()   -  01/02/20  -   (One Voice <info@one-voice.fr>)  TOULOUSE      (facebook.com/)

 

04/01/20  -  Chasseurs et écologistes s’affrontent sur les nouveaux quotas de chasse.

Chaque année à la fin de l’été, la tourterelle des bois s’envole de l’Europe vers l’Afrique. C’est à cette saison que la migratrice, svelte colombidé aux ailes tachetées de noir, croise les plombs des chasseurs. Abattu sans contrôles ni quotas, cet oiseau, qui a perdu 80 % de ses effectifs depuis 1980, est pourtant classé vulnérable sur la liste rouge des espèces menacées. Sa chasse sera désormais régulée : cette tourterelle fait partie des six premières espèces concernées par la nouvelle « gestion adaptative » cynégétique.

Mais à peine lancée, la gestion adaptative a déjà du plomb dans l’aile.

Les difficultés ont commencé dès la nomination du Comité d’experts sur la gestion adaptative (CEGA), chargé d’éclairer les décisions du ministère de la transition écologique sur les quotas de chasse. D’après l’appel à candidature, émis en septembre 2018, ses membres devaient être nommés « selon des critères d’excellence scientifique ». Six mois plus tard, « le ministère avait changé son fusil d’épaule », relève Aurélien Besnard, chercheur à l’Ecole pratique des hautes études et vice-président du CEGA. Aux côtés de six chercheurs académiques siègent deux experts de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et six personnalités proposées par la Fédération nationale des chasseurs. Résultat, « les manœuvres politiques ont rapidement pris le dessus sur les arguments scientifiques », relate M. Besnard.  (lemonde.fr , Le journal, Planète, p6)

 

02/12/19  -  « Le blaireau était haï dans les campagnes et irrépressiblement détruit. On l'accusait de fouir le sol, de percer les haies. On l'enfumait, on le crevait. Méritait-il l'acharnement des hommes?

C'était un être taciturne, une bête de la nuit et de la solitude. Il demandait une vie dissimulée, régnait sur l'ombre, ne souffrait pas les visites. Il savait que la paix se défend », écrit-il, au passé.

Les choses n'ont pas vraiment changé pour le mustélidé à pattes courtes, à en croire la maire de Valaire (Loir-et-Cher), un village forestier de 90 habitants situé en bordure de Sologne. Dénonçant une « barbarie d'un autre âge, dégradante pour ceux qui s'y livrent», Catherine Le Troquier a pris en septembre un arrêté municipal interdisant, sur sa commune, la vénerie sous terre du blaireau. Saisi par la préfecture du Loir-et-Cher, le tribunal administratif d'Orléans a suspendu la mesure, fin octobre, au prétexte que les maires n'ont pas ce pouvoir de police en matière de chasse. L'affaire devrait être à nouveau jugée sur le fond, courant 2020.

«Messages » d'intimidation

Egalement appelée «déterrage», la vénerie sous terre est une technique de chasse à courre séculaire consistant, pour ce qui est du blaireau, à lancer un chien dans son terrier. La proie va alors fuir dans ses galeries avant d'être (Suite de la page d’accueil) acculée par son poursuivant. Les jappements de ce dernier sonnent l'hallali. Les chasseurs s'arment de pelles pour creuser une cheminée - de plusieurs mètres de profondeur parfois - puis extraient le blaireau à l'aide d'une pince, spécialement conçue pour cela. Le plantigrade est ensuite tué avec une carabine, quand il n'est pas jeté vivant aux chiens - une pratique interdite par les sociétés de vénerie.

« Ce qui est choquant, c'est le plaisir de torturer et de tuer un animal qui dort tranquillement en famille », s'offusque Catherine Le Troquier. Autant de « cruauté », estime-t-elle, n'existerait pas si le blaireau ntait pas aussi mal-aimé - au point d'être synonyme d'une insulte dans le langage courant, utilisée pour désigner une personne imbécile et bornée. « Il est perçu comme un animal puant et malfaisant alors qu'il n'y a pas plus propre et plus pacifique que lui. Il mériterait d'être mieux connu, au lieu de s'en prendre plein la gueule», ne décolère pas l'élue.

Son arrêté a provoqué quelques remous dans les forêts solognotes, vouées à la chasse. Des « messages » d'intimidation luj ont même été envoyés, à l'image de ce lapin mort déposé devant sa boîte aux lettres. Le cadavre d'un renard a également été retrouvé à l'entrée du bois communal de Valaire, qu'elle a interdit à la chasse en 2015; à ses côtés gisait un Playmobil habillé en lieutenant de louveterie, et amputé d'une jambe.

Si de nombreux soutiens lui sont parvenus de toute la France, aucun maire des communes environnantes n'a toutefois salué son initiative, «sauf officieusement», regrette-t-elle. «On est à quelques mois des municipales, et tout le monde a peur des chasseurs en raison de leur poids électoral. On ferait pourtant mieux de les encourager à troquer leur permis de chasse contre un appareil photo ou une loupe d'entomologiste», lance l'édile, « sans étiquette» mais à forte sensibilité écologique.

