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 LE  RECHAUFFEMENT  CLIMATIQUE

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-  LE  RECHAUFFEMENT  OU  LE  DEREGLEMENT  CLIMATIQUE  Que dit-on à propos de ce Réchauffement ? (R.)
(Abréviations : R. = Réchauffement ; ES =  Effet de Serre ; GES = Gaz à Effet de Serre
Je m’inspire entre autres pour cette courte présentation du Dossier « Climat » de Pour la science n°89, 10-12/2015)  (Les n° des pages renvoient à ce dossier) et du n° 94, nov. 2015, de Philosophie magazine)  « La Nature a-t-elle toujours raison? »
Le dernier rapport du GIEC (Groupe d'Experts intergouvernemental sur l'Évolution du Climat), publié en 11/ 2014, est très alarmiste. Il prévoit une hausse des températures de 0,3 à 4,8°C d'ici  2100.  La COP21 a pour but  de trouver un accord pour limiter à 2° le R. climatique par rapport à l'ère préindustrielle.       -  L’augmentation de température à la surface de la terre aurait un peu ralenti durant la dernière décennie. Mais
  le terme de « pause » souvent employé est inapproprié. De nouveaux calculs montrent que, au rythme actuel,
le
R. global atteindra 2°C en 2036, un niveau jugé dangereux. Afin que cette limite ne soit pas franchie, la concentration atmosphérique de CO2 (dioxyde de carbone) devra rester inférieure à 405 parties par million.    Pour cela, nous devons cesser immédiatement la combustion des carburants fossiles qui émet du CO2, et conduit à l’augmentation de l’ES, et donc de la température et donc de l’humidité (vapeur d’eau) s’ajoutant aux GES ! (p12)

     -  Avec le R. global, la fonte estivale de la banquise arctique s’accentueCe recul modifierait les conditions atmosphériques qui influent sur le temps hivernal aux États-Unis et en Europe.    Ces changements entraîneraient des incursions d’air arctique aux latitudes moyennes, augmentant la probabilité d’épisodes hivernaux rudes.  Prévoir la rigueur d’un hiver reste difficile même si les conditions suggèrent de possibles vagues de froid intense.

     -  Le climat dépend de nombreux facteurs, (interactions entre atmosphère, océan, cryosphère (banquise, terres enneigées, glaciers…), hydrosphère, continents et biosphère) notamment de la concentration atmosphérique en GES, tel le CO2.    Pour anticiper son évolution, on met au point des modèles numériques qui, à partir de scénarios socio-économiques d’émissions de GES, calculent des projections du climat futur. Les premiers modèles sont apparus à la fin des années 1960 : leurs projections coïncident étonnamment avec celles des plus récentes.
   Des politiques volontaristes peuvent encore permettre de limiter les changements climatiques (
vagues de chaleur, sécheresse = feux de forêts, pluies torrentielles) dus aux activités humaines (surtout la combustion des fossiles - pétrole, charbon, gaz fossile- et la déforestation). (p24)

     -  Quel que soit le scénario, optimiste ou non, des émissions de GES, les océans pâtiront du R. climatique. (L’élévation du niveau de la mer due à l’expansion thermique de l’eau et à la fonte des calottes polaires –Groenland et Antarctique- et des glaciers. Les projections indiquent + 40 à 63 cm en 2100 ?)     L’augmentation des températures et de la quantité de carbone absorbée par les océans (acidification) nuira aux organismes marins. Les activités humaines, telles la pêche et l’aquaculture, seront touchées.  En outre, les infrastructures  du littoral seront plus vulnérables. Les mesures de lutte existent, mais on doit les mettre en place sans tarder. (p34)   -  La désertification menace 480 millions d’humains dont les terres agricoles s’appauvrissent. (La vulnérabilité est générale, dans l’agriculture en particulier, et dépend de la pauvreté existante, des inégalités, des infrastructures et…de la gouvernance bien sûr.)    En Afrique, la Grande Muraille verte doit être constituée d’une bande de forêts (comprenant l’acacia gommier, le dattier du désert et le jujubier) (En Chine aussi)   et de cultures en bordure du Sahara. Au sein de cette bande, on cherche à augmenter la productivité des systèmes agricoles et à prévenir l’abandon des terres. Seul le Sénégal a commencé la mise en œuvre de la Grande muraille verte, mais des projets sont prévus au mali et au Burkina Faso. (p44)   -  La loi de transition énergétique donne une nouvelle orientation pour la politique énergétique française. Ses objectifs sont ambitieux et réclament de relever de nombreux défis (agir vite entre autres). D’abord on doit tenir compte de la diversité des horizons économiques des différents acteurs. Ensuite, on doit aussi soutenir la montée en puissance des équipements liés aux énergies renouvelables. Pour résoudre ces problèmes, et d’autres, la solution consiste à suivre en permanence la mise en place de la transition afin de l’ajuster dès que nécessaire. (P60)
 
