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Pour un arrêt progressif et rapide du  NUCLEAIRE
« L’Observatoire du Nucléaire »  «  ARRET DU NUCLEAIRE »

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17/10  -  Les ONG demandent une suppression des subventions aux énergies fossiles avant la fin du quinquennat.
18/10  -  Des circuits de refroidissement de 29 réacteurs atteints par une corrosion importante : L'Autorité de sûreté nucléaire annonce que certains circuits de refroidissement de 29 réacteurs répartis sur 10 centrales EDF sont atteints de corrosion importante. L'ASN classe l'événement au niveau 2 de l'échelle Ines.
Le Conseil d'Etat rejette le recours de plusieurs ONG dirigé contre la cuve de l'EPR de Flamanville.
-  04/12  -  Samedi 2 décembre, deux-cent-cinquante personnes ont déposé plainte pour
"dénoncer l'insécurité nucléaire", annonce le Réseau Sortir du nucléaire. L'association précise que le dépôt de plainte porte sur le "risque causé à autrui". Les plaintes ont été déposées aux commissariats de Colmar (Haut-Rhin), Thionville (Moselle), Bordeaux (Gironde), Dunkerque (Nord) et Lyon (Rhône) par des riverains des centrales de Fessenheim, Cattenom, Blayais, Gravelines et Bugey. Certaines personnes ont fait le trajet depuis la Belgique, l'Allemagne, la Suisse et le Luxembourg, précise l'ONG, qui soutient leur démarche.
Les plaignant entendent dénoncer la
"vulnérabilité des installations nucléaires aux agressions extérieures, [le] vieillissement des centrales et des usines, [les] réacteurs équipés des pièces aux aciers défectueux, [l']incapacité d'EDF à assurer une maintenance correcte de ses équipements". Ils s'appuient notamment sur un rapport de Greenpeace qui remet en cause la sécurité des piscines d'entreposage du combustible nucléaire. Philippe Collet, journaliste
-  30/12  -  « Greenpeace et Réseau sortir du nucléaire (RSN) ont déposé un recours dans l'affaire des pièces nucléaires mal forgées. Après la découverte d'un problème de fabrication sur la cuve de l'EPR, EDF a identifié plusieurs centaines d' "anomalies" sur les équipements de douze de ses réacteurs nucléaires en fonctionnement. L'enquête a conduit à réaliser un audit de l'usine du Creusot où ces pièces ont été forgées. Greenpeace et RSN demandent à pouvoir lire le rapport de l'audit réalisé par le cabinet Lloyd's Register Apave. Dans le secteur du nucléaire, le secret industriel a tendance à être invoqué automatiquement par les industriels sans réelle démonstration, alors que son atteinte ne peut être caractérisée que si la valeur économique des informations en cause est prouvée et si elles s'inscrivent dans un secteur concurrentiel où elles sont susceptibles de revêtir de l'importance", argumentent les deux assos. Selon elles, l'ASN a tendance à se cacher derrière le secret industriel alors qu'elle a, en vertu du Code de l'environnement, une véritable mission d'information. "Le droit d'accès à l'information environnementale étant un droit supérieur (européen et constitutionnel), nous pouvons attendre légitimement de l'ASN qu'elle le fasse primer sur le secret industriel.” »
01/02/2018  -  « Le gouvernement envisagerait une réduction plutôt lente de la part du nucléaire, vers un nombre restreint de fermeture de réacteurs : "Personne ne parle de 0% de nucléaire en France". La programmation pluriannuelle de l'énergie a pour but de réduire la part de l'énergie nucléaire à 50% du mix électrique, ce que Nicolas Hulot a confirmé.
-  4 scénarios de RTE existent : Les scénarios "Hertz" qui prévoit de ramener à 50% la part du nucléaire en 2030 (27 réacteurs fermés en 2035) et "Watt" qui propose de fermer les réacteurs français dès leur
quarantième anniversaire. Les deux scénarios les plus ambitieux en termes de réduction du parc nucléaire.
-  Mais les 2 discutés pour l’instant sont "Ampère" et "Volt". Ampère est construit sur l'hypothèse d'une réduction de la part du nucléaire en fonction du développement des renouvelables. En 2035, 18 réacteurs seraient fermés A cette date, le nucléaire représenterait 46% du mix électrique. Le second Volt propose de développer les moyens de production au rythme des débouchés économiques. 11 réacteurs seraient fermés d'ici 2035 et le nucléaire serait de 56% du mix électrique.
Ce choix en faveur des scénarios Ampère et Volt reposent sur des hypothèses de prolongation du parc nucléaire jugées optimistes par les ONG environnementales à propos des durées d'indisponibilité, et de la rentabilité des travaux ( la consommation électrique de l'ensemble de l'Europe recule, et en France à cette date elle sera
20% plus basse que celle de 2016).  Faute de demande suffisante en France, EDF devra se tourner vers l'exportation. (17/01, Philippe Collet, Actu-environnement)