«On n'est pas des barbares», se défend Hubert-Louis Vuitton, à la fois président de la Fédération départementale des chasseurs du Loir-et-Cher et président du conseil d'administration de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. (sic). (Le Monde, p29) (Touche pas à mon blaireau)

-  19/11/19  -  Comme chaque année, au moment de " l'ouverture ", des faits divers tragiques imputables à des actes de chasse font la une de la presse régionale. Au cours de la première semaine de novembre deux drames ont été évités de justesse : 2 voitures qui circulaient sur la voie publique (en des lieux différents) se sont trouvées sur la trajectoire de balles tirées par des chasseurs. A chaque fois les balles se sont logées dans l'habitacle des voitures en question, évitant de justesse les passagers (adultes et enfants).(Lien presse).
Cette dernière semaine, 3 homicides cynégétiques ont eu lieu en France, dans les départements de la Vienne
(lien presse) et des Charentes maritimes (lien presse).
Les pouvoirs publics  qui sont si prompts à  s'émouvoir de la violence lorsqu'elle survient au cours de manifestations citoyennes semblent très bien s'accommoder de celle dont souffre, de façon récurrente,  la faune sauvage et dont parfois, les humains  font aussi les frais. Le "risque zéro" n'existe pas nous dira-t-on, il est présent dans toutes les activités humaines ! Pour permettre à des enragés de la gâchette de continuer à pratiquer leur "sport" sanguinaire, il est donc demandé implicitement à chacun de prendre le risque de perdre la vie par une balle ou une volée de chevrotine ! Notre réponse est simple :
abolissons ce loisir de mort qu’est la chasse pour atteindre tout de suite  l’objectif « risque zéro ». (http://www.ecologie-radicale.org/)

14/11/19  -  Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs de France, parle de sa passion. Extraits dans une brève vidéo : https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-richier/blog/141119/le-chasseur-francais

 

02/10/19  -  Non à la prolongation d'un mois de la chasse aux sangliers ! Quand cela s'arrêtera-t-il ? Une nouvelle fois les pouvoirs publics cèdent aux pressions du monde de la chasse qui souhaite obtenir un prolongement de la période de chasse aux sangliers d'un mois.
Motif ? Les chasseurs n'arrivent plus à faire face et il est urgent de massacrer plus de sangliers prétendument responsables d'innombrables dégâts dans les cultures.
Le  gouvernement concocte donc un nouveau décret destiné à flatter les tueurs agréés. Il charge son ministère dit de "l'écologie" de soumettre une consultation publique visant à obtenir l'approbation du plus grand nombre pour perpétuer ses sombres desseins.
   Rappelons- le : oui, c'est un fait,  les populations de sangliers augmentent. Mais quelles en sont les causes ? La chasse est le principal facteur de cette augmentation : élevages et lâchers, agrainages, hybridation des sangliers sauvages avec les cochons domestiques produisant ainsi des cochongliers plus prolifiques, éradication des prédateurs naturels. Tout cela est l'œuvre de la chasse pour accroître son stand de tir.
   Poursuivre dans cette voie ne peut qu'accroître le problème et l'histoire retiendra l'aberration que constitue une telle mesure. Outre les massacres orchestrés, elle conduira à une confiscation de la nature durant un mois supplémentaire au seul profit des Nemrod. Aussi la Convention Vie et Nature vous invite-t-elle à protester énergiquement contre ce projet calamiteux en répondant négativement à cette consultation publique. (
Cliquer pour participer)

 

01/10/19  -  Quand J. Chirac disait à A. Bougrain-Dubourg qu’il ne supportait pas la chasse…
Après l'avoir rencontré, notamment en compagnie de Brigitte Bardot alors qu'il envisageait la création d'un secrétariat d’État à la protection animale, j'avais eu le bonheur de le retrouver à l’initiative de l'ancienne ministre de l'environnement, Nelly Olin. Nous voilà tous les trois dans le bureau de sa fondation à deviser des questions environnementales. Bien qu'affaibli, il se montre attentif à la situation et veut en savoir plus. Alors que j'évoque mon vœu de créer un centre de soin pour la faune sauvage à Marly-le-Roi, dans les anciennes chasses présidentielles, il me coupe avec autorité :

- Ah, moi la chasse, je ne supporte pas ! tonitrue l'ancien Président avant d'enchaîner,

- Et lorsque je vois aux informations qu'un chasseur en a tué un autre lors d'une battue, je me dis que cela en fait un de moins !   - Monsieur le Président, vous ne pouvez pas dire une chose pareille, s'offusque Nelly Olin,

- Non seulement je le dis, mais vous pouvez le répéter à qui vous voudrez, tranche Jacques Chirac en guise de conclusion. (linfodurable.fr/)

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