L’Anses : Le bien-être d’un animal est  l’état mental et  physique positif  lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que ses attentes »

()  -  25/05/19  -  Peut-on continuer de manger les animaux ? Nous recevons Brigitte Gothière, co-fondatrice de l’association de défense des animaux L214 et co-auteure de “La face cachée de nos assiettes”, et Paul Ariès, politologue spécialiste de l'alimentation qui a écrit "Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser »

(https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/peut-continuer-de-manger-les-animaux)

 

14/11/18  -  « La dernière étreinte » de Frans De Wall. (Les liens qui libèrent). Mama, une femelle chimpanzé du Burgers' Zoo, à Arnhem, aux Pays-Bas, est au seuil de la mort. Le biologiste qui la connaît depuis plus de quarante ans, vient à son chevet. Marna, couchée sur son lit de paille en position fœtale, fait alors un large sourire, caresse les cheveux du visiteur, enroule son bras autour de son cou pour le serrer contre elle. Le chimpanzé souligne sa longue étreinte en pianotant contre sa nuque. Cette scène d'adieux entre deux hominidés est le point de départ du livre de Frans de Waal, éthologue, spécialiste des grands singes. Depuis une trentaine d'années, il bouscule nos idées reçues sur les primates et les animaux d'une manière plus générale. Dans son précédent ouvrage, il soulignait que ceux-ci sont intelligents. Ici, il nous explique avec érudition et humour qu'ils sont capables d'émotions:joie, empathie, colère, mais également honte, dégoût, sentiment. Quand on voit à quel point les animaux agissent comme nous, ont les mêmes expression& physiologiques, possèdent le même type de cerveau, n'est-ce pas étrange de penser  que leurs expériences intérieures sont radicalement différentes? : «Le bonheur a quelque chose de viscéral; je serais prêt à parier qu'un cerveau coupé de ses viscères ne sent rien. » (La Recherche, Janvier 2019, p 88)

 
-  30/10/18  -  « D'après «l'indice planète vivante», calculé par la Société zoologique de Londres à partir de 4005 espèces entre 1970 et 2014, et révélé ce mardi dans un rapport de WWF, les populations d'animaux sauvages se sont effondrées. La dégringolade est encore plus marquée dans les zones tropicales. Adieu poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles : 60% des vertébrés ont disparu en 44 ans. Notre maison perd la vie qu'elle héberge et nous regardons ailleurs – pour paraphraser Jacques Chirac au Sommet de la Terre de 2002. L’ONG WWF publie ce mardi son dernier rapport «Planète vivante» sur l’état de la biodiversité mondiale. Sans surprise, celui-ci est alarmant, confirmant la tendance ahurissante déjà pointée par les derniers rapports datant de 2016 et 2014. Cette année, l’«indice planète vivante» (IPV, calculé par la Société zoologique de Londres à partir de données scientifiques collectées sur 16 704 populations appartenant à 4 005 espèces de vertébrés), montre qu’entre 1970 et 2014, les populations de vertébrés sauvages (poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles) ont chuté de 60% au niveau mondial.

La dégringolade est encore plus marquée dans les zones tropicales. L’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont subi le déclin le plus important, avec une perte de 89% des populations en quarante-quatre ans. Le rythme actuel d’extinction des espèces est aujourd’hui 100 à 1 000 fois supérieur à celui qu’a connu la Terre avant que la pression humaine ne devienne un facteur prépondérant.
  
