LA  CORRIDA  ?    

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

-  15/05  -  Alès : on ne lâche toujours rien !

Le point de ralliement est prévu au square Alban-Bernat, près de la gare, nous arrivons dès 13 heures et la police est déjà sur les lieux. Le temps de mettre au point la sono, les militants se rassemblent. À 14 heures, nous sommes environ 150.

Le défilé organisé par Didier Bonnet s’ébranle encadré par les véhicules de police et précédé du camion sono. Après la rue Romain-Rolland, nous abordons l’avenue où habite la maman de Jean-Pierre. Prévenue de notre passage, elle se tenait sur son balcon au troisième étage, en partie dissimulée par le feuillage de ses plantes.

Mais ce qui n’était pas prévu, c’est ce qui s’est ensuivi ! Soudain, Didier l’a saluée en public et a invité les militants à lui rendre hommage. Les choses se sont passées alors de manière très spontanée et la maman de Jean-Pierre s’est avancée et a accueilli les salutations avec beaucoup de simplicité. Un grand moment d’émotion, intense et palpable, de part et d’autre, entre cette dame âgée appuyée sur son balcon et la foule des militants rassemblés dans la rue. Promesse lui a été faite de poursuivre la voie ouverte par son fils et de continuer la lutte jusqu’à l’abolition. Ensuite, nous reprenons notre route jusqu’au rond-point, devant la médiathèque, arrêt prévu pour les prises de parole. Elsa Strasser, secrétaire nationale, et le président du CRAC Europe rendent alors hommage à Jacques Dary, cofondateur du CRAC avec Aymé Tardieu, disparu lui aussi.

Puis hommage est rendu à Jean-Pierre par Joëlle Verdier, Paolo Barbon, de Bike For Animals, venu de Turin, en Italie, puis Emmanuel Cousty, du Parti animaliste, et enfin Didier, qui prennent la parole. Un autre moment fort d’émotion quand nous entendons la voix de Jean-Pierre enregistrée lors d’une émission de radio.

Reprise de la déambulation, nous passons dans la rue Jean-Julien-de-Treylis. Devant la clinique, la sono est arrêtée, comme nous nous en étions engagés pour ne pas perturber le repos des malades.

Nous arrivons au coin de deux rues en limite du périmètre interdit. En face, à un peu plus de 50 m, nous apercevons les arènes.

C’est là que nous restons avec l’intention de faire le maximum de bruit afin de gâcher le « plaisir » des pervers installés pour le spectacle. Comme d’habitude : sono, mégaphones, sifflets, trompes, cris, etc. J’essaye d’avoir toujours quelques paires de protections auditives pour ceux qui ont oublié d’en apporter, mais mon stock s’épuise vite !

Infatigables, les militants donnent de la voix et produisent tout le bruit possible pendant que se déroule le spectacle de mort. Traînée dans la rue par des chevaux, la dépouille du premier taureau tué apparaît. La colère des militants est tellement intense que la police comprend qu’il risque d’être difficile de les contenir. Renforcement des barrières et des troupes.

Didier prend la parole et somme les tortionnaires de ne plus passer par là. En peu de temps, un câble est tendu en travers de la rue, une bâche est installée par les services municipaux afin de dissimuler le théâtre sanglant. Plus tard, après la manif, le capitaine de police me dira qu’il avait été très surpris : il ignorait que les taureaux étaient sortis de cette façon.

La pluie commence à tomber sans que cela affaiblisse l’ardeur des militants. Les corridas du lendemain seront annulées…

La manifestation est dissoute vers 18 h 30. Aucun incident n’est à déplorer, et les forces de l’ordre ont été très correctes.
-  21/08  -  Distribution de tracts lors de la projection du film « Ferdinand », 16 août à Anglet. Quelle soirée mouvementée !
Au départ, il avait été prévu la projection gratuite du film « Ferdinand » en plein air, à Anglet au jardin de la Chambre d’Amour. Finalement par crainte d’intempéries la projection s’est faite au cinéma Monciné.

