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 (Perpignan)                     LA CATALOGNE  :      2  -   LES CATALANS      -  1  -        ( Photos )  ( PHOTOS )

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OCCITANIE  N'A AUCUNE LEGALITE

1.– Pour qu'un nom propre soit légal et reconnu comme tel, il faut qu'il soit validé par des attestations portées dans des actes NOTARIES, soit juridiques, soit historiques. Ce n'est, en aucun cas, le propre de  OCCITANIE.
 Occitanie est une
création lancée publiquement contre le mot: LANGUEDOC, prononcé par le général De Gaulle lors d'une visite de celui-ci à Toulouse.

2.-De plus, la structure
morphologique de occitan+nie est une fantaisie qui ne répond pas, morphologiquement, ni grammaticalement, à ce qu’elle veut être: le pays (officiel, juridiquement reconnu), de ceux qui "parlent occitan".

3.- le bloc: Occitanie a une forte connotation
impérialiste qui ne se justifie ni historiquement, ni juridiquement, ni politiquement
  a) la Catalogne, a été un Etat constitué, qui s'est exercé, comme tel,  pendant un millier d'années, avec une langue officielle: le Catalan, jusque dans ses Us et coutumes juridiques.
  b) il y a aujourd'hui 11 millions de catalano-parlants.
 Et le catalan est langue
officielle d'un Etat (petit mais Etat européen: l'Andorre) et langue Co-officielle, y compris à l'Assemblée européenne. Maître Miquel Mayol a été un de nos députés catalans européens.
 c) en quoi l'occitan présente-t-il une telle parité ?
En rien.
 Le nom propre
Languedoc y suffisait pour exprimer cette partie du Sud du territoire français où l'on parle (à peine!) un peu l'occitan et où on l'enseigne pour lui assurer une survie de plus en plus difficile...
   Un peu plus de raison et un peu moins d'impérialisme Forcé, tel est le vœu,
pacifique, des Catalans !

                                                              Renada PORTET    
Société Française d'Onomastique

Josep de Calassanç Serra 'Cala'

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

-  La "Fédération" (catalane, le président en est Miquel Arnaudiès, de Céret) dédie cette année au thème: Canigo' (un pays, un poème, une montagne). (le "poème": il s'agit du poème Canigo' du gran poète: Jacint Verdaguer: "Mossèn Cinto"

- « APPORTS UNIVERSELS des catalans »

 

Les noms des nouvelles régions et des nouvelles communes
01/02/2017  -  SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'ONOMASTIQUE
«… En ce qui concerne le nom d’Occitanie qui a été choisi récemment par le Conseil de la Région regroupant les anciennes Régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées à la suite d’une consultation populaire, la SFO tient à présenter les observations suivantes. Il est certain que le choix de ce nom peut être justifié par des considérations historiques. Le nom d’Occitania en latin commence à désigner le territoire de la nouvelle province française, le Languedoc, dès la première moitié du XIVe siècle et plus tard, à partir de 1634, les États du Languedoc auront tendance à nommer Occitania leur territoire. Mais évidemment cela exclut de fait la Catalogne française qui fait pourtant partie de la nouvelle Région. Et surtout il faut bien voir que depuis l’Ancien Régime le contenu sémantique de ce mot Occitanie a beaucoup évolué. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, le terme d’Occitanie est lié étroitement à occitan, langue occitane ou langue d’oc. Il désigne l’ensemble des territoires dans lesquels la langue occitane s’est développée et vit toujours, dans des réalisations très diverses. Par conséquent réserver l’emploi de ce mot à l’appellation d’une seule région du domaine occitan nous paraîtrait donner l’impression que les Gascons, les Auvergnats, les Aquitains, les Limousins, les Provençaux… ne sont pas des Occitans. Et dans certaines régions, comme la Provence, cela pourrait malheureusement conforter la position de ceux qui refusent ce terme d’occitan pour désigner les parlers de leur région, opposent le provençal à l’occitan en prétendant que ce sont deux langues d’oc différentes et pratiquent ainsi un repli identitaire néfaste.  La SFO a pris acte de ce qu’une signature « Pyrénées-Méditerranée » serait apportée. Mais il et à craindre que cela ne change pas grand-chose. Dans la pratique, c’est évidemment le titre Occitanie qui sera seul utilisé et s’imposera.
En définitive, tout en reconnaissant que la dénomination d’une nouvelle entité territoriale est une tâche ardue, la SFO considère que d’une façon générale il peut être dangereux de recourir à des noms qui sont certes prestigieux et fortement symboliques, mais qui sont historiquement datés et ne correspondent plus du tout ou ne correspondent que partiellement aux réalités de notre temps. Il semble que ce soit le cas du choix d’Occitanie. ...»  (
SUITE)

18/02  -  « Recours contre le nom Occitanie : place aux arguments  (L’Indépendant,  Pays catalan, p5)
Le parti Unitat catalana a dévoilé hier à la presse les conclusions des différentes parties sur le contentieux les opposant à la Région.

