(11/06/20  -  Des abeilles et des papillons obtiennent le statut de citoyens dans Curridabat  une ville du Costa Rica. Doter la biodiversité d'une personnalité juridique, une absurdité ? Non, au contraire.

Curridabat se situe à la périphérie de San José, la capitale de ce petit pays d’Amérique centrale réputé pour la richesse de sa biodiversité, et ses efforts dans la protection de l’environnement.: une ville où les arbres, les plantes et les insectes pollinisateurs comme les abeilles et les papillons ont désormais le statut de citoyens.

   Pas question ici d’octroyer le droit de vote aux insectes, ni à la moindre espèce vivante non humaine. L’idée, comme l’explique bien l’article du Guardian qui s’en fait l’écho, c’est d’aligner le développement urbain sur le paysage plutôt que l’inverse. Autrement dit, c’est à la ville de s’adapter à son environnement naturel, et non pas à l’environnement de s’adapter à la ville. Accorder cette citoyenneté à la biodiversité, c’est une façon de lui reconnaitre une place centrale dans l’aménagement du territoire, et de la défendre.

On compte dans le monde de plus en plus d’initiatives de ce genre, qui visent à accorder des droits, réels ou symboliques, au monde vivant, en particulier au monde non animal. En 2017 par exemple, la Nouvelle-Zélande a doté un de ses fleuves, le Whanganui, d’une personnalité juridique : statut accordé, au terme d’une longue procédure, et à la demande de la communauté autochtone des mahoris, pour que cesse l’exploitation de ce cours d’eau.
  
En Equateur, là encore à l’initiative des populations indigènes, la Constitution reconnait depuis 2008 des droits à la nature. Des droits en tant que personne et non plus en tant qu’objet. Ce système permet à tout citoyen mais aussi à l’Etat d’aller en justice pour défendre un écosystème. Ce dont les Equatoriens ne se privent pas : il y a eu 25 procès en 10 ans.
   La réflexion autour de la protection juridique du monde vivant est un des secteurs les plus stimulants pour penser la politique, dans le sens de l’organisation de la cité. Et il faut rendre au juriste Christopher Stone ce qui lui appartient, à savoir d’avoir été le premier à théoriser l’idée que la nature puisse être dotée d’une personnalité juridique. 
   Je vous recommande vivement la lecture de son essai : ‘
’Les arbres doivent-ils plaider ?’’, écrit alors qu’il réfléchissait à la meilleure façon de s’opposer à un projet de la compagnie Walt Disney, qui menaçait une forêt de séquoias. Livre écrit en 1972 mais d’une grande actualité. (franceculture.fr)

25/03/20  -  L’étonnant cerveau des oiseaux

Ils savent se reconnaître dans un miroir, ou utiliser des outils rudimentaires pour parvenir à leurs fins. Pourtant, ils ont… une cervelle d’oiseau. Paradoxe ?
Gertie, une pie européenne, retire un autocollant de son plumage quand elle se voit dans un miroir. C’est parce qu’elle est capable de se reconnaître et a conscience d’elle-même en tant qu’individu distinct de l’environnement et des autres. (…)
À cette époque, seuls les hommes et quelques mammifères dotés d’un gros cerveau – chimpanzés, orangs outans, éléphants indiens et grands dauphins – avaient réussi l’expérience du miroir, laquelle met en évidence une aptitude cognitive complexe : la conscience de soi, ou la capacité d’introspection qui permet de se reconnaître en tant qu’individu distinct de l’environnement et de ses semblables. Ce résultat ébranlait l’idée dominante depuis plus d’un siècle selon laquelle de telles capacités impliquent un gros cortex, c’est-à-dire une couche cérébrale externe épaisse. Selon cette théorie, les oiseaux étant dépourvus de cortex, ils ne pouvaient pas se reconnaître dans un miroir ni réussir d’autres tests cognitifs complexes.         

(pourlascience.fr)

-  15/12/18  -  Le philosophe Baptiste Morizot, qui a pisté des loups et des grizzlis, propose une nouvelle alliance entre les hommes et les animaux. La nature est habitée par d’autres vivants, et il serait peut-être possible de considérer leur point de vue. Leur présence et leur manière d’occuper les lieux peuvent être décelés par leurs traces. On pourrait décrypter leur manière de vivre et de communiquer ; leur logique propre.. Ou se demander « si j’avais ce corps-là, où irais-je, comment passerais-je, qu’aurais-je envie de faire ? » L’Animalité est une grande question. L’énigme d’être un humain est plus claire et plus vivante au contact des formes de vie animale qui sont des énigmes devant nous. Et l’énigme politique par excellence de vivre en commun dans un monde d’altérités y trouve d’autres implications, et d’autres ressources. C’est cela qu’on rencontre « Sur la piste animale » (Actes Sud). Entre anti-loups et pro-loups (pourquoi pas) une troisième voie, celle du  .diplomate qui s’emploie à comprendre finement les différents points de vue pour proposer un modus-vivendi sur un même territoire. Comment penser des moyens de protection des troupeaux du point de vue du loup ? L’Humain, du fait des capacités cognitives qu’il a acquises au cours de son évolution est à mon sens en mesure de jouer ce rôle de diplomate auprès des autres êtres vivants avec qui nous partageons la Terre. Créer de nouvelles alliances avec eux, est d’une absolue nécessité dans la situation de crise qui est la nôtre. (Le Monde, En questions, p6)