-  Aujourd’hui, dans les politiques énergétiques, on tient autant compte de l’environnement que de la sécurité des approvisionnements. Ce changement, qui se traduit par la transition énergétique, a des répercussions dans le monde de  la finance. Les pays et l’Europe mettent en place des mesures incitant les investissements dans la réduction des GES. Au niveau des collectivités et des individus, des leviers existent pour diriger l’argent vers les énergies propres. (p68)
--- Comment faire ? Qui doit faire ?
    
-  Le vent, le soleil et l’eau suffiraient à fournir en énergie la population mondiale en 2030. Le déploiement des infrastructures requises se heurtera à la rareté de certains constituants indispensables. Un autre obstacle est l’irrégularité des ressources. Des politiques ambitieuses sont indispensables pour surmonter ces difficultés. (p76)       -  La biodiversité s’érode, mais comment en rendre compte ? Pour les aider, les scientifiques ont de plus en plus recours au volontariat. Ainsi, des armées de citoyens suivent l’évolution des effectifs de papillons, d’oiseaux, de bourdons, de chauve-souris, de plantes…Les informations recueillies sont précieuses et alimentent des études de « vraie » science. C’est une nouvelle façon de faire de la science, pour le bien de la planète. (p90)       -  En pleines négociations internationales, une poignée de climatosceptiques persiste à nier le R. climatique ou son origine humaine. Ils ont beau calomnier le GIEC, l’évidence d’un R. est criante, confirmée par l’accélération de la fonte de tous les glaciers. Contrairement aux arguments de ces sceptiques, le R. est bien dû aux combustibles fossiles. Les climatologues ont démontré que ce n’est pas une conséquence transitoire des fluctuations de l’activité solaire. Il est urgent de réduire considérablement les GES. (p96)       -  Nous sommes ‘tous’ conscients des dangers qui pèsent sur la planète. Pourtant, nous rechignons à adopter des comportements favorables à l’environnement. L’une des explications résiderait dans le manque d’expérience de nature, mais ce n’est pas la seule. La réussite du tri des déchets montre que les facteurs en jeu sont nombreux. La psychologie de la conservation, une jeune discipline, élucide les mécanismes à l’œuvre dans ces conditions. (p102) . Voir le mouvement
 
