, a fui son pays pour la France en 2009 par crainte de persécutions politiques. Ils sont restés dix-huit jours, début 2012, dans le centre de rétention de Toulouse-Cornebarrieu. Un centre habilité à recevoir des familles, avec des chambres adaptées. Mais, fait remarquer la CEDH, ce CRA situé en bordure des pistes de l’aéroport de Toulouse-Blagnac subit « des nuisances sonores particulièrement importantes qui ont conduit au classement du terrain en zone inconstructible ». Dans certains cas jugés mardi, les enfants avaient 2 ans et demi, 4 mois, ou encore 1 an, comme ce fils d’un couple russe d’origine tchétchène placé en rétention en octobre 2014.
    Jean-Claude Mas, secrétaire général de la Cimade, dénonce le principe même du recours à la rétention.
« Pour des raisons de confort administratif en matière d’expulsion, on enferme les gens deux jours avant le vol prévu », déplore-t-il, estimant que, même pour une brève durée, « cela reste une pratique maltraitante et contraire à l’intérêt de l’enfant qui se trouve plongé dans un univers carcéral, de murs, de barbelés, de policiers en armes et de vidéosurveillance ».
« Une pratique fragile, basée sur aucun texte »
Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a de son côté demandé mardi dans un communiqué qu’il soit « immédiatement mis fin à la rétention des enfants ». Il affirme que la loi du 7 mars 2016 sur le droit des étrangers est « contraire à la Convention européenne des droits de l’homme ».
    Pour M. Mas, cette loi,
« censée encadrer l’enfermement des enfants, le légalise ». De fait, explique Mme Tercero, « la loi ne précise nulle part que la situation de l’enfant doit être examinée ». Or, dans le dossier qu’elle a défendu, la CEDH condamne également la France pour détention arbitraire. D’abord pour n’avoir pas recherché de solution alternative à la rétention, comme l’assignation à résidence. Ensuite parce que le droit au recours des personnes privées de liberté a été violé par la France en ce qui concerne l’enfant, sa situation n’ayant pas été prise en compte lors des recours déposés devant les juridictions françaises.
    Depuis quelques années, les autorités ont fait en sorte que les rétentions administratives avant mesure d’éloignement n’excèdent pas quarante-huit heures.
« Il s’agit d’une pratique fragile, basée sur aucun texte et qui ne tient que parce que la France se sait surveillée en ce moment par la CEDH et les ONG sur ce sujet », relativise Mme Tercero. »   Jean-Baptiste Jacquin

 

 

EXPULSIONS

66-Pyrénées Orientales.   http://resf66.free.fr/  resf-66laposte.net,
contact.
Anne Marie DELCAMP - Correspondante RESF 66 (06.73.27.24.30)
Jean-Claude Zaparty (06.68.98.69.30)

« La politique d’exclusion n’est pas faite que de charters !
Dans notre département, quatre familles qui sont venues demander asile en France étant donné les menaces policières, voire pire, qui pesaient sur eux, ont été « déboutées » du droit d’asile. La France leur refuse donc protection contre les répressions qu’ils subissent dans leur pays. Mais la France ne peut pas non plus les renvoyer dans leurs pays d’origine, puisque leurs pays d’origine n’en veulent pas. Forcément. Donc ces familles... »

-  Rubrique "L'expulsé de la semaine" dans Charlie Hebdo -  Les photos sont de Jacques Ollion

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