-  LE LOUP (Canis lupus)  : Biologie : Les analyses ADN prouvent que le loup est le seul ancêtre du chien. C'est un mammifère d'un mètre de long, de la tête à la base de la queue, pesait 30 à 50 kg. Sa couleur et sa taille varient beaucoup d'une région à I 'autre. car c'est un camivore qui s'adapte à tous les milieux hormis la forêt tropicale. Il possède une vision crépusculaire et un flair exceptionnel qui lui permet de détecter une proie à 2 km.

Atteignant la vitesse de 50 km/h, ce grand colonisateur peut parcourir jusqu'à 200 km/j, ce qui rend inefficace le Plan Loup du gouvernement qui consiste à l'éliminer localement. A la différence de l'homme, il ne fait jamais disparaitre une espèce car sa natalité dépend de ses proies. Il régule les populations d'herbivores en éliminant les plus faibles : animaux en mauvaise santé ou blessés, très vieux ou très jeunes, ce qui ne touche pas au potentiel reproducteur de ses proies. Il empêche les populations d'herbivores en surnombre de détruire la végétation et les protège de Ia maladie. Après son éradication de plusieurs régions des USA, il a fallu le réintroduire pour restaurer les paysages avec leur faune et pour protéger ses proies de la famine comme des épidémies !

STRUCTURE SOCIALE ET ROLE ECOLOGIQUE : Une meute de loups est une famille élargie dont les membres sont très solidaires et s'entraident. Elle défend contre les intrus un territoire commun de chasse et nourrit collectivement les jeunes du couple dominant. A la différence d'un renard qui chasse au mieux en couple, le loup traque en meute des proies trop grosses pour un individu solitaire : il peut ainsi exploiter les déserts arctiques où, en hiver, sont seuls visibles des grands herbivores qui peuvent atteindre 500 kg. Ses attaques et le partage du butin sont coordonnés par un leader et une hiérarchie stricte structure le groupe. Ce carnivore social occupe la niche écologique d'un super prédateur placé en bout de chaine alimentaire qui constituait dans la nature la clef de voute structurant l'ensemble de l'écosystème.

RELATIONS AVEC L'HOMME : Le loup n'est pas dangereux pour l'home mais il attaque le bétail, surtout quand la meute a été désorganisée par l’abattage du leader qui organisait les attaques contre les herbivores sauvages. Le loup a toujours été un concurrent intelligent (1,3 de cerveau de plus que le chien), à la fois hardi et méfiant. Il y en avait 6.500 en France et, depuis son retour en 1992 par les Alpes italiennes, sa population atteint 300 individus. Bien qu'il soit protégé par la loi au niveau européen et dans notre pavs, les pouvoirs publics encouragent son abattage pour des raisons électoralistes. Les éleveurs de moutons, pour augmenter leurs revenus, ont agrandi leur troupeau démesurément pour

l'équilibre des alpages (pastoralisme ‘industriel’ anti-écologique) et ont oublié la culture d'antan de protection contre les grands prédateurs. Ils réclament d'un côté son éradication maximale et de l'autre des subventions d'Etat qui doublent leurs revenus en moyenne montagne (coût annuel des indemnisations : l0 millions d'€, ce qui est unique dam le monde). Le loup n'est évidement pas la cause de leurs problèmes, qui sont réels dans une économie mondialisée, mais pas plus que d'autres activités non concurrentielles qui. elles, ne recoivemt pas d'aide de l'Etat. ..Bref, le loup est devenu un moyen de chantage pour rançonner les contribuables.

SOLUTIONS ET PREVENTION : Les moyens pour mettre les troupeaux à l'abri des loups sont connus mais ils compliquent la vie des éleveurs et réduisent leurs bénéfices : chiens de protection (patous), enclos de nuit, bergers expérimentés à demeure. La cohabitation entre le loup et le mouton est donc considérée comme impossible en France par la plupart des politiques. Or, face à l'infirme minorité souvent rurale des anti-loups. tous les sondages montrent que les Français sont très largement pro-loup... Comment expliquer que loups et bergers se tolèrent depuis toujours en Italie (un millier de loups) et en Espagne (deux milliers) ? Les sangliers étaient la proie favorite des loups et ils sont aujourd'hui

le gibier favori des chasseurs, qui les ont croisés avec des cochons pour tripler la natalité. Ils en ont relâchés par dizaines de milliers pendant des années et ils continuent à les nourrir légalement à la mauvaise saison, ce qui fait que les 'cochongliers' envahissent les banlieues françaises. Si vous avez compris les données du problème 'sanglier'- vous avez trouvé la solution: laissez vivre les loups

