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DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

  O  pesticide

-  ARGELES-SUR-MER  -  66  - : La résolution «Cap vers le zéro pesticide» a été initiée dès 2011 sans attendre les décisions gouvernementales et la loi Labbé de 2014. Cette  ville fait aujourd’hui partie de la trentaine de communes des Pyrénées-Orientales qui se sont engagées dans la voie du zéro pesticide. «Entretenir les espaces verts de la ville sans utiliser de produits phytosanitaires implique une organisation et une gestion de la vie communale fondamentalement différentes, à la fois plus contraignantes mais tellement plus satisfaisantes, relayées par un programme à vocation pédagogique», explique le maire Antoine Parra. Utiliser moins de pesticides c’est préserver la santé de tous : habitants comme agents municipaux d’entretien des espaces verts, ainsi que la ressource en eau (jusqu’à 40% des quantités d’herbicides appliquées se retrouvent dans les cours d’eau).

Essences méditerranéennes

Cette action se traduit par un changement de paysage : les essences végétales utilisées aujourd’hui sont mieux adaptées au climat. On revient à la culture de plantes méditerranéennes pour les espaces publics, les bords de route, même les stades et le cimetière ne subissent plus les effets des pesticides. Du point de vue économique, le développement du tourisme vert, cher au cœur des équipes municipales successives, gagne en crédibilité. C’est également une révolution dans les méthodes de travail. Les techniques, très pointues, utilisées par les agents communaux ont sensiblement évolué : arrachage manuel à la binette, débroussaillage, utilisation de chalumeaux spéciaux contre la «mauvaise herbe» (qui n’est pas brûlée mais tuée par le choc thermique)...un nombre croissant d’habitants nettoient leur pas-de-porte en y arrachant les herbes qui poussent sur le domaine public. «Ce type d’intervention citoyenne représente un gain de temps considérable pour les agents communaux.» Plus que jamais, l’amélioration du cadre de vie dépend

de chacun. Claudine Lavail-Darder (L’Indépendant du 23/05, p 12)

-  30/05  :  Vers la fin des pesticides ?

-  BIOCOOP nous propose à propos des insectes : Le vinaigre d’alcool dont ils détestent le goût et l’odeur. Il peut servir aussi à

 nettoyer les pots de jardin et retirer les traces de calcaire, ou encore à conserver la vitalité des fleurs cueillies (2 cc, cuiller à café,  et 1 cc de sucre pour chaque 250 ml d’eau); le savon noir  végétal qui protège des pucerons et d’autres petits insectes les rosiers entre autres (1 l d’eau tiède et 2 CS, cuiller à soupe, de savon noir liquide dans un pulvérisateur d’1 l). Il sera utile pour le nettoyage des outils de jardin. Et surtout la terre de Diatomée, naturelle et biocide (dioxyde de silicium) élimine de nombreux parasites et insectes rampants.

Cf : www.la-droguerie-eco.com   -  BIOCOOP PERPIGNAN 04 68 56 62 97  ou  www.biocoopperpignan.com

-  « L’accent Catalan » de juin, p22, nous apprend que le Département soutient l’expérimentation « Brebis dans les vignes » dans le cadre de sa politique 0 pesticide. Il s’agit de réintroduire des troupeaux de brebis dans les vignes de montagne. Les brebis en se nourrissant de l’herbe, diminuent le nombre de labours ou de débroussaillages. Elles favorisent le retour des insectes, facteurs clés de la biodiversité, et participent à la protection des feux de forêt en paissant en alternance dans la garrigue. Bravo aux 7 vignerons, 2 bergers et 1 oléiculteur qui se lancent dans l’expérience.
07/07  -  110 prix Nobel (!) ont envoyé une lettre à Greenpeace, à l’ONU et aux gouvernements du monde entier pour plaider en faveur de la recherche sur les OGM censés améliorer la santé et lutter contre la sous-alimentation. En particulier parce que le développement de riz doré transgénique enrichi en vitamine A permettrait de faire diminuer la mortalité par malnutrition, devenue la première cause de mortalité des enfants dans les pays pauvres. (Le Point, Didier Raoult, p12). Mais, rétorque Greenpeace, si rien de négatif n’est confirmé, rien de positif non plus n’a été prouvé. «Depuis vingt ans, des recherches sont réalisées mais rien n’a abouti. C’est l’Institut international de recherche sur le riz qui le dit» Et certains de prétendre que les écolos sont de mauvaise foi, ou que Greenpeace ferait « un crime contre l’humanité » ! Une insistance anti-Greenpeace qui semble bien orchestrée ?