Les trois recours déposés par le Front national, le collectif citoyen de Renée Soum et le parti Unitat catalana contre le nouveau nom Occitanie- Pyrénées-Méditerranée ne seront examinés probablement qu’en avril par le Conseil d’État. Sans attendre cette date, le parti catalaniste a dévoilé hier, à l’occasion

d’une conférence de presse, les conclusions des différentes parties sur ce contentieux. Il entend demander l’annulation du décret de septembre 2016 qui valide le choix exprimé lors de la consultation citoyenne de la Région pour le nom de la nouvelle entité. Sur le fond, le parti favorable à une autodétermination de la Catalogne Nord avance deux arguments principaux pour justifier cette annulation. Un premier sur le fait que « des mineurs ou des noncitoyens ont pu voter. Il suffit pour cela de consulter une délibération adoptée lors de l’assemblée plénière de la Région où on lit que la consultation citoyenne est ouverte aux lycéens, aux apprentis, aux personnes âgées de plus de 15 ans  habitant dans notre Région ou déclarant y avoir leurs attaches. Le fait de faire voter des mineurs suffit à enlever à la consultation son caractère citoyen. De plus, une personne mineure de nationalité étrangère prétendant avoir une attache affective avec la Région pouvait voter par internet. Là aussi, on est sur un vice de procédure puisqu’en droit français, la qualité de citoyen est liée à l’obtention de la nationalité par filiation, par la naturalisation ou par option », détaille Robert Casanovas, président du comité.

« Les dés étaient pipés » Deuxième argument soulevé : le choix de la Région de choisir la méthode dite Condorcet pour valider le vote en faveur d’Occitanie qui a recueilli 44,9 % des suffrages. « Dans la mesure où aucun nom n’obtenait la majorité au premier tour, il convenait d’organiser un second tour qui aurait départagé les noms en concurrence. Plutôt que de choisir cela, la Région a préféré sortir du chapeau la très contestée méthode dite de Condorcet qui n’a jamais été utilisée dans le moindre scrutin officiel depuis la Révolution française. Les dés étaient pipés dès le début car à aucun moment les électeurs n’ont été informés que le  dépouillement du scrutin aurait lieu selon cette méthode. Ce n’est qu’après le vote et sans aucune concertation que cette méthode est sortie. Il fallait que ce soit le nom Occitanie qui gagne, contre la position même du gouvernement qui avait proposé le 24 avril 2016 Languedoc ».

Les réponses de la Région

Dans son mémoire de défense, la Région par la voix de son avocat essaye tout d’abord de donner de la légitimité au résultat de la consultation. « Parmi les 203 993 votants, le nom Occitanie est arrivé largement en tête avec près de 45 % des suffrages. En outre, si l’on examine les votes par département, ce nom arrive en tête parmi les cinq noms proposés dans onze départements sur treize ». Sur les deux arguments avancés par le comité, dans un premier temps, la Région note concrètement qu’il n’est pas possible que la procédure d’avis soit entachée d’irrégularité « au motif que la procédure de consultation

prévue par l’article L. 1112-15 n’aurait pas été respectée puisque ladite procédure n’était pas applicable en l’espèce. La Région pouvait librement décider de l’intitulé de la procédure mise en place pour permettre aux personnes intéressées de faire connaître leur préférence quant au nom de la région ». Sur le choix de la méthode Condorcet, la Région se justifie. « La méthode Condorcet désigne un système de vote dans lequel la proposition qui l’emporte est celle qui, comparée tour à tour à toutes les autres, s’avère à chaque fois être la proposition qui arrive en tête. Au regard des 203 993 votes, les duels sont systématiquement favorables à la proposition Occitanie. Par conséquent, les doutes avancés en ce qui concerne la fiabilité de la méthode retenue doivent être écartés en l’espèce tant les résultats sont clairs et tranchés ». Julien Marion »