() 28/05/19  -  Le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation du public jusqu'au 19 juin prochain un projet d'arrêté qui renforce les possibilités de régulation du loup. Ce texte modifie les conditions de prélèvement de l'espèce, pourtant strictement protégée par la Convention de Berne et la directive Habitats, et augmente le taux de prélèvement autorisé de 10 à 19 % pour 2019.  -  Le Conseil national de protection de la nature (CNPN) a rendu un avis défavorable sur ce projet d'arrêté le 25 avril dernier. "L'augmentation des tirs de loups telle qu'elle est proposée depuis plusieurs années, fondée sur la croissance de la population, n'est pas une réponse appropriée pour contenir les dommages aux troupeaux. Ses dispositions vont par ailleurs bien au-delà du mécanisme dérogatoire prévu par les textes de protection et se rapprochent d'une régulation de l'espèce", indique le CNPN qui réclame la construction d'une véritable cohabitation entre le loup et les activités humaines. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/Loup-nombre-500-prelevement-renforcement-arrete-projet-33519.php4#xtor=ES-6)
-  09/10/17  -  Grâce au programme associatif Pastoraloup, des "écovolontaires" viennent aider les bergers à surveiller leur troupeau. Le but : rétablir le dialogue entre pro et anti-loup.
-  03/06/17  -  Pour une vraie protection du loup et de la nature en France: l'appel de 30 personnalités : 32 personnalités venues de différents horizons lancent un appel à mettre fin au massacre des loups. Dans les colonnes de "FranceSoir", ils demandent aux pouvoirs publics et aux politiques de ne plus céder aux lobbies de l’agriculture et de la chasse. Source France-Soir
   Depuis le début des années 1990, le loup est de retour en France après des décennies d’absence. Ce retour est une véritable chance pour les équilibres naturels de nos régions. Il aurait également dû être une chance pour le développement durable de nos territoires. Ce qui n’a pas été le cas, malgré des sommes colossales dépensées en pures pertes depuis des années.
   Par son rôle de grand prédateur, le loup permet de conserver une bonne densité d’ongulés sauvages, en limitant l’impact de ces herbivores sur la régénération forestière et en les faisant se déplacer. La filière bois qui est la seconde activité économique en zone de montagne y trouve donc également son compte.
   A l’instar de ce qui se passe dans les pays voisins, la présence de grands prédateurs est un facteur très fort de développement du tourisme nature. Activité qui connaît un très fort déficit dans nos départements de montagne. Aujourd’hui, pour faire découvrir les loups, les ours ou les lynx, les accompagnateurs de montagne et les guides naturalistes organisent des séjours en Italie, Espagne, Slovénie ou autres pays d’Europe centrale! Soit autant de manque à gagner pour les hôteliers, commerçants et artisans de nos régions.
   Il a été scientifiquement prouvé que la présence du loup est également un facteur d’enrichissement de la biodiversité dans les territoires où il est installé. Eliminant les animaux les plus faibles, ou malades, il est garant d’un bon état sanitaire des autres espèces avec lesquelles il cohabite.
   Non, nos montagnes ne sont pas que des pâtures pour le bétail et des pistes de skis. Elles sont des territoires où depuis des millénaires, les hommes ont cohabité en harmonie avec la nature et avec les animaux sauvages.

L’OURS :  -  21/08/19  -  Les opposants à l'ours menacent les touristes et les randonneurs. Nouvelle étape franchie dans la stratégie de violence des anti-ours ariégeois, une affichette annonçant la chasse à l'ours et menaçant les touristes et randonneurs de balles perdues a été trouvée il y a quelques jours par des sympathisants associatifs locaux à Auzat, au départ du sentier menant à l'estive de Saleix. Cette menace est dans la continuité des exactions précédentes que nous rappelions récemment dans un communiqué au sujet desquelles nous dénoncions l'inaction de la Justice. Se sentant soutenus, voire encouragés, par l'incompréhensible tolérance de l'Etat et l'irresponsable soutien d'élus locaux, ils ne semblent avoir aucune limite dans leur stratégie de violence et de terreur. Après les insultes, les menaces, y compris envers des agents assermentés, après l'incendie cet été d'un véhicule de fonctionnaires.