Livres : -  « Empreinte » 10 initiatives pour lutter contre le réchauffement climatique, Ed. du Chêne  -  « L’Océan, le climat et nous : un équilibre fragile » E. Bard, le Pommier/Universcience, 2011.  -  « La Grande Muraille verte, des arbres contre le désert » G. Boëtsch, Privat, 2013 
« La part du colibri » de Pierre Rabhi, Ed. l’aube, 2014
   01/12/2017 -  Climat : 6 raisons de ne pas désespérer. (Extraits) Des dynamiques poussent à rester optimiste. « S’il on en croit la pléiade d’experts que nous citons les chances de maitriser le changement climatique sont loin d’avoir disparu. Question de mobilisation, d’initiatives étatiques ou civiques, de volonté politique »  -La multiplication des catastrophes naturelles, la reprise à la hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales (+ 2 % en 2017), l’inquiétude sur une sixième extinction de masse ; l’urgence climatique, dans tout ce qu’elle a de plus inquiétant, ne mobilise pas les foules. Les négociations à la Conférence des parties (COP 23), ne sont guère plus réjouissantes. Les égoïsmes nationaux priment encore sur la nécessaire solidarité planétaire, pourtant «Agissons plus fort et plus vite», ne cessent de marteler les représentants des 197 pays parties dans l’accord de Paris, et plus de 15 300 scientifiques de 184 pays ont alerté sur la situation de la planète et la nécessité pour les décideurs publics d’agir au plus vite.
On observe aussi que les initiatives se multiplient : investisseurs,  villes,  alliances citoyennes. Une atmosphère bien plus positive règne.
Libération  du 17/11 (p2-5) a compilé six bonnes raisons de ne pas désespérer. De se motiver. Et d’y croire, malgré tout.
1- Les forêts peuvent nous sauver : On parle souvent des forêts pour décrire à quel point l’humanité s’adonne à leur destruction. Ces ravages sont une balle que l’homme se tire dans le pied, car les arbres sont des champions trop oubliés de la lutte contre le changement climatique. «Les forêts retiennent des tonnes de CO2 et ce stockage s’accroît d’année en année » Un talent naturel que ne concurrence aucune technologie humaine. L’Allemagne et le Royaume-Uni viennent de lâcher plus de 150 millions de dollars (127 millions d’euros) pour réduire la déforestation au Brésil. Soucieuses de leur image, des multinationales s’y collent comme Walmart ou Mars qui dit lutter contre la déforestation induite par la culture d’huile de palme.
2- Le charbon, c’est (presque) du passé. Le nombre de centrales au charbon en développement dans le monde a connu une chute spectaculaire en 2016, la tendance au «bas carbone» semble inexorable. Même aux Etats-Unis : 250 d’entre elles ont fermé depuis 2010. Le Royaume-Uni et le Canada lancent une alliance pour sortir de cette énergie fossile responsable de 40 % des émissions mondiales de CO2. Dix-sept pays les ont rejoints, dont la France et le Mexique. . L’Afrique voit se renforcer un mouvement de citoyens opposés aux énergies fossiles, « notamment au Kenya, au Sénégal et en république démocratique du Congo.» De nombreuses universités, banques, fonds d’investissement retirent de leurs portfolios les financements liés aux énergies fossiles. Fin 2016, 5,2 millions de dollars avaient été désinvestis par 688 institutions et 58 399 personnes dans 76 pays. En deux ans, 20 milliards de dollars ont été retirés de projets liés au charbon par 15 assureurs internationaux. Le septième plus gros assureur au monde, Zurich, a annoncé bannir le charbon. Les Amis de la Terre pointent Axa qui a investi 848 millions de dollars dans les développeurs de charbon depuis 2015.
3- Les technologies du futur sont déjà là, dit Bertrand Piccard le pilote du fameux Solar Impulse cet avion propulsé par l’énergie solaire. « Beaucoup de ces technologies dont nous rêvons existent déjà. Il faut seulement qu’elles tombent dans les mains des bonnes personnes.» Des innovations «propres et rentables» (des filtres à air qui capturent le CO2 et le transforment en carburant renouvelable à l’usine de désalinisation solaire, en passant par les turbines électriques marines de grande profondeur ou les tuiles photovoltaïques…) «Le mouvement actuel pour stimuler l’innovation technologique est incroyable», soutient de son côté Laurence Tubiana.
4- Les investissements dans les projets énergétiques ne se font plus majoritairement en faveur des énergies fossiles, mais vers leurs pendants renouvelables.  Entre 2015 et 2016, la capacité installée de ces derniers a bondi de 10 %, à des prix très inférieurs au nucléaire ou aux énergies fossiles. Eolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, hydrogène, autant d’alternatives aux combustibles polluants dont l’exploitation est devenue concurrentielle. Y compris dans les pays de l’or noir. 50 pays se sont engagés, en novembre 2016, à atteindre une production d’énergie 100 % renouvelable d’ici à 2050, dont le Bangladesh, le Burkina Faso, les îles Marshall, le Maroc, la Colombie et le Yémen. Les citoyens ont aussi leur mot à dire, alors que se multiplient les fournisseurs d’électricité alternatifs qui proposent des contrats 100 % énergies renouvelables. Et en France, l’autoconsommation est en pleine émergence. En 2016, 47 % de la population se disait prête à investir dans une installation solaire pour sa propre consommation.