-  15/07  -  cyberaction  N° 824: La santé publique face aux pulvérisations de pesticides par grands vents

Le Conseil d'État retoque l'arrêté relatif aux conditions d'épandage …(Merci !)

-  16/07  -  Le glyphosate : « C’est une défaite cruelle pour les écologistes et pour les consommateurs de fruits et de légumes : le glyphosate, ce pesticide hautement suspecté d’être cancérigène, ne sera pas interdit d’utilisation en Europe.  (Merci !)
Le glyphosate est aux plantes ce que l’eau de javel est aux bactéries : une bombe
surpuissante et non spécifique.
On le connaît mieux sous la marque Roundup, originalement commercialisée par Monsanto.
La licence du glyphosate est arrivée à expiration en Europe le 30 juin et devait alors faire l’objet d’un nouvel examen scientifique.
Problème : l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), sur laquelle s’appuie Bruxelles pour autoriser ou interdire un produit, base son étude « scientifique » sur des données fournies par les producteurs de glyphosate eux-mêmes, Monsanto en tête.
Évidemment, l’étude de ces données soigneusement sélectionnées par les producteurs ne permet de mettre aucun risque en évidence. L’EFSA juge donc qu’il est « improbable » que l’exposition au glyphosate puisse être cancérogène.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont l’étude se base sur des données plus larges, estime quant à elle le risque « probable ».
D’autres études ont montré que le glyphosate perturbe le cycle des divisions cellulaires chez les invertébrés [1]. Or Le dérèglement du cycle cellulaire est précisément ce qui caractérise une cellule cancéreuse !
Il ne fait aucun doute que le principe de précaution commande a minima le rejet de la licence.
Pourtant, les États membres n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Par défaut, c’est donc l’ensemble de l’Europe dont les champs pourront être pulvérisés.   Heureusement, cette décision préserve les cultures biologiques » (
Club Santé Nature Innovation, 16/07)
08/11/2016  :  -  Manger bio. Quelques remarques dan « Inquiétants pesticides »
On trouve aussi des traces de pesticides sur les fruits et légumes biologiques. En 2014, l'Agence canadienne d'inspection des aliments a décelé des traces de pesticides sur près de la moitié des aliments biologiques testés par ses laboratoires.
 «La norme biologique est une norme de production, pas une norme de salubrité »Les cultivateurs qui travaillent en bio peuvent utiliser des bio pesticides, mais les pesticides de synthèse sont évidemment interdits. Ce qui ne veut pas dire qu'on n'en trouve pas des traces sur certains fruits et légumes, les pesticides étant présents dans l'environnement. 
    Changer son régime alimentaire du conventionnel au bio réduit les taux de pesticides de manière immédiate et radicale. En deux jours, les taux de pesticides dans l'urine descendent sous des niveaux détectables. À l'inverse, ils remontent immédiatement si vous recommencez à manger des fruits et légumes conventionnels.» «On ne peut pas encore dire que de manger biologique est meilleur pour la santé humaine, mais on peut dire que c'est bon pour la santé de la planète. Parce qu'il y a des gens qui pulvérisent ces pesticides. On expose les travailleurs agricoles à des pesticides.»
    On a établi un lien entre les taux de pesticides chez les enfants et le déficit d'attention, mais aussi des troubles cognitifs, des malformations et des cancers infantiles. Les hommes qui mangent beaucoup de fruits et légumes riches en pesticides ont moins de sperme et du sperme de moins bonne qualité que ceux qui consomment moins de pesticides.
01/01/2017  -  Lyon a banni les pesticides. Le  1er janvier 2017, toutes les collectivités locales, l’Etat et les établissements publics devront se passer de traitements chimiques dans leurs parcs, promenades, forêts et même sur la voirie. Les particuliers devront adopter la même conduite vertueuse dans leur jardin à partir de 2019.  Selon le ministère de l’environnement, environ 4000 collectivités locales se sont déjà engagées dans cette voie. Rennes se passe de pesticides depuis 30 ans.   Cependant, une bonne partie des petites communes en sont encore à se demander par quel versant aborder l’obstacle.