Danger : La dégradation et la perte d’habitat représentent systématiquement les menaces les plus signalées, dans toutes les régions du monde. En cause, les activités humaines et leurs conséquences : agriculture intensive, dégradation des sols, surexploitation, surpêche, dérèglement climatique, pollution plastique, espèces envahissantes… Avec l’explosion de la demande en ressources naturelles et en énergie, l’empreinte écologique mondiale, qui mesure l’impact des activités humaines sur les ressources naturelles, a doublé en un demi-siècle. Seul un quart des terres a échappé aux activités d’Homo sapiens. Un chiffre qui devrait chuter à seulement 10 % en 2050 si l’on ne change rien, selon l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques).
   Or, insiste l’édition 2018 du rapport «Planète vivante», en s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met elle-même en danger, puisque «tout ce qui fonde nos sociétés humaines, nous le devons à la nature». Le sujet, ce n’est pas seulement l’avenir des tigres, des pandas ou des baleines. C’est aussi celui de la survie même de l’humanité. «Il ne peut y avoir d’avenir sain, heureux et prospère pour les habitants d’une planète au climat déstabilisé, aux rivières asséchées, aux terres dégradées et aux forêts décimées, rappelle Marco Lambertini, le directeur général de WWF International, en préambule du rapport. Il ne peut y avoir de vie sur une planète totalement dépourvue de biodiversité, la toile du vivant dont chacun de nous dépend.»  
Ne serait-ce que d’un point de vue purement économique, et quoi qu’en disent les présidents américain, Donald Trump, ou
brésilien, Jair Bolsonaro, il est vital de préserver la nature. Selon une étude conduite en 2014 par l’économiste américain Robert Costanza, la nature nous fournit gratuitement des services d’une valeur égale à environ 125 000 milliards de dollars par an. Autrement dit, si l’on devait payer pour de l’air frais, de l’eau potable, l’alimentation, il faudrait débourser bien plus que le PIB mondial, estimé à 80 000 milliards de dollars par an. Le rapport rappelle entre autres qu’un tiers de la production alimentaire mondiale dépend des pollinisateurs (qui comprennent 20 000 espèces d’abeilles, de nombreux autres groupes d’insectes et même des vertébrés comme certains oiseaux et chauve-souris). Ces derniers assurent la pollinisation de plus de 75% des principales cultures vivrières mondiales.
  
Urgence : Pour enrayer la disparition du vivant partout sur la planète – y compris près de chez nous, des espèces communes il y a peu – et assurer un avenir à l’humanité, le WWF estime urgent que les leaders mondiaux, décideurs publics et privés, comprennent que «la nature est notre seul foyer» et repensent en profondeur notre manière de produire et de consommer. Selon l’ONG, «il ne reste plus beaucoup de temps», cela doit passer par un accord ambitieux sur la protection de la nature qui devrait être adopté en 2020 lors de la conférence mondiale sur la biodiversité à Pékin, avec un objectif de zéro perte nette de biodiversité en 2030.
Au niveau français, le WWF propose au gouvernement plusieurs actions concrètes dans les secteurs ayant un impact majeur sur la biodiversité. En matière d’agriculture, «principale responsable de la disparition de la nature et de 70 % de la déforestation», le WWF France demande ainsi un plan ambitieux de
lutte contre la déforestation importée (huile de palme, soja…) et un copilotage de la politique agricole commune (PAC) par les ministères en charge de l’écologie et de l’agriculture.
L’ONG réclame par ailleurs l’abandon du projet Montagne d’or, la mégamine d’or industrielle qui pourrait voir le jour en plein cœur de la forêt amazonienne guyanaise, «symbole d’un modèle de développement du passé qui oppose développement économique et protection de l’environnement». Le WWF France appelle aussi l’exécutif à «mettre en œuvre ses engagements climatiques» en engageant «l’ensemble des acteurs dans la transition vers des formes de mobilité plus durables, avec une loi d’orientation sur les mobilités ambitieuses». Le gouvernement français l’entendra-t-il ? Rien n’est moins sûr. L’exécutif vient d’autoriser Total à forer au large de la Guyane. Et a demandé la semaine dernière aux députés de maintenir l’exonération fiscale dont bénéficie l’huile de palme dans les carburants… au profit de Total et de sa raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône). » Coralie Schaub Libération.