-  02/02  -  « EDF veut que l'ensemble de ses réacteurs fonctionnent au moins 50 ans.  L'entreprise ne veut donc fermer aucun réacteur avant 2029, en dehors des deux de Fessenheim. Un calendrier compatible avec le scénario "Volt" de RTE. »
-  14/02  -  « On travaille à élaborer une méthode qui sera utilisée pour déterminer la trajectoire de diminution de la taille du parc nucléaire", a indiqué le ministre d'Etat Nicolas Hulot, lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, ce mercredi 14 février. Alors que le Président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué hier, devant des journalistes, qu'il n'excluait pas l'option de construire de nouveaux réacteurs nucléaires, Nicolas Hulot a indiqué qu'il croyait à "un futur 100% renouvelable". Cela nécessite "qu'on y aille à fond et qu'on change d'échelle". La France a deux choix, a-t-il développé, "soit reconstruire des réacteurs nucléaires dont on sait qu'ils sont coûteux, (avec une logique implacable de non maîtrise des coûts…) et qu'ils laissent un héritage de déchets", soit développer massivement les énergies renouvelables. "Ne montons pas dans le dernier wagon", a-t-il mis en garde, prenant l'exemple de l'accélération de la Chine sur les énergies renouvelables. Le ministre d'Etat souhaite faire de la consultation publique sur la future programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui doit s'ouvrir en mars, "un grand rendez-vous démocratique pour dessiner une transformation très profonde de notre rapport à l'énergie".
-  23/02  -  EDF a découvert 1.063 anomalies et 233 non-conformités sur 23 réacteurs (https://www.actu-environnement.com/ae/news/edf-non-conformites-reacteurs-pieces-creusots-30732.php4#xtor=ES-6)
-  27/02  -  EDF fait sanctionner les militants de Greenpeace  qui avaient donné l’alerte sur un problème de sécurité majeur qui nous concerne toutes et tous à la centrale de Cattenom en Moselle. (https://www.greenpeace.fr/securite-nucleaire-greenpeace-france-devant-justice-a-thionville/?utm_medium=180301_PushInfo_ProcèsEDFAppel&utm_source=email&utm_campaign=Nuke-Securite)
-  01/03  -  Mobilisons-nous pour arrêter le nucléaire avant la catastrophe !  11 mars 2018 : toutes et tous à Paris pour un grand rassemblement antinucléaire . (http://www.sortirdunucleaire.org/Mobilisations-printemps-2018?origine_sujet=LI201802)
14/03  -  “ Le nucléaire civil, ce n'est pas l'indépendance ” L'accident de Fukushima a eu lieu il y a sept ans.
Naoto Kan, Premier ministre au moment de la catastrophe et devenu farouchement anti-nucléaire, livre à Actu-Environnement sa vision de l'avenir de la filière au Japon mais aussi en France. : « Jusqu'à l'accident, la population était plutôt favorable au nucléaire, même si certaines minorités se faisaient déjà entendre. Aujourd'hui, une majorité de Japonais est opposée à cette énergie. 
-  En 2011, après Fukushima, le Parti démocrate a réclamé la sortie du nucléaire à l'horizon 2030 mais la majorité a basculé à droite fin 2012. Et l'actuel Premier ministre, Shinzo Abe, ne mollit pas dans sa position pro-nucléaire même s'il a réduit ses ambitions et souhaite maintenant porter la part du nucléaire à un maximum de 20 à 22% du mix. On constate toutefois que sur les 54 réacteurs en service au moment de la catastrophe, cinq seulement le sont aujourd'hui. Pendant les sept années écoulées depuis l'accident, seulement 2% de l'électricité a été produite par les centrales nucléaires. Il y a des mouvements d'opposition efficaces, les collectivités locales refusent les autorisations de démarrage, il y a des procès.

NK : Pendant près de deux ans entre 2011 et l'été 2012, il n'y a pas eu de production nucléaire et, comme je le disais, la remise en marche des réacteurs n'est que très partielle. Malgré cela, il n'y a pas eu de problème sur l'économie ni sur la vie de la population. Certes, nous avons dû recourir au pétrole et au charbon à court terme. Mais l'accident a eu, de manière inattendue, des conséquences positives : une réduction de la consommation d'électricité de 10% depuis 2011 et la mise en place d'une politique de soutien aux énergies renouvelables (EnR) sur le modèle allemand.

NK : Les arguments des pro-nucléaires sont connus et j'en ai encore débattu récemment avec Monsieur Abe au Parlement. Ce n'est pas une énergie propre car elle émet de la radioactivité en cas d'accident mais aussi en fonctionnement normal. Les deux autres arguments liés à la faiblesse des coûts du nucléaire et à l'indépendance énergétique sont également erronés. Le calcul des coûts ne prend pas en compte la possibilité d'un accident, pour laquelle les provisions seraient de toute manière inimaginables, ni le retraitement ni le stockage des déchets. Dire que le nucléaire est bon marché est donc un gros mensonge. Quant à l'indépendance énergétique, l'uranium se raréfie et on doit l'acheter en Australie. Il n'y a rien de mieux que le soleil, le vent et la biomasse, qui ne présentent que des bénéfices dont celui de créer une nouvelle filière industrielle.