-  « Brouillards toxiques » d’Alexix Zimmer, Ed. Zones sensibles, 272 p, 19€. L’Impact de l’industrie sur nos corps.

-  18/02  -  Objectif Zéro phyto : la fin des pesticides au SOLER 66
Depuis 2016, l’usage des produits phytosanitaires (herbicides, insecticides, etc.) par les collectivités est interdit pour l’entretien des espaces verts et pour le désherbage des voiries.

Les pesticides sont aujourd’hui omniprésents dans l’environnement (l’eau, l’air, le sol et les végétaux) et ont des conséquences néfastes sur la biodiversité et sur la santé publique. La commune a décidé il y a un an de ne plus utiliser de produits phytosanitaires dans son

territoire. Elle a obtenu cette année le label régional « Zéro phyto » avec « 3 grenouilles » (qui signifie qu’aucun pesticide n’est utilisé sur les espaces publics sans exception). La ville s’est engagée, au travers de ses services techniques, dans cette démarche avec un plan d’actions communales pour une gestion de l’espace public sans pesticides. Cette pratique a deux objectifs qui sont d’éviter de mettre les agents municipaux au contact de produits aux effets sensibles sur la santé et de maîtriser les impacts nocifs sur la biodiversité. Si le matériel évolue, la manière de créer et d’entretenir les espaces verts en ville a également changé. C’est pourquoi la présence d’herbes dans les allées du cimetière n’est pas synonyme d’un mauvais entretien. Ces nouveaux modes de gestion n’ont pas les mêmes résultats radicaux et destructeurs que les pesticides. L’enjeu de cette démarche est d’allier la qualité de l’entretien des espaces publics et d’accepter la végétation au sein de la ville. (L’Indépendant, Autour de Perpignan, p12)

08/04  -  NON AU SABOTAGE CHIMIQUE DE NOS VIES !!

Les multinationales BASF, Monsanto, Syngenta etc. s’activent dans les coulisses de la Commission européenne, afin d’obtenir une dérogation pour commercialiser des produits hautement toxiques, comportant de nombreux perturbateurs endocriniens : Il s’agit de molécules chimiques qui peuvent modifier ou gravement abîmer la production des hormones naturelles.
 Ces polluants ont envahi l’air, l’eau, les aliments, les cosmétiques, les logements, les transports, etc. et leur impact quotidien sur notre santé – comme la santé des oiseaux, des poissons, des mammifères – est absolument dramatique.  Certains de ces perturbateurs endocriniens sont tristement connus :
Le DDT et des centaines d’autres pesticides, dont le plus utilisé au monde, le glyphosate (contenu dans le Roundup de Monsanto), vient d’être officiellement classé comme cancérogène probable, alors qu’il est importé dans les végétaux OGM pour les élevages en Europe sans que cela soit seulement étiqueté [1] !   Le distilbène, qui a déposé son poison dans le ventre des femmes enceintes avant d’être interdit.
Le bisphénol A (emballages alimentaires, tickets de caisse), interdit en France mais pourtant toujours présent dans certains emballages [2].
Il en existe des dizaines d’autres, que les fabricants cachent là encore sous des noms scientifiques : phtalates (peintures, vernis, encres), halogenophénols (désinfectants), PCB, PBDE (dans les crèmes et huiles solaires), etc.
 Ces toxiques n’épargnent personne,
plaçant les plus fragiles, comme les bébés, aux premières loges du désastre.
 Ils peuvent
modifier l’identité sexuelle d’un bébé in utero, entraîner des malformations génitales, des perturbations psycho-comportementales, favoriser l’infertilité et de nombreux cancers…  Les perturbateurs endocriniens altèrent la perméabilité digestive et sont pro-inflammatoires, ce qui est commun à des pathologies comme l’autisme ou les troubles de l’attention-hyperactivité (TDAH).
Cette situation est anormale. Elle est injustifiée. Elle est scandaleuse.