-  23/10/2018  -  « NOUVELLE ÉTUDE : UNE INITIATIVE MONDIALE DESTINÉE À REMPLACER L’UTILISATION D’ANIMAUX DANS LA FORMATION DES CHIRURGIENS : Les 119 simulateurs dont PETA a fait don en faveur de 22 programmes chirurgicaux partout dans le monde permettent d’épargner de terribles mutilations à des milliers d’animaux et de former les praticiens de manière plus efficace. Paris — Le Journal of Surgical Education vient de publier la toute première étude consacrée à la modernisation mondiale du programme de formation Advanced Trauma Life Support (ATLS), qui a permis d’éviter de mutiler et de tuer des milliers d’animaux tout en améliorant les compétences essentielles des chirurgiens et en réduisant les coûts associés aux laboratoires de formation.
Publiée par le Dr. Marie Crandall, professeur de chirurgie à la Faculté de médecine de l’Université de Floride de Jacksonville, et Shalin Gala, vice-président des méthodes laborantines internationales de PETA,
l’étude décrit la collaboration inédite établie entre PETA et Simulab Corporation, le fabricant du simulateur médical TraumaMan, qui a révolutionné la manière dont les chirurgiens de 22 pays apprennent à soigner les blessures traumatiques humaines lors des formations ATLS à l’aide d’une technologie de simulation avancée. Contrairement aux animaux, les simulateurs sont à la fois rentables et réalistes d’un point de vue anatomique, et permettent aux chirurgiens en formation de s’exercer aux gestes chirurgicaux jusqu’à les maîtriser parfaitement. Pour en savoir plus, cliquez ici. » (https://www.petafrance.com/espace-media/nouvelle-etude-une-initiative-mondiale-destinee-a-remplacer-lutilisation-danimaux-dans-la-formation-des-chirurgiens/)

 
Nouvelles de 2017 : -  « Les abeilles sont de plus en plus menacées et les chiffres sont inquiétants : leur mortalité était de 5% en 1997. Vingt ans plus tard, en 2017, elle grimpe à 30%. En cause : l'utilisation de pesticides tels que les néonicotinoïdes, la canicule et l'introduction du frelon asiatique.
La réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique." C'est le constat alarmant dressé par trois biologistes dans une étude parue dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences  (PNAS). Ces chercheurs américains et mexicains affirment que les vertébrés reculent massivement sur Terre. Au total, 32% des espèces étudiées ont baissé en termes de population et d'étendue. A titre d'exemple, en 2016, il n'y avait plus que 7 000 guépards sur la planète. 
-  2017 a été une année dramatique pour les
défenseurs de l'environnement. : 185 personnes ont été assassinées cette année parce qu'elles défendaient des terres, des animaux, des forêts, . (https://www.globalwitness.org/fr/press-releases/2015-sees-unprecedented-killings-environmental-activists/)

 

-  01/12/17  -  Disparition des insectes en Europe : "C'est l'ensemble de la biodiversité qui est en déclin". D'autres animaux, comme les oiseaux, sont aussi en danger menacés par les pratiques agricoles intensives. Et la France est largement concernée.  L'étude scientifique publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One est très inquiétante : en trente ans, les populations d'insectes auraient chuté de 80%. Cette étude internationale, menée en Allemagne depuis 1989, annonce : "Nos résultats documentent un déclin dramatique des insectes volants, de 76% en moyenne et jusqu’à 82% au milieu de l’été, dans les aires protégées allemandes, en seulement vingt-sept ans". Le facteur principal avancé par les scientifiques : l'intensification des pratiques agricoles avec, en premier lieu, le recours accru aux pesticides. (https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/disparition-des-insectes-en-europe-c-est-l-ensemble-de-la-biodiversite-qui-est-en-declin)  -  PETITION.

-  01/12/17  -  L'expérimentation animale : Libération publie la tribune de 400 chercheurs qui dénoncent les caricatures dont fait l'objet la recherche scientifique sur cette question. La liste complète des signataires à retrouver ici.



 

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Pierre Perret

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