Après que nous ayons averti les services de la sous-préfecture de notre intention de distribuer des tracts, il nous avait été précisé que cela ne nécessitait pas de déclaration mais qu’il était préférable d’en informer le Maire, ce que nous avions fait.

Vu que les circassiens ont l’habitude d’envahir nos villes de tracts et de panneaux, nous pensions tous qu’il n’y aurait aucune difficulté.

De plus, le directeur du cabinet du Maire d’Anglet, très aimable, nous avait répondu qu’il n’y avait pas problème pour une distribution de tracts.

Nous nous sommes donc retrouvés, sept femmes et deux hommes, sans tee-shirt anti-corrida (je précise !), devant le cinéma.

La responsable de la salle avait, bien entendu, elle aussi été prévenue de notre action.

Mais nous avons été accueillis de façon particulièrement agressive, la responsable persuadée que nous n’avions pas le droit de distribuer des tracts en a informé son directeur qui nous a interdit de rester devant le cinéma et même sur le parking, sinon ils appelleraient la police. De plus ils nous ont interdit d’assister à la projection bien que nous ayons nos billets gratuits ! Incroyable…mais vrai.

Comme nous étions dans notre droit, nous sommes restés coûte que coûte, tractant avec sourire et courtoisie.

Les personnes qui venaient avec leurs enfants voir « Ferdinand » acceptaient avec plaisir notre dépliant pour la protection de l’enfance.

C’est alors que nous avons vu débarquer six policiers de la BAC (Brigade Anti-Criminalité), suivis d’un fourgon avec d’autres policiers !

Rien que ça…Ils s’attendaient, en fonction de ce qu’on leur avait dit, à des militants anticorrida agressifs décidés à envahir le cinéma. Ils ont donc été surpris et plutôt amusés de nous voir tranquillement distribuer nos tracts.

Nous avons ainsi pu prolonger notre action dans la soirée.

Des policiers ont même fait des selfies avec nous, afin de montrer au commissariat que les anticorrida n’étaient pas vraiment les personnes dangereuses dont on leur avait parlé !

Nous en avons bien ri mais tout cela a fait quand même qu’une dizaine de policiers ont été mobilisés juste pour nous restant jusqu’à notre départ.

Pour la petite histoire, juste avant que le film ne commence, des jeunes femmes accompagnées d’un petit garçon sont arrivées en courant pensant n’avoir plus de places et de rater la projection du film.

Nous avons été très heureux de pouvoir leur offrir nos places, et nous gardons en mémoire le sourire de ce petit garçon et l’image des jeunes femmes nous remerciant et entrant dans le cinéma et en brandissant notre tract.

Ce soir là,des centaines de tracts ont été écoulés, nous avons discuté aimablement avec des personnes qui étaient en faveur de l’abolition de la corrida.

Nous retiendrons de cette soirée que notre détermination abolitionniste et pacifique fait très peur aux aficionados.

Un grand merci à vous militantes et militants d’avoir été là une fois encore.
-  13 octobre à Nîmes, des tracts contre l’aumônier des arènes. Samedi 13 octobre 6 militants du Crac Europe se sont retrouvés dès 16h devant la librairie Siloé-biblica à Nîmes pour distribuer des tracts et protester contre la présence du curé Jacques Teissier, aumônier des arènes, venu signer son dernier livre sur la corrida.

En effet ce curé, qui se dit homme d’Eglise, non content de soutenir la corrida, se permet d’en faire l’apologie !

Nous ne pouvions laisser passer cette ignominie sans intervenir devant la librairie catholique de Nîmes où il est venu présenter son œuvre qu’il a osé intituler : « la corrida, une effraction salutaire »

Bonne nouvelle : nous avons vu rentrer seulement une petite dizaine d’afficionados, tous d’un âge certain et tous autant grisonnants !