NK : La France ne connaît pas de tremblement de terre ni de tsunamis comme ceux qui peuvent se produire au Japon. Mais les accidents de Three Mile Island et de Tchernobyl montrent aussi qu'ils peuvent se produire du fait d'une erreur humaine. A Fukushima, c'est aussi une erreur de jugement qui a conduit à construire la centrale à 11 mètres au-dessus de la mer plutôt qu'à 35 mètres qui était la hauteur originelle du terrain sur lequel on l'a construite, tout cela pour pomper plus facilement l'eau de mer nécessaire au refroidissement. Le risque est toujours possible dans le nucléaire du fait d'une erreur d'évaluation. Mais le problème n'est pas tant de savoir s'il y a plus de risques en France qu'au Japon que celui des conséquences d'un accident nucléaire. A Fukushima, nous avons frôlé l'obligation d'évacuer 50 millions d'habitants. Cela équivalait à l'effondrement de tout un pays.

NK : Beaucoup de pays en Europe veulent quitter le nucléaire au profit des énergies renouvelables. C'est le sens de l'histoire. En tout état de cause, la proportion d'électricité d'origine nucléaire est en baisse constante. Les EnR sont sûres, évitent les accidents mais sont aussi plus économiques, compte tenu du coût des exigences de sûreté du nucléaire. Toutefois, je pense qu'il y a une spécificité française qui explique le soutien au nucléaire. Il y a le sentiment dans l'inconscient collectif que le nucléaire assure l'indépendance de la France. De Gaulle est sorti de l'Otan grâce à l'arme atomique et ce sentiment d'indépendance lié au nucléaire militaire a bénéficié au nucléaire civil. Il faut casser cela car le nucléaire civil, ce n'est pas l'indépendance.

NK : Le seul coût invalide le projet. Il faut comparer le coût du kilowattheure nucléaire par rapport à celui de l'éolien et du solaire et se battre sur ce terrain-là. Car le coût du nucléaire doit prendre en compte le retraitement en bout de chaîne. On ne le fait pas car ce retraitement est en fait destiné à produire du plutonium pour la bombe. Au Japon, on a prévu la même chose : le retraitement du combustible irradié pour extraire du plutonium qui servira lorsque le Japon aura sa propre bombe.» (https://www.actu-environnement.com/ae/news/naoto-kan-nucleaire-civil-independance-energies-renouvelables-fukushima-japon-30837.php4#xtor=ES-6 »

-  23/03  -  Fukushima, 11 mars 2011 une catastrophe mais une apocalypse évitée
L'audition de Masao Yoshida est rendue publique en septembre 2014 alors que les auditions de l’ensemble des salariés de TEPCO sont aujourd’hui confidentielles malgré le fait qu’elles aient été acquises lors de commissions d’enquête gouvernementales et parlementaires. Ça questionne le débat démocratique... Quand on analyse cette audition, 28h d’audition, 400 pages, on observe que face à un problème technique inédit, on avait pensé à perdre un réacteur mais pas six. C’est d’ailleurs pour ça que l’accident a été qualifié d’ accident « impensable ».                    Le principal enseignement de Fukushima c’est l’engagement des acteurs sur le site, ceux qui sont restés dans des conditions incroyables : certains ont dormi dans des salles de crise pendant des jours sans manger, avec peu d’eau, dans le noir, subissant des répliques sismiques dans un site inondé avec une radioactivité à des niveaux létaux. Ces personnes ont fait preuve d’un engagement tout à fait exceptionnel.                            
Fukushima questionne la manière de procéder aux études de sûreté et les hypothèses faites pour mener des études déterministes ou probabilistes. Mais surtout, Fukushima questionne ce qu’est une crise et l’engagement des gens face à la crise, précisément ce moment où tout ce qui était institué s’est écroulé et qu'il faut désormais faire face au danger.                            
La catastrophe aurait pu être pire parce qu’on était confrontés à des réacteurs qui hors de contrôle, des personnes très démunies et les solutions d’ingénierie qu’ils ont mises en œuvre étaient très astucieuses avec des ressources limitées et les moyens du bord alors qu'à cause du non retour des données, ils avaient une grande incertitude sur l'efficacité de ces solutions.        
-  03/04  -  Jean-Luc Pasquinet : Sur les difficultés d’arrêter le nucléaire . (https://blogs.mediapart.fr/initiatives-decroissantes/blog/030418/jean-luc-pasquinet-sur-les-difficultes-d-arreter-le-nucleaire)

-  14/04  -  L’ASN, l’Autorité de sûreté nucléaire, ce 12/04, s’est montré très sévère avec EDF et Framatome pour « défaut de surveillance » Pour certaines soudures on ne comprend pas comment les anomalies n’ont pas été détectées avant, à propos de l’EPR. (La Monde, Economie & entreprise, p5)