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06/11/2017  :  COP 23
COP 24 :  Katowice (Pologne) du 3 au 14 décembre  2018

-  20/11/2017  -  Cop 23 : Le “dialogue Talanoa“ va-t-il relancer les conférences sur le climat ? Olivier Nouaillas
Après une Cop 23 en demi-teinte en Allemagne, qui s'est tenue du 6 au 17 novembre, les Nations unies s'en remettent à un nouveau concept, le dialogue « Talanoa », pour relancer l'Accord de Paris sur le climat. C'est Frank Bainimarama, le Premier ministre fidjien, qui l'a annoncé avec une once de fierté à la conclusion de la 23e conférence sur le climat à Bonn, vendredi 17 novembre : « Je suis très heureux d'annoncer qu'un "dialogue Talanoa" commencera entre les parties d'ici janvier 2018. » Le dialogue Talanoa ? C'est une mot traditionnel, du fidjien tala, « raconter » et noa, « librement », « pour désigner un processus de dialogue, inclusif, participatif et transparent » nous apprend une communiqué officiel des Nations unies du 18 novembre, date de la fin de la Cop 23 à Bonn. 
« Le but de Talanoa est de partager des histoires, de construire de l'empathie et de prendre des décisions sages dans le sens de l'intérêt collectif », poursuit le communiqué des Nations unies. « Blâmer les autres et faire des observations critiques sont incompatibles avec la construction d'une confiance mutuelle et du respect, en tout cas avec le concept même de Talanoa » ajoute l'Onu. Bigre... Les traditions ancestrales des petites îles du Pacifique vont-elles venir au secours de l'immense machine onusienne ? De quoi apporter en tout cas de l'huile dans les rouages diplomatiques. Il en faudra toutefois beaucoup car la tâche assignée est rude. Il s'agit pour les 195 États membres des Nations unies de se retrouver pour pouvoir dresser, fin 2018, un bilan collectif de leurs émissions de gaz à effet de serre. Et surtout de les réduire considérablement.
Les îles du Pacifique fortement mobilisées. En effet, lors de l'Accord de Paris, proclamé à la fin de la Cop 21 en décembre 2015, ces mêmes 195 États s'étaient engagés à limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C, voire même en dessous de 1,5°C, une revendication portée notamment par ces mêmes petites îles du Pacifique (Fidji, Tuvalu, Kiribati, etc … ) en première ligne de la montée du niveau de la mer. Or, tous les scientifiques du Giec s'accordent là dessus, la somme des engagements pris par les États pour réduire leur émissions de gaz à effet de serre est notoirement insuffisante, car ils nous mènent sur une trajectoire de réchauffement supérieur à 3°C d'ici la fin du siècle. Avec des conséquences très graves pour l'Humanité (canicule, tempêtes, sécheresse, acidification des océans, fonte de la banquise, etc.). 
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D'ailleurs, peu avant la Cop 23
, l'organisation des Nations Unies pour l'environnement (le PNUE) n'avait pas hésité à parler « d'un écart catastrophique » entre les engagements pris par les États et la réalité du changement climatique. Et le 12 novembre, 15.000 scientifiques issus de 184 pays avaient adressé une nouvelle alerte solennelle sur l'état de la planète. « Il sera bientôt trop tard » avertissait ce texte, comme une mise en garde à la lenteur des États pour, plus de vingt cinq ans après le premier avertissement lancé lors du Sommet de Rio en 1992, protéger l'ensemble de nos écosystèmes.