5- L’agro écologie pour nourrir la planète L’ONU : «L’utilisation de plus en plus de pesticides n’a rien à voir avec la réduction de la faim» Le modèle agricole intensif dominant est dévastateur pour la planète. «Il serait responsable d’un tiers des émissions de GES mondiales » « A cause du changement climatique et de l’appauvrissement des sols dû aux engrais chimiques et pesticides, nous courons vers de nouvelles crises alimentaires.» D’où l’essor de l’agro écologie. «Nous devons passer d’un système alimentaire industriel gourmand en intrants chimiques, basé sur la monoculture, à des systèmes diversifiés, très demandeurs en forces humaines et qui fonctionnent sur la polyculture et donc la régénération des sols.» De tels objectifs sont atteignables avec une alimentation 100 % bio. A 2 conditions. 1/ une réduction par trois de la consommation de viande, notamment bovine (extrêmement émettrice en méthane, 120 fois plus polluant que le CO2 et responsable de la majorité de la déforestation tropicale). 2/ une baisse du gaspillage, qui engloutit actuellement un tiers de la production alimentaire mondiale, En Autriche, au moins 21 % de la surface agricole est en bio, contre 6 % en France. L’ONU demande que cessent les subventions en faveur des pesticides. Il recommande aussi de miser sur les semences anciennes, plus résistantes au changement climatique, plutôt que sur les OGM.
6- La finance se met au vert : Un engagement massif des acteurs financiers et des entreprises s’observe depuis la COP 21 en 2015 » Mercredi, à Bonn, 320 entreprises se sont ainsi engagées à se doter d’objectifs de réduction de gaz à effet de serre alignés sur l’accord de Paris. Le secteur financier commence aussi à envisager les risques d’instabilité que représente le changement climatique. Nulle pulsion philanthropique. Ou accès d’écologie politique. Si le climat intéresse les firmes comme le secteur financier, c’est par rationalité. Certains voient leurs activités menacées par le réchauffement - l’agrobusiness, les assurances, les équipementiers - et d’autres anticipent les régulations que pourraient mettre en place les Etats ou les institutions internationales. Alors qu’il y a peu, investir dans le solaire ou l’éolien était considéré comme aventureux, c’est aujourd’hui le charbon qui porte ce facteur de risques. Ainsi PKA, un fonds de pension danois, porte maintenant 25 % de son capital dans des projets tels que des fermes éoliennes ou de rénovation thermique de bâtiments. (Aude Massiot - Libération du 17/11)  (COP 24, l’an prochain à Katowice, en Pologne)
-  19/03/2018  -  Le GIEC reçoit le soutien de la France et de l’Europe. Le Groupement d’experts sur le climat doit pallier la défection de l’administration Trump à son budget. (http://www.lemonde.fr/climat/article/2018/03/17/le-giec-recoit-le-soutien-de-la-france-et-de-l-europe_5272465_1652612.html )

-  25/09  -  Les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse selon un document interne..
Derrière leurs beaux discours publics sur le climat, les multinationales continuent à s’opposer à tout objectif ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nouvelle illustration avec un document interne de BusinessEurope, le plus important lobby patronal européen regroupant tout le gratin des multinationales du vieux continent, mais aussi des États-Unis. Ce document interne révélé par Greenpeace montre comment BusinessEurope, actuellement présidé par Pierre Gattaz, ancien patron du Medef, entend faire capoter le projet d’introduire des objectifs climatiques plus ambitieux au niveau de l’Union européenne à l’horizon 2030.
Le lobby y explique notamment - en des termes candides - comment il va « rester plutôt positif tant qu’on en reste au niveau des déclarations politiques, sans implications législatives » et « s’opposer à toute ambition accrue, en utilisant l’argument habituel de la distorsion de compétitivité face à nos concurrents ». Autres tactiques prévues : entraver le processus par des arguments procéduraux, suggérer que mettre en place des objectifs supplémentaires « n’est pas le principal problème », en arguant qu’il vaut mieux encourager la Chine et les autres à réduire leurs propres émissions… (https://www.bastamag.net/Un-document-revele-comment-les-multinationales-entravent-toute-action)