()   10/06/20  -  Une soixantaine de parlementaires, y compris de la majorité, prônent de mettre un terme aux chasses "traditionnelles" comme le déterrage des blaireaux ou la chasse à la glu, au profit d'une "chasse modernisée" pour la "France d'après", dans une tribune transmise à la presse lundi 10 juin. 

"Les Français manifestent des attentes de plus en plus fortes en matière de protection de la biodiversité comme de prise en compte du bien-être animal", soulignent ces députés et sénateurs emmenés par Loïc Dombreval (LREM), président du groupe d'études sur la condition animale à l'Assemblée.

"Les conditions sont-elles aujourd'hui propices à l'émergence d'une chasse modernisée, en phase avec les enjeux de conservation des habitats naturels et de lutte contre l'érosion de la biodiversité ordinaire ?", demandent-ils.

Les "pratiques archaïques persistantes", comme la chasse à la glu qui consiste à piéger des oiseaux avec de la colle, "sont devenues politiquement indéfendables", affirment ces parlementaires de divers bords, dont le co-président du groupe EDS Matthieu Orphelin, proche de l'ancien ministre Nicolas Hulot.

Selon les signataires, "les chasses traditionnelles ont une forte connotation négative qui pèse lourdement sur la réputation des chasseurs et la perception de la chasse en général".

"L'arrêt des chasses traditionnelles pourrait se faire progressivement, sur un nombre d'années à définir en concertation avec le monde de la chasse, en mettant par exemple en oeuvre un dispositif de quotas dégressifs de prélèvements", suggèrent-ils.

Emmanuel Macron a pris position à plusieurs reprises en faveur de la chasse. Nicolas Hulot avait claqué la porte du gouvernement en 2018, critiquant notamment le poids des lobbies dont celui des chasseurs. Avec AFP. (linfodurable.fr/)

07/06/20  -  « Faire taire »  PAR STÉPHANE FOUCART

   Ce mercredi 3 juin au matin, Pierre Rigaux a retrouvé un jeune renard mort sur le capot de sa voiture. La carrosserie était, à dessein, barbouillée du sang de l'animal. Tout porte à penser qu'il s'agit là d'un nouvel épisode dans l'accumulation de menaces verbales, d'intimidations et d'agressions physiques dont il est l'objet depuis plusieurs mois, et dont il tient la minutieuse chronique. Naturaliste

et militant anti-chasse, l'intéressé a pour seuls torts d'user des armes pacifiques qui sont aussi celles des journalistes: la liberté d'aller et venir, d'observer et de publier ses témoignages. Mais la publicité qu'il donne à certaines pratiques de chasse est, semble-t-il, vécue comme un affront par des porteurs de fusil - ils le lui rendent à leur façon. Cette fois, la brutalité des images qu'il a postées sur les réseaux sociaux, montrant le cadavre du petit animal, a suscité un tel émoi que la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, et sa secrétaire d'Etat, Brune Poirson, ont chacune manifesté, par une brève déclaration sur Twitter, leur soutien au naturaliste. Du soutien, Pierre Rigaux n'en a jusqu'à présent pas eu beaucoup. Les mains courantes et les plaintes qu'il a déposées auprès de la gendarmerie n'ont jamais eu d'effets; il dit cette fois vouloir saisir le procureur de la République. (SUITE)


-  03/06/20  -  La chasse en forêt tropicale affaiblit aussi les arbres. « Le processus de défaunation qui se produit actuellement dans de nombreuses forêts tropicales pourrait réduire considérablement la diversité de communautés entières d'arbres dispersés par les animaux en limitant l'enlèvement des graines », concluent des chercheurs du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN-CNRS) (actu-environnement.com) Abo

 

27/05/20  -  SCANDALE : LE MINISTÈRE DE L’ECOLOGIE EN ÉTAT D’URGENCE POUR LA REPRISE DE LA CHASSE :
Pétition. Ce jour 71.129 signatures  -  Auteur(s) : AVES France, PAZ, One Voice, AOC, Dignité Animale, ASPAS
Destinataire(s) : Elisabeth Borne et Emmanuelle Wargon, Ministère de la transition écologique et solidaire

   PETITION :    « Alors que tous les dossiers sur lesquels travaillent les associations de protection de la nature et des animaux sauvages sont bloqués depuis des mois, le Ministère de la transition écologique et solidaire est pleinement mobilisé depuis plusieurs semaines pour que la chasse puisse reprendre au plus vite.     Il est insupportable pour nos organisations de voir que le gouvernement et nos assemblées représentatives sont mobilisés pour permettre la reprise au plus tôt des activités de chasse, alors que les Français souffrent encore de la pandémie qui aurait provoqué à ce jour le décès de plus de 28.000 personnes dans l’hexagone et 318.500 dans le monde !  
   Le confinement a eu des effets bénéfiques sur les animaux sauvages. Le Président nous a vanté les mérites d’un monde nouveau. Tout porte à croire que les priorités du gouvernement sont pourtant toujours dictées par un vieux monde à la solde du lobby de la chasse”.
 (https://www.ecologie-radicale.org/)  -  (https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/scandale-ministere-ecologie-etat-urgence-reprise/90469)