 

-  30/10/18  -  Des pistes pour enrayer d'urgence la disparition de la faune sauvage. Les espèces n'ont jamais décliné à un rythme si rapide, cent à mille fois supérieur que celui calculé au cours des temps géologiques. Entre 1970 et 2014, les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 60% au niveau mondial et de 89% dans les Tropiques, l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale. Agriculture intensive, dégradation des sols, surpêche, dérèglement climatique, pollution plastique : les principales menaces qui pèsent aujourd'hui sur la biodiversité sont liées aux activités humaines. ''Nous sommes face à une accélération sans précédent de la pression exercée par l'Homme sur les écosystèmes : la demande en ressources naturelles tout comme en énergie explose. L'empreinte écologique mondiale, qui mesure l'impact des activités humaines sur les ressources naturelles, a triplé en un demi-siècle'', alerte le rapport.

Le rapport fait un zoom sur des espèces emblématiques : l'éléphant, dont la population a décliné de 86% principalement en raison du braconnage, l'Orang-Outang de Bornéo, détruit à 55% en 20 ans du fait de l'exploitation forestière, les manchots d'Adélie, qui ont diminué de 42% depuis 1978 sous l'effet du réchauffement de la banquise antarctique et de la diminution du krill. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/enrayer-urgence-disparition-faune-sauvage-32294.php4#xtor=ES-6)

-  29/10/18  -  "D'ici 20 ans, il pourrait ne plus y avoir d'orangs outans dans la nature"  En 20 ans, les populations d'orangs-outans ont perdu 80% de leur territoire. La Ménagerie propose de parrainer un orang-outan. (https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/primates/les-orangs-outans-pourraient-disparaitre-d-ici-20-ans_128915#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20181029)


-  26/10/18  -  Portrait d'Élisabeth de Fontenay, philosophe, dont l'œuvre est traversée par des questionnements sur la condition animale, la mémoire de la Shoah et récemment le handicap de son frère : comment est-elle venue à cette philosophie de la marginalité ? Quels rôles y ont joué ses amitiés, son héritage ? (https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/profession-philosophe-elisabeth-de-fontenay#xtor=EPR-2-[LaLettre26102018])

-  18/10/18  -  L’association L214 a publié une nouvelle enquête, le jeudi 18 octobre, sur les conditions de vie déplorables des poules pondeuses (http://www.holidogtimes.com/fr/lassociation-l214-denonce-les-conditions-de-vie-atroces-des-poules-pondeuses/#gs.gkZbVek)

-  Le N° de Science et Avenir, Octobre, parle de l’intelligence des animaux, ou plutôt des « autres » animaux. Le N° relève leur capacité d’adaptation parfois supérieure à l’animal humain, et aussi leurs autres capacités. A lire, c’est très instructif. Je relève simplement qu’il est  parlé par ex. de la vache, qui sous ses airs placides, cache une mémoire d’éléphant!  La relation avec l’éleveur est importante « Que la vache accepte de collaborer en donnant son lait montre que nous ne sommes pas dans le domaine de l’instinct, où un stimulus implique une réponse programmée, mais bien dans une relation voulue et assumée par l’animal » dit un directeur de l’INRA.

 

-  17/10/18  -  Samedi, une battue était organisée par des membres de l’Association communale de chasse agréée de Montriond. Un jeune chasseur de 22 ans a mortellement touché un homme sur son VTT. Stop à la chasse le week-end ! (https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/interdire-chasse-france-week/25092


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 Le poisson-clown . Retour sur la véritable histoire de cette star des récifs   =>
(
Le mâle modifie son cerveau avant ses organes reproducteurs pour devenir femelle !)

«On parle souvent de la cruauté "bestiale" de l'homme, mais c'est on ne peut plus injuste et insultant pour les bêtes :
un animal ne peut jamais être aussi cruel que l'homme, si artiste, si raffiné dans sa cruauté» Fiodor Dostoïevski

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