Autre bonne nouvelle : comme d’habitude nous avons, majoritairement, été bien accueillis par les passants sur le boulevard devant la librairie. Passants, choqués d’apprendre qu’un curé pouvait étaler de cette façon ses penchants sadiques !

Nous ne comprenons pas comment il est possible, pour un croyant, se disant « homme de Dieu », de justifier le recours à la maltraitance et à la torture d’un animal pour le seul plaisir d’une mise en spectacle de sa mort !

Où sont la compassion, la bienveillance pour toutes créatures de Dieu, qui doivent, du moins c’est ce que nous avions cru comprendre, accompagner la vie de tout chrétien ?

Didier Bonnet est entré dans la librairie pour lui poser la question ; réponse de Jacques Teissier : « Je suis pas là pour ça ! Vous n’allez pas m’em…..r ! Dégagez ! »

Inquiète de notre présence la responsable de la librairie a appelé la police, espérant nous faire déguerpir. Malheureusement pour elle, le représentant des forces de l’ordre (RT en civil) venu sur les lieux, lui a expliqué que, tant que notre comportement serait correct (et il l’a été, bien entendu), nous avions le droit d’être là et de nous exprimer. Ce dont nous ne nous sommes pas privés ! Nous sommes restés plus de 2h devant la librairie avec nos pancartes et nos tracts.

Et nous continuerons, le Crac Europe ne lâche jamais rien ! Vous pouvez consulter ici la bulle du pape St Pie V qui bannit les corridas. (http://www.anticorrida.com/cr/13-octobre-a-nimes-des-tracts-contre-laumonier-des-arenes/)
-  24/10  -  Rodilhan, le 21 octobre 2018 : Manifestation pour l’arrêt des séances de tortures. Dès 9 h, nous avions rendez-vous sur le parking du gymnase de Rodilhan avec les militants qui arrivaient par petits groupes en voiture ou en mini bus. Certains, venant de loin, ont voyagé toute la nuit…

Dès notre arrivée, les gendarmes fouillent systématiquement le camion et nous confisquent les fumigènes et l’essence prévue pour le groupe électrogène. Sur place, tandis que des militants s’affairent à l’installation de la sono sur le camion, d’autres accueillent les arrivants. Et nous installons, entre les enceintes fichées sur des perches, la photo de Jean-Pierre Garrigues prise lors du briefing juste avant l’action de Rodilhan en 2011.

10h : Une grande partie des militants est arrivée et le briefing peut commencer.

Didier Bonnet, président du Crac Europe, après avoir évoqué rapidement, avec assurance et sincérité, la maladie dont il a souffert cet été, rend un hommage bref et très émouvant à Jean-Pierre Garrigues : Nous savons que Jean-Pierre aurait dit : « Pensez à moi mais, surtout, venez combattre pour les taureaux… » C’est à nous de poursuivre la route qu’il nous a ouverte !

Puis, sont donnés à tous des consignes et des précisions sur le déroulement de la journée.

10h30-11h : Le camion sono est opérationnel et nous pouvons former le cortège. Mais, les gendarmes nous annoncent : « Les hommes à gauche, les femmes à droite » et une fouille au corps minutieuse est menée à la sortie du parking, c’est nouveau !

Enfin le bruyant cortège aux sirènes retentissantes est prêt à déambuler jusqu’au centre du village au plus près des arènes. Quelques habitants nous observent, certains nous félicitent, mais les rues du village sont majoritairement vides ! Il faut dire que depuis 2011 les Rodilhanais sont pris chaque année en otage et en ont assez de cette situation. Ils aspirent, légitimement, à la tranquillité, ce qui leur est formellement interdit ce jour-là par leur maire Serge Reder qui, pour l’occasion, quadrille son village non seulement en y séquestrant ses habitants mais en en interdisant aussi l’entrée… Des difficultés pour apporter des soins infirmiers à certains malades ont même été évoquées !