Une Cop 23 à la peine : La Cop 23, qui vient de se dérouler à Bonn, n'a été qu'à moitié à la hauteur de ce défi mondial. Certes, elle a complétée l'Accord de Paris en y incluant à la fois la prise en compte des savoirs et les connaissances des peuples autochtones (300 millions d'individus tout de même) dans la lutte contre le changement climatique et la mise en place d'un groupe de travail sur la sécurité alimentaire, deux bonnes initiatives. Mais, handicapée par l'annonce du retrait des États-Unis de Donald Trump de l'Accord de Paris, elle peine à dégager les financements promis par les pays riches (100 milliards de dollars par an à partir de 2020) pour les pays les plus vulnérables afin de les aider à la fois à investir dans les énergies renouvelables et à mettre en place des politiques d'atténuation. Un aspect financier indispensable en terme de justice climatique et qui sera au cœur du Sommet mondial (« One Planet Summit ») organisé à Paris le 12 décembre et voulu par Emmanuel Macron, deux ans jour pour jour après la signature de l'Accord de Paris.
Surtout, la Cop 23, prenant acte de l'impossibilité de revoir à la hausse dans une conférence onusienne de dix jours les engagements concrets de réduction des gaz à effet de serre, s'en est remise à ce fameux dialogue Talanoa, chargé désormais de tous les espoirs. Trop ? Réponse dans un an. Avec à la fois fin 2018, la publication d'un nouveau rapport des scientifiques du Giec sur les impacts d'un réchauffement de 1,5°C et également la tenue d'une nouvelle conférence des Nations unies, la Cop 24. 
Celle-ci a d'ailleurs été bizarrement fixée à Katowice, en Pologne, un de ces gouvernements qui croient encore au mythe du « charbon propre » pourtant responsable de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les Îles Fidji misent, elles, sur un avenir basé sur 100% d'énergies renouvelables à l'horizon 2030, une preuve supplémentaire de leur « sagesse ».

-  14/05/2018  -  La conférence climatique de Bonn, étape d'un agenda chargé jusqu'à la COP 24 : Réunis dans l'ancienne capitale allemande, siège des Nations unies pour le climat, les quelque 190 pays signataires de l'Accord de Paris ont buté sur la mise en œuvre d'une supervision internationale des politiques climatiques.
   Dans le contexte d'un mois d'avril marqué par un record de chaleur en Allemagne, pays hôte de cette intersession, les délégués de 190 pays ont conclu le 10 mai deux semaines de discussions visant à préparer le passage à la phase opérationnelle de
l'Accord de Paris dont l'échéance est fixée à la conférence annuelle sur le climat (COP 24) qui se tiendra à Katowice (Pologne) du 3 au 14 décembre, au cœur du bassin charbonnier de la Silésie.
   De fait, la COP 24 est un nouveau rendez-vous important des négociations climatiques car elle constitue la date butoir à laquelle les pays doivent se mettre d'accord sur un ensemble commun de lignes directrices (
rulebook) formant le ''programme de travail de l'Accord de Paris'' (Paris Agreement Work Program). Cette boîte à outils est essentielle pour déterminer si les émissions mondiales totales diminuent assez rapidement. L'action climatique des pays doit être comparable et transparente afin de donner des signaux clairs et coordonnés quant à la manière et à la vitesse à laquelle la transition vers une économie à faible intensité de carbone se produit.
   La boîte noire du
rulebook : L'élaboration du rulebook a commencé l'année dernière, mais de nombreux textes sont encore des compilations de positions avec des options entre crochets. Les négociations de Bonn devaient produire des versions simplifiées des règles de base permettant de coordonner les efforts climatiques de la communauté internationale (comparabilité, transparence et responsabilité) et l'évaluation (suivi, reporting et vérification) des objectifs climatiques nationaux.
   Très attendue, l'issue de cette conférence ne conforte guère la crédibilité du régime climatique international de l'Accord de Paris. Même Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de l'ONU sur les changements climatiques, le reconnaît dans un communiqué diffusé le 10 mai, jour de la conclusion de l'intersession : "
Le paquet en cours de négociation est très technique et complexe. Nous devons le mettre en place pour que le monde puisse suivre les progrès de l'action climatique''.
  
Les présidents des trois organes subsidiaires ont coordonné les discussions sur un large éventail de questions relevant du programme de travail de l'Accord de Paris. Les délégations à Bonn ont demandé à ces fonctionnaires de publier une "note de réflexion" pour aider les gouvernements à se préparer pour la prochaine série de pourparlers.
