L’Anses : Le bien-être d’un animal est  l’état mental et  physique positif  lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux,
ainsi que ses attentes »

(24/03/20  -  « Le problème ne vient pas des espèces animales mais des changements environnementaux issus de nos activités » Alors que l'épidémie de Covid-19 fait rage, Camille Lebarbenchon explique comment les pressions humaines sur la biodiversité favorisent l'émergence de zoonoses et augmentent le risque de catastrophes sanitaires.
  
=   Est-on sûr que le virus a été transmis par un animal ?
   Camille Lerbarbenchon : Les coronavirus sont communs chez les animaux sauvages, en particulier chez les chauves-souris et les oiseaux, qui sont considérés comme leurs principaux hôtes. Ils sont également responsables de maladies dans les élevages avec, par exemple, la bronchite infectieuse aviaire et la diarrhée épidémique porcine. Chez l'homme, en plus du Sars-Cov-2, responsable de l'épidémie de Covid-19 en cours, six autres coronavirus ont été décrits dans le passé. Quatre d'entre eux sont responsables, chaque année, de maladies généralement bénignes. Les deux autres, le Sars et le Mers, entraînent des syndromes respiratoires aigus et une plus grande létalité. Tous ces coronavirus humains ont une origine animale plus ou moins bien identifiée à ce jour.
Quand on compare le génome du Sars-Cov-2 avec les génomes des autres coronavirus, on constate qu'il est
(Suite de la page d’Accueil) identique à environ 96 % avec un coronavirus de chauve-souris (Rhinolophus affinis) que l'on trouve en Asie du sud-est. Plusieurs coronavirus ont récemment été détectés chez une espèce de pangolin (Manis javanica). L'étude de leur génome montre qu'ils sont, eux aussi, plus ou moins similaire au Sars-Cov-2. De plus, certaines mutations que l'on retrouve sur les protéines de surface des virus de pangolins sont identiques à celles que l'on trouve chez le Sars-Cov-2, démontrant qu'il pourrait potentiellement y avoir un lien entre ces deux virus.
Les virus de chauves-souris et de pangolins ont donc un ancêtre commun avec le Sars-Cov-2 mais, à l'heure actuelle, on n'a toujours pas identifié chez quelle espèce le virus a circulé avant sa transmission à l'homme. Même si la piste du pangolin est intéressante, il ne faut pas non plus écarter d'autres espèces animales, sauvages et domestiques, qui auraient pu être en contact avec l'homme au début de l'épidémie.
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Quel est le scénario de contamination et s'explique-t-il par une pression accrue de l'homme sur la biodiversité ?
  
CL : Le scénario exact de contamination de l'animal à l'homme n'est toujours pas clair étant donné que la ou les espèces réservoirs du Sars-Cov-2 n'ont pas été identifiées. Dans le cas du Sars-Cov, le plus proche coronavirus humain du Sars-Cov-2, la contamination se serait faite par l'intermédiaire de civettes (Paguma larvata), bien que cette espèce ait probablement eu un rôle très ponctuel dans le maintien et la transmission du virus à l'homme.
Le commerce, illégal ou non, et la consommation de nombreuses espèces animales sauvages génèrent des opportunités de transmission d'agents infectieux entre les animaux sauvages et l'homme. Les populations de civettes sont en baisse, l'espèce de pangolin citée plus haut est classée en danger critique d'extinction (liste rouge de l'UICN - Union internationale pour la conservation de la nature). Il est évident que la pression exercée par l'homme sur la biodiversité favorise l'émergence des zoonoses.
   =  
Existe-t-il d'autres illustrations d'émergence de virus liée aux atteintes à l'environnement ?
   CL :  La grande majorité des évènements d'émergence de zoonoses résulte des changements environnementaux générés par les activités humaines. 
Le lien entre la déforestation, la fragmentation des habitats, l'agriculture, l'élevage intensif et l'émergence du virus Nipah, par exemple, a été démontré. Ce virus a été découvert à la fin des années 1990 lors d'une épidémie qui a touché près de 300 personnes en Malaisie. Ce virus, responsable, lui aussi, d'un syndrome respiratoire aigu et d'encéphalites, mortel dans 40 % des cas, est maintenu chez les chauves-souris frugivores dans les forêts tropicales. Les enquêtes épidémiologiques réalisées suite à l'épidémie de Nipah ont démontré que la déforestation a favorisé la mise en contact des chauves-souris avec les élevages de porcs et, ainsi, la transmission en cascade du virus, du porc à l'homme.
En Chine, le système d'élevage et de commerce de volailles favorise le maintien d'une grande diversité de virus influenza. Ce maintien et brassage génétique de virus existe depuis plus de 20 ans et est régulièrement à l'origine de cas d'infections par des grippes aviaires, chez les volailles mais aussi chez l'homme (virus H5N1, H7N9, etc.). À travers nos activités, nous créons ainsi de nouveaux écosystèmes, permettant le maintien de nombreux virus qui s'adaptent à ces nouvelles conditions. La transmission de virus entre les animaux et l'homme est alors facilitée.
Il existe beaucoup d'autres exemples. Les animaux sont souvent pointés du doigt, en particulier les chauves-souris. Le problème ne vient pas des espèces animales, mais des changements environnementaux issus de nos activités, qui créent des portes d'entrée pour ces virus dans nos populations.
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De nouvelles catastrophes sanitaires du même type sont-elles à craindre pour ces raisons et que faudrait-il faire pour les prévenir ?
   CL : Les émergences de zoonoses ne sont pas nouvelles à l'échelle de l'humanité. Elles remontent à plusieurs milliers d'années, lorsque l'homme a commencé à modifier son environnement et ses interactions avec les autres espèces, notamment à travers la domestication animale. La pression exercée sur notre environnement et sur la biodiversité n'a cependant jamais été aussi intense. Il est donc peu probable que l'émergence du Sars-Cov-2 soit la dernière catastrophe et il est temps de réfléchir à de nouvelles stratégies pour faire face à cette double crise, sanitaire et environnementale. Tous les citoyens doivent prendre conscience des liens étroits qui existent entre nos activités, nos modes de consommation, l'impact sur notre environnement et les problèmes sanitaires. Nous devons travailler à la mise en place d'autres logiques économiques et de développement, où la santé humaine et la santé environnementale ne sont pas opposables. (
actu-environnement.com)