Tout cela pour quoi ? Pour une réunion « en famille » où une poignée de spectateurs pervers entraîne sa progéniture dans les arènes de l’horreur où des taurillons sont torturés à mort par des apprentis tueurs. La barbarie est à son comble !

Et pour permettre cela un dispositif démesuré des forces de l’ordre a été déployé : près de 200 gendarmes, des motards sur motos tout-terrain, un camion anti-émeute ainsi qu’un hélicoptère qui a tourné au-dessus de nos têtes tout l’après-midi ! Un village en état de siège ! Tout ceci est-il bien sérieux ?

A peine arrivés non loin des arènes, à la limite du périmètre de sécurité, l’affrontement commence, très vite ! Quelques militants ont tenté de pousser les barrières et la riposte est instantanée, une pluie de grenades lacrymogènes s’abat sur nous.

Les militants chargent, les forces de l’ordre rétorquent avec une violence totalement disproportionnée ! Toute la journée, les militants tenteront de s’approcher des arènes et leurs assauts seront repoussés. Il y a des blessés de notre côté et la liste va s’allonger au cours de la journée. Certains partent aux urgences.

Tout ceci ne fait que renforcer la solidarité entre les militants et notre détermination !

Res Turner, chanteur de rap engagé dans la cause animale, et sa compagne sont à nos côtés dès le matin.

Puis Rémi Gaillard est venu nous rejoindre dans l’après-midi, il est effaré de ce qu’il voit… Il prend la parole en s’adressant directement aux forces de l’ordre dénonçant les violences policières sur des militants totalement pacifistes. Les gendarmes chargent à nouveau pour couper court à son discours…

Vous avez dit « démocratie » ?

Au micro, Didier Bonnet président du CRAC Europe annonce : « Nous avons pour habitude de demander aux militants de ne rien laisser derrière eux et de ramasser leurs déchets, vous ramasserez les vôtres… » C’est donc un vrai champ de bataille que nous avons quitté, le sol Rodilhanais était parsemé de traces de grenades lacrymogènes à notre départ.

18h30 : la manifestation est dissoute

Et, encore une fois, malgré notre forte mobilisation, des êtres sensibles ont été sacrifiés juste pour le plaisir d’une poignée de sadiques. Un hommage est rendu aux taureaux morts sous les coups de leurs bourreaux et la Marche Funèbre de Chopin retentit. Une pensée pour ces pauvres innocentes victimes lâchement assassinées par quelques individus qui font de la torture et de la mort un spectacle. Promesse leur est faite que nous continuerons à nous battre pour eux jusqu’à l’abolition de cette infamie.

Corrida Abolition ! Nous étions plus de 300 le matin et encore plus nombreux l’après-midi !

Nous remercions tous les militants qui ont agi en véritables guerriers (sans arme) pour la noble cause que nous défendons.

Bravo à vous tous d’avoir résisté des heures sous ce déluge de grenades lacrymogènes, parce que sans vous rien n’est possible, le nombre est notre force pour lutter contre cette insupportable pratique.

Nous remercions Res Turner qui a fait le déplacement ainsi que Rémi Gaillard qui nous a rejoint.

« Quand la tradition tue, il faut tuer la tradition » (http://www.anticorrida.com/cr/rodilhan-le-21-octobre-2018-manifestation-pour-larret-des-seances-de-tortures/

-  05/11  -  Hommage aux taureaux sacrifiés, le 1er novembre à Nîmes. (http://www.anticorrida.com/cr/hommage-aux-taureaux-sacrifies-le-1er-novembre-a-nimes/)

La Corrida : - Enfance : Écoles & Lois  - L’Animal. - Chevaux - Militance  - Textes  -  Manifestations  - 

Ci-dessus,   LA CORRIDA  /   Divers

Pages suivantes 

 LES PAGES DU SITE  :  Lien vers chaque page + Date de la dernière info