 

23/04/20  -  Lettre ouverte au Président de la République – Objet : Alerte sur les destructions de la faune en période de confinement

   Monsieur le Président de la République,

   Au moment où le confinement est légitimement imposé aux Français, de nombreuses préfectures  dérogent à ces mesures de salubrité publique pour faire abattre des animaux sauvages. Cette grande hétérogénéité des règles, à la carte, ne peut que créer la confusion et même l’indignation.

   La plupart des arrêtés préfectoraux prévoient la possibilité d’autoriser des abattages d’animaux sauvages en cas de dégâts aux cultures et pour motif sanitaire. Or nous savons aujourd’hui que le motif sanitaire est utilisé à tort par les préfets eux-mêmes, preuve en est les nombreux arrêtés autorisant encore récemment les tirs de renards en vue de lutter contre l’échinococcose alvéolaire, en contradiction avec les publications scientifiques et les recommandations ministérielles. Un motif potentiellement fallacieux est ainsi invoqué pour justifier des sorties supplémentaires en période de confinement drastique. L’établissement d’une liste nationale des motifs précis à même de pouvoir justifier ces interventions est indispensable, afin que les Préfets s’y réfèrent et s’y contraignent.

   Concernant les dégâts aux cultures, l’utilité de la politique de destruction de la faune sauvage pour lutter contre d’éventuelles atteintes ainsi que l’ampleur exacte des dégâts imputés restent toujours à démontrer, et font l’objet de débats récurrents lors de l’adoption des listes des espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts ».

   Aussi, nous vous demandons d’adopter une décision encadrant sans équivoque les activités de chasse et de destruction de manière homogène sur l’ensemble du territoire, et selon des préconisations scientifiques, à l’instar de l’ensemble des décisions adoptées par le gouvernement depuis que l’état d’urgence sanitaire a été décrété.

   Nous déplorons que pendant cette crise, qui nous interpelle vivement quant à notre rapport à la faune sauvage, les abattages injustifiés restent la norme. Et ce d’autant plus que, si les destructions réalisées en période « normale » font l’objet de compte-rendu voire de réunions préalables, justifications (certes discutables) à l’appui, il n’en est rien concernant l’ensemble des destruction autorisées en cette période. En effet, les interventions se font pour la plupart sur autorisations administratives individuelles auxquelles nous n’avons pas accès, et sans compte-rendu. Il n’existe donc aucune visibilité, aucune transparence quant à ces dérogations.

Aussi, nous demandons qu’à l’issue de cet épisode sanitaire, un état des lieux précis et régulier soit réalisé quant au nombre exact de dérogations et autorisations individuelles d’intervention délivrées dans chaque département, quant aux dégâts ayant justifié ces autorisations (nature et ampleur), et quant aux animaux abattus (nombre et espèce).

   On entend de plus en plus de chasseurs, Willy Schraen en 1re ligne, exiger de ne plus être les seuls à devoir payer les dégâts dans les cultures dus en particulier aux sangliers. Or ces dégâts sont directement corrélés à la gestion catastrophique des chasseurs de cette espèce depuis plusieurs décennies (hybridation avec les cochons domestiques, tirs sélectifs visant à épargner les laies reproductrices, agrainage dissuasif qui favorise le développement de l’espèce, etc.). Les chasseurs demandent à chasser plus longtemps alors que leurs interventions ne règlent en rien le problème sur la durée. Nous pensons que cette crise est le moment opportun pour considérer d’autres solutions d’équilibre entre l’agriculture et la faune sauvage, basées sur des mesures de protection plutôt que de destruction.

   Nos associations sont par ailleurs régulièrement interpellées par leurs membres suite à des coups de feu entendus depuis leur domicile ou des pièges trouvés lors de leur courte promenade autorisée. Ces  personnes dont le lien à la nature est fondé sur le respect et la réciprocité ne comprennent pas cet acharnement, qui plus est en période de confinement.

   Ces actes sont peut-être réalisés en application des dérogations sus-évoquées, mais rien ne permet de le vérifier, par conséquent nous sommes bien incapables de leur répondre quant à la légalité de ces actes. Et nous sommes loin de mesurer l’ampleur réelle du problème au regard des infractions dont personne n’aura jamais connaissance. (…)

   Pour les associations signataires, Madline RUBIN, Directrice ASPAS (https://www.ecologie-radicale.org/images/stories/doc_pdf/Macron.pdf )

 

 

 

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L’horreur de la vénerie sous terre
ou le martyre des blaireaux