 

 

04/03/20  -  Soutien du Mouvement Hommes Animaux Nature MHAN

Par communiqué du 26 février le Mouvement Hommes Animaux Nature (MHAN) « apporte son entier soutien » à la liste menée par Olivier Amiel pour l'élection municipale de Perpignan. « Ce soutien repose sur une convergence entre les propositions de Monsieur Amie/ et les objectifs du MHAN en matière écologique et animalière »

La confiance de ce mouvement écologiste créé en 1996 vient confirmer notre engagement à Perpignan en matière de défense de la nature et de la cause animale.

La liste « Perpignan la républicaine » est en effet la seule à avoir depuis le début de la campagne une position militante en la matière avec la volonté de désigner un élu en charge de la défense de la cause

animale, de créer une cellule spéciale de la police municipale formée à la lutte contre la maltraitance animale, de voter des motions contre les combats d'animaux, de planter 100 000 arbres durant le

mandat, de créer chaque année une voie verte dans chaque quartier, et enfin de, confier à chaque élève qui rentre au CP un arbre à planter pour qu'il suive son évolution toute sa vie.

Merci au Mouvement Hommes Animaux Nature pour sa confiance. Olivier Amiel, candidat à l'élection

municipales de Perpignan 2020. (https://www.lasemaineduroussillon.com/hebdo, n° 1231, p2)

 

19/02/20  -    Quand des animaux redonnent confiance à des personnes âgées isolées en situation de grande précarité. Chiens, ânes, cochons d’Inde ou encore chinchillas… se sont relayés auprès de 10 personnes âgées en situation de grande exclusion sociale lors d’un séjour au sein de la maison de vacances des Petits Frères des Pauvres à Wissant (62). Grâce à eux, nos aînés sont repartis plus détendus, plus confiants et le groupe a gagné en cohésion.

Du 3 au 7 février 2020, 10 personnes âgées en situation de grande précarité accompagnées par l’équipe d’Accompagnement vers le Logement des Petits Frères des Pauvres de Lille (59), ont pu profiter de nombreuses activités leur permettant de s’extraire de leur quotidien difficile et de reprendre confiance en leurs capacités relationnelles lors d’un séjour sur la thématique de la médiation animale au sein de la maison de vacances Maris Stella à Wissant (62). 
   Après avoir connu la rue, l’isolement et parfois les problèmes de santé, la relation à soi, aux autres et à l'environnement est pour eux complexe. 
Les animaux, source de réconfort. Au programme de la semaine, des activités dans une ferme urbaine à Calais, des séances de médiation avec les chiens de l’association Les Animaliens ou avec les chiens de la responsable de la maison de vacances également formés à la zoothérapie, des ateliers à la roulotte multisensorielle (espace d’exploration sensoriel et moteur), des balades avec les toutous de la maisonnée, des jeux musicaux ou encore des activités manuelles. 
   Un programme qui a ravi les pensionnaires : « La découverte des animaux qu’on ne connait pas, c’est ce qui peut rendre heureux et être en symbiose avec la nature et en bord de mer » indique Jacques. Quant à Gérard, cette semaine lui a permis de réaliser que « les animaux, quand ils viennent vers nous, ils ressentent de l’affection. Ce sont des moments privilégiés et on le ressent soi-même ». Enfin, pour Thérèse, « la roulotte, il faut un premier temps pour la découvrir et un deuxième temps pour la déguster ».
 

06/02/20  -  Comment favoriser une médecine vétérinaire solidaire, élément clé de la prise en charge des animaux des personnes SDF.
Les animaux qui accompagnent les SDF sont bien souvent les cibles de préjugés. On les dit sales, agressifs et on les pense battus. Pourtant, bien souvent "
la première préoccupation d'une personne SDF est de nourrir son chien, avant de se nourrir elle-même", assure Christophe Buhot, docteur vétérinaire. (sciencesetavenir.fr)

 

 

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« Ouvrez  ouvrez
la cage aux oiseaux
Regardez-les s'envoler c'est beau
Les enfants si vous voyez
Des p'tits oiseaux prisonniers
Ouvrez-leur la porte
vers la liberté »
Pierre Perret

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Un joli pinson mâle des arbres