   Crispation des négociations à mesure que les échéances se rapprochent : D'ici mars 2020, les parties devront avoir mis à jour leurs stratégies climatiques nationales (contributions déterminées au niveau national dites NDC). En leur état actuel, elles ne sont pas suffisantes pour atteindre les 2°C, sans parler de l'
objectif de 1,5°C de l'Accord de Paris. Tous les cinq ans à partir de 2023, un bilan mondial (global stocktake) des progrès réalisés par les Etats fera l'objet d'une supervision des Nations unies selon le mécanisme d'ambition voulu par l'Accord de Paris.
   Signe de la crispation des négociations à mesure que les échéances se rapprochent, les pourparlers préparatoires se poursuivront lors d'une réunion supplémentaire à Bangkok (Thaïlande) du 3 au 8 septembre. Cette réunion examinera la note de réflexion et les points de vue et contributions des gouvernements saisis dans divers textes à Bonn. La réunion de Bangkok transmettra ensuite les textes et les projets de décisions pour adoption à COP 24.
   Le dialogue de Talanoa veut donner corps aux politiques climatiques : Anciennement appelé dialogue de facilitation, Talanoa est un processus multilatéral lancé par la présidence fidjienne à la
COP 23. Selon la tradition du Pacifique Sud, il s'agit d'une narration collective et bienveillante des progrès réels réalisés par les Parties vers les objectifs de l'Accord de Paris. Ce forum, qui associe pays, entreprises, villes, investisseurs et société civile, encourage les Etats à augmenter leur ambition climatique. Il est censé accroître leur confiance mutuelle.
   Délégation de l'Union européenne, petits Etats insulaires (AOSIS), groupe des pays les moins avancés (LDC), groupe de huit pays des Caraïbes et d'Amérique latine (AILAC), les 43 pays les plus vulnérables aux changements climatiques et la présidence fidjienne ont exprimé leur souhait que le dialogue de Talanoa se traduise rapidement en un résultat politique qui conduise les pays à renforcer leurs engagements climatiques d'ici 2020.
   Mais le risque de blocage de la COP 24 est réel, car les financements climat ne sont toujours pas au rendez-vous. Responsable du plaidoyer climat à Oxfam France, Armelle Le Comte estime que ''
les pays développés doivent absolument prendre de nouveaux engagements financiers d'ici la COP24, notamment pour l'adaptation qui reste négligée par les bailleurs internationaux, et pour le Fonds vert pour le climat. Ils doivent également être prêts à s'engager sur des règles équitables et robustes qui permettront de renforcer la confiance sur le fait que l'objectif de 100 milliards de dollars par an sera atteint en 2020''.
   L'année 2018 sera émaillée d'autres événements internationaux tels que le Dialogue de Petersberg sur le climat en Allemagne, la conférence ministérielle sur l'action climatique à Bruxelles en juin et le sommet sur l'action climatique en Californie en septembre.
   Une présidence polonaise qui inquiète : L'intercession de Bonn a été le cadre de la première apparition publique de la présidence polonaise de la COP 24. Celle-ci a récemment suscité des inquiétudes au sein de la communauté internationale et parmi les ONG, suite à des luttes internes pour la nomination du président de la COP et en raison d'une loi votée en janvier par le parlement polonais limitant les manifestations de la société civile à Katowice.
   Le président de la COP 24, le vice-ministre de l'énergie Michał Kurtyka, membre d'un gouvernement pro-
charbon, dont la nomination a été finalement confirmée pendant l'intersession de Bonn, a déclaré le 9 mai que le dialogue de Talanoa "était une fenêtre sur des expériences fascinantes de la vie réelle, mais aussi des émotions humaines" et a confirmé que "le temps est venu de passer à l'étape suivante de nos préparatifs de la phase politique pendant la COP 24". (https://www.actu-environnement.com/ae/news/conference-climatique-de-bonn-etape-agenda-charge-cop-24-31259.php4#xtor=ES-6)

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