Les autorités n’ont pas réagi. Tout se passe comme si elles voulaient favoriser les intérêts des grands groupes de la chimie.
En 2009, le règlement régissant la mise sur le marché des pesticides en Europe a été adopté, promettant de restreindre et d’interdire avant leur mise sur le marché les perturbateurs endocriniens pouvant avoir un effet néfaste sur l’être humain.

En décembre… 2015, la Commission européenne a été condamnée par le Tribunal de l’Union européenne pour « avoir manqué à ses obligations » sur le dossier des perturbateurs endocriniens. Et ce en dépit d’une « obligation claire, précise et inconditionnelle » [3].
 En clair, la Commission
a laissé traîner le dossier sans que rien ne se passe.
 
SIX ANS DE PERDUS. ET CE N’EST PAS FINI, HÉLAS.
 Après des années d’inaction, la Commission européenne exige maintenant
des conditions ultra restrictives pour interdire un perturbateur endocrinien.
 D’après elle, il faut prouver que la substance concernée : Est connue pour avoir un effet
avéré pour la santé humaine ; A un mode d’action endocrinien ; ET qu’on connaît le lien causal entre le mode d’action et l’effet négatif.
En clair, cela revient à dire que les gens devront
d’abord tomber malades pour qu’on puisse ensuite faire un lien avec la substance : Trop tard, si vous avez le cancer.  Trop tard, si vous ne pouvez pas avoir d’enfant.  Trop tard, si les enfants que vous avez mis au monde sont nés avec des malformations gravement handicapantes.
« 
Ce sera trop tard… mais tant pis. » Voilà la réponse révoltante des autorités européennes qui veulent accorder une dérogation à l’industrie chimique pour qu’elle puisse continuer à nous vendre ses polluants.
Signez, c’est urgent, SIGNEZ LA PETITION EN CLIQUANT ICI POUR BLOQUER CETTE DEROGATION avant qu’il ne soit TROP TARD !!

NOUS EXIGEONS que les preuves indiscutables d’inocuité (absence de danger) soient apportées par des experts indépendants pour que les sociétés Monsanto, Bayer, Syngenta et Cie puissent commercialiser leurs produits.  Et nous ne sommes pas seuls dans ce combat :  Fait rarissime, une centaine de scientifiques a publié très récemment une tribune écrite d’une seule main pour protester contre cette situation.  Sur les perturbateurs endocriniens, des chercheurs anglais, américains, français, allemands, suédois, africains du Sud, danois etc. dénoncent un « déni de l’état de la science » [9]. « Les effets nocifs des perturbateurs endocriniens ont amplement été mis en évidence. » « Nous sommes cependant préoccupés par les options réglementaires que propose aujourd’hui Bruxelles, très éloignées des mesures nécessaires pour protéger notre santé et celle des générations futures. » « Les options proposées pour identifier les perturbateurs endocriniens requièrent un niveau de preuve bien plus élevé que pour d’autres substances dangereuses. » !