De notre côté, nous avons décidé: d'informer la Préfecture de l'Ariège de cet affichage illégal, en demandant à l'Etat d'assurer sa mission de protection de l'ours brun en tant qu'espèce protégée et menacée ; d'en informer également lé Procureur de la République de Foix. De leur propre aveu, il semble que les opposants à l'ours soient bien plus dangereux que les ours qu'ils dénoncent. Les vrais défenseurs de la montagne en respectent la (bio)diversité.L'association FERUS

Patrick Leyrfssoux, administrateur de Ferus  (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, N° 1204, p2)
-  15/05/19  -  Des espèces sont en danger. Le point sur l'ours et le loup,
les deux principaux prédateurs* encore présents dans nos Pyrénées ? En France, l'ours brun est le mammifère terrestre le plus menacé. Depuis plusieurs années, il ne survit plus que dans les Pyrénées. Il a même été classé comme espèce « en danger critique d'extinction », et le nombre d'ours en 2017 s'élevait à 43. 40 ours au total sur les deux versants des Pyrénées. En 2018 l'ours brun a été majoritairement présent en Ariège et plus généralement dans les Pyrénées centrales.

 

-  LE SANGLIER : Biologie et rôle écologique
14/10/19  -  Des scientifiques ont observé de rares sangliers utiliser des bâtons et des morceaux d'écorce pour creuser. L'observation ayant été faite en France, à la Ménagerie du Jardin des Plantes, il est pour le moment impossible de dire si ce comportement se retrouve dans la nature. Trois spécimens ont été vus utilisant de l'écorce ou un bâton pour creuser. "Deux individus, des femelles adultes, ont utilisé les bâtons ou l'écorce, en utilisant un mouvement d'aviron, au cours de la dernière étape de la construction du nid. Le troisième individu, un mâle adulte, a tenté d'utiliser un bâton pour creuser", notent les chercheuses dans un article publié en septembre 2019 dans la revue spécialisée Mammalian Biology. Fait troublant : le processus ne se révèle pas particulièrement efficace. (sciencesetavenir.fr)

 

Le sanglier -Sus scrofa- est un ongulé non ruminant de la famille des suidés. Il se déplace beaucoup pour rechercher sa nourriture, surtout de nuit. Outre son aspect sympathique, il contribue à aérer les sols en creusant, favorisant germination des plantes et pénétration de l'eau. En se frottant contre les arbres pour éliminer ses parasites, il dissémine les graines ainsi que les spores des truffes et autres champignons dont il compose son menu. Il élimine également les larves de nombreux insectes néfastes à la forêt, si bien qu'en Pologne, sa chasse est interdite lorsque les populations de certains insectes explosent.

Surnombre

Avant de parler de surpopulation, il convient de regarder I 'historique de l'espèce lors de ces dernières décennies. Ses prédateurs à l'état naturel (lynx, loups, ours...) ont presque tous été éliminés par les chasseurs, ce qui ne les a pas empêché de relâcher des sangliers en nombre, lorsque leur population diminuait, suite à une trop forte pression de chasse. Entre 1970 et 1990, les chasseurs ont lâché des dizaines de milliers d'animaux d'élevage croisés avec des porcs afin d'en augmenter la prolificité, la taille et le taux de croissance. Nous sommes passés de 50000 sangliers abattus en 1975 à environs 700.000 aujourd'hui. Les chasseurs ont fait proliférer cette espèce (il faut savoir qu'un terrain de chasse est loué d'autant plus cher que Ies sangliers y sont nombreux !). Ils l'ont implantée dans de nombreux départements où elle n'existait pas à l'état naturel. Les chasseurs les nourrissent (agrainage) alors que la disette hivernale était la principale source de régulation de l'espèce (por1ées moins nombreuses et moins fréquentes. famines,...). Ils leur aménagent des points d'eau, des bauges, épargnent les femelles pour éviter de réduire la natalité.

C'est le principe du pompier pyromane et une escroquerie morale !

 

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LE  LOUP,  L’OURS  ET  LE  